SCÈNE VII Les Mêmes, le MARQUIS
LE MARQUIS
Daignez me pardonner, princesse, si j'ai tant tardé à...
(Àperceyant la comtesse.) Madame de Givres. (a part) Âh ! je comprends pourquoi elle est venue. (Gravement, & la eomtesse.)
Madame, je vous dois des actions de grâce pour votre héroïque démarche! car je souffrais cruellement à la pensée des nouvelles angoisses que vous alliez éprouver pendant quelques heures; merci donc de m*avoir mis à même de vous déclarer qu'au moment où je me trouvais dans rimpossibilité d'éviter cette fatale rencontre, je me faisais le serment de respecter, même au péril de mes jours, les jours de votre nouveau fils, du fiancé de mademoiselle de Givres.
LA COMTESSE
Je l'avais deviné, monsieur, et c'est pour cela que je suis ici.
LE MARQUIS
Je ne comprends pas.
LA COMTESSE, avec une sorte d'égarement.
Vous ne comprenez pas ? Mais, monsieur, ce que vous dicte un sentiment de générosité, de justice, rien ne le lui dictera à lui. — Vous détournez votre épée, il ne détournera pas la sienne... et alors, de celui que vous nommez déjà mon fils, vous aurez fait un meurtrier ! et l'avenir de mon enfant sera perdu, et sa vie se con-^ sumera dans les larmes; car, à quelque prix que ce soit,