‹ Le chemin de fer canadien du Pacifique: discours de Sir Charles Tupper et de Sir Hector Langevin: exposé complet de la questionChapitre 10 sur 12 · Acte des terres fédérales, peuvent avoir · texte numérisé non relu

Acte des terres fédérales, peuvent avoir

lé réservées, comme sections d'écoles, ou

tllouées à la compagnie de la Baie d'Hudbn pour les fins de cet Acte. .

:: C'était une prime accordée à ces hessieurs pour la construction de

es

svet embranchement.

‘ Ou'si le Gouverneur en conseil le ju 6 convenable, au lieu de céder des ter- “tains à la compagnie, la compagnie poura recevoir l'argent provenant de la vente

‘à l'autre. Nous sentions qu’il était e l'intérêt du pays de leur accor-

des {errains sur la ligne du chemin de’fer

et en dedans d'un rayon dosix milles à

partir de cette ligne de temps à autre

jusqu’à ce que la compagnio ait reçu une somme n'excédant

pas dix mille piastres par mille. ” Ù

Donnant à chaque individu qui construirait un mille de cette ligne le droit de s'adresser au trésor du Canada et de demander $10,000, et cependant après cette forte déclaration faite dans l’enceirte de cette Chambre et placée dans les documents publics du pays,ils osent mettre en doute l'opportunité pour le gouvernement du Canada de permettre à des particuliers de construire des embranchements destinés à développer le Nord- Ouest, sans retirer un sou ni un acre de terre en retour.

On dit qu'une faute énorme a été commise en prohibant la construction d'embranchements s’étendant autrement que dans une direction sud-ouesi et ouest par sudouest. Je suis un peu surpris d’entendre formuler une telle objection et j'écouterai avec beaucoup d'intérêt.les honorables messieurs de la gauche s'ils ont une objection de ce genre à formuler. Il y a un an, une compagnie qui avait peut-être des droits aussi sérieux à la considération du Parlement du Canada qu'il est possible à une compagnie d'en avoir, nous demanda la permission de construire un chemin de fer. Elle ne nous demandait ni argent ni secours ; elle né nous demandait que la permission de construire un chemin de fer d’un certain genre, pourquoi avons-nous refusé cette permission ? Il nous faisait beaucoup de peine de la refuser, mais, le gouvernement avent pris la question en sérieuse considération, décida que, vu que le Canada avait à s'occuper de la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, et vu que notre seul espoir de soutenir.ce ‘chemin, et de l’exploiter après sa cons

truction était de retenir

et qu'elle

fic du Nord-Ouest canadien pourine peut obtenir de lui plus de sa. la ligne mère, nous en sommes ar-|tisfaction qu’elle n’en avait reçu

rivés à la conclusion qu'il m'était pas de lintérêt du pays, quelque grand que fût le besoin de la section qui le demanderait, de canstruire une ligne qui transporterait le trafic du Nord-Ouest en dehors de notre pays, laisserait notre ligne principale, le Pacifique canadien, qui a coûté au pays des sommes si considérables, dépourvu du trafic nécessaire pour le soutenir.

Ce programme a été annoncé el adopté -après mûre délibération par le gotvernement, et il a été de de mon devoir, comme ministre des chemins de fer, de ‘le ‘soumet-

du gouvernement,

M. MACKENZIE. Je n'ai pas le!

pouvoir d'accorder des secours. |,

Sir CHARLES TUPPER. Alors, tout ce que je puis dire c’est que:

l'honorable monsieur a failli à lac:

complissement des devoirs de sa:

haute position, comme l’un des; principaux membres de ce parle-:

ment, s’il a,.dans une circonstance:

où les vues du gouvernement sur une grande question nationale étaieut soumises au comité des.

chemins de fer, gardé pour lui son!

opinion etn’a pas aidé le comité.

tre au petit Parlement en haut, le [dés lumières de son expérience.

comité des chemins de fer. Ce comité comprend un grand nombre de messieurs des deux côtés de la Chambre, qui sont disposés à prendre en sérieuse considération

les questions qui leur sont soumises

et à les juger sévèrement. Je crois qu’il est composé de 100 membres.

