‹ Le chauffage industriel et les fours a gaz:Chapitre 17 sur 42 · CHAUDIERES TUBULAIRES · texte numérisé non relu

CHAUDIERES TUBULAIRES

En r6sum6, nous pouvons, pour ^valuer Tutilisation de la chaleur dans les chaudi6res, faire le calcul de P dans des limites de temperature comprises enL^e 100® et 500® et en supposant dans les fum^es volumes 6gaux d'air et de produits de combustion.

La composition des fumees ^tant, dans ces hypotheses :

C0« + 0> + 8Az«,

il suffit de se reporter au tableau des chaleurs d'^chauffement pour avoir les pertes par unit^ de charbon brfil6 degageant 97cai6 :

0> + 8Az»

Perte totale . .

Perte % . . . .

ct la courbe d'utllisation de la chaleur (fig. 5). On voit, par ces chiffres, que le rendement est loin d'etre satisfaisant

dds que la marche est un peu forc^c:

pour une temperature de 500° d la boite a fum^e, qui pent quelquefois ^tre atteinte, rutilisation de la chaleur n'est quede65Vo, lerestc s echappant a la chemin^o. II est done perm is de conclure que les chaudieres ont encore des progr^s a faire. Or les m^lhodes de recuperation par les gaz sont, on le sait, peu efficaces jusqu'd 500° : la recuperation par chauffage de I'eau d'alimentation a une limite, et il scmble que cette id^e a deja donn^ les r^sultats qu'on en pent

Fig. 5. — Courba d'utilisation de la chaleur dans les chaudieres multitubulaires.

attendre. C'est done du cdl6 de la combustion sans exc6s d*air que semble 6tre le remade ; mais la solution de ce probl^me n*est pas aussi facile qu'elle pent paraitre de prime abord.

II est d*abord Evident que si, dans des chaudi^res aussi ^tudi6es que les g6n6rateurs multitubulaires, on se tient a ce r^ime de combustion avec grand exc6s d air, c'est qu'il correspond au meilleur rcndement des appareils actuels. L'emploi de combustibles gazeux qui, dans les fours a gaz k haute temperature permet facilement d'obtenir une combustion rigoureusement neutre, ne serait sans doute pas eflicace dans les chaudi6res, car la combustion, d'autant plus lenle que la temperature est plus basse, y serait certainement incomplete : il y aurait extinction de la flamme et dep6t de suie. Une flamme tr6s chaude, comme celle qui resulterail d'une combustion sans exc^s d'air, pourrait brtler la chaudiere. Bien d*autres obstacles peuvent s'opposer a la realisation de ce progres.

II serait done temeraire et hors de noire competence d'indiquer les mojens les plus efficaces de perfeclionner les chaudieres multitubulaires ; mais il etail utile de monlrer que e'est par la conduite de la combustion qu'on pent le plus gagner. La combustion neutre, sans exees d'air, pourrait non seulement procurer une econoraie de 10 d 15 Vo quand les fumees s'echappent a 500°, elle pourrait sur tout avoir i*avanlago de reduire beaueoup \i facheuse influence de la marche forcee sur le rendement, ce qui, dans beaueoup de eas, est d'un grand inieret.

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