‹ Le chemin de fer canadien du Pacifique: discours de Sir Charles Tupper et de Sir Hector Langevin: exposé complet de la questionChapitre 12 sur 12 · LA · texte numérisé non relu

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Vacre, et que les colons seront heu-ldes dépenses que le gouvernement reux de payer ceprix; car alors lejaurait eu à encourir,' s’il en eût été gouvernement pourra vendre seslautrement, sera payée par la compaterres avoisinantes au même prix etlgnie, si cette dernière veut rendre le pourra ainsi se rembourser en peu deJchemin de fer profitable, et, pour ma temps. Le discours de l'honorablelpart, j'espère qu'elle y réussira. Il monsieur ne nous permet pas d’autrelest de l'intérêt du pays qu’elle puisse conclusion. de crois pouvoir direlexploiter le chemin-avantageusement que ce que l'on peut inférer raison-let avec profit, et si elle ne pouvait le nablement de son discours. tel quelfaire, il vaudrait mieux que le goupublié dans les Débats, c'est que cette|vernement exploitât lui-même le checompagnie obtiendra dix piastres parlmin. Mais nous savons tous qu’une acre tandis que le gouvernement|compagnie peut exploïter un chemin n’obtiendra pas plus de cinq dollarside fer à meilleur marché et avec Je ne sais comment il a pu arriver à[plus de profit qu'un gouvernement cette conclusion. J’ai fait tout celpeut le faire, même mieux qu’un gouque j'ai pu pour le suivre dans ses/vernement aussi bon que l’adminiscalculs, mais ils étaient si minutieux|tration actuelle. et si abondants que, malgré tous mes| L’honorable monsieur a parlé des efforts et malgré tout mon désir delobligations et des responsabilités du rendre justice à l’honorable mon-gouvernement relativement au chesieur, ilm'’aété impossible de le sui-Imin de fer. Il dit qu’elles sont indévre jusqu'au bout. Mais j'ai pu enlterminées et qu’elles ne sont pas lirecueillir assez pour comprendre quelmitées. Je trouve ordinairement que ses calculs n'étaient pas aussi impar-l’honorable monsieur est très logi-. tiaux que j'étais en droit de m'y at-lque, mais je ne puis retrouver sa lotendre de là part de l'honorable mon-lgique dans le cas actuel. Mon honosieur. : ‘ frable ami le ministre des chemins de Relativement à cétte question des/fer dit à la Chambre que les parties terres, il a aussi parlé des arpentages.jdu chemin que nous avons construi- C'est là un glaive à deux tranchants ;ltes et les parties que nous sommes les terres ont dù être arpentées enfactuellement à construire coûtent townships, des lignes exactes ont dû|$25,009.,000, et ajoute ensuite les être tirées, et pour ces travaux le|$25,000,000 que nous devons donner gouvernement avait besoin d’argent.|à la compagnie.et la valeur de $25,000 Le département de l’intérieur pourral000. Je erois que nos responsabilités, sans doute nous fournir des détailsidans cette affaire, sont aussi bien sur le coût de ces arpentages. L’ho-ldéfinies qu’elles peuvent l'être. En norable monsieur trouve à redirelévaluant le terrain à $1 l’acre, nous parce que le gouvernement devralavons un total de $78,000,090 comme . faire arpenter une partie de ces ter |la somme que nous avons. à payer. res. Si nous devons donner des sec-|Assurément ce calcul est assez défini, tions de terrains à la compagnie, illassez limité pour convenir à l’hononous faut donner les lignes extérieu-[rable monsieur. Mais il n’y aurait res de ces sections: dans ce cas, lesipas de définition dans le projet de arpentages devraient être faits. Ill’honorable chef de l'opposition. de faudrait qu'ils füssent faits par lelne puis concevoir ce que le peuple gouvernement si nous gardions lesid'Ontario ou de Québec:a fait à l’hoterres. Mais lorsque nous auronsinorable monsieur pour qu’il leur: concédé ces 25,000,000 d’acres à laldise: Vous n’aurez pas de chemin de compagnie, elle devra, naturellement,lfer. Il dit: ‘Ne construisez pas-le faire ses arpentages elle-même pourichemin de fer, laissez à lavenir le diviser les lots, de sorte qu’une partielsoin de détérminer les responsabili-