Sir LEONARD TILLEY. Qua-

tre-vingt-quinze.

Sir CHARLES nombre en est de 95; je dis que c’est un petit parlement et lorsque

je lui ai soumis la ferme décision du gouvernement sur ce point de refuser, autant que nous le pou-

vions, de laisser accorder cette charte, les vües du gouvernement

ont été adoptées par ce comité sans

une seule voix dissidente.

M. MACKENZIE. Pour moi, j'ai| nada et pour protéger le trafic duf

différé d’opinion.

Sir CHARLEE TUÜUPPER. L'’honorable monsieur dit qu'il a diffé-

ré d'opinion, alors il a été bien

mal-compris. Je n’ai entendu au-

cun dissentiment, mais il y a plus,

TUPPER. Le

M. MACKENZIE, J'ai ferme:

ment exprimé mon dissentiment,

Sir CHARLES TUPPER. L’hono.

rable monsieur n'exprime pas d’or; dinaire son dissentiment d’une?

manière assez calme pour que jei puisse avoir oublié qu'il lait fait ;f.

et tout ce que je puis dire c'esté:

que, s’il a différé d'opinion, il l'af fait avec si peu de chaleurque sesi:

remarques se sont complètement:* effacées de ma mémoire, et je:> maintiens que le gouvernement:

en remettant au syndicat la tâche * de construire le chemin de fer du?

Pacifique canadien, ne pouvait-rai..” sonnablement dire : les droits que‘:

le gouveruemeñt a maintenus et} qu’il a publiquement déclaré avoir!; maintenus dans les intérêts du Ca!

Gars

RRESE

chemin de fer du Pacifique Cana-i cien, ces droits ne vous seront pasë transmis, et maintenant que la té 5 che vous incombe de maintenir lei:

trafic,il nous est indifférent que lei:

trafic aille d’un côté ou de l’autre. Ka

Par

le tra-|l’honorable monsieur

À AÉASE

une députation venue d'Émerson|de dis que les intérêts que nous: pour demander des secours, m’aavons aujourd'hui comme canainformé, il y a quelque temps,|diens dans ce chemin de fer. quisé qu’elle avait eu une entrevue avec|est en sa possession sont toujours’

0 ns

e même intérèt national de trans-|pour cent sur son capital. Nous orter chaque livre du trafic dulavons changé cela dans le contrat, ord-Ouest que nous pouvonsiet nous avons enlevé à la compa- ‘ëfañsporter par le centre du Gana-|onie le pouvoir dont elle et toutes #Qa et jusqu'à la mer dans notre|les autres compagnies de ‘chemins “fropre pays, comme ce sera le cas,|de fer jouissaient en ce pays, en A6 l'espère, dans un avenir peul|vertu de l’Acte consolidé des che- ‘éloigné. mins de fer, et nous avons stipulé 2% L'honorable député a soulevé lalun taux dé profit moindre comme uestion des droits,’ l’autre jour, |limite à laquelle on pourra leur ans le discours qu'il a prononcé |demander de baisser leurs prix. Je devant cette chambre au sujet de|crois que, dans ces circonstances, Adresse. Je pouvais très bien pré-|la longue discussion de l’honorable voir alors que l'honorable mon-|monsieur sur une. question qui î Sjeur jetterait l'ancre du côté duln’était certainement pas devant la =

be

ènt, et lorsque l'honorable mon-|Chambre n'était guère nécessaire.

eur a traîté la quéstion du tarif *aêfe s , mel M: ANGLIN. Le profit sera-t-il #es chemins de fer dans la discus pris sur le. capital de la compagnie

