MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS
——fllh-à de
M. LANGEVIN. Monsieur le pré res à la construction de cette ligne, sident, je ne puis prendre la parolelsuivant l’ancien projet, épuisassent sur la question que le comité étudieltellement nos ressources que nous ne en ce moment, sans ressentir le poids/pourrions plus, pendant bien des an. de la responsabilité dont je suisinées, entreprendre d’autres travaux chargé, surtout lorsque j'ai à répon-de quelqu'importance. dre au discours de l'honorable député| . Elle doit aussi son importance au de Durham-Ouest (M. Blake). Cettelfait que des personnes d’une haute question du chemin de fer du Pacifi-position, honorables et riches, sont que est une des plus importantes, ,etivenues dire au gouvernement: Nous peut-être la plusimportante qui puisselsommes prêts à endosser la responêtre soumise à cette Chambre, lalsabilité du gouvernement, età cons-
lus. importante peut-être dont leltruire ce chemin de fer ; bien plus, Parlement ait jamais été saisi. Éllelnous nous engageons à l’exploiter à doit son importance au fait que, de |perpétuité, aux conditions que nous puis dix ans, le parlement la discute ;|venons vous proposer.”
Ces conditions, un message de Son min de fer aura les plus graves con-[Excellence le gouverneur-général les séquences, et, je crois aussi, les plus|la soumises au parlement, etelles font heureuses conséquences pour-le pays.ile sujet de la présente discussion. Elle la doit encore à la subvention] Mais avant d'entrer dans l'examen énorme en argenteten terres qui doitides détails, permettez-moi, en quelaider cette entreprise. Elle Îa doitiques mots, de vous ramener à l’époau fait que, bien que l’on ait deman-|ique où cette gigantesque entreprise a dé des soumissions, il y a quelques|pris naissance, et de vous montrer ce années, on n’en a reçu aucune, etiqui a été fait depuis ce temps-là jusaujourd’hutenfin, nous trouvons desiqu’à aujourd’hui.
Il y a dix ans, lors de l'annexion à prendre la construction de cestra-la Confédération canadienne de la vaux. M.le président, le parlement\Colombie anglaise, le traité intervenu et la population elle-même étaientlentre cette province et le Canada pleins d’anxiété à leur sujet, car ilsicontenaitla Condition qu’un chemin Craignaient que les sommes nécessai-lde fer du Pacifique serait construit,
artant des côtes de l'océan Paci-| Avant cette époque, l’honorable dé-
que, traversant tout le continent etlputé qui était alors chef du -gouverse reliant au système des chemins delnement de l'opposition, je veux dire fer canadiens. Cette convention all’honorable député de-Lambton, avait été soumise au parlement, qui l’a dis-demandé des soumissions pour une cutée ; après müûüre délibération, lelpartie de la section de la Colombie traité fut ratifié, et la Colombie an-langlaise, qui est actuellement donnée glaise fut admise à faire partie de lalà l’entreprise. Confédération, à certaines conditions! Voilà quelle était la situation de la à la condition, entr'autres, que celquestion du chemin de fer du Pacichemin de fer fût construit. fique lorsque nous sommes revenus
En 1872-73, le gouvernement de sirl2u pouvoir, au mois d'octobre 1878.
Après avoir examiné la question avec John A. Macdonald fit adopter par leP " parlement une loi DoUrVOyanE à La la plus grande attention, nous restâ-
À : ae À Construction de ce chemin de fer, au mes convaincus qu’il était nécessaire
, : Q de faire disparaître la solution de moyen à 20.000.000 d'acres SO 00 continuité qui existait entre les deux
Un cerain nombre de personnes pas ONEQUS bu du onuerre sèrent uu contrat avec le gouverne- 86, j |
ment pour Geo Gonsriôn 3 mai. PE ann tbe au ere ayant pu mener à bonne fin leurs P
négociations, elles dûrent demander en en Ares qu chemin de fer la résiliation du contrat. ° :
Jquence. mon honorable ami, le mi- Lorsque lhonorable député delnistre des chemins de fer, après s'être Lambton fut parvenu au pouvoir, illissuré e l’assentiment du gouveressaya, avec ses collègues, de truuverneur-généra!, demanda des soumisun autre moyen pour construire lelsions pour ia construction de cette chemin de fer du Pacifique. Ils es-partie du chemin. A part la cons- ‘sayèrent de le construire avec de l’ar-|truction de ces 185 milles, nous avons gent, des terres et une garantie. Ilsicru qu’il était de notre devoir envers demandèrent des soumissions pen-[la Colombie anglaise, devoir qu’en dant longtemps—aucune ne vint, ou honneur nous étions tenus de remplir, dont ce parlementait été informé.lde voir à ce que les travaux de cons- Ils en conclurent,d’accord avec le par-ltruction füssent commencés sans lement qui les soutenait, que le seul|perte de temps, dans cette’ province. moyen-de le construire était de leINous avons donc demaridé des sou-' faire aux frais du gouvernement, delmissions pour la construction des manière, toutefois, à ne pas trop aug-lquatres sections qui vont de Yale au menter le poids des impôts que lelterminus à l'ouest. Des soumissions pays avait à supporter. Deux tron [furent acceptées et les contrats furent: çons furent commencés par l’honora-lpassés. Cest là le programme dont ble député, l’un partant de ‘la baielnous avons demandé la sanction au du. Tonnerre et allant vers l’ouest;/parlement à la dernière session. l'autre partant del Winnipeg et se di-| Cependant, quoique le pays fût regeant vers l’est; laissant entre euxlavec nous, quoiqu’une grande majoun vide de 185 milles, qui devait êtrelrité des membres de cette Chambre rempli par la suite. Ces deux sectionslait sanctionné notre programme, il furent données à l’entreprise, et lesiserait puéril de nier l'anxiété qui rétravaux étaient en voie de construc-[gnait dans le pays, comme dans le tion lorsque le second gouvernementparlement, en songeant à l'avenir. de l’honorable sir John A. Macdonald|Cette anxiété avait pour cause. l'imreprit le pouvoir. possibilité où nous étions de dire avec
quelque certitude combien ce chemin|peut-être même pas à prendre la part de fer allait nous coûter ; personnelà laquelle il a droit‘ dans la direction ne pouvait dire positivement où s’ar-\des affaires de la grande famille des rêtait notre responsabilité, ni com-inations? Est-ce donc le moyen de - bien de millions il nous faudraitinous inspirer l'esprit d'union et de débourser, non-seulement pour cons-fraternité, de faire de nous un peuple truire le chemin, mais pour l’exploi-juni et heureux ? Vous arriverez peutter et le maintenir en bon état d’ex (être à satisfaire partiellement les ploitation à perpétuité. Bien des|12,000 habitants de la Colombie angens, se rappelant les cinq années|glaise, mais ce ne sera que parce que d'exploitation du chemin de fer In-votre action est leur cause et leur tercolonial, n'osaient envisager lalgarantie que vous achèverez cette perspective de l'exploitation du che [gigantesque entreprise en rninant le min de fer du Pacifique. Ils crai-|penple de tout le pays.” gnaient que les frais d'exploitation! Je regrette que l'honorable député, ne laissâssent un déficit capablelà l’époque où nous sommes, ait souled'embarrasser sérieusement nos|vé La question de la faible population finances pendant des années et desde la Colombie anglaise. Qu'elle eut années. 