tés du pays” Il ajoute que la région|fois, ce discours était très savamau nord du lac Supérieur est si sau-Iment élaboré et très intéressant pour vage et si inaccessible, que c’est unelle pays, et l’on nous promettait que telle solitude, que nou: ne pouvonsiles déficits auraient une fin si la -ÿ construire un chemin de fer et que|Chambre voulait seulement consentir nous devons laisser cela pour consi-à augmenter le tarif. Mais après avoir dération future. Un honorable dé-lattendu d'année en année, pendant puté, je crois que c’est le députéicinq ans, le résultat n’a pas été un dAlgoma—qui connaît ce dont illsurplus—ni la définition de nos resparle—nous dit que cette région est/ponsabilités, ni les deux bouts joints loin d’être aussi mauvaise qu’on lalensemble, mais un déficit de plureprésente; que nous serons agréa-Isieurs millions de piastres. Je crois blement surpris de sa condition silque le pays admettra avec l’honoranous la traversons. Assurément|ble chef de l'opposition que c'est un l'honorable monsieur ne peut +elsrand soulagement pour le pays de plaindre du manque de définition|voir le ministre des chemins de fer dans la matière lorsqu'il peut déter-let ses amis au pouvoir.

miner le coût par un simple calcul] A six heures, l'Orateur quitte le l'honorable membre qui, évidem fauteuil.

ment, voulait plaisanter, dit qu’il a

aura un soulagement à la fin pour SÉANCE DU SOIR.

pays—et que ce soulagement viendra! , M. LANGEVIN reprend le débat : Ge ce que l'honorable ministre des|d’en arrive à la huitième objection chemins de fer sera à sa place pourique le chef de l'opposition à faite présenter de nouvelles évaluationsicontre le projet. Il a prétendu que réduites. Je n’ai pas de doute que cella division de l'argent et des terres sera un soulagement pour les hono {en trois sections n’est pas équitable, rables messieurs de la droite de voirlet n'offre pas une garantie suffisante mon honorable ami au pouvoir com-lau pays. Gette question a été bien me ministre des chemins de fer pen-Iposée par le gouvernement lorsque dant ces vingt années; et je n’ai pasnous avons discuté Îes conditions de doute que le peuple lui-même nelavec le syndicat. En consultant le soit content de cette prédiction. Dansicontrat, nous trouvons qu'il y a trois tous les cas, je crois que ce sera/sections, ou plutôt deux sections avec mieux d’avoir mon honorable amiicilune section divisée en deux souspour préparer des estimations rédui-/sections ; de la section du centre 900 tes, qu'il peut avoir exagérées, que|milles vont jusqu'aux Montagnes Rod’avoir les honorables messieurs delcheuses—à Jasper House—et 450 la gauche au pouvoir, promettant|milles de Jasper House à Kamloops; une augmentation de revenus et tous|la section de l'Est, de 650 milles, est les bienfaits d'un âge d’or à un peu-jau nord du lac Supérieur. Par le ple confiant. Nous devons nous rap-icontrat, la première partie de la secpeler que lorsque les honorables mes-ition du centre, 900 milles, doit recesieurs occupaient les banquettes mi-|voir $10,000 par mille, faisant $9,000.nistérielles, ils ne se sont pas montrés|000, et 11,250,000 acres, ce qui, à à la hauteur des promesses qu'ilslun dollar lacre, équivaut à 811,250.avaient faites. Ils disent que nos|000, faisant $20,250,000 en argent et obligations et nos responsabilitéssontien terrain. La seconde partie, 450 indéfinies ; mais j'aimerais à savoir|milles,doït recevoir $10,333 par mille