LR

TR ; os Has + | en autre jour Pets cher Er ou sur tout l'argent dépensé pour : po nin: : la construction du chemin, car ce- 8e prévenir l'opinion publique sur la ferait une grande différence ? “icette question. Chacun sait les o ‘ Plaintes sérieuses qui ont été for-| Sir CHARLES TUPPER. L'ho- “ulées au sujet de la dispropor-|norable monsieur sera très rassuré son des prix qui ont été adoptés|en apprenant que ce n’est pas aus- “$ur les chemins de fer des Etats-[si mal qu’il l'avait espéré. C'est “sÜnis qui traversent les prairies. |sur le capital qu’elle aura elle-mêsans quelle est notre position dans|me dépensé. ‘6 ion ?: i QE , neeue question Nous voir dau . M. ANGLIN. D’après les condiil ? p QUE tions du contrat, carily a doute “ous ne possédions pas en vertu |]; jessus ?

ie l’Acte consolidé des chemins de ‘

ë r. Loin d’avoir concédé quelque| Sir CHARLES TUPPER. C'est “Achose au sujet du tarif, le Gouver-|une question de loi pour laquelle “Meur en conseil se réserve je pou-jje m'en rapporte à l'honorable

“Wir de fixer ce tarif. La compa-|monsieur. Il a le contrat sous les “nie ne pourra percevoir aucun|yeux, et quel que soit le manque “droit, pas un seul sou pour quoilde confiance que j'aie dans ses “Que ce soit sur son chémin, avant|sentiments politiques, j'ai beau- # jue le gouvernement qui est res-lcoup de confiance dans sa science

‘ponsable à cette Chambre, quel que|légale. Je n’ai pas besoin d'en dire suisse être ce gouvernement, ait|plus long là-dessus.

nné sa sanction à ce qu'il croira| On me dit que quelques députés re juste et-dans l'intérêt du pays.|craignent que l’on n’éprouve quel-

t'ayant retenu ce pouvoir qu'’a-|lque difficulté au sujet de la clause” ons-nous fait encore ? Nous nous|du contrat qui oblige le gouver-

de RE

Le]

ministre des finances, que nous espérions dans douze mois être dans une condition telle qu’au lieu d'étre obligés de payer cinq pour cent comme nous payons maintenant, nous pourrions vendre des bons À quatre pour cent d'intérêt sans commission ; supposons que nous eussions osé diré aux honorables messieurs que ncus espérions dans douze mois être en position d’obtenir tout l'argent dont le. Canada a besoin pour © développer Ses ressources et de racheter les bons émis à cinq et à six pour cent, sans payer un seul sou de commission, ils se seraient moqués de nous.

Mais c’est un fait qu’ils ne peuvent nier, et lorsque nous sommes entrés en négociations. nous nous sommes trouvés dans une position qui devait probablement nous fournir tout l'argent donc nous avons besoin. L’habile ministre des finances, mon honorable collègue, nous a dit qu'il pourrait enployer ces vingt-cinq millions d’une d’une façon éminement avantageuse pour le Canada, s’il est appelé à à les retenir, et ce n’est qu'après avoir appris cela que nous avons décidé de les prendre à ces conditions. Je crois donc que je n’ai guère besoin de retenir la Chambre sur cette question. !

Quant à la question du télégra-phe, on me dit qu’il y a une objection sur ce point, mais évidemment personne ne pouvait .s’attendre à ce que le gouvernement fit un contrat avec une compagnie qui est tenue de construire, en dix ans, un chemin de la rivière Rouge à Kamloops et un chemin du Nipissingue à Burrard.Inlet, et de metre en opération, quelques 3,000 milles de chemin, sans donner à cette compagnie le’ pouvoir d’établir une ligne de télégraphe et de la mettre en. -opération. Un tel fait serait inoui je crois, et lorsque je dis à la Chambre qu’au lieu de

[clairement le fait qu'il y a environ 250, L.

