ACTE DEUXIÈME
LA PRINCESSE, à part.
Monsieur Henri?
LE MARQUIS
Je ne la reverrai plas*... jamais je n'aurai rien d'elle.
(Apercevant le bouquet à terre.) Ah ! 06 boUquet qu'elle tenait
tout à riieure...
II le ramasse Tivement.
HENRI
Mais ce sont les fleurs que je Cherche!...
LA PRINCESSE, à part.
Monsieur Henri va croire...
HENRI
Il ose les toucher de ses lèvres !
LA PRINCESSE, à part.
J'ai peur.
HENRI; il allait s'élancer, il s'arrête.
Le nom de mademoiselle de Givres ne doit pas être
prononcé I... Quel prétexte ?... (Le marquis vient de l'apercevoir,
le marquis salue.) J'ai trOUVé.
Il regarde fixement le marquis et passe.
LE MARQUIS, après nn mouvement.
Pardon!... j'ai eu l'honneur de vous saluer, monsieur...
(Henri se retourne, regarde le marquis et continue son chemin.) MOU-
sieur ?...
HENRI, revenant.
Monsieur.
LA PRINCESSE
A tout prix, il faut empêcher...
Rien !. . . (a. part.) Elle Taime !
HENRI
J*avais cru jusqu'ici que l'on a'iaterpellait les gens que lorsqu'on avait quelque chose à leur dire ?
LE MARQUIS
J'ai quelque chose à vous dire en effet, capitaine... c'est, que je suis bien décidé à éviter la querelle que vous êtes décidé, vous, à me^chercher.
Il remoQte.
HENRI, riaot.
Âh! vous avez deviné?... Eh bien» ma foi, monsieur, je vous Tavoue, depuis votre duel avec Arman<f de Greoze, (Le marquis s'arrête.) j'ai toujours sôuhaité me trouver en face de votre épée comme il s'y est trouvé lui-même.
LE MARQUIS, revenant.
Et... pourquoi?... (Un groupe s'est formé à qnelqoes pas et suit la qnëre^e. — Répétant.) PoUrqUOl?...
HENRI
Parce que!...
LE MARQUIS
Ne me suis-je pas conduit en cette occasion, selon les règles de l'honneur ?
HENRI
Je n'ai rien à répondre, monsieur.
LE MARQUIS
Pardon !... vous êtes jeune, et je sais par expérience jusqu'où peut entraîner l'ardeur de la jeunesse ; si nous étions seuls, je ne renouvellerais pas même ma question, mais.,, on nous écoute, permettez-moi de vous la poser