LE MARQUIS, LA PRINCESSE
Le marquis reddscead| il est salué an passage par un rire mcquenr
de la princesse.
LE MARQUIS
La princesse !...
LA PRINCESSE
« J'ai toujours été, moi, l'esclave du devoir. » Que ditesvous de la flèche du Parthe ?
LE MARQUIS
Je dis qu'il est à souhaiter pour le comte que la comtesse ait été, de ses devoirs, aussi' esclave que lui.
LA PRINCESSE
Ah ! vous n'êtes pas changé.
LE MARQUIS
Pas trop.
LA PRINCESSE
Mais dites- moi un peu» comment avez-vous pu vous y prendre pour décider la baronne de Vandeuil qui, cependant, ne vous aime guère, à charger sa conscience d'une présentation aussi... délicate que celle-ci! Oh .\ du reste, je ne sais pas pourquoi je m'étonne?... Vous seriez homme à griser saint Pierre pour vous faufiler dans le paradis.
LE MARQUIS
Il faut bien voir un peu de tout. Et puis je ne serais
pas fâché de rencontrer quelques anges, car entre nous je ne crois guère à ces petits oiseaux-là.
LA PRINCESSE
Tenez, yous êtes le diable.
LE MAMQUIS.
Pas plus diable qae votre mari. Le prince fréquentait les mêmes enfers que moi.
LA PRINCESSE
Oh 1 lui, c'était un diable pour rire.
LE MARQUIS
Oui, il lui manquait un... attribut. Mais vous n'avez pas voulu vous venger.
LA PRINCESSE
Oh ! mille grâces; mais je ji*appelle pas se venger donner à un fat le droit de vous tenir pendant une heure au bout de sa lorgnette , tandis qu'il fait à voix basse à son voisin de stalle et à votre sujet, un cours d'anatomie comparée ; je n'appelle pas. se venger : exposer sa fille, alors qu'elle sera grande, à placer pendant une nuit de bal sa main gantée dans celle que toucha jadis la main nue de sa mère.. . Enfin. .. je n'appelle pas se venger : tromper un mari, même quand il ne vaut pas grand'chose... (Toîauit le marquis.) pour uu amant qui, à coup sûr, ne vaudra rien du tout.
LE MARQUIS
Bien obligé!...
LA PRINCESSE
A votre service.
LE MARQUIS
Ah ! tenez, princesse Danilowitz, vous êtes adorable.