voir, Dans la vallée de la. rivière Rouge fini

‘grais. Plus'loin vers l’ouest, le sol est un

crécr un monopole, le gouverne ment du Canada retient actuelle. .

ment le télégraphe du Pacificiquefiu

canadien en ses propres mains, on is

que ces particuliers n'ont pas ac: ni quis pour la valeur d’une piastr ab de droits dans le télégraphe qui ipaÿil été donné à l’entreprise, à una somme dépassant un pen un mil lion de piastres ; lorsque je dis à Ha Chambre que nous retenons 1 ' propriété de notre propre ligne té# légraphiqne, la Chambre peut voit qu'à moins que des conditionregr soient faites pour la transactioion des affaires en général ct pou) prendre nos lignes à des conditionsg 1 de nature à favoriser . les intérétra de ( du Canada, nous sommes en posieés { tion de compléter notre propre lé gne ct de lui faire une rude CON currence, Je suis heureux de dirgé que je puis maintenant terminegg} mes remarques, mais avant de ldéfàa faire; €; je demanderai à la Chambres.

de m'écouter un instant, pendanqiès que je lirai un extrait du corresies pondant de Winnipeg au Globe DE de Toronto en date du 29 novemé A bre es “On a tant dit au sujet de l'étendue 49 de la fertilité du Nord-Ouest, qu'il. n'est guère nécessaire de répéter ici une ipartil él de ce qu'on a dit. Les explorations ri

contes du professeur Macoun, déiontrentie

000 d’acres de terres dans les limites dk Manitoba ct des territoires du Nord- Ouest)lé Là-dessus il n°ÿ a encore qu’une toute peus 5e

te fraction de colonisée, de sorte qu’il y ni encore au Nord-Ouest, place pour des 110 millions de colons. -Sur un: parcours dé É deux'cents milles à l’ouest, la plupart dés bonnes terres ont été prises, mais au-deli@r il y,a d'immenses étendues de terrains de a plus riches, dont une parlie n'est, pag} explorée, La qualité du” terrain ‘ danse toute l'étendue de ces territoires est pres-$ qu'üniformément bonne. en plusieurs ent droits ils sont des plus riches qu’ on puisse Abies

près de Winnipegce,cerlaines fermes ônt é n cultivées depuis. cinquante ‘ans sans en-i ne ;

peu plus léger, mais dans-l'opinion d'anfé grand nombre, il est mieux adapté aux fins

cg frales de la culture, Il y a une quantité |sert et a démontré au contraire ji ai l'on de forsos ANT EN Qui que trente millions d'acres de si l'on pren nti . ; Re 9 si lon pros la proportion de ces terres, que l'on croyait arides, ci és n'est pas grando, et une bonne peuvent Ôtre avantageusement re des icrres qui sont actuellement cultivés. Ils sont donc mentionshbropres à la culture seront fertilisécs| nés dans l’article relatif aux con- Ale drainage avant qu'une autre géné-| cessions de terrains désignés ion ail passée, comme étant “propres à Ja cultu- . aintenant j'attire l'attention delre” Cela établi, la chambre comprendra certainement que ces terres ont été beaucoup trop dépréciées. Avant de terminer, il est un sujet sur lequel je dois attirer votre aîtention. On accuse le gouvernement,—de toutes les accusations la plus impossible à soutenir, —de n'avoir pas été fidèle à la politique nationale. Si le gouvernement du Canada, avec les leçons de ces dernières années, était infidèle ‘à la politique nationale, il mériterait d’être chassé du pouvoir par la haine de tous les cœurs véritablement canadiens. J'ai déclaré que c'était la dernière accusation que l'on puisse porter contre nous, mais j'ai entendu dire, cependant, que le contrat accordait des droits et privilèges qui devaient être fatals à la politique nationale.

Il n’y à aucune clause dans la loi ou les statuts qui permette.de percevoir un centin sur toute. chose devant être employée à la construction du ‘hemin de fer du Pacifique. Pas un centin, je,le répète.

