‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 77 sur 139 · MAXIMUM · texte numérisé non relu

MAXIMUM

entre la plus baote

et la plus basse

température

de rintérieiir

de la Yoiture

degrés

OBSERVATIOnS

Coke de gaz, roltare close, registre fermé.

do d»

Coke de gaz, roiture Joeeopée par les Toyageors, registre fermé.

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(Toutes les booehes de ebaleor étaient oavertes.)

Expérience en marche du 23 Janvier 1874. — Pour, que l'on puisse étudier la marche de Tappareil et la distri-. bution de la chaleur, nous reproduisons toutes les consta-'. tations faites pendant rexpériencé du 23 janvier 1874, ] entre Paris et Nancy.

Le dessin ci-après {voir page 198) indique comment les,thermomètres étaient disposés dans la voiture. Sur la; planche (n** 28) nous avons reproduit graphiqijement ,leS: températures indiquées par les thermomètres placés dan^^ les compartiments du milieu et des extrémités de la voiture, et par celui qui était à Textérieur.

104 EXPERIE?iCES DE LA COMPAGNIE UE UEST.

DISPOSITION DES IHl^RlIOUETnKS

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(Voir k la page suivante le tableau des T«iapiraluras.) ■■«•■vénlenli des dlspmillonn 4e l'appareil. — L'appareil

ainsi établi présentait de nombreux inconvénients : la visite et le nettoyage des conduits étaient très-diniciles ; le foyer ne contenant que 6^',500 de coke de gaz, exigeait de fréquents chargements, et la couche réfractaire dont il était garni pour protéger sa paroi intérieure en tôle devait être très-souvent réparée.

La cheminée incommodait les voyageurs placés dans son voisinage et pouvait devenir une cause d'incendie ; de plus, l'installation en était difficile, coûteuse et inadmissible, même dans les voitures de i" et de 2' classe, en raison des garnitures.

APP.\nEILS A AIR CHAUD.

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Première Modification des appareils à air chaud,

système Mousseron.

Pour remédier aux nombreuses imperfections conslalées dans l'appareil précédent, nous avons étudié une nouvelle disposition de ce système de chauffage, en nous proposant d'obtenir une température intérieure aussi uniforme que possible, de faciliter le montage et Tentretien, et enfm diéyiter la fréquence des chargements de combustible en cours de route.

Sur ce programme, nous avons construit l'appareil figuré sur les planches n~ 19 et 20, et nous l'avons monté

siir une voiture de chacune des trois classes (1)* •

De«erlptlon de l'apiMirell noiité sar une voiture de S* el«ssé«

— FoyeE. (fig. 8 et 9 de la planche n*' 19.) — L'appareil éc compose d'un calorifère en fonte à trois parois. La paroi intérieure, d'une seule pièce, sert de foyer et se terminé par le raccord du luyau de fumée.

.Enveloppes à air» — Les deux enveloppes extérieures, chacune en deux pièces, contiennent et échauffent deux couches d'air superposées.

La partie inférieure des trois enveloppes se termine par des pavillons dans lesquels l'air s'engouffre pendant la marche du train . . .

Ce calorifère est suspendu à l'extérieur et vers le milieu de l'un des brancards du châssis (fig. â et 4 de la planche

(1) Los divers appareils expérimentes par La Compagnie ont été consii'uits tlans ses ateliers a La-VilloUe, sous la cHreetion de M. Dictz, Ingénieur -du Malépîel roulant.

. Condaiu.de chaleur. — Les conduits d'dir chaud sont en tôle, de section circulaire, et posés parallèlement au brancard, sous la saillie de la caisse, de telle sorte que toutes les parties en sont apparentes et facilement accessibles pouf le montage et les réparations,

. Tuyau de fuuiëe. ^ Le tuyau de fumée est placé dans un des conduits d'air chaud et vient se relever obliqucr menl sur un des bouts de la voiture.

Introduction de l'air autour du foyer. — Pour quo TintrQ-

duction de Tair se produise sans exiger la manœuvre •d'aucun appareil spécial, quel que soit le sens de la marche du véhicule, chacun des deux espaces remplis par l'air .chaud est coupé transversalemeiit par des nervures qui s'élèvent jusqu'à la hauteur de la grille, et forcent l'air à mon- . ter dans le calorifère en l'empêchant de s'échapper par les -ouvertures des aubes opposées au côté de son introduction. Chacun des deux intervalles formés par les enveloppes du foyer est mis >en communication avec l'une des extré- .mités de la voiture au moyen d'une conduite spéciale, De .chacune de ces deux conduites partent les branchements des bouches de chaleur placées sous les banquettes de chaque compartiment.

. Sur toute leur partie extérieure les conduits d'air chaud sont protégés contre le refroidissement par une enveloppe en Côle ménageant une couche d'air isolante.

de température des deux eouelies d'air autour

du foyer. — Les dcux couches d'air qui enveloppent le ^oyer sont inégalement chauffées, puisque l'une reçoit le rayonnement direct du foyer et que la seconde n'est échauffée qu'au contact de la première.

Il résulte de cette disposition qu'un des côtés de la voilure reçoit de Tair lrès*chaud, etTautre de l'air relativement tiède.

Pour arriver, autant que possible, à l'égalité de température, et pour réchauffer Tair provenant de l'espace extérieur, on a utilisé comme surface de chauffe le tuyau de fumée dans toute sa partie horizontale, depuis la sortie du foyer jusqu'à la traverse extrême.

Registre. — La partie inférieure du foyer est munie d'un registre destiné à régler la marche de la combustion.

Grilles. — Les grilles des foyers sont en fonte, d'une section totale de 0"*,015, dont moitié de parties vides.

