‹ Le chef dans l'usine, dans la citéChapitre 38 sur 56 · Appel aux compétences royales · texte numérisé non relu

Appel aux compétences royales

— Mais vous-même, dira-t-on, que prétendezvous faire ici, sinon définir la constitution nouvelle qu'il est nécessaire, selon vous, de donner à la France.

— Illusion ! Après tout ce qui a été mis à l'épreuve chez nous — nous avons changé treize Fois en quatre-vingts ans, disait Taine — ^u'irions-nous inventer ? Nous proposons sim-

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plement de choisir ce qui, ayant réussi continu^ ment, a le plus de chances de réussir encore Non pour reprendre servilement tout ce qui était mais, les fondements généraux du régime heureux restaurés, pour demander à la leçon dei faits les indications nécessaires au détail des re constitutions. Il faut assurer notre libération, oi (( le citoyen, dans la sphère où il est compéten « et intéressé directement, dans tout ce qu'il a h « pouvoir de connaître et de juger, est présente- (( ment un esclave ». Tout le monde en est d'a( cord, il reste à voir que seul « le pouvoir roya (( lui rendra la disposition et la souveraineté d< « ce domaine qui lui fut arraché sans droit, sani (( utilité, et au péril même de la force de la pa- {( trie '. » Gela peut se montrer et, encore une fois, à ce sujet, tout est dit *. Pour le redire, nous ne retiendrons que ce qui est acquis et accepté de tous.

I. Il faut un autre chef et, bien entendu, qui la désignation de ce chef ne soit pas matière

1. — Charles Maurras : Enquête sur la monarchie, appendice III

2. — Cf. Maurras : Enquête sur la monarchie, Kiel et Tanger, L politique religieuse, Libéralisme et libertés. Un débat nouveau sur U République et la décentralisation, l'Etang de Berre, elc. — M" de h Tour du Pin : Vers un ordre social chrétien. — Jacques Bainville ; Histoire de deux peuples. Histoire de trois générations. — de Roma' net : Les provinces de la France. — Henri Gellerier : La politique /"rf déraliste. — Frantz Frunck Lirentano : Le Roi. — Gabriel lioissy Pensées choisies des Rois de France, elc. etc.

RECOURS A l'expérience 167

contestation, ni le point de départ de désordres intérieurs, qui seraient d'autant plus ruineux que le poste de chef unique serait plus convoité. Or, nous avons dû rappeler précédemment que, sur le plan national, rien ne compte qui ne soit assuré pour plusieurs siècles L'élection, sous sa forme actuelle, vaut pour dix mois ; dans les meilleures conditions et s'il n'est pas renouvelé périodiquement, le plébiscite comptera pour la durée d'une vie d'homme, mais l'Etat sera mis en situation révolutionnaire parla ruée des appétits à chaque succession. Nulle issue que la délégation au sommet de l'Etat d'une famille, permettant le désintéressement du chef, du roi, qui n'a plus d'autre intérêt que celui de la nation. Pour lui alors « ruiner le peuple, c'est se défaire soi- « même ' ». Et, en effet, tandis que « la mé- (( moire et le nom du prince demeurent seuls (( exposés en vue à toute la postérité pour soute tenir ou la gloire ou la honte de tout ce qui « s'est fait de bon ou de mauvais durant tout le « temps de son gouvernement », l'Etat lui devient un bien u plus précieux » que sa famille, étant obligé « par un nouveau titre » à mesurer (ses) soins à la durée de (sa) postérité *. »

1. — C. Boissy : Pensées choisies des Bois de France, p. 73, lettre de Henri IV.

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