M.MACKENZIE. Les entrepreneurs paient-ils des droits ?

Sir CHARLES 'TUPPER. Certainement, mais ils construisent le chemin pour nous, leur travail est rétribué de manière à leur permettre de faire des: bénéfices. Mais comme je l'ai dit,il n’y a pas de loi [qui puisse imposer des ‘droits sur les locomotives et les wagons que nous importons pour nos “chemins de fer. Il n’exisie ‘donc, sur ce roportion notable, des terres point, aucun motif de plainte. Que iles. Il s'est élevé contre lelle contrat soit bien compris. Il jugé représentant cette partie|pourvoit seulement à l'admission ‘Pays comme ‘un véritable dé-ldes rails d'acier, des éclisses, atta-

-de montrer aux honorables sieurs de la gauche combien aime est la partie de ces terres nréprésentée par les vingt-cinq milos d’acres, que, d’après le contrat rojeté, nous donnerons au syndi- 1e ”. J'attire l'attention des honoral les messieurs de la gauche sur sic ce oint, parce que c'était un sujet lé discussion il y a un an. d’ai nbsé déclarer en, m’appuyant sur ré bonnes autorités, car nous en y ions dépensé un montant consildérable d'argent en explorations, réiG et plusieurs hommes expérinie tés avaient étudié la question “léSterres du nord-ouest, qu’il y a ao millions d’acres de bonnes riéËte es entre l’ouest de Manitoba et esMontaones Rocheuses, entre les et 57e parallèles de latitude d, et les honorables messieurs à gauche en doutaient.

nous consultons . maintenant

1Ë apport du professeur Macoun, xplorateur éminemment capa- 16 un des hommes les plus aptes LLLSe. ‘former uñe opinion sur la AUSHOn, car il a parcouru le pays pu us sens dans le cours. de Ia Ar dernière, nous sommes. à me de nous convaincre que . là rähde étendue de terres: désignée NOENme stérile, qui Poe Missou-

HÉ ae.

Kai

eme Ce

chez, écrous, carvelles, et autres pièces devant servir à la construclion du chemin et à l'établissement de la ligne télégraphique le long de son parcours. Quels sont donc les droits perçus actuellement ?

La loi admet en franchise las rails d'acier. |

M. MACKENZIE. Pour combien de temps ?

Sir CHARLESTUPPER. Aussi longtemps que nos usines ne fourniront pas assez de rails d’acier pour nos chemins de fer. Le gounement a compris que la construction des chemins de fer était d’une importance tellement vitale pour le développement du Canada qu'il devait faire une exception en faveur des rails d'acier, se disant que tant que l'industrie du pays ne pourrait suffire aux demandes, ia franchise devait subsister. Elle ne s'étend toutefois, qu'aux boulons, écrous, fils de fer, bois, et autres différents articles devant servir à la construction des ponts.

Après mûre réflexion nous avons jugé, M. le président, qu’en supprimant les droits sur le fer destiné aux ponts, nous pourrions avoir des ponts de ferau lieu de ponts de bois. Yat-il un seul membre de cette chambre qui ne s'est pas convaincu que si cette clause n'avait pas été établié nous n'avions qu’à importer ces ‘articles pour les libérer de tous droits? je crois devoir ajouter qu’à la suite de ce contrat, tout à fait en accord avec la politique nationale, la position de nos industries en Canada, est meilleure que jamais. En cela,

comme en toutes choses, le gouver-|qu’au point de vue du patriotisf ré

nement a tenu à rester fidèle à la grande politique nationale qui a retiré le Canada de l’état de stagnation dans lequel il se trouvait, pour lui donner autant de prospérité qu’un pays peut en envier. Cette.

