LE MARQUIS, GOURTVALLON, VALENTIN
LE MARQUIS, àValentin.
Laissez-nous!...
Il va au-derant <!e Conrtvallon.
VALENTIN, à part.
Décidément il manque d'entrain...
Il sort.
LE MARQUIS
Merci d'avoir répondu à mon appel, monsieur.
COURTVALLON.
Excusez-moi, marquis, de me présenter dans ce simple appareil! Je me lève à l'instant, et le coiffeur n'est pas encore venu... (n ram«M ipeiqnes mèches égarées.) J'ai passé une nuit légendaire ! Je ne sais pas si ce sont les sorbets ou le rœdercr... ou tous les deux...
LE MARQUIS, derrière le guéridon.
Monsieur, j'ai un service à réclamer de vous et de votre ami. Je me bals ce matin avec le capitaine Henri Robert.
COURTVALLON.
Et vous avez pensé à nous pour...
LE MARQUIS
Oui...
rOURTVALLON.
Ah ! marquis!.... un tel honneur, une telle marque de confiance...
Je vous serai obligé de vouloir bien vous tenir prêts à recevoir les témoins de mon adversaire qui seront sans doute ici dans une h?ure ou deux.
COURTVALLON.
Soyez, tranquille, marquis, les choses seront bien faites ! nous avons déjà servi de seconds, en Belgique, à deux caissiers, et j'ose dire que nous nous sommes galamment tirés d'affaire... i(s'a8seyaDt.] Mais pardon I... oseraije VOUS demander quelques renseignements ? Et d'abord le motif de ce duel doit-il rester secret, même pour nous?
LE MARQUIS
Le vrai motif, monsieur, je serais fort en peine de vous l'apprendre, je ne le connais pas moi-même."