ACTE TROISIÈME
jamais je ne souffrirai qu'elle mette sa main dans la main teinte de sang de...
Elle tombe assiseï la princesse lai met yiyement la main snr la bonche. LE MARQUIS, à la princesse.
Mais alors qu'exige-t-on de moi?
Là PRINCESSE.
Ne devinez- vous pas?
LE MARQUIS
Que je refuse de me battre?
LA PRINCESSE
Sans doute.
LE MARQUIS
Mais, madame, songez-y donc, j'ai été accusé devant tous, du crime le plus grand aux yeux de notre monde, une perfidie de Tépée.
LA PRINCESSE
Eh ! monsieur, il fallait bien au capitaine un prétexte de querelle.
LE MARQUIS
Un prétexte!
LA PRINCESSE
Monsieur Henri vous avait vu, comme je vous avais vu moi-même, presser sur vos lèvres et cacher sur votre sein le bouquet de sa fiancée.
LE MARQUIS
Quoi?
LA PRINCESSE. '
Le voilà justement, ce maudit bouquet, cause de tout le
mal. (Elle le froisse et le jette dans la cheminée.) Enfm VOUS COn-
naissez maintenant le véritable motif de la provocation, ne regardez donc plus derrière vous, mais à côté de vous. (a demi-Toiz.) Regardez cette femme qui a tant pleuré... et vous agirez comme vous devez agir, en gentilhomme.
LB HiRQUlS, à la comtesse.
Oui! madame! Le paria volontaire qui, vivant en dehors de la famille, a toujours bâti sa vie sur le sable, rhomme qui, à défaut d*une religion véritable, a pris pour religion les préjugés du monde, ne saurait faire de sacrifice plus grand que celui dos idées avec lesquelles il a vécu, celles sur le point d'honneur! Ce sacrifice, madame, je vous le dois et je vous l'ofTre; je vous jure de refuser de me battre.
LA PRINCESSE, bas.
C'est bien!. .. Écoutez!... (conrantà la porte.) C'est la voix du commandant! Le comte doit être avec lui! (Entraînant la
comtesse.) VeueZ ! VCUeZ I (El'e la fait entrer chez elle.) Pour elle
et pour moi... monsieur de Parisiane, merci!
Elle tire la première porte sur elle, maii ne la ferme pas tont à fait