‹ Le chemin de DamasChapitre 5 sur 7 · SS · texte numérisé non relu

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éboulées?... Avant de quitter Damas, j'ai visité deux tombeaux, qui donnent chacun à cette angoisse une réponse bien difîérente.

L'un est celui d'Abd el Kader qui a fini ses jours ici, dans un vieux quartier populaire, rempli de mosquées effondrées, dont beaucoup n'ont d'autre toît que le dôme vert d'un sycomore. Mais, sous les soies du cénotaphe, Abd el Kader n'est plus là. Pendant la Grande Guerre, les Allemands et les Turcs, qui ne lui pardonnent pas d'avoir été notre ami, ont jeté ses cendres au vent...

L'autre tombeau est celui du sultan Saladin. C'est une bâtisse fort modeste, en plein cœur de la ville, au milieu d'un petit jardin d'abricotiers et de néfliers du Japon. A l'ombre de ces arbres, j'ai passé un après-midi charmant. Que

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