10,000 ou 12,006 habitants, cela ne Le gouvernement a été frappé delfaisait rien à affaire ; ce qui était en cette anxiété. IL s'est efforcé de selquestion,c’était une grande entreprise mettre à l'unisson du sentiment popu-lfaite pour une grande nation et un -laire, et d’apaiser les craintes que toutigrand peuple. le monde ressentait. Il aessayé de pla Il est vrai que la Colombie anglaise cer cette grande entreprise dans des|n'est qu'une province ; mais cette proconditions qui pussent être acceptées|vince sera habitée dans quelques anpar le parlement et par le peuple.nées par une ponulation sonsidérable; C'est pour cela qu’il a müri, pendanticette population sera composée de les vacances, le plan qu’il soumet au-[Canadiens comme nous, et formera jourd’hui au parlement, et j’espère/partie de la grande nation qui granque ce plan sera sanctionné par laldira comme les autres ont grandi. Si majorité de cette Chambre. nous jetons les yeux sur nos voisins, L'année dernière, M. le président,lde l’autre côté de la frontière, qui lorsque nous avons soumis à la Cham-in'étaient que 4,000,000 lorsqu'ils se bre le résultat de nos travaux pendantisont séparés de l'Angleterre et qui l'année précédente, le chef actuel desont maintenant près de 50,000,000, opposition nous répondit : nous n'avons aucune raison de dé- & S'il est vrai, comme votre chargéisespérer, nous n’avons aucune raison d’affaires en Angleterre la dit danside craindre que, avec la même énerla même circonstance, qu'il nous estigie et la même détermination, avec impossible, avec nos ressources limi-|un climat aussi fuvorabie que celui tées, d'entreprendre seuls la coloni-d’aucun autre pays, nous ne puissation du Nord-Ouest, parce que nousisions augmenter notre population n'avons ni les hommes ni l'argentlaussi rapidement que les Etats Unis. nécessaire ; si cela est vrai, dis-je,nous]) L’honorable député disait ensuite : sommes encore bien moins en état) “ Tel est le programe téméraire, d'accomplir cette tâche impossible :inconséquent, vaillant et impraticala construction de la section du che-lble du ministère.” min de la Colombie anglaise. : Est-ce! Ayant ainsi defini notre politique, donc la manière de développer le sen-lil continue : timent national, si pauvre et si faible! *“ Demande-t on quelest le mien ? qu’il soit, chez un peuple à quiiln'estiJe vais le dre. Rendre libres les pas permis d’aspirer, qui n’aspirelsourcus naturelles du revenu en fai-
sant disparaître les obstacles qui enl|le sort en est jeté. Maïs pour réaliser arrêtent le cours. Ouvrir des avenuesices deux objets, pour avoir une chanau commerce légitime en abaissantice de faire davantage par la suite, là les droits qui les obstruent ; délivrerldoivent se borner ses entreprises. le peuple aussitôt que possible des{Qu'il mette toute son énergie à ce énormes taxes qui l’oppriment.” grand travail, qu’il y emploie toutes On pourrait croire que l’honorable|nos ressources disponibles ; mais qu’il député avait oublié les cinq annéesldiffère la construction dans l’ouest ; de pouvoir dont ses amis avaient joui,let, en agissant comme s’il n’était guiet laugmentation continue, annéeldé que par de vaines imaginations, par année, des taxes de tout genrelqu'il ne s’expose pas’ à ruiner notre quialla jusqu'à cinq millions pour|pays.” une seule année ; qu'il avait oublié, J’espère bien qu'il ne le ruinera que, malgré tout cela, ses amis avaient|pas, et c’est précisément pour éviter clos leur dernier exercice avec unl|la ruine que nous avons élaboré ce déficit de huit millions. plan ; c’est pour dissiper les appré- L’honorable député poursuit : -|hensions du peuple et du parlement, ‘“ Revenir à un tarif modéré, le seullque nous venons le soumettre à la applicable dans les circonstances oùlsanction de la Chambre. Lorsque nous sommes ; insérer dans ce tarifinous irons aux voix, j'espère que nos des clauses qui donnent à nos indus-/honorables adversaires pourront se tries nationales quelques-uns desjconvaincre que nous avons parfaiteavantages de la soi-disant protection ;|ment compris le sentiment du parlepar un système bien élaboré d'éco |ment, et que ce gigantesque projet nomie et de réduction, appliqué àälsera sanctionné par une grande matoutes branches du service public.ljorité des membres de cette Chambre. contribuer à rétablir équilibre entre] Voilà donc ce que l'honorable chef le revenu et les dépenses, tout en al-]de opposition nous répondait l’année légeant le fardeau .qui pèse sur lesidernière ; voyons maintenantce qu’il épaules du peuple.” nous dit cette année. Le contrat sti- Pourquoi n’ont-ils pas fait tout celalpule en faveur du syndicat une subeux-mêmes pendant les cinq ans qu'ils\vention de $25,000,000 en argent et ont eu le pouvoir, et lorsqu'ils avaientide 25,000,000 d'acres de terres, valant l'occasion de mettre en pratique leurslà peu près $1 l’acre. Il faut ajouter magnifiques théories ? à ces deux sommes le coût des sec- “ Mais si le ministère ne prenditions achevées ou en voie de consaucun de ces moyens, s’il persisteltruction, que nous pouvons estimer dans sa course effrénée, qu'il montre|à $28,000,000. La somme totale que de la sagesse, du moins, à cet égard ;]le pays aura déboursée pour l’achès’il préfère la témérité à la prudence,|vement du Pacifique sera de $53,000.s’il se refuse à comprendre que notre|000, et si vous y ajoutez la valeur des position est grave, qu’il n'oublie pasiterres à $1, vous avez en tout $78.que notre avenir est sérieusement|000,000.
compromis, qu'il exige que nous) M.BLAKE. Vraiment! soyons prudents aujourd’hui. , Quele) M. LANGEVIN. Je ne sais pas si ministère achève la ligne jusqu’à lal’honorable député veut dire que les Rivière-Rouge.” terres sont mises à trop bas prix ; car Elle sera achevée d'ici à dix-huitnous aurions alors à examinersi nous mois. 2 re devons les évaluer plus cher ou non; ‘Qu'il construise la section desinous ne ferons pas comme lui : nous prairies à mesure que la colonisation|n’appliquerons pas cette évaluation à
l'exigera ; pour cela, qu’ilrisque quel-Jun seul contrat, mais aux contrats :
que chose, puisque, Comme je l'ai dit,|des honorables députés de la gauche,
aussi bien qu'à ceux du gouverne-lcoûtera que $78,000,000. Avec le ment actuel. / contrat de 1873, il nous aurait coûté Avec notre système, nous aurons|$84,000,000, et avec le plan,de nos tout le chemin de fer du Pacifiquelhonorables adversaires, si nous placomplètement achevé pour $78,000,-{çons à $1 la valeur de l’acre, il aurait 000, et nous aurons la garantie quelcoûté $104,000,000. la compagnie qui est sur le point! M. BLAKE. Très bien. d’être constituée l’exploitera à per] M. LANGEVIN. Si mon honorapétuité. Si nous estimons à $1 l'acreible ami de la gauche veut dire, par les terres promises par le cohtrat delson interruption, que le prix de $1 1873, nous aurions, en y ajoutant laln’est pas suffisant, prenons $1.50, et subvention en espèces, de $30,000,000,!nous aurons le résultat suivant: Le un total de $80,000,000, plus, je sup-Icontrat de 1873. aurait coûté $112.pose, les frais d’études qui sont de|000,000 ; les contrats de 1874 auraient $4.000,000 ; en tout, $84,000,000. coûté $132,000,000, tandis que le con- M. BLAKE. Pourquoi ne pas lesitrat actuel ne représenterait que inclure aussi dans la coût du contrat|$90,000,000. De sorte que, en metactuel ? tant le prix des terres à $1.50, nous M. LANGEVIN. La somme deléconomisons $32,000,000 sur le prix $28,000,000 que nous donnonsidu contrat de 1873, et $42,000.,000 sur comme prix des sections construitesicelui. du système des honorables par nous, comprend une partie de ces| députés de la gauche. frais d’études. Peut-être l'honorable député trou- M. BLAKE. Pourquoi pas tout ?|ve-t-il que $1.50 n’est pas assez,et peut- M. LANGEVIN. Mon honorablelêtre préfèretl $2. J'espère bien que ami (sir Charles Tupper) l’a dit l’autrelnous pourrons vendre nos terres à $2 jour : on n’a pas le droit d’imputerlet même à $#ouà5#5. Mais si les toute cette somme au chemin de fer.|honoraples députés se lancent dans car elle a été dépensée non-seulementlun calcul de ce genre, ils ne doivent pour les études du chemin de fer,|pas oublier que ce prix de $2, $4 ou mais pour explorer le pays, découvrirl$s doit s'appliquer non-seulement ses richesses, le diviser en fownships,laux terres données par ce contrat, etc. Je ne puis donc en inclure|mais aussi à celles que les honorables qu’une partie dans le coût du chemin|députés de la gauche auraient donde fer. nées aux entrepreneurs, et aux 5,000,- M. BLAKE. Maïs vous aviezinclu|000 d’acres qui sont retenus pour ces quatre millions dansle prix dulgarantie de l’exploitation du chemin contrat Allan. Vous devriez en fairelde fer.
