‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 99 sur 139 · ET BRIQUET · texte numérisé non relu

ET BRIQUET

Bien que les résultats obtenus avec l'appareil de MM. Weibel et Briquet ne nous aient pas entièrement satisfaits, et qu'il soit impossible de considérer cette disposition comme une solution pratique du problème du chauffage, les résultats étaient cependant bien préférables à ceux des appareils à air chaud, et beaucoup mieux appréciés du public.

Avantage Jâ a l'emploi de l'eaa ehaoJe. — Il nOUS était

prouvé qu'on ne pouvait obtenir un chauffage continu qu*en employant comme intermédiaire un corps possédant une capacité calorifique suffisante pour faire en quelque sorte un volant de chaleur mettant les voyageurs à Tabri des brusques changements de température dus aux ouvertures des portières.

On peut reprocher à l'appareil Briquet de donner des températures plus élevées à la partie supérieure que près du plancher, de ne pas permettre aux voyageurs de se chauffer les pieds, et enfin d'exiger une canalisation courante à l'intérieur de la voiture sous le pavillon, dans Tangle des cloisons de séparation et sous les banquettes.

IneoBvéïiieiits de la eanalisallon à l'Intërleiir de la velliire.

— La disposition des tuyaux de conduite à l'intérieur, de

la voiture est évidemment vicieuse, parce qu'elle rend difficiles le montage et l'entretien de Tappareil, et principalement parce qu'elle peut entraîner des dégâts si des fuites se produisent dans les joints des tuyaux •

Ces fuites, sans grande importance dans une voiture de 3* classe, seraient surtout à craindre dans les voitures de 1" et de 2* classe dont les conduites devraient être en partie placées sous les garnitures.

Exeès de palssanee des ehavdiëres. — Dans les deUX appareils expérimentés, la surface rayonnante était trop faible pour la puissance des chaudières ; aussi, lorsque la température extérieure était au-dessus de -|- 5®, l'eau était-elle fréquemment portée à Tébullition.

Ce fait se produisait surtout en marchei lorsque, le foyer n'étant plus complètement rempli de combustible, toute la masse était en feu. Le flotteur se soulevait alors avec force et un mélange d'eau et de vapeur sortait en abondance par le haut du vase d'expansion. Pour un voyage de onze heures , les pertes par TébuUition s'élevaient jusqu'à cinq ou six litres.

Exeës de sarfaee des grilles. — Les grilles, d'une SUrface

totale de 0"^ ,0415, nous ont paru sensiblement trop grandes pour la quantité de chaleur que devait fournir l'appareil, et pendant les expériences nous les avons successivement réduites en bouchant le? intervalles des barreaux extérieurs.

Cxanieii critique des dlsposltloas de détdll. — NouS terminerons notre examen critique des appareils Weibel et Briquet par quelques observations relatives à des dispositions de détail dont nous avons pu constater les inconvénients.

Conduit annulaire de fumée dans la chaudière. — La disposition circulaire du conduit de fumée dans la chaudière nous a occasionné quelques difficultés pour le ramonage du bas de la cheminée, qui devait être fait environ après cent heures de fonctionnement.

Orifice du départ de fumée. — Les dimensions de l'orifîce du départ de fumée étaient suffisantes lorsque l'appareil était en bon état de propreté ; mais la suie, mélangée à la vapeur d'eau qui se dégage du coke du foyer, formait une pâte qui se déposait sur les saillies du haut de la chaudière, et engorgeait promptement l'orifice du tuyau de fumée.

Une petite ouverture était pratiquée sur la couronne du joint de la chaudière afin de permettre le grattage de ces parties ; mais la forme circulaire de la couronne s'opposait à un nettoyage complet que Ton n'eût pu faire qu'en démontant le dessus de la chaudière.

Direction des barreaux des grilles. — Les barreaux des grilles des deux appareils étaient dirigés obliquement sur l'axe de la voiture. Cette direction rendait difficile le piquage des feux; il vaut mieux que les barreaux soient perpendiculaires aux brancards.

Position de la chaudière de l'appareil n^ 2. — Nous avons dit que la chaudière de l'appareil n® 2 était suspendue sous le châssis de la voiture, vers le milieu d'un des panneaux de fond.

Le chargement de son foyer offrait beaucoup de difficultés : il fallait se placer entre deux voitures pour faire cette opération , et le bec de la trémie se trouvait trop élevé lorsque la voiture n'était pas contre un quai.

En outre , le coke restait facilement suspendu dans la trémie qui atteignait forcément, avec cette disposition, une longueur démesurée, et il était nécessaire d'employer le tisonnier pour faire descendre le combustible.

La chaudière de l'appareil n^ 1 n'offrait aucun de ces inconvénients.

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