‹ Le chef dans l'usine, dans la citéChapitre 39 sur 56 · Idem : p. 190 et 191, Mémoires de Louis XIV · texte numérisé non relu

Idem : p. 190 et 191, Mémoires de Louis XIV

168 d'une organisation réaliste de la FRANCE

Il s'en produit nécessairement, dans l'esprit du roi, une sorte d'identification entre sa famille et le royaume ; il en vient à se considérer comme le père « d'une nombreuse famille * », à penser que « les rois, comme rois, n'ont rien à eux que le « droit, ou plutôt le devoir de tout conserver à la « société dont ils sont les tuteurs et les chefs * » : « un roi ne se sert point du mot haïr avec ses sujets ' ». Esclave de son métier, lié à sa fonction par le passé, le présent et l'avenir, il ne lui est pas donné la facile ressource de se retirer, aux heures difficiles : en montant sur le trône, il fait le sacrifice d'une vie, qui sera sans répit asservie au bien public. Nul recours possible dans le relâchement, s'il « n'acquiert pas une gloire personnelle », si son trône « n'est pas entouré de considération », son règne « sera peut-être tranquille, par l'effet de la lassitude générale », mais il n'aura « pas construit un édifice solide * » et les conséquences en seront à charge du fils ou du petit-fils qui se prépare. Centre clairvoyant et nécessaire des destinées de la nation, il fait corps avec elle, tellement que, même sans

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