s'il en était autrement lorsque cesiou $6,000,000 en argent et 7,500,00Û honorables messieurs étaient au pou lacres de terrains, à une piastre, égale à voir. Nous avons chaque année un|$7,500,000, faisant $13,500,000 en ardiscours sur nos finances. Quelque-Igent et en terres. La section du lac Su-

périeur, de 650 milles, doit recevoir/partie centrale, avec les frais déjà en argent $15,384 par mille ou $10,-/encourus, à $45,500,000, formeraient. 000,000, et en terres 9,615 acres parjun total de $120,000,000. mille, ou 6,250,000, équivalant à| L’honorable monsieur nous a don- $6,250,000, faisant $16,250,000 enlné ces chiffres pour montrer ce que argent eten terres. Si vous prenez(coûterait le chemin. C'était, sans . ensemble les subsides en argent eten|doute, son but à cette époque de déterres, vous trouvez pour les 900|montrer qü'il coûterait une énorme milles de Jasper House $22,500 parisomme d’argent, de faire conuaître à mille ; pour les 450 milles à travers lalchaque électeur du pays qu'il coûterégion montagneuse de la Colombielrait $120,000,000; que nous étions. anglaise, $30,000 par mille, etlincapables de continuer le chemin, pour les 650 milles de la section Est.let qu'essayer de le construire, ce se- $25,000 par mille. , Néanmoins, l’ho-frait ruiner le pays. C'était sa prénorable monsieur dit que cette divi-ltention alors. Cette année, nous. sion n'est pas juste et n'offre pas unelvenons dire que nous pouvons consgarantie suffisante au pays pour laltruire le chemin pour $78,000,000, construction du chemin. L’honora (quoique, l’année dernière seulement, ble monsieur devrait se rappeler quelselon l'honorable monsieur, il devait lui-même, l’an dernier, nous a faitcoüter 120 millions de piastres. Le. un discours sur cette question dans|fait est que les honorables messieurs lequel ïil citait des chiffres pourlde la gauche ne veulent pas du tout. montrer quel serait le montant requisidu chemin de fer du Pacifique. Si pour ces trois sections. Naturelle-Inous appliquons les calculs de l’homent, son but à cette époque était delnorable député aux sections de l’est. prouver que le chemin coûterait unelet de l’ouest, nous trouverons que très-forte somme d'argent. L’hono-chaque mille de chemin de fer dans rable monsieur, répondant au minis-|la section montagneuse aurait coûté tre des chemins de fer, disait: . $100,000, et que chaque mille dans la “En outre, pour avoir un traficisection de l’est aurait coûté $50,000. sans transbordement, il faut un che-|D'après nos calculs, la section de min de première classe, et lorsquell'ouest coûtera $30,000 au lieu de nous aurons épuisé tout ce que lho-1$100,000, et la section de l’est, $25.norable ministre se propose de dépen-|000 par mille. La proportion donser, n'oublions pas que nous n’auronsinée ici est plus favorable à Ia section point un chemin de fer du Pacifique,|de l’est, comme garantie pour le goumais un chemin de fer de colonisa-|vernement, que la proportion d’après tion. . - les chiffres donnés par l'honorable “ Suivant l'ancien mode de cons-Imonsieur l’année dernière. Mais à truction, cette section Centrale coûte quoi sert de leur donner $100,000 et rait, en y comprenant les autres items|$50,000 par mille, si ces montants ne que j'aimentionnés, un peu plus delsont pas nécessaires ? Les honorables $42,500,000, abstraction faite desimessieurs de la gauche doivent voir deux tronçons de chaque extrémité.lque l'évaluation de l'honorable mi- Le tronçon de l’ouest, entré Edmond-lnistre des chemins de fer, si c'était ion et la passe Burrard, comme jellà son évaluation, pouvait être chan- Yai dit, coûterait $45,000,000, etlgée cette année, comme dans le cas celui de lest, entre Le fort Williamlde la réduction dans les contrats, qui et le Nipissingue, d'une longueur dela diminué de $38,000,000 à 528,000. -650 milles, reviendrait, suivant l’esti-000. Donc le gouvernement à une mation du député de Lambton, àlample garantie dans ce montant d’ar- $32,500,000. Aïnsi, les deux parties|gent pour la construction de la secextrêmes, estimées à $77,000,000, et laltion de l’est comme pour celle de la.