autant aujourd'hui. L'honorable député (M. Blake) a eu M. LANGEVIN. L'honorable dé|bien garde de parler de ces 5,000,000 puté me permettra de continuer maljen faisant ses calculs aux prix de $4 démonstration, et d'appliquer cettelet $5 pour les terres données au syn-
“ évaluation d’une piastre l’acre auldicat. S'il veut dire que nous don-
plan que le gouvernement précédentinons une somme trop considérable avait adopté en 1874. Jene veux paslaux entrepreneurs, en leur concédant fatiguer la Chambre en faisant défiler|ces terres, il ne devrait pas cacher que devant elle de longues colonnes delnous avons ure excellente garantie chiffres ; je me contenterai de lui dé en retenant les 5,000,000 d’acres qu'il montrer que, par le contrat que nouslévalue à $5 l’acre.
discutons actuellément, le chemin de) UNE VOIX. Ces terres nous apfer, achevé, en bon état de fonction-|partiennent.
nement, et avec cette condition qu'il] M.LANGEVIN. Ces terres nous
- sera exploité à perpétuité, ne nouslappartiennent, c’est vrai, mais les
autres terres nous resteront aussilde force en dix minutes, maïs nous Non-seulement nous aurons le che-len attendons encore l’exécution., Ses min defer comme garantie de laldiscours sont énergiques et éloquents, bonne foi de ces messieurs, mais nouslet quoique nous ne soyons pas de“son aurons en outre l'excellente garantielavis, nous avons toujours plaisir à d’un cinquième de leurs terres quill’entendre ; maïs son dernier discours restera en notre possession. n’a pas sensiblement différé des pré- Evaluons le tout à $2 l’acre ; lelcédents, au point de vue de la loncontrat de 1873 aurait dû coûter $139, lsueur. 000,000 ;.les honorables députés de} Il prétendait en dix minutes réponla gauche auraient dépensé $160,000.,-[dre à tous les arguments du ministre 000, tandis que le contrat actuel m’at-|des chemins de fer. teindrait que $103,000,000. La diffé. M. BLAKE. dJ’ai dit que je ne prenrence en faveur du contrat actuel estidrais que dix minutes pour répondre de $36,000,000, en le comparant aulaux arguments qu’il a exposés dans contrat de 1873, et de $57,000,000 silles deux premières heures et demie on le compare au projet de 1874. de son discours. 7 Nos honorables adversaires, lors| M.LANGEVIN. L’honorable déqu'ils parlent .de la convention delputé ajoute une demi-heure aux 1871, devraient se rappeler qu’ils l’ontideux heures dont j'avais parlé. Il reconnue eux-mêmes comme le traité|disait donc qu’il allait répondre en qui nous lie à la Colombie anglaise.dix minutes aux arguments de mon Le chef actuel de l'opposition ditlhonorable ami. Qu'en est-il résulté ? que nous n'avons pas le droit de dé |L’honorable député a parlé pendant chirer ce traité ; que ses amis eux-lune heure et demie au moins pour mêmes ont dû l’accepter avec toutes/répondre à ce discours de deux heu ses conséquences et en tirer le meil-res et demie, et je ne "rois pas qu’il leur parti possible. Ils ont eu le pou-|soit sorti vainqueur de la discussion. voir pendant cinq ans etils ont fait! Sir ALBERT 1. SMITH. 4 gauche, leur possible pour construire le che nous sommes d’un avis différent. min de fe, Ils n’y ont pas réussi ; nous| M.LANGEVIN. L’honorable ch: avons aussi essayé , sans plus de suc |de l’opposition n’a répondu ni aux cès ; mais j'espère que la conventionjarguments ni à l'exposé historique que nous avons faite avec ces hommes du ministre des chemins de fer. . La riches, capables et honorables, avec{partie historique surtout semblait lui toutes les garanties que le contrat/répugner. Il pensait évidemment ne nous donne, nous permettra de lelpas être en mesure de combattre construire sans augmenter trop con-[mon honorable ami sur la question sidérablement le fardeau dont le pays|historique ; les anciens systèmes et les est chargé. transactions auxquelles ils ont donné Mon honorable ami, le ministrellieu ne lui semblaient pas un terrain des chemins de fer, nous a démontré |propice pour livrer le combat. Aussi, l’autre jour, par des faitset des chif \n’a-t-il pas répondu aux arguments ; fres, lorsqu'il nous a expliqué sonlil s’est Contenté d'examiner certains projet, que le chemin de fer ne coû-|détails du. projet. Il a raillé mon terait, en argent et en terres, que la honorable ami, il a raillé ses argusomme de $78,000,000. L’honorable|ments, il s’est moqué du projet qu'il chef de l'opposition a répondu à celala traité en commençant comme une qu’il ne lui faudrait que dix minutes|plaisanterie ; mais l'honorable minispour réduire à néant le discours éla.ltre des chemins de fer est sorti vainboré de deux heures de mon, hono-lqueur de la discussion. rable ami. Le chef de l’opposition| L’honorable député, en terminant peut bien parler d'accomplir ce tourison discours, a dit que par cette im
Là
. Japsus linguæ. Mais j'ai entendu ce qui
opinion qu'il aurait précédemment
et il a peut être oublié qu'il traitait
M. BLAKE. Ilmesemble que la pratique invariable du Parlement est Taccepter pour vraie toute déclaration d'un honorable député. J'ai répété ce que jai dit. Le rapport officiel, que je n'ai pas corrigé, me donne raison, et il est extraordinaire que ‘honorable ministre s’en rapporte à ses souvenirs plutôt qu’à ma déclaration et au rapport officiel.
M. LANGÉEVIN. Je ne m'en rapsorte pas à ma mémoire plutôt qu'à a déclaration de l'honorable député.
l'ai déjà dit que javais pris note de.
ses paroles aussitôt qu’elles ont été Jrononcées, .
M. BLAKE. Vous avez mal enten-
mense entreprise nous allions sacrifier l'honneur du pays. ;
M. BLAKE. Voicice que j'ai dit:
Lorsque vous étiez précédemment au pouvoir, vous avez sacrifié l’honnnu du pays; aujourd’hui, ce sont les intérêts du pays que vous sacrifiez
M. LANGEVIN. Je demande par don à l'honorable député ; il a dit que pour la seconde fois, nous allions sa crifier l'honneur du pays.
M. BLAKE. Jde n'ai pas dit cela.
M. LANGEVIN. C'est peut être ur
l'honorable député a dit, et j'ai pri note deses paroles. Naturellement, s'ilne veut pas s’en tenir à ses paroles.| 1 comme il a déjà dit ailleurs qu'il ne prétendait pas être lié à propos de l'évaluation des terres par aucune
ü M. LANGEVIN. L'honorable député dit qu'il n’a pas prononcé ces paroles. de dois accepter sa déclaration. Mais comme j'en ai pris note aussitôt que je les ai entendues, j'ai iû mal entendre, et j'accepte la rectification. - Pouvonsnous être surpris, M. le président, de voir les honorables députés de la gauche s'opposer à cette mesure qui assure la construction du :hemin d’un bout à l’autre, des côtes Au Pacifique à notre système de chemins de fer, puisque, à toutes Les époques, ils se sont opposés à tous les grands projets que notre parti à sOumis au Darlement, et que le parlement a adoptés à une grande majo-
exprimée ; silne veutpas s'en tenir à ses pare (ER
M. BLAKE. Je m'en tiens à ce que j'ai dit.
M. LANGEVIN. Je n'insistera pas à ce qu’il accepte la responsabilité des paroles qu’il a pu prononcer dans la chaleur de la discussion. Iler était, je crois, à la fin de son discours,
cette grande entreprise de cette sin gulière façon. Dan: tous les cas, M.
