ACTE PREMIER
LE GÉNÉRAL
Il est à Bordeaux, madame, pour affaire de service.
ESTELLE, Tirement.
Mais il sera ici pour le concert, (uo peu boateuse et em-
brasunt le général.) N'CSt-Ce paS, papa?
LE GÉNÉRAL
Oui, mon enfant.
MADAME DE ZÈBRE, riant à part.
On cache sa rougeur dans le sein de son père... Tiens, tiens, tiens.
Le général, tenant sa tasse de café, est allé s'asseoir auprès de la princesse.
LA PRINCESSE
Vous, général? Ah! c'est gentil, (choquant «a tasse contre celle
da comte.) A l'armée!...
LE GÉNÉRAL, riant.
A votre maril...
Méchant!...
LE GÉNÉRAL
J'étais si loin de vous à table, qu'il m'a été impossible de vous demander de ses nouvelles.
LA PRINCESSE
De ses nouvelles, mais monsieur Danilowilz continue à ne m'en point donner et je continue, moi, à être la princesse la plus abandonnée de toute la Pologne.
LE GÉNÉRAL
Alors, le prince?...
LA PRINCESSE
Hélas! il court toujours la prétentaine.
LE GÉNÉRAL
Ah çà!... qa*a-t-elle donc de plus que vous cette... prétentaine?
LA PRINCESSE
De n'être pas moi d'abord, ensuite de porter des maillots roses.
LE GÉNÉRAL
C'est donc une danseuse?
Mon Dieu, oui... et du théâtre de San-Carlo encore.
LE GÉNÉRAL
Une étoile?
LA PRINCESSE
Ohl de moyenne grandeur.
LE GÉNÉRAL
Heureusement encore que vous supportez votre malheur assez stoïquement.
LA PRINCESSE
Écoutez donc, général, si je pleurais trop, je deviendrais tout à fait laide, et risquerais ainsi de donner trop raison aux incartades cosmopolites de mon mari. Il me. faat donc rester à peu près jolie pour qu*il soit un peu dans son tort.
LE GÉNÉRAL
Eh bien ! croyez-moi, princesse, il y est tout à fait.
LA PRINCESSE, serrant la mAin du géoéral.
Merci!... Ce n'est pas le prince qui aurait trouvé ça!
ESTELLE, dont oa groupe.
Oui, mesdames, c'est jeudi prochain qu'aura lieu la