Es

section de l’ouest. En vertu du con Îtres, et où il y a besoin de chemin de trat, ces trois sections doivent étrelfer ? Jamais; nous leur donnons construites simultanément et rapide-toujours une charte, etelles sont soument. Le premier juillet prochain,|vent subventionnées par les autorités il faut que les travaux commencenillocales ou fédérales. Dans le ras sur la section de l’est aussi bien quelactuel, la compagnie du chemin de sur la section du centre; c’est là unelfer canadien du Pacifique ne demande des conditions du contrat, le marchélpas un seul dollar de subvention, ni avec le syndicat, et à l'expiration delen terres ni en argent,pour construire dix années, la section de l’est, commelces embranchements. Elle nous dit: la section du centre et la section delNous avons besoin de cette autorisal'ouest, doit être complétée. La section. Nous lui donnons 25,000,000 tion des prairies sera peut-être cous-\d’acres dont une bonne partie ne sera truite plus rapidement que lés autres.|pas près du chemin ; une bonne par- Si oui, tant mieux. Cela ouvrira leltie des terres peut se trouver à 50, pays plus tôt, Les émigrants afflueront,|100 ou 200 milles de distance. Comet nos terres ainsi que les terres delment pourra-t-elle atteindre ces terla compagnie seront occupées pluslrains? Elle a beaucoup d'intérêts tôt. C'estune condition particulièreldans ces terrains. Pourquoi? Non du contrat que les deux sections puis-lseulement parce qu'ils doivent être sent être terminées dans dix ans|vendus pour lui donner le capital Pour cette section de lest, nous|pour se rembourser, mais parce que avons réservé 16,250,000 acres pourices terrains, une fois colonisés, donconstruire les 650 milles et $25,000neront du trafic à la ligne-mère. par mille. Comme je l'ai dit avant/Ainsi il est de son intérêt de consla suspension de la séance, on ignoreltruire des embranchements, et pourque la région au nord du lac Supé-quoi enserait-il autrement? Ce che rieur n’est pas la région stérile quelmin ne sera pas un simulacre de grand nombre de gens se figurent. [chemin de fer, mais une grande voie paraît qu'une bonne partie de cettelferrée d’un bout du pays à Pauitre ; région es! un bon pays qui fourniralet pourquoi ne pas offrir toutes les du trafic au chemin de fer. Heu-lfacilités pour la colonisation du reusement pour Ontario, il selpays? Maïs les sections de terrains trouve compris dans ces limites, etlde la compagnie à 100- milles ou à le chemin de fer ouvrira le pays ;|200 milles à l'intérieur sont avoisimais cela n'empêche pas que nouslnées par des sections de terrains apsoyons certains que ce fait n’était pas|partenani au gouvernement, et les suffisant pour assurer la constructionembranchements de la compagnie de cette ligne. | favoriseront le gouvernement en ou- L'objection suivante du chef delvrant ses terrains et en augmentant l'opposition est que la compagnielleur valeur. Les colons ne se fixe- -peut construire des chemins de ferlrons pas à 200 milles à l'intérieur, où partout où il lui plaît; que les autreslil n’y aura pas de chemin de fer. Je Canadiens n’ont pas le même privi-(suis surpris des ‘plaintes des honora- - lége, mais doivent s'adresser au par|bles messieurs de la gauche à ce lement pour obtenir l’automsationJsujet. Je suis certain que les colons La compagnie peut construire deside ce pays, dans 10, 20 ou 30 ans, ne embranchements au Nord-Ouest ;lleur seront guère reconnaissants quel mal y at-il à cela? Est-ce queld’avoir essayé à empêcher la companous refusons jamais aux messieurelgnie de construire des embranche. qui veulent s'organiser en compagnie ments du chemin de fer pour ouvrir Ja permission sde construire un Che-Ile pays. | min de fer où il n'yen‘a pas d'aul Le chef de l'opposition dit que les

