‹ Le chemin de damas: pièce en trois actesChapitre 12 sur 70 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Alors c*est une consultation?

SOTTENAT.

Non. Goarlvallon, tu vas nous rendre ridicules.

LE MARQUIS

Ohl vous n'avez pas cela à craindre, messieurs.

COURTVALLON.

Certainement. Allons, monsieur de Parisiane, quel est, selon TOUS, le meilleur moyen pour...

LE MARQUIS, raillear.

Pour attraper une dot que Ton vise? Mais il y en a plusieurs... d*abord se faire aimer...

COURTVALLON.

Oh!

LE MARQUIS

Ce serait trop long? Alors, il y a la galère.

SOTTENAT.

Comment, la galère?

LE MARQUIS

Oui, vous vous procurez une galère montée par quatrevingts rameurs, vous y faites transporter la jeune héritière, et quand vous avez passé trois ou quatre mois avec elle sur les bords du lac salé, vous écrivez à la famille et...

COURTVALLON.

Oh! marquis! marquis!

Ah! monsieur voudrait éviter le déplacement? Alors donnez vingt-cinq louis à la femme de chambre, elle vous fourre la nuit, au fond d'un carton à chapeau, daus l'appartement de la fille à Crésus, et le lendemain, quand

Grésas vous voit sortir de là, il envoie chercher son notaire... s'il n'envoie pas chercher la garde. Croyez, messieiH>s, que je suis ravi d'avoir fait votre connaissance.

Ulenr tonrne le dos et remonte.

COURTVALLON, prenant le bras de Sîotteoay.

Quand je te disais qu'il est abominable'...

Ils s'éloigaent en cansant.

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