politique a augmenté notre crédit,

Rp transformé nos déficils en surphié considérables, a donné de l'essor is nos manufactures, a mis l'arghfé en circulation, fait naître des it dustries d'un bout à l'autre &i% Canada ; en un mot ses résuliis ont dépassé les espérances de ti plus chauds partisans, Nous 54 rions traîtres au pays et à la positiiff que nous occupons, si nous 544 combinions tous nos cforts pi, maintenir cette, politique dé toute son intégrité, afin que le (5%

* ii nada continue à jouir de IOHS

grande prospérité qu'il pif sède maintenant. Au sujet $é cette question, je crois dix

voir mentionner que le minis des finances doit présenter un piiéé jet de loi qui définira cette qué tion, ainsi que toutes celles du 1}

me ordre qui se rattachent à fée

se A Ceres P 4 TU DE &

construction du chemin de jer

Chambre. Lorsque j'ai pris la role, j'ai déclaré que j'éprouveri{ comme membre du gouvernemeié un sentiment de satisfaction i5f même temps que de fierté, en LINE mandant au Parlement, en l'anigs À 1880, l'adoption d’une loi,as rant, dans l’espace de dix ans, des construction du chemin de fer Gb Pacifique, dans des conditions phé@t favorables que celles qu'auraiié espérées de ratifier les partisans|iéés plus enthousiastes-de l'entreprise

J'ai lu attentivement les ar ments, aussi habiles au'éloqueés développés par mes honoralf amis de l'opposition, pour étal

ST

ex.

et de l'honnêteté politique, le pi auquel ils appartiennent est Di que tout autre tenu à donner fGè appui sincère à l'entreprise. bGr crois véritablement que si jamf@t mesure a mérité l'étude en më

temps que la sanction unanime Éfaf

TGhambre, c'est bien celle que f Bhonneur de présenter aujourà Ê at L flest avec un vif sentiment de éfaction que j'ai constaté que

“ bout à l’autre du pays les poi-

‘és respiraient plus librement Otéqu'est parvenue la nouvelle anéfant que le gouvernement était ‘Ohagé du pesant et onéreux far-

ü de la construction et de la

Mais cette considération est d’or- Hrésecondaire si l’on envisage la ie tion à son véritable point de 6 Il est évident que les projets igüis au parlement -assurent au #5aŸ8 la construction et la mise en péfation d'une immense voie ferjui doit donner une vie nouele et une vigueur considérable ‘ioutes les provinces qui forment æconfédération, Jamais corps fonstitué dans ce pays n’a assumé “ii grande responsabilité que celqui incombe au gouvernement

EE

Hement et qui doivent assurer Ééécution de cette entreprise, desee à développer les immenses ‘Sources du Nord-Ouest et à at- ‘un courant d’émigration qui Ofhera une force nouvelle au Caa6à tout entier, émigration com- Sée d'artisans intelligents et la-

” eux-mêmes, spérité de cette partie du pays ;

ren montre mms ché bonté és me ere eee anna nié

get appel, je n’essaierai donc e combien il aurait été désirable qu'ils s’y soient rendus, mais j'espère que, puisque nous faisons de la construction de ce chemin de fer, jusqu'icisous le contrôle du gouvernement, une entreprise commerciale, leur opinion se modifiera.

Heux qui, tout en travaillant|Une des principales raisons qui ' assureront lafnous a poussés à changer notre ligne de conduite et a confier ration dont les membresll’entreprise à une compagnie, et

étaut obligés de s'adresser aux marchés des anciennes provinces, donnera un essor vigoureux à ‘leurs industrics. Ge sont là des raisons qui nous font espérer le support que nos honorables amis de l’opposition ne peuvent nous refuser s'ils considèrent la question au point de vue de leurs intérûts et lenvisagent comme hommes d'état.

Il me semble, Mi le Président, qu’en étudiant cetle question à un point de vus de parti, —la plus déplorable manière de l’envisager, —nous Constatons que la gauche, en suivant le programme qu’elle s’est tracé, favorise les intérêts du parti actuellement au pouvoir, de même qu'elle l’a fait lorsqu'elle s'est déclarée en antagonisme.à la politique nationale que désirait la grande masse de la population. Je dois dire que son attitude me surprend ; elle me peine, quoi qu’elle favorise les intérêts de notre propre parti.

