ACTE DEUXIEME
voilent peu... il en est même qui, si elles Tosaient, raccourciraient jusqu'à leur baguette.
MADAME DE ZÈBRE
C'est qae nous sommes laides, très-laides.
MADAME DE JULIANO
Très- vieilles.
MADAME DE LAURADE.
Caduques.
LE MARQUIS
Très-vieilles ? Vous étiez donc mûres déjà le jour de mon baptême.
Le chagrin a triplé pour nous le nombre des années f
LE MARQUIS
Quel chagrin ?
LA PRINCESSE
Celui de voir le mauvais usage que tu faisais de nos dons.
LE MARQUIS
En vérité?... (a u priaeesse.) Quc m'as-tu donc donné, toi?
LA PRINCESSE
Le sens moral, et tu l'as perdu dans le monde des courtisanes.
LE MARQUIS, à madame de Laarade.
Et toi ?
MADAME DE LAURADE.
La distinction^ et tu l'as perdue dans le monde des jockeys.
LE MARQUIS, à la baroone.
Et toi ?
LA BARONNE
La force et le courage, que tu as dépeusés dans les champs clos pour un ruban fané ou des baisers flétris.
LE MARQUIS, à madame de Zèbre. ^
Et toi, enfin, que m*as-tu donné ?
MADAME DE ZÈBRE
L'énergie, qui renverse tous les obstacles.
LE MARQUIS
Ah! mais ce don- là... (Riant.) c'est le don... Guzman, et peut-être est-ce bien à celui-là que je dois d'avoir fait un si mauvais usage de tous les autres? Maintenant, mes aimables marraines, vos conclusions ?
LA PRINCESSE
Ces dons, qui ont été si fatals aux autres et à toi-même, nous te les reprenons.
LE MARQUIS
Bahl Eh bien?... mais qu'allez-vons me donner en échange ? Une idée I si vous me donniez des vertus ?
LA PRINCESSE
Des vertus ? celles de ton âge alors ?
MADAME DE LAURADE.
Le respect du fo^^er.
MADAME DE JULIANO
L'amour de la famille.
LA BARONNE
Mais d'abord as-tu une famille ?