Les grilles sont posées sur un siège venu de fonte avec le foyer (fig. 8 et 9 de la planche n'' 19); elles sont placées à l'intérieur des aubes d'entrée d'air et à 0",190 de leur plan inférieur, de façon qu'elles se trouvent protégées contre le courant d'air direct produit par la marche du train. Les grilles sont munies de pattes en fer qui, tout en permettant de les enlever verticalement, s'opposent à leur déplacement par les secousses qui se produisent en marche ou pendant les nettoyages.

Bouehes de chaleur. — Les Conduits d'air chaud communiquent avec l'intérieur de la voiture par des tuyaux verticaux en tôle aboutissant à des bouches de chaleur.

Dans chaque compartiment on a établi une bouche de chaleur placée sous Tune des deux banquettes. Ces bouches sont en fonte, de forme cylindrique et en deux pièces concentriques ; la partie intérieure est mobile et présente une ouverture qui vient correspondre à une ouverture semblable de la partie extérieure fixée sur le plancher.

APPAREII^ A AIR CHAUD. 203

Une petite manivelle à ressort, agissant sur la pièce intérieure, sert à régler Touverture de ces bouches. La manœuvre en était laissée à la disposition des voyageurs.

Dls|Mslll«ii pemettant la réparation dn vëhlcale. — > Lors-"

que Ton fait le levage de la voiture, le foyer et la canalisation restent montés sur le châssis, et la séparation de la partie de Tappareil appartenant à la caisse a lieu dans les conduites verticales des bouches de chaleur et dans le rac* cord disposé à la base de la cheminée.

Le remontage consiste donc dans le simple remboitement de ces tuyaux.

Béraitau caiorliqiies. — Nous indiquerons séparément les résultats donnés par l'appareil Mousseron à foyer de H** pour chacune de nos voitures de nos trois classes.

APPAREIL MONTÉ SUR UNE VOITURE DE 3* CLASSE. Rëaiillatii des ex|»érlenees falles avee ane voilure spéelale

■on livrée aux voyageurs. — Lorsque la voiture de 3"* classe ne contient pas de voyageurs, les portières et les châssis étant tenus fermés, on obtient à l'intérieur une température moyenne supérieure de lO"" à celle de l'air extérieur. Les températures constatées dans la voiture, à un même moment, présentent des écarts notables, quoique nous nous soyons attachés à soustraire nos thermomètres à l'influence des rentrées d'air.

Mode de dlslrlbullon de Talr chaud a riutërlenr de la

voiture. — L'air chaud ne se distribue pas uniformément dans tous les points de la voiture. Nous avons» en effet,

constaté: l^^Que leâ points les plus chauds se trouvent sous le pavillon, au cçntre du véhicule, et que les plus froids correspondent au-dessous des banquettes des compartiments des bouts , l'écart entre ces points étant d'environ 9^ 2^ que dans un même compartiment l'air est toujours .plus chaud Qous le pavillon que près du plaiir cher, l'écart entre la température s'élevant fréquemment deô'âS''.

Influence éa sens de là nmr^^lie. — NouS n'ûVOttS pas COnd-^,

taté que le sens de la marche de la voiture ait une influence sensible sur la température moyenne intérieure*

La répartition seule est influencée par les rentrées d'air, mais dans de faibles limites et sans loi déterminée.

inflnenee dés ehargemenu. — Les chargements de conir bustible ont une influence notable et constante. Le coke froid introduit dans le foyer refroidit suffisamment les surfaces de chauffe pour amener, dans la température intérieure de la voiture, un abaissement dont le maximum est en moyenne de 1° une heure environ après un chargement de ô'^* à G**.

. Inflaenee de Pouverlare des portières. •« L*OUVerture des

portières entraîne subitement une perte considérable de chaleur; rexpérlence du 6 janvier 1874 (reproduite sur. un graphique de la planche n"" 28) fait ressortir cette perte qui détermine u/ie baisse presque instantanée d'environ 5^ — Ce n'est qu'après une heure de marche que Tappareil fournit la chaleur nécessaire pour relever la température à son degré primitif,

Résnllals des . expériences faites avec vne vailqre livrée

voyagears. — Lorsque la voiture est mise à la disposition des voyageurs, le fonctionnement de Tappareil est modifié par la fréquence de l'ouverture des portières et des châssis, par le calorique que dégagent les voyageurs euxmêmes et par l'obstacle qu'ils opposent aux mouvements de l'air dans la voiture.

D'après les résultats constatés, et d'ailleurs très-variables, de nos expériences, on doit admettre que Teffet calorifique général est diminué de 2^ à 3^ — Cet abaissement est produit en partie par la manœuvre normale des portières lors des arrêts, mais il est principalement déterminé dans les voitures à air chaud, par le besoin invincible qu*éprou vent tous les voyageurs d'ouvrir, par moments, les châssis pendant la marche du train, même durant les jours les plus froids.

RëÉvinë des expérienees. — Le tableau ci-après résume les conditions et les principaux résultats des expériences faîtes sur la voiture de 3* classe munie de l'appareil à bouches de chaleur. {Voir à la page suivante le Tableau des expériences faites sur l'appareil à air chaud, système Mousseron.)

Expérience en marclie du 6 janvier 1874. — Nous reproduisons en outre in extenso Texpérience du 6 janvier 1874 qui permettra d'apprécier la lenteur du chauffage, la distribution de la chaleur et l'influence de Touverture de ioutes les portières d'un côté de la voiture pendant dix minutes.

-Pour mieux faire saisir les résultats de cette expérience

qui, par la diversité de ses éléments, nous semble caractéristique, nous avons reproduit, sous forme de tracé graphique Cvo7> planche n"* 28), les températures indiquées par

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