ACTE DEUXIÈME
SOTTENAT.
Oh I la plnpart du temps, nous ne mangeons rien du tout.
COORTVALLON.
De Sottenay et moi nous a^ons une gastrite.
LE COMMANDANT
Il ne leur manquait pi as que ça.
SOTTENAY.
Mais nous ayons devant nous de quoi manger.
LE COMMANDANT
Et ça vous suffit ?
courtvallon:
Et ça non s suffit.
LE COMMANDANT
Dites donc ? est-ce que pour les femmes c'est la même chose?
COURTVALLON.
Gomment?
SOTTENAT.
Ah I compris ! (Riant.) Le mot n'est pas mauvais I... A propos ? savez-vous, commandant, qn'il y en a de trèschic ici?
COURTVALLON.
Oui, mais la plus chic de toutes a étéexclae... C'est la dame de pique I... pas moyen de taquiner la dame de pique à la villa des Roses, je trouve ça bleu !
LE COMMANDANT, s' animant.
Bleu indigo si vous voulez, mais enfin ce n'est peutêtre pas pour que vous taquiniez (Appnyant.) la dame de
pique qne les maîtres de cette maison ont sollicité leçondbVLTs d'artistes éminents ?
COURTYALLOir, arec dédaio.
Oai, de la musigne savante, de Verdi.., Oh! mais il ne nousren faut plus... Il est enterré, on a dit sa messe, ce n*est plus lui qui est le Coq, . .
SOTTENAT.
Âh ! le mot n*est pas mauvais ! (An commandant.) Courtvallon a raison!... C'est avec d'autres maintenant qae la musique reverdit... (a CoartTaiioa.) Âh ! celui-là n'est pas mauvais non plus.
Fredonnant.
Pas bégueule, Forte en gueule...
Parlez-moi de ça, voilà au moins une musique facile.
QnelqneB personnes ont qnitté la terrasse et se sont rapprochées. LE COMMANDANT, s'échanffant peu à pea darantage.
Oui; et le facile, c'est votre affaire; musique facile, consciences faciles, beautés faciles...
SOTTENAT.
Ah! permettez?...
COURTVALLON, bas.
Laisse donc, il est amusant...
LE COMMANDANT
Ce qu'il vous faut, c'est la chanson aux ailes de cantharides qui émoustille vos sens !... car vous n'avez que des sens.
COURTVALLON, riant.
Et encore t... ajoutez donc : Et encore I...