Dans maintes occasions j'ai fait

aux honorables députés de l’opposition les appels les plus chaleureux, les engageant à abandonner

toute idée préconçue devant une

question éminemment nationale, qui prime toute considération de parti, afin que les partisans des deux opinions qui divisent le pays co-opèrent au succès de l’entreprise,

Les honorables députés de l’opposition ont refusé de répondre à pas leur démontrer aujourd’hui

cela dans. les plus brefs délais, peut se trouver dans les enseignements que nous ont donnés les deux dernières sessions. Lorsque le chemin de fer était considéré comme entreprise du gouvernement, n05 adversaires nous ont attaqués sur la question dans l'arène politique. Afin d’'embarrasser lé gouvernement, afin de l'empêcher de mettre à exécution la politique qn'’il avait adoplée, ils ont assumé ue attitude tout à fait anti-patriotique et,en dépréciant le crédit de notre pays, ont nui à l'avenir de cette grandeentreprise.

Cest avec plaisir que je constate que nous avons triomphé de cette| opposition et qu'en dépit de cet obstacle nous avons surmonté. la grande difficulté : c'est-à-dire que malgré leurs:efforts pour combattre notre programme, le jour. est venu où des. capitalistes, éclairés, ayant‘une connaissance parfaite des ressources du Canada, sont disposés à entreprendre : la conssuction de ce grand: chemin de er. D tt Comme je l'ai dit, j'espérais que, maintenant que nous avons abondonné l’entreprise comme. œuvre du gouvernement, :pour la confier à l'initiative commerciale, l’opposition pourrait, sans perdre le moindre prestige de ses partisans, s'unir à nous'pour cette graride question et -4ccorder au. syndicat chargé.de cette gigantesque:entreprise l'appui sincère et généreux sur lequel.des.: hommes. entreprenarit.

un travail intéressant tout un'pays.

‘ont le:droit:dé compter de’la part du gouvernement :comme.de celle lee i

ren De ep ou … PEU RU, Por LE ti «

tata

de chaque membre du parlement ayant le sentiment du patriotisme.

Je le 2épète, M. le président, j'ai été désappointé, mais j'espère que.

bientôt, lorsque le temps de la réflexion sera arrivé, les résultats de ce projet de loique nous soumet- ‘ tons à l'approbation du parlement et qui obtiendra, j'en ai la confance bien ferm®, l'approbation de la chambre, se.ont tels que ces bonorables mess'aurs seront forcés d'admettre, en toute sincérité, qu’en suivant la ligne de conduite que nous avons adoptée, nous avons agi selon les meilleurs intérêts. du pays et que nous avons obtenu un succès qui à dépassé toutes les espérances, |

Un mot seulement en terminant.

La plus grande satisfaction que j'aurai éprouvée: dans le cours d'une carrière politique de vingtcinq années, sera l'adoption dela loi qui nous est. soumise, et'j'ai la conviction que mon honorable ami qui. siège près de moi croira Je succès de sa vie politique Gignement couronné si, lui premier miaistre, il fait adopter par le parlement une loi ayantune aussi grande importance pour. le . Canada.

Si je n'ai pas de patrimoine à laisser à mes enfants,. je serai fier de leur. léguer:seulement le souvenir d’un.’ des événements de ma: vie politique: celui qui m’a permis de prendre une-pärtactiveà l'adoption.

de cette grande mesüre qui communiquera ‘au “Canäda un: moive-

mént d'impulsion ‘qui en: fera ‘un

pays grand.et.prospère dans .un avenir rapproché. :

ie a ct

Niue

“au fait que Ja construction du che-

. capitalistes ässez hardis pour entre-

L'honcrable I. L. LANGEVIN CE.

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