‹ Le chef dans l'usine, dans la citéChapitre 42 sur 56 · Idem : p. 149, œuvres de Louis XIV · texte numérisé non relu

Idem : p. 149, œuvres de Louis XIV

3. — Idem : p. âOo, mémoires de Louis XIV. On objectera les favorites, or voici ce qu'en disait Louis XIV : Dès lors que vous accordez à une femme la liberté de vous parler de choses importantes, il est impossible qu'elle ne vous lasse pas faillir.

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difficultés sont ressenties et qu'il sait à qui en appeler. Nul conseil des ministres alors, où le chef puisse dire : Un tel, cela vjous regarde, et penser : Débrouille-toi. Tout converge au roi, tout en appelle à lui, qui doit veiller sur tout. L'absence de tout sentiment d'une responsabilité aussi lourde serait un signe de déraison. Or ce n'est que le& présidents de république qui restent en fonction dans cet état : le roi fou est mis en régence.

L'autorité royale est douce cependant ; avertie^ sans retard, elle connaît le tort fait au bien public, elle ne peut ne pas pas réagir. Le mal est ainsi réduit ou contenu le plus souvent dès sa naissance, sans répression brutale : le roi punit et châtit avec un cœur de père. Je n'aime pas les grandes punitions, disait Louis XV. Et Henri IV : J'ai plus déplace en mon cœur pour la miséricordeque pour la haine. Et Louis XIII encore, au sujet d'un coupable : avant que rien faire soyez, je vous prie, bien assuré du crime et me faites savoir particulièrement la connaissance que vous en avez,

« La vertu de chaque particulier a ses limites « au-delà de laquelle elle ne peut pas s'étendre. « Il est des fautes auxquelles ils sont portés par des « intérêts si puissants que leur force n'est pas ca- « pable d'y résister. . . Pour apprendre à excuser « les autres, observons-nous nous-mêmes... Ne

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« croyons pas qu'un homme qui a failli une « fois ne puisse plus bien faire '. »

Un chef sans force pour punir s'accommoderait de ce langage, prenons garde cependant : il est de Louis XIV ; souvenons-nous de Fouquet et n'entrons pas dans la confusion de l'autorité calme, sûre de soi, et de la faiblesse qui cherche des raisons pour ne pas sévir, ou intervient trop tard et trop durement.

La restauration de la responsabilité et de l'autorité au sommet de l'Etat est d'ailleurs contagieuse. Elle rétablit la responsabilité partout où quelque parcelle du pouvoir est déléguée. « La plus « grande fonction d'un monarque est de mettre « chacun des particuliers dans le poste oii il peut être utile au public ° ». Le bon choix est assuré : le roi sait bien que lorsqu'il s'est mépris il doit réparer sa faute, sans « que nulle considéra- « tion n'en empêche, pas même la bonté »', car (( s'il faut qu'un particulier soit méchant pour être injuste, il suffît qu'un prince soit faible » *. Pour le roi, à travers les erreurs humaines, tôt ou tard réparées, il n'y a ni bonté ni justice contre

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