le président, ce projet nous met à même de travailler à lagrandisse ment. de notre pays, à l’affermisse | ité ? ment de nos institutions. Nous vor ls ont fait la guerre au Grandlons établir sur des bases solides ces] lronc et à l'ntercolonial. La Chambellesinstitutions dont nous jouissons|bre se rappelle qu'ils prétendaierit depuis des. années. Nous voulonsigue l'Intercolonial allait ruiner le qu’elles descendent à nos enfants etlpays. “ Vingt millions de piastres,” aux enfants de nos enfants commels’écriaient-ils. “Et encore si vous notre plus précieux héritage. Maislle mettez sur la frontière des Etats. Phonorable député prétend—non, je[ Unis !” Voilà comment ils ont acm'arrête, puisqu'il a retiré le moi. |sueilli le projet de ntercolonial. M. BLAKE. Quel mot ? Que l’ho-Nous n'avons pas été du même avis; norable député lise le rapport officiel.Ile pays, le parlement n’ont pas pensé et il verra qu’il est dans l'erreur. comme eux. Ne disaient-ils pas que M. LANGEVIN. Le rapport offi-les recettes de l'Intercolonial ne suffciel peut être différent; mais je répètelraient pas à payer la graisse pour les que j'ai pris note de ses paroles, parcelroues des chars ? Et cependant, mon qu’elles m'ont paru étranges. honorable ami, le ministre des che-
mins defer,nousadit,l’autre jour,que,|$88,000,000, tandis que cette année ’après toutes les apparences, les re-lelles étaient réduites, après correccettes de l’Intercolonial et du chemin|tion, à $78,000,000: Je ne sais guère ‘ de fer de l’île couvriraient bientôt leside quoi 11 peut se plaindre. dépenses. M. BLAKE. J'ai dit que j'en étais ” Ïls ont aussi fait la guerre à la po-lenchanté. litique nationale. Ils ne pouvaient! M. LANGEVIN. Je suis heureux admettre cette politique. Depuis desique l’honorable député en soit enannées, pendant qu'ils étaient au pou-|chanté; car je ne pouvais comprendre voir, nous leur demandions de proté-[qu’il eût quelque objection à faire à ger nos industries et nos manufac-l’évaluation réduite de mon honotures. Ils faisaient.la sourde oreille.lrable ami (sir Charles Tupper). J’au- Ils nous disaient: “Vous n'êteslrais été plus disposé à penser qu'il qu'une petite minorité—(et nouslaccepterait cette évaluation.et à croire avions peine, parfois, à nous faire en-ique le peuple en serait enchanté ; car, tendre}—vous ne représentez pas lelau lieu de $88,000,000, nous n’avons pays. Nous savons ce qu'il veut mieux/plus à débourser que $78,000,000. Si, que vous. Il demande le libre-échan |par exemple, l'honorable ministre des e.” chemins de fer avait dit, l’année der- Les élections de septembre 1878lnière que le chemin de fer allait ont montré qui avait raison; lelcoüter :$78,000,000, et s'il était peuple nous a donné le pouvoir etlvenu nous dire, cette année, qu’il nous lui avons donné la politiquelfallait $88,000,000, c’est-à dire $10,nationale. Comment nos adversaires000,000 de plus, jaurais compris lontils reçue ? Ne sy sont-ils paslqu’on s’en plaignit, et je suis persuaopposés de toutes leurs forces ?|dé que mon honoràble ami Le minis- Croyez-vous, M. le président, que siltre des finances aurait, lui aussi, été le chemin de fer du Pacfique étaitidésappointé de voir les dépenses augconfié à leurs tendres soins, il seraitlmenter de $10,000,000. Mais c’est terminé avant trente ans ? tout le contraire qui arrive. Mon Le chemin de fer du Pacifique seralhonorable ami le ministre des checonstruit comparativement en peu delmins de fer a pu réduire les dépenses, temps, parce qu'il est nécessaire aulet voici comment : il a examiné le pays, non-seulement à cause du traitélsujet avec plus d'attention, et avec qui nous lie vis-à-vis de la Colombieltoutes les données devant lui, il a été . anglaise, mais à cause de notre situa plus à même de juger du coût déftion au nord des Etats-Unis; cetteinitif, L'’honorable député a admis situation exige que nous ayons des)lui- même que nous recevons chaque communications directes et non in [jour des informations plus précises terrompues avec toutes les parties dejsur la richesse et la fertilité du pays, la Confédération. et que nous sommes aussi plus à mê- J'arrive, M. le président, aux objec-|me de les estimer à leur juste valeur. tions spécifiques développées par] L’honorable chef de l’opposition, FPhonorable chef de l'opposition, enlqui, l’année dernière, raïllait nos réponse au discours de mon honora-|calculs et prétendait que ces terres ble ami, le ministre des chemins delne valaient pas $1 l’acre, vient nous fer, et à l’encontre de notre projet. [dire aujourd'hui qu’elles valent $4 et * Il a commencé par faire remarquer|l$5. La population augmentée, dit-il, que les évaluations soumises au par-lchange notre position et nous permet lement variaient considérablement ;lde vendre nos terres à un prix plus que les prévisions de l’année der lélevé. Si l'honorable député peut nière pour la construction et l’é-laïnsi changer d’opinion d’une année quipement du chemin étaient delà l’autre, pourquoi lhonorable mi-
nistre n’aurait-il pas le même avan-ljoints à ceux du gouvernement, nous tage ? pourquoi, après trois ou six|pouvons nous attendre à voir un Coumois d’études, après révision et cor-lrant énorme d'immigration se diriger rection des évaluations, ne peut-il pasivers le Nord-Ouest. La population les réduire ? augmentera, les revenus du pays Pendant que je suis sur ce sujet. Jaugmenteront ; car toute personne M. je président, permettez-moi de de [qui vient s'établir en ce pays paie au mander à la Chambre et au peupleltrésor sa part de droits sur les marà qui nous devons cette augmentation(chandises importées qu’elle conde population dans le Nord-Ouest ?}somme.
