ACTE DEUXIÈME
LA PRINCESSE
Mesdames, à nos rôles, et mettons nos masques I
Toiitef s'eacapachonnent de leurs mantes.
LE MA RQUl S, ail amant ao cigare.
Mou existence n'a été jusqu'ici qu'an long gala, et elle doit finir comme elle a commencé: entre deux vins!... frelatés, peut-être... mais bah >... qu'importe le flacon pourvu qu'on ait Tivresse?... Des femmes!... c'est bien à moi qu'elles en veulent... Est-ce déjà l'ivresse qu'elles viennent me verser ? Goûtons les vins.
Il s'apprcche et saloe.
LA PRINCESSE, déguisant sa voix.
Tu attends ta gondole, marquis ?
LE MARQUIS
Plaif-il ?
MADAME DE ZÈBRE
Elle sera bientôt au pied de cette terrasse que baigne l'eau des lagunes.
MADAME DE JULIANO
En effet, j'ai cru entendre le bruit des rames.
MADAME DE LAURADE.
La ûlle du doge est bien belle ce soir, n'est-ce pas, marquis ?
Ah I nous sommes en pleine Venise alors?
LA BARONNE
Mais oui, écoute plutôt.
LB MARQUIS
C'est juste, et même en plein carnaval, au dire des
Tioloncelles, et je m'expliqae à présent ce masque de dentelles contre leqael, j'en suis sur, proteste votre beanté. (Pr«aMi u première Teooe.) Viens avcc moi là-bas, nous compterons les étoiles.
LÀ PRINCESSE
Marquis de Pansiane, quitte ce ton léger.
MADAME DE* JULIANO
L'heure est solennelle !...
LE MABQL'IS.
Quelle heure est-il donc f
MADAME DE ZÈBRE
L'heure du repentir.
LE MARQUIS
Oh ! bien, tous n'allez pas comme moi, moi j'ai Theare du péché, et elle sonnera si tous Toulez...
LA PRINCESSE
Hélas I
TOUTES
Hélas !
l\ MARQUIS.
Oh 1 mes Vénitiennes, je vous en préviens, je ne vous suivrai pas sur le pont des soupirs!... Voulez-vous deviser d'amour ? je ferai votre partie. Voulez-vous chanter le Dies irse ? je ne suis pas en voix. Décidément qui êtesvous?
la PRINCESSE.
Les fées qui ont présidé à ta naissance.
LE MARQUIS, riant.
Alors pourquoi tous ces voiles ? Les fées d'ordinaire se