‹ Le chemin de damas: pièce en trois actesChapitre 51 sur 70 · LE MARQUIS, LA PRINCESSE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, LA PRINCESSE

LE MARQUIS) dans uoe sorte d'égarameot.

Ah I cruelle I cruelle ! pourquoi avoir ouvert devant moi ce livre saint dans lequel je ne dois pas lire... (La priacesse le regarde étoauée. — Il cootiane.) « As-tu UUe grande et belle

jeune fille?... » Eh bien, oui ! j'en ai une !... mais je n*ai pas le droit de la nommer... mais je suis un étranger, un passant pour elle!... et, tout à l'heure, comme je mendiais un mot de sa bouche, un regard de ses yeux, son regard et sa bouche n'ont eu pour l'étranger, pour le passant, que courroux et dédain... et le froid que j'ai senti là m'a rappelé les dalles de la Morgue!... Elle vengeait sa mère !

LÀ PRINCESSE

Mon Dieu !.,. c'était?...

LE MARQUIS, reveoant & lui.

Qu'ai-je dit?... Ah! madame, c'est votre faute, vous m'avez rendu fou!

LA PRINCESSE

Ah ! malheureux !

LE MARQUIS

Oui, bien malheureux!... et par votre faute aussi; car c'est vous qui, en me torturant le cœur, m'avez appris que j'en avais un... Sans vous, je partais, et je suis resté, et je souffre... comme je ne croyais pas que l'on pût souffrir !

B9i LE CHEMIN DE DAMAS

LA PRINCBSSR.

Une larme ?

LE MARQUIS

Oui, la première I... les autres suivront.

LA PRINCESSE

Monsieur de Parisiane, de ce jour vous avez une amie sincère dont la pensée vous saivra.

LE MARQUIS

C'est vrai! je dois partir! mais souvenez-vous que vous devez être seule à connaître le secret de cette femme!

LA PRINCESSE

Je me souviendrai ! Adieu.

Adieu !

La princesse remonte et s'arrête an fond en apercevant Henri qui sort des salons.

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