Est-elle due à la politique des hono| Plus les colons qui viendront s’érables députés de l'opposition ? Est-|tablr seront nombreux, ou sur les elle due à leurs efforts? La Chambrelterres de la compagnie ou sur celles v’a pas oublié le discours que l’hono-[du gouvernement, plus grands seront rable député a prononcé, l'année der-|les revenus du pays. S'ils prennent nière, sur cette question; on n’a pas|des terres de la compagnie, ils augoublié comment il dépréciait notrelmenteront la valeur de celles du pays, et comment il vantait les Etats-|gouvernement, qui leur seront voisi- Unis. Etaitce le moyen d’engagerfnes; s'ils s'établissent sur nos terres, les colons à venir chez nous ? Etait-|le prix de ces terres entrera dans la ce ouvrir la route à l’immigrationlcaisse publique, et nous remboursera pour l’attirer sur nos terres? Je neldes vingt-cinq millions de piastres crois pas. Prenons le texte mêmelque nous sommes obligés de donner du discours de l'honorable député,là la compagnie. puisqu'il n’a rien à retirer, puisqu'il] Il y a encore, M. le président, d’aune rétracte rien de ce qu’il a dit lan.ltres raisons pour que ce flot d’imminée derüière. Peut-on s'étonnerlgration se dirige vers notre pays. Je qu'une reproduction de ce discours,|n’ai pas oublié les discours éloquents ornée à la première page d'une ma prononcés par lord Dufferin pendant gnifique photographie du chef delqu'il etait gouverneur-général du l'opposition, ait été distribuée par mil-|Canada. Ces discours nou-seülement liers sur toute la surface de l'Europelsont des chefs-d’œuvre d'éloquence, par les agents de compagnies améri-Imais-ils montrent notre pays à son caines de chemins de fer ? véritable point de vue. Ils ont été Non, M. le président, ce n’est pas|l’objet d’une attention spéciale de la anx honorables députés de l’opposi-/part du public, à cause de leur mérite tion que nous devons cet accroisse-littéraire, à cause des faits qu’ils conment de notre population du Nord-tiennent, et à cause de la position du Ouest. Le gouvernement dont je fais[noble lord qui les à prononcés ; ils ne partie a réunitous ses efforts pour y|peuvent manquer d’avoir une grande parvenir, et je ne doute pas que, si celinfluence pour attirer les immigrants discours n'avait pas. fait le tour dulvers le Nord-Ouest. monde, si lon ne l'avait pas trouvé| de ne reviendrai pas sur le discours jusque sous la porte de ceux qui selde lord Beaconsfeld ; mais ce discours proposaient d'émigrer, nous aurions|a dû avoir pour résultat d'attirer l’'atréussi à attirer vers le Nord-Ouestitention du public anglais et de ceux une immigration bien plus considé-lqui se proposaient d'émigrer, sur les rable. Maigré tout, nous avons eulressources de notre payr, et ce résul- ‘un assez bon succès sur ce point. Etitat se fera sentir sans doute pendant si ce projet réussit, avec lintérêtibien des années. Le gouvernement qu'aura la nouvelle compagnie, le actuel de l’Angleterre, le gouvernesyndicat, à peupler le Nord Ouest,|ment Je M. Gladstone, d’après l’article avec les efforts de cette compagnie.ldu Times de Londres, dont nous avons
es
eu des nouvelles l’autre jour, prouveldais qui ne sont pas satisfaits du traique :lui non plus n’est pas sourd à|tement et des lois qu’ils subissent en l'appel des futurs émigrants, et qu'illirlande viendront s'établir ici. a l'intention de coopérer avec le gou L'évaluation de l'honorable minis vernement canadien pour. aider aultre des chemins de fer, pour les tratransport des émigrants et à leur éta-|vaux qui restent à la charge du goublissement sur cette partie de l’Em-|vernement, s'élevait, l’année dernière, pire britannique. | dit l’honorable chef de l'opposition, à L'honorable chef de l’opposition|($32,500,000, tandis que cette année dit que ce ne sont pas les vraies cau-lelle n’est pas de $29,000,000; ce qui ses de l'immigration, mais que M.démontre que la première évaluation Parnell, et le malheureux état delétait erronée. Je ‘suis vraiment f4l'Irlande ont plus à faire avec le pro-[ché que cette réduction ne plaise pas gramme d'émigration du gouverne-là l'honorable député. C'est un pas ment anglais que sir John À. Macdo-[dans la bonne direction, c’est une nald, sir Charles Tupper et les autres.|économie pour le peuple, et le peuple Personne n’en doute, M. le prési-let la Chambre seront satisfaits de voir dent. Si les Irlandais étaient satis-[que le gouvernement cherche consfaits de leur condition dans, leurltamment à économiser les revenus et pays, ils n’émigreraient pas. Maïs illà diminuer la dette du pays. n'en est pas moins vrai qu'ils ne sont| Mais afin -que l'honorable député pas satisfaits et qu’ils veulent émi-[sache comment ces réductions ont été grer ; ne vautil pas mieux qu'ilsifaites, je vais lui en donner tous les viennent chez nous, que nous leurldétails. .
donnions des terres, et que nous les| Sir RICHARD J. CARTWRIGHT. établissions dans nos campagnes ? NelL’honorable ministre me permettravaut-il pas mieux que ces émigrants|til une question avant d'aller plus deviennent citoyens de la grandelloin? Il a dit que le chemin de fer nation dont nous faisons nous-mêmeslcanadien du Pacifique avait coûté. parte, au lieu de s’en aller aux Etats-|jusqu’à aujourd’hui $28,000,000. Est- : Unis, et viennent coloniser notrelce que les $3,000,000, frais d'étude, y Nord Ouest?” Ce sont de bons ci-[sont compris ? toyens, de bons cultivateurs; ce sont| Sir CHARLES TUPPER. Les $28,des hommes qui enrichiront le pays,|000,000 comprennent toutes les détout en élevani leurs familles. Pour-lpenses de tout genre, même celles de quoi ne pas leur aider à venir dans|l’écluse du Fort Francis - toutes les ce pays? Nous aidons aux Anglais,|dépenses que l’on peut porter au aux Ecossais, aux Français, aux Alle [comte du Pacifique canadien. mands et aux Scandinaves à émigrer!, M. MACKENZIE. IL devrait en chez nous ; et pourquoi n’aiderions-lêtre ainsi. L nous pas. à ces Irlandais, qui appar-| M. LANGEVIN. . A moins que tiennent à la même race qu’une par-[l’honorable député n’exige que je lui tie considérable de nos concitoyens.|donne le détail de toutes les sommes à venir s'établir parmi nous? Pour [qui composent ces $28,000,000, je lui quoi ne viendraïent-ils pas ici pouridirai...…. . jouir des mêmes droits, pour être! M. BLAKE. J'aimerais beaucoup régis par les mêmes lois que nous,là avoir ce détail. jouir des mêmes avantages que nous,| M. LANGEVIN. L’estimation d’adevenir ministres, juges, membres|vril 1879 était: De Fort William à des professions libérales, ou obtenir|Selkirk, $17,000,000 ; elle est réduite les emplois publics avec autant delcette année à $14,000,000. J'en donfacilité que les autres? Le paysleurinerai les raisons quand j'en aurai est ouvert. et j'espère que ces [rlan-|fini avec cet état. |
. Lembranchement de ‘Pembinalvoir, mais pour avoir fait son devoir était porté, l'année dernière, à $1,750, let l'avoir bien fait. 000; cette année, à 81,556,000. De} L’honorable député ne veut être Kamloops à Emory’s Bar, estimation|lié par aucune opinion qu'il aurait pu de l’année dernière, $10,340,800 ; cettelexprimer sur la valeur des terres Eu année, $8,431,800. D’Emory’s Bar à Nord-Ouest. Pourquoi donc mon Port Moody, l’année dernière, $3,honorable ami serait-il lié par son 620,000 ; cette année, $3,306,000. Lelévaluation de l’année dernière, après total était, l’année dernière, de $32,-lavoir trouvé moyen de faire des éco- 715,000 ; il est cette année de $27,965,Ânomies pour le pays ? 000, et en y ajoutant Les $35,000 de] L’honorable chef de l'opposition se l'embranchement de Fort William,|plaint que l’on ait adopté je “ Union $28,000,000. : Pacific” pour le type de notre che- Voici quelles sont les réductions :min de fer. Ilnous dit. que ce chede Fort William à Selkirk, $2,230,-Imin était dans une telle et telle con- 000 ; lembranchement de Pembina, dition, que les pentes, les courhes et $193,100; de Kamloops à Emory.lle matériel étaient de telle et telle $1,913,200; d'Emory à Port Moody,lqualité, d’après le contrat, et qu’on $313,700 ; total, $4,750,000. n'aurait pas dû, par conséquent, Pa Voici maintenant la nature de cesidopter comme type. Mais il se trompe ; réductions sur l'évaluation de l’annéelnous ne prenons pas le contrat du dernière: de Fort William à la ri-“Union Pacific” pour type du nôtre ; vière Rouge, par un meilleur éta-inous prenons le chemin de fer tel blissement du tracé et par l’'amélio-qu’il est construit, et c'est un excelration des plans, $1,385,000; par lallent chemin. Les pentes et les courréduction du matériel roulant, $745.-bes de ce chemin de fer sont meilleu- 000; par la réduction des frais delres que celles de bien d’autres chemins construction d'ateliers, etc., $200,000 :lqui sont regardés comme lui étant total, $2,330.000. Déduction faite dulsupérieurs, comme des chemins de coût de lembranchement de Princelpremière classe. Arthur's Landing et des rails d’acier,| Le Union Pacific” était ouvert à $35,60M, il reste une réduction della circulation en mai 1869; jy ai $2,295,000. Suï l’embranchement delvoyagé moi-même en 1871, et je l'ai Pembina, les réductions sont: maté-ltrouvé un excellent chemin. Quoiriel roulant, $183,100. De Kamloopsique la vitesse fût très grande, il n° à Emory, changement de plans, $l,-leut pas pendant mon voyage, en al- ” 688,200 ; réduction du matériel rou-|[lant à la Colombie anglaise et en relant $250,000. D'Emory à Portivenant, un seul accident sur toute la Moody, changement de plans, $133,-ligne, quoique, sur un chemin de fer 700 ; matériel roulant, $180,600 de cette longueur, il n'aurait pas été Ces chiffres prouvent que ces ré-létonnant qu'il y eut quelque acciductions ont éte faites avec soin etident. Nous savons qu’il arrire des basées sur de bonnes raisons; qu’elleslaccidents sur lIntercolonial. C'est ont été faites dans le but d’économi-lceperdant un excellent chemin dont ser les finances du pays et les reve-Inous sommes tous fiers. nus dont nous pouvons disposer, et} Les courbes etles pentes du “Union que mon honorable ami ne devrait/Pacific” sont meilleures que celles pas être maltraité parce qu'il a pu,ldu “ Portland et Ogdensburg ” et du après l'estimation de l’année dernière, l“ Baltimore and Ohio” Sans doute . trouver un moyen de réduire encorelil y a des pentes raides sur le “Union les dépenses. Î me semble, au con-[Pacific”, mais nous ne devons pas traire, qu'il mérite des félicitations,|en conclure, parce qu’il y a des inclinon pas qu’il ait fait plus que son de-Inaisons de 80 cu de 90 pieds au mille:
sur ce. chemin, que nous en auronslgeusement. Ils n’ont pas l'intention de même degré sur, le nôtre. Nouslde l’exploiter uniquement par plaisir ; connaissons parfaitement les régionsiils n’entrent pas dans cette éntreprise que doit traverser le Pacifique cana‘lpar simple patriotisme. Ils le font ien ; les explorations et les étudespour gagner de l'argent, et ils en gaor été nombreuses et coûteuses, etlgneront, parce qu'ils savent qu’un : quoique la ligne doive passer par deslchemin de fer traversant cette marégions passablement difficiles, ellelgnifique .région, colonisée par une est, cependant, beaucoup plus facile älpopulation nombreuse et prospère, construire, si on la compäre avec leldoit ‘onner des bénéfices considérachemin de fer ‘Union Pacific” etibles. | avec la région quil traverse. Le] L’honorable député dit que ce sera “ Union Pacific” grimpe le long deslun chemin de qualité inférieure, montagnes, ou les tourne, de sortelpourvu de rails de fer. S'il avait lu que, lorsque le voyageur s’imaginelle contrat, il y aurait vu que l’exempavoir parcouru une longue distance,ltion de droits de douane sur les mail s'aperçoit tout à coup qu’il n’a faittériaux destinés au chemin de fer que la moitié ou les trois-quarts d’un|s’applique, non pas aux rails de fer, mille, tant est tortueux le tracé de lalmais aux rails d'acier. Il faut donc ligne à travers les Montagnes Rocheu-jque la ligne soit pourvue de rails ses et la Sierra Nevada. d'acier, parce que la compagnie n’au- Mais, sur notre ligne, nous savonsira pas la maladresse d’acheter des par les études définitives que là li-frails de fer et de payer sur ces rails ‘gne, au lieu d'atteindre jamais unelles droits de douanes ordinaires. Elle élévation de 8,000 pieds, ne sera, àlse servira donc nécessairement de sa plus grande hauteur, qu’à la moi-frails d'acier qui entreront francs de tié de cette élévation. Nous avonsidroits. L’honorable député et la donc raison d'espérer que les cour [Chambre peuvent se rassurer; il n’y bes et les pentes du Pacifique cana-ja aucun danger sur ce point. dien seront plus favorables que celles! Une autre objection faite par l’homême de la meilleure partie du che-Inorable député se rapporte à l’exmin américain. emption d'impôts à perpétuité pour le Nous savons en outre, M. le prési-chemin de fer et ses dépendances. dent, qu’il ne sera pas de l'intérêt deSupposons que nous insistions pour la compagnie de construire un che-lqu’ils soient taxés, le syndicat nous min de fer de pauvre qualité. Si leldira alors : Augmentez 12 subvention ; syndicat n’était formé que pour cons-[c’est une charge indéterminée; nous truire le chemin et le remettre en-Ine savons pas ce que seront ces im- : suite au gouvernement, comme selpôts; ils seront peut-être lourds ; font presque tous les contrats pourinous pourrions peut-être rencontrer travaux publics, il serait peut-être in \des municipalités dans le Nordtéressé à construire un chemin delOuest assez rusées pour défrayer qualité inférieure. Mais, M. le prési-toutes leurs dépenses avec le mondent, re chemin de fer doit lui appar-ltant de taxe imposée sur le chemin tenir, il doit l’exploiter, et il ne seralde fer. " : | pas assez insensé pour construire un] L’honorable député n’insistera cermauvais chemin pour le plaisir deltainement pas sur ce point, lui qui le reconstruire à bref délai. On dititrouve déjà que nous faisons la subque ces messieurs, n’emploieront pasivention irop considérable. Veutil les meilleurs matériaux et qu’ils n'a-jque nous forcions ces messieurs à dopteront pas les meilleures inclinai [faire un marché à leurdésavantage ? sons et les meilleures courbes, quilA quoi servirait-il de réduire leurs permettraient de l’exploiter avanta-lbénéfices probables à leur plus simple
expression, puisque nous ne ferionsigens riches et connus, qui se chargent qu'appauvrir la compagnie ? Nouside construire la ligne à un prix de sommes intéressés, le pays est inté [$10,000,000 moindre que nos préviressé à ce que la compagnie soit enfsions de l’année dernière. mesure de construire le chemin de! L’exemption d'impôts en faveur fer et à l’exploiter ensuite, afin qu’elleld'un chemin dé fer n’est pas une inn'ait aucun prétexte pour venir tousnovation. Voici un télégramme qui les ans nous demander de meilleuresdémontrera ce que les Etats-Unis ont conditions. fait en faveur du “ Northern Pacific.” Nous voulons régler la question|Le gérant général de cette ligne nous une fois pour toutes; nous voulonsitélégraphie à la date du 15 décembre dire à la compagnie: Voïci nos con-lcourant : | ventions: Vous construirez le che] ‘“ Terrains du chemin de fer sur min de fer, nous vous payons la sub-lune largeur de 400 pieds, et toutes vention convenue en argent et enlles constructions qui y sorit situées exterres; vous exploitez le chemin etlempts de taxes’ en vertu de la charte,” vous nous donnez une garantie qu'il! De sorte que l’exemption de taxes sera exploité pendant les dix premiè-(du chemin defer “ Northern Pacific” res années qui suivront son achève |s’étend à une largeur de 400 pieds, ment. Si vous l’exploitez pendantitandis que celle du Pacifique canadix ans, nous sommes sûrs que vousidien ne s'étend qu’à 100 pieds. Les continuerez à l’exploiter: car, après ce|[Etats-Unis n'ont pas eu peur d’aller laps de temps, il y aura dans cetteljusque là. Ils savaient que le “ Norrégion une population suffisantelthern Pacific” n’était pas un ennemi. pour permettre à la compagnie unelpour le pays ou pour le peuple ; exploitation lucrative. qu’il était construit pour le bien du J'irai plus loin; je prétends que,dansipeuple et pour son usage, et quil l'intérêt dé notre pays, le parlementifallait, en conséquence, le mettre sur et le gouvernement ne doivent paslun bon pied une fois pour toutes. agir envers la compagnie comme en-\[ls savaient que ce serait une des vers un ennemi, mais que nous de-lerande artères du paysetqu'il fallait . vons la traiter comme un ami dulle iraiter avec libéralité. Notre pays pays, et lui faire le meilleur accueillest grand sous’ bien des rapports, et possible. Si nous lui marchandonslaous croyons que sous certains rapmaintenant l’argent et les terres, et silports il égalera les Etats Unis; ilnous nous la chaïgeons d'impôts, après/faut donc le mettre sur un bon pied, que le chemin sera’construit, il enjañin que les directeurs ne viennent résultera qu’un jour elle nous dira :\pàs nous dire : “ Vous nous laissez & Je ne puis aller plus loin” Ce n’estlpérir d’inanition; donnez-nous enpas ce qu'il nous faut: il nous fautiore de l'argent.” une compagnie forte, qui fasse hon) M. CASGRAIN. Nous avons enneur au pays et qui soit capable delcore la garantie. mener à bonne fin cette grande entre! M.LANGEVIN Nous avons la " treprise du Pacifique canadien. garantie, sans doute, mais peut-être ‘Nous démandons à la.compagnielies honorables députés ‘aiment-ils de faire ce que le gouvernement s’é|mieux les forcer à nous demander de tait chargé de faire. Or le gouver-meilleures conditions ? Ni le gouvernement devait construire un boninement ni moi nesommesde ce senchemin et l’exploiter. Le pays crailtiment. | gnait que nous ne pussions y par] M BLAKE. Il ne peuvent pas venir sans nous enfoncer trop pro-avoir de meilleures conditions. fondément dans la dette. Nous'avons\ M. LANGEVIN. Cependant, l’hoenfin trouvé des entrepreneurs, desinorable député croit que nous pour-
rions mieux faire. Les conditions, aurions à imposer au peuple une taxe dit-il, sont trop avantageuses pour lelde #78,000,000, ou de $88,000,000 suisyndicat. En quoi. s’il vous plaît ?lvant l'évaluation de l’année dernière. Nous n'avons pas, dit-il encore, une|Les terres appartiendraient au gougarantie suffisante pour la sectionlvernement, et celleé-là seules qui se- Est. Comment serat-elle construite ?lraient vendues seraient passibles Vous donnez trop pour la section desid’impôts au profit des municipalités. prairies. Je vais dui montrer tout à|Elles ne seraient donc pas plus taxées Pheure qu'il s’est occupé de cette sec-Ique d’après le plan actuel, si le goution l’année dernière, aussi bien qu’àlvernement construisait lui-même le cette session, et qu'il y à une notablelchemin. différence dans ses appréciations ; je| Pourquoi forcer la compagnie à vais lui montrer que, si les ministresisacrifier ses terres pour échapper à la corrigent leurs estimations d’uneltaxe ? Vous voyez bien qu’elle est session à l’autre, de manière à les ré-lintéressée à les faire coloniser. Elle ne duire, le chef de l’opposition, lu,kserait pas assez aveugle pour les garchange complètement son program [der longtemps en vue d’une augmenme relativement à la section Est dultation future de leur valeur. Ge qui chemin de fer. l’mtéresse le plus, ce n’est pas tantle M. POPE (Compton). Il n’est paslprix de l'acre que les bénéfices réaresponsable de ce qu’il a dit lannéellisés par la ligne sur le transport des dernière. produits de ces terres au marché. La M. LANGEVIN. L'honorable dé compagnie de chemin de fer Minneaputé s’est ensuite attaqué à la clauselpolis et Manitoba vend ses terres $5 qui exempte de taxes les terres de lall'acre, mais avec la condition que, si compagnie pendant vingt ans. Ille colon met en culture un certain trouve toujours que nous donnonsnombre d’acres dans une année, le trop. C’est l’objection qu’il a contrelprix sera réduit à $2 ou $2.50 ; preu- . tout le projet. Si nous taxons les|ve que la compagnie trouve sun avanterres, voyons quel sera le résultatiage, non pas dans Le prix des terres, La compagnie déclare au gouverne|mais dans leur colonisation et leur ment que le montant de la subven-|mise en culture. tion, en argent et en terres, qu'elle] Le syndicat aura tout autant d’indemande est la compensation desltérêt à vendre ses terres de manière travaux qu’elle entreprend et de l’ex-à hâter la colonisation; et chaque ploitation de la ligne. Elle nous diralcolon sera soumis aux taxes comme donc : ‘ Si vous taxez nos terres, aug-|les autres citoyens de ce pays. mentez la subvention ; elle n’est plus| Il faut bien le dire, ce chemin de suffisante. Il nous faut dix ans pour/fer n’est pas construit pour l’avantage achever le chemin de fer ; et jusqu’älparticulier de la Nouvelle-Ecosse, de ce qu'il soit terminé, nous ne pou-[l’Ile du Prince-Edouard, de Québec, vons compter que sur un nombreld'Ontario ou de quelque autre prolimité d'immigrants chaque année ;lvince, quoiqu'il doive leur amener à avant qu’il soit ouvert à la circula-|toutes leur part du commerce du Nordtion, avant dix ans, nous ne pouvons Ouest. Il est construit surtout et compter sur des bénéfices assez Con-lprincipalement pour les colons du sidérables pour nous dédommager des/Nord-Ouest ; il n’est donc que juste frais de construction. Aïnsi, si vouslde leur faire payer leur part des miltaxez nos terresaugmentez la subven-|Hons que nous déboursons pour le tion.” - construire. Et quelle sera leur con- S'ii nous falläit revemr au projeiltribution ? Ce sera la différence entre de l’année dernière et à celui des ho-|la taxe de quelques arpents de terres norables députés de la gauche, nousjdans une municipalité et le prix
de ces terres exemptes de taxesition que vous n'imposerez de taxe Et cela ne durera pas toujours ; J’ex-lni sur la voie ni sur les stations ?” je emption est limitée à vingt ans, et lesisuis persuadé qu’elle ne serait que terres vendues en perdent le béné-trop heureuse de l'obtenir à ce. prix. fice. Ce n’est donc que parce que ce projet Durant les premières années, lesla été élaboré par le gouvernement colons n'en souffriront pas, car il:{que nos adversaires le cordamnent. commenceront naturellement à s’ét&| Je n’ai pas fait le calcul de la sublirsur les terres les plus rapprochées|serficie que ces 100 pieds de lardu chemin de fer. Ges terres seronlléeur peuvent donner sur la longueur vendues lot par lot, etle gouverne-fune municipalité ; peut-être quelment, possédant des sections alterna ljues-uns de mes honorables amis qui tives, trouvera également à disposer |parleront après moi feront-ils ce caldes siennes en peu de temps. Dans|cu] ; mais, dans tous les cas, ce ne peut un espace de temps assez limité, il nel£tre qu’un petit nombre d’acres, et ce restera plus guère de terres inOCCu-Sera la seule exemption de toute la pées dans les municipalités, et les municipalité. Si quelques-unes des colons ne souffriront pas beaucouplierres restent inoccupées, les voisins de l’exemption de taxes accordée à Ceskauront les utiliser comme pâturages. terres. Mais, dira le chef de l’opposition, la Quiconque demandera une lerrélcompagnie saura bien faire payer un pourra se la procurer ; il n'aura qu'éljoyer à ceux qui se serviront de ces dire : “ Je veux ce lot,” et il laura ;jerres pour pâturage. Dans ce cas, ettout colon qui s'établira sur Ceslces terres seront, de suite, sujettes à terres écrira à ses amis et les enCou-taxe, et il n’est pas à craindre qu’elles ragera à venir le rejoindre. Danslen soient exemptes, même deux ou quelques années la paroisse ou laltrois ans.
municipalité sera colonisée, et l'on ne); rorable député nous accuse Fe ressentira pas du priviége de aussi de donner uue subvention trop lexerption, car les terres ne resteront ruse à la compagnie. L'année inocuupées que jusqu’au moment OU nière, ditil, l'honorable premier la colonisation, gagnant de proche en ministre a sournis à la Chambre les proéhe, sera parvenue jusqu'à elles. monts qu département de l’In- Dans vingt ans, d'ailleurs, il n'y auras au sujet de la vente des terres d’exemption que Po les ceni pets et ces règlements contenaient les disde largeur de la ligne à travers à ions suivantes: Le gouverne-
municipalité. . Ur: - ment avait décidé de diviser les terres Les chemins du Nord-Ouest on un certain nombre de hsières,
énéralement, je crois, une largeur POETET se &e 100 pieds ‘ a Vexempuon de axes ap pelées lisière À, lisières B, G, D et d’une . largeur de 100 pieds à tra " La lisière la plus rapprochée Fe Ole Do a chemin de fer devait se vendre vers une municipalité peut-elle être... : Ja seconde, $4 ; la troisième,
considérée comme um obstacle à las nee et colonisation de cette région ? Je crois $3 ; la quatrième, $2 ,et la dernière 51.
quenous ne demandons là qu'une| Je ferai observer que, l'année derse. . un ; 2 & . , faible contribution de la part des co-niere, l'honorable député trouvait rilors aux. frais de construction duldicule qu’on espéräi vendre ces terres " . N L] . 3 « chemin de fer. Si l’on demandait àl84 ou $5 l’acre, et pensait qu'après ulati i :on- 5 la population d’une partie quelconJavoir montré . une telle stupidité, il que au vieux Canada, qui ne soit pas[ne restait plus au premier ministre il , sa 7” . . . « .
encore traversée par un chemin dejqu à donner sa démission et à lui fer: ‘ Voulez-vous que nous-vous|Cêder sa place. Le pays n’a pas été donnions un chemin de fer, à condi [de cet avis, et noire projet fut adopté.
Nous avons un nouveau plan, cettelpliqué aux trois différents projets. Il année. Nous donnons à la compagnielaurait dù nous dire quelle somme des sections d'un mille de front surlaurait donné la subvention promise le chemin de fer, sur une profondeurlen 1873, calculée à $4, $5 ou $3 l’acre ; de vingt-quatre milles. L'honorablelqueile somme aurait atteint la subdéputé vient nous dire aujourd’hui :{vention promise par son honorable Calculez la valeur de ces terres à $4lami (M. Mackenzie) ; et en la comou $5 l’acre, selon le cas, et ces 25,-parant avec la somme produite par la 000,000 d’acres vous donnent unelsubvention actuelle, il aurait pu nous somme immense. Mais sil évaluemmontrer qu’en 1873, nous donnions ces terres que nous donnons à $4 ou $5|moins que ses amis donnaient en l’acre, il devrait évaluer au mêmell875, et que le plan actuel est le prix celles que son honorable voisin|moins coûteux dés trois.
(M. Mackenzie) offrait aux entrepre. Mon honorable ami, le ministre des neurs. Si cette évaluation est exCes-finances, n’a pas agi de la sorte ; il sive pour son houorable ami, elleln’ä pas calculé à $1 les terres que doit être excessive pour nous. Il saitinous donnions, et à 85 celles qu'ofque son honorable ami offrait 55,000.-/fraient les amis de l'honorable dépu- 000 d’acres ; il faisait alors partie dulté ; il s’est impartialement servi du ministère. taux de $1, pour comparer les deux
M. BLAKE. Je ne faisais pas par-[projets, et il a trouvé le résultat dont tie du ministère. j'ai parlé en commençant, c’est-à-dire
M. LANGEVIN. Si l’honorablelque l’entreprise nous coûte aujourmonsieur ne faisait pas partie du mi-|d’hui $78,000,000, tandis qu’en 1873 nistère, toujours est-il qu'il n’a paslelle eût coûté plus cher, et que, d’afait d'opposition à ce plan du gouver-lprès le plan de nos honorables prédénement, qu’il l’a approuvé et appuyélcesseurs, elle eût coûté une somme Ii ne s’est jamais séparé de ses amisibien plus considérable encore. sur cette question. L’honorable député s'éfforce de
À $5 l’acre, ces 55,000,000 d’acresifaire croire à la Chambre et au pays nous donnent $275,000,000. La sommelque notre plan est détestable. Je sais paraît considérable, Elle fait rirelbien que lorsque le peuple aura lu les l'honorable député. Il y a Là certai-[discours prononcés des deux côtés, il nement quelque chose de risible ;lne nous jugera pas comme en 1873, et mais qu’il veuille bien se rappeler|verra que le plan que nous proposons qu'il à faitle même calcul q xi luilest avantageux au pays, et que nous prête tant à rire, pour les terres don |ne pourrions mieux trouver, étant nées par notre plan primitif. SilPunidonnées les circonstances où nous est ridicule, l’autre l’est tout autant.nous trouvons. L
Mon honorable voisin de droite] Les honorables députés nous deme communique un calcul qui établitmandent s’il n’y a rien dans la conà 72 acres la superficie donnée par unelvention que nous aimerions mieux lisière de 100 pieds à travers unlne pasy voir et que nous voudrions towaship, et ces 72 acres seront lesichanger. Ma réponse sera celle que seuls exemps de taxes. Que l’onljai donnée en 1866, lorsque nous prenne le premier venu des townshipslavons soumis au parlement le projet etl’on verra qu’il y à dans chacunide la confédération. Nous disions plusieurs fois 72 acres en chemins,jalors à la Chambre que c'était etc. soustraits à la taxe. Pourquoilce que, les circonstances étant taxerions nous un chemin de fer, sildonnées, nous pouvions faire de les chemins ordinaires soñût exempts ?mieux. Nous avons dit au pays : Nous
J’en étais à faire remarquer que celn’avons pas à traiter pour un pays déprix de $5 et de $4 aurait dû être ap-lsert, qui doit être.colonisé et pour le-
uel nous devons faire des lois et créer! Nous devons passer un contrat avec
es institutions. Nous n'avons pasices messieurs pour la construction de à nous occuper d’un pays habité parlce chemin. Devonsnous leur dire : une seule race et ne connaissant|Il vous faut prendre ceci ou ne rien qu’une seule religion. Le pays aulavoir? Ce n’est pas là la manière nom duquel nous agissons est peupléldont les contrats sont conclus. Il par différentes races, par des Anglais,|(faut que chaque partie y mette du des Français, des Ecossais, des Îrlan-{sien ; il vous faut prendre en considais, des Allemands ; la religion pro.idération les exigences de la situation ; testante et la religon catholique ro-il vous faut voir si vos conditions maine y comptent chacune un grand/sont acceptables pour l'autre partie. nombre de fidèles ; nos institutions\Et après avoir débattu la question ne sont pas les mêmes, celles d’unelavec l'autre partie, si vous trouvez province ne ressemblent pas à cellesiqu'il a raison et que votre offre n’est de l'autre ; nous avons des institu-|pas suffisante, el que vous devez dontions spéciales à la race française.lner plus de terre ou plus d'argent, le qui y est attachée et entend les con-[résultat est que vous devez vous enserver— race loyale, aussi loyaleltendre, vous faire des concesions mu qu'aucune des autres qui habitent leltuelles, préparer le contrat et le si- Canada. Nous devons donc étudierlgner. C'est là ce que nous avons fait. les intérêts de tous, et voici un projet|Voici un contrat, et nous disons que de confédération que nous vous pro-[c'est le meilleur que nous puissions posons d'adopter dans son entierfaire. Je crois qu'il est avantageux C'est un compromis, c’est un traitélau pays, que nous épargnons de larentre les différentes provinces oùlgent au pays en l’adoptant, et j'espère chacune doit faire des concessions.ique la réponse de tons nos amis sera Ii y avait certainement, dans ce pro-lune réponse affirmative. jet, des choses que j'aurais préféré] Le point suivant auquel l'honorane pas y voir ;. cependant, je lai ac-[ble monsieur a faït allusion, est la cepté comme un compromis, et en|vente des terres par la compagnie et même temps comme une mesure des-[par le gouvernement. L’honorable tinée à faire la grandeur future dulmonsieur a entrepris un calcul trèspays. savamment élaboré pour démontrer
Pourquoi le gouvernement a-t-illque, tandis que la vente des terres de fait cela? Parce que nous a’étionsila compagnie rapportera beaucoup pas seuls à régler cette q«uestion.[d’argent à cette dernière, les sections Nous étions quaire provinces. et nouslavoisinantes, appartenant au gouverdevions tenir compte des préjugés etlnement, ne pourront guère être vendes différences de races de chacune.ldues. La compagnie, dit-il, vendra Mais il y avait autre chose. Nousises terres à cinq piastres l’acre, tansavions qu'il y avait des provinces enidis que nos terrains, dans les envidehors, à l’ouest et à l’est, ainsi quelrons, ne se vendront pas à plus d’une des territoires qui tôt ou tard devaientipiastre l’acre. Cest là ce qu’il faut demander à être admis dans la Con-linférer des calculs du chef de l’oppofédération. Les avonsnous traitésisition, parce qu'il applique ses calculs en pays étrangers ? Non; nous avons}à cinq piastres aux terres de la comdit qu’ils auraient les mêmes institu-[pagnie, mais non aux terrains du tions et les mêmes lois quenous. Eh !lsouvernement. Maïs si la compagnie bien, M. le président, en cette cir-|peut vendre ses terres à ce prix, nous constance, nous ne sommes pas seuls.|avons raison d'espérer que les terres nous avons affaire au syndicat. Gesidu gouvernement se véndront tout messieurs sont une des parties con-laussi bien. J'espère que la compatractantes et nous sommes l'autrelgnie vendra ses terres à cinq piastres