“Canadiens ne sont pas sur un pied/compagnies qui’ ont des terres à vend'égalité avec le syndicat. Cela n’estidre et un chemin de fer à exploiter. pas douteux, et c’est parce que cer |Les recettes provenant de la vente

faines autres personnes n’appartien [des terres et du trafic vont dans la nent pas au syndicat et ne veulent|caisse des compagnies, et servent à

as consentir les mêmes obligations.|payer les dépenses et les dividendes,

on-seulement la compagmie est in-let je suppose que cette compagnie téressée, mais le pays est intéresséjaura le droit de faire la :nême chose. autant que la compagnie à avoir des/Mais si les teïres sont vendues, le embranchements. Il est de lintérêt/syndicat ne les transportera pas hors de cette région que de tels pouvoirs(du pays. Ces terres doivent rester soient accordés à la compagnie. Jeldans le Nord-Ouest, et, si elles sont suis sûr que le gôuvernement ne re.|vendues, à qui seront-elles vendues ?

fusera pas son acte constitutif à toute|[l faudra qu’elles soient vendues à compagnie qui s’adressera à lui pour|des colons, et si elles sont vendues à les obtenir. Supposons que quelquesldes colons, nous aurons atteint exacmessieurs demeurantà Winnipeg dé-|tement le but que nous voulons atsirent avoir un chemin de fer pourlteindre, c’est-à-dire que nous aurons aller à la rivière à la Paix; quelqu’unlattiré des colons pour se fixer dans croit-il qu'ils éprouveront moins delle pays, pour le coloniser, pour en difficulté à obtenir une charte? Celfaire un grand pays, pour créer de. syndicat ne peut être un obstacle nouvelles provintes dans cette répour eux. Il ne peut empêcher d’au |[gion. Nous aurons de nouveaux sutres citoyens de construire ce chemin|jets britanniques dans ce pays, des s’ils le desirent. Ne nous rappelons-/hommes qui auront les mêmes aspinous pas le fameux projet de loi dufrations que nous, qui éliront leurs député de Bothwell (M. Mills)? Ilreprésentants, dont les représentants favorisait la construction de tous lessiégeront däns cette salle, si cette chemins de fer au Nord-Ouest, non|sall- est assez grande pour les contepar un bill, comme nous le propo-lnir ; qui, dans tous les cas, siégeront sous, mais en donnant aux entrepre [en parlement avec nous. Ils vien neurs des subventions en argent etidront ici prendre part à notre législaen terres. Donc, s’il était juste sous|tion, et ils auront tousles droits que le gouvernement de l'honorable délnous possédons. Mais l'honorable puté de Lambton—et le chef actue!|monsieur se plaint de ce que’cette de l’opposition a dû être en faveur de|compagnie aura l'avantage de vendre ce programme—d’aider aux chemin:}ses terres et d’y- fixer des colons. de fer jusqu’à ce point, il ne peut être| L'objet que nous avons en vue est de injuste pour nous de les aider lors-{construire le chemin. Nous ne déque nous ne leur donnons ni argentisirons pas dépenser $50,000,000 en ni terrains. | argent, mais $25,000,000 en argent … Lobjection suivante que l’honora |et 25,000,000 d’acres de terres; et ble chef de l'opposition à faite esilpourquoi -agirons-nous ainsi? Si. celle-ci: que la compagnie ,versera|l’honorable monsieur a raison, si la $5,000,000 seulement, et se rembour compagnie se rembourse par la vente sera bientôt par la vente de ces ter-[de ces terres, que devient l’affirmares. Quelle objection y a-t-il à cela ?|tion de l'honorable monsieur qui dit Ces terres seront les terres de La com [qu’il y à un monopole qui fermera , pagnie, et elle les vendra, et le pro |le Nord Ouest à notre population ?

.duit ira dans sa caisse et servira à|Comment l’accès de ces terres lui rembourser l'argent dépensé ou sous [serait-il fermé si ces terres doivent . crii par ses membres pour le chemin.lêtre vendues aux colons et achetées Cest le cas pour toutes les autres|par eux? Vous ne pouvez avoir rai-

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son sur les deux points. La compai PLUSIEURS VOIX. Très bien, gnie ne peut exercer un monopoleltrès bien!

qui fermera ce pays à la colonisation] M, LANGEVIN. Cette loi durera et se rembourser par la vente de ceslinei longtemps que le parlement terres aux colons. voudra la faire durer ; et si le parle- L'honorable monsieur a dit qw’elle| ment voulait abolir la loi, je suppose deviendrait la grande propriétairelque cette compagnie serait traitée du Nord-Ouest. Cela ne peut pas/éomme toute autre compagnie, comêtre, parce que, dans le premier Cas,|me tout individu, et serait indemnielle sera obligée de vendre ces ter-|s6e pour la perte de ses droits. Peutres dans son propre intérêt, et d’après|ôtre l'opinion de l'honorable monl'honorable monsieur, elle se rem-\ienr qui dit: “Très bien.” diffère-tboursera bien vite par la vente de cesleïle de la mienne ' terres. a aturellement, la compagnie M. MILLS. Très bien, très bien ! peut, s’il emploie le mot monopole .

dans un autre sens, exercer UN MO- D ANGEVIN. Je dre. très nopole de cette manière : elle sera" 15% ŒUON pli Jamais dire en ce : -Ipays: la propriéte C'est le vol La une compagnie de chemin de £r qui Brépriété est l’une des grandes aura le irailc du pays sur sa 1806 5lbases de la société, et, en consé. mais, dans tous les cas, de els pou- quence, je suis étonné de voir voirs doivent être donnés à une com- honorable monsieur, qui oc-

: : : ue } agnie, et il vaut mieux les donner|d D L À Une compagnie puissante qu'à une|CUPE une position éminente dans son compagnie faible parti, qui a été ministre de la cou-

Mais l'honorable monsieur, pour/!°206; puisse épouser une semblable

: k doctrine. Je suis certain que le parles besoins de sa cause, prétend, com- ; . .

me je l'ai dit il y à un instant, que le lement n’admettra jamais une telle

: :AtoiroldOCtTINE, dANS AUCUN Cas, que ce soit syndicat sera le grand propriétaire 0? » 2 du Nord Ouest, G je Ê TÉpète au sujet de cette compagnie ou d'un ne peut être le propriétaire du Nord-|dividu,ou que ce soit un agent d "e Ouest pour l'excellente raison que arlront a D ee ns sur 250,000,000 d’acres de terres, il Cr. a a ee D j de n’en aura que 25,000,000 ou un dix-| cest l'un des principaux traits disième du tout. : Mais l’honorableltinctifs de notre législation que chamonsieur, dans $a crainte, a oublielue fois qu'un droit acquis, un droit qu'en sa qualité de chef de lopposi-\de Propriété, a été a danger, [ partion, dans la haute position que ses Pre 2 toujours Imdemmise <es partalents et la confiance du parti libé-["les, f£S6s.

: à : ; sel M.MILLS. Pas toujours.

ral lui ont fait atteindre, qu’un défi ne doit pas être lancé ici au parle] M LANGEVIN. Naturellement,

ment. nous a dit que les hommes l’honorable monsieur persistera, dans qui s'établiront au Nord-Ouest se-lSes vues; je ne puis les modifier, Ses raient moins que des hommes s'ilsiVues sont irès avancées, mais je ermeltaient à cette loi d’exister.doute fort que, dans ce parlement, il ous parlez, a-t-il dit, d'envoyer des|PUISSe trouver beaucoup de partisans frlandais au Nord-Ouest. Qu'’est-ce[d'une telle conduite. Qu'il l'essaye. que l'honorable monsieur voudrait! M. MILLS. A la question. que ces hommes fissent? Qu'ils em) M. LANGEVIN. Qu'il présente pêchassent la compagnie d’exercerlune motion, et il verra si le parle. les pouvoirs qui lui seront conférés|ment approuvera cette doctrine. par cette loi? Il dit que les colons) M. MILLS. Vous avez un projet. ‘ seraient moins que des hommes s'ilside loi de cette nature devant la permettaient à cette loi d'exister. Chambre.

M. LANGEVIN. Si l’honorablelCela ne s'accorde pas avec les vues monsieur veut me permettre de reve-exprimées par l'honorable monsieur nir au sujet qui est sous consi-l’année dernière. Maïntenant, il dit: dération, lorsqu'il présentera le pro-lle raccordement de l’est, au nord du äet de loi. dont il parle, je serailac Supérieur, coûte trop cher, nous prêt à lui répondre. La dernière par-ln’en voulons pas; ayons la ligne du tie des remarques du nouveau chefSault Sainte-Marie qui nous amènera de l'opposition va plus loin, sur ce Manitoba en passant à travers les point, que nous pourrions le croire. Etats-Unis. L’honorable monsieur se Il dit en substance, parlant de l’enJrappellera que le programme de ce voi des Irlandais au Nord-Ouest, quelparlement n’a pas été d’avoir un nous n'avons pas besoin d'Irlandais, chemin de fer passant à travers un “no Trish need apply” Ils ne doidpays étranger, ni de dépenser des. vent pas aller au Nord-Ouest, quiestimillions pour un chemin de fer inainsi réservé pour les honorablesternational à l’est et un chemin de messieurs de la gauche; nul rlandaisfer du Pacifique à l’ouest, dans le ne doit y être toléré. Nous trouvonsbut d'avoir un chemin à travers les ordinairement des Anglais, des Ecos-JEtats-Unis d'Amérique. Nous vousais, des Français et des Irlandais]lons un chemin à nous, pour le maintravaillant ensemble aux cheminsitien Ges institutions britanniques de fer, essayant à faire leur part,lsur ce continent. Nous voulons un et l’on sait parfaitement que lesichemin qui sera un bienfait pour le Irlandais ne sont pas des ouvriers Canada et les Canadiens, mais nous moins utiles que les autres. Maisine voulons pas d’un chemin qui con-

.que veut l'honorable monsieur? Jelduira nos émigrants à travers les nai pas de doute que vous vous rap-[Etats-Unis et les enlèvera au Manipelez son discours de 1874. Il pré-ba et au Nord-Ouest. Si l'honorable férerait la main-d'œuvre chinoise. Ilchef de l'opposition veut un chemin préférerait Les Chinois aux Jrlandaiside ce genre, pourquoi n’a-til pas, Je n'ai pas d'objection aux Chinoiïs.lorsqu'il était au pouvoir, présenté lorsqu'il y en 2 dans le pays, tantison projet du Sault Sainte-Marie, s’il qu’ils respectent les lois et sont delen avait l'intention? Mais non; il bons citoyens ; mais ce que je dis estin'était pas certain de son fait. Il saceci: œue nos pripres compatriotes. |vait qu'il ne pouvait effectuer ce racles Irlandais, qui quittent leur îlelcordement de l’ést par le nord du lac : magmfique ne manquent pas delSupérieur; il ne pouvait trouver une venir ici. Il y à assez de travail etcompagnie, il n'avait pas une com de terres en ce pays pour eux, et ilspagnie, il n’avait pas les moyens à seront reçus comme des amis, non|sa disposition, et il n’a jamais parlé comme des ennemis. de ce projet. Mais maintenant, v2y- - J'arrive maintenant à un point trèsions ce que l'honorable monsieur a important, une remarque très impor-[déclaré l’année dