‹ Le chauffage industriel et les fours a gaz:Chapitre 16 sur 42 · CHAUDIERES TUBULAIRES · texte numérisé non relu

CHAUDIERES TUBULAIRES

disponibles. C'est un rendement de 90 Vo, sup^rieur d ceux de la plupart des syst^mes de recuperation.

II n'y a done pas lieu, dans les forges, de substiluer aux fours d puddler actuels des fours d gaz d recuperation (*).

§ 4. Chaudieres k vapeur. — Calcul de la chaleur P dans le cas de cornbastion avec grand exces d*adr. — Le cas le plus interessant d etudier est celui des chaudieres multitubulaires, et specialement de celles qui sont destinees aux constructions navales. C*est, en effet, le cas oh la bonne utilisation de la chaleur a le plus de prix, c'est aussi celui ou le probieme est le plus difiQcile en raison des conditions multiples d remplir (faible volume, rapidite de mise en pression, etc.). Enfin, c*est celui qui a ete le plus etudie et conlroie, et ou nous avons pu facilement trouver les donnees experlmentales servant de bases aux calculs.

Nous donDons, a titre d'exemple, les dessios (fig. 3 et 4), da deux types de chaudieres marines : le geni^rateur Belleville et le gen^ratcur Niclausse.

L'une et Tautre sont des chaudieres multitubulaires, mais la circulation s^ fait suivant des principes differents :

Dans le g^n^rateur Belleville (fig. 3), les tubes se commandent les uds les autres, et sont montes en sdrie; la chaudi^re est un veritable serpentin ;

Dans la chaudiere Niclausse (fig. 4), les tubes sont, au contraire, places en derivation sur des collecteurs verticaux, et la circulation de Teau s'y etablit d'apr^s un regime variable suivant que ces tubes sont plus ou moins exposes au feu.

Telle est la difference essentielle entre les deux syst^mes.

Dans Tune et Tautre chaudieres et, en general, dans tons les gensrateurs k vaporisation intensive, la diificulte k vaincre consiste ^ obtenir une bonne utilisation de la chaleur, et partant, une basse temperature dans la boite k fumee lorsqu'on active la combution pour pousser la production de vapeur. C'est pour atteindre ce but que M. Belleville a recemment ajoute k sa chaudiere un nouvel organe, V^conomiseWj destine a r^cuperer une partie de la chaleur perdue en rechauffant Teau d'alimentation, et ameiiorant beaucoup le rendement.

Les chaudieres Niclausse ne possedent pas d'economiseurs, mais, en raison du mode de circulation, en derivation, il arrive que le regime s'etablit dans les tubes les plus eloignes de la grille, de telle fagon que Teau n'y atteigne

(1) Cette opinion a ^t^ d^j^ souvent ^mise et M. Lencauchez a, depuis longtemps, affirm^ que le meilleur r6cup^rateur est une chaudiere k vapeur ; il etait cependant interessant de la contrdler par des chiffres.

F.G. 3. - Coupe laterale de la chaudig,^ Belleville avec feonomiseur

l''in. 3. — K16vation et coupe traasversale de la chaudiSre Belleville avec ^conomiseur.

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Fig. 4. — ISl^vation de la chaudiere multitubulaire,

syst^me Niclausse.

mdme pas la temperature de volatilisation correspondant au timbre de la ( haudi^re; ces derniers tubes fonctioDoent done comme de veritables rechauffeurs d'eau d'alimentation.

Les chaudi^res tubulaires se distinguent des fours par le fait qu'il n'y a pas, dans le laboratoire, de temperature de regime ; la temperature varie r^gulierement de la grille a la boile ^ fum^e : on ne peut done, m6me pour une 6tude th6orique, prendre comme temperature de regime celle qui correspond au timbre de la chaudiere, puisque les tubes extremes de la chaudiere Niclausse et reconomiseur Belleville sent A une temperature moindre. Les seuls elements permettant de calculer les pertes de chaleur sont done des donnees experimentales : ce sont, la temperature des fumees, et leur composition chimique (^). , Voici les donnees qui nous ont ete fournies par MM. Niclausse, d*apres plusieurs series d'essais effectues sur leur type de chaudiere pour torpilleurs :

La temperature de la boite d fumee, trcs variable selon Tactiviie de la combustion, s'abaisse a HO^ pour une vapori ation de 20 kilogr. par m^tre carre de surface de chauffe et uno consommation de llO kilogr. de charbon par metre carre de grille-heure ; elleatteint au contraire de 370® d 400° pour une vaporisation de 55 kilogr. et une consommalion de 400 kilogr. do charbon.

Les chaudieres Belleville a economiscurs accusent une temperature d la boite d fumee variant de 17o<^ pour une consommation de 70 kilogr. de charbon par metre carre de surface de grille, d 375® pour une consommation de 170 kilogr. de charbon.

La composition desgaz, d'apres une moyenne de troisessais sur des chaudieres Niclausse, est la suivante :

C0» CO Az

Kile correspond, on le voit, d un grand exces d'air, puisque Toxygene cntrainant un volume quadruple d'azote, 10 d'oxygene correspondent a 50 d'air, en negligeant la vapeur d'eau qui n'a pas ete dosee.

(1) U conviendrait de faire entrer en ligne de comptc dans la composition des fum6es : d'line part, le poids de charbon dchappant a la combustion soil sous forme de poussifere, soil sous forme de suie; d'autre part, la vapeur d'eau dans le cas de combustibles hydro- 4,'enes. Kous n'avons pu nous procurer k ce sujet aucune donn^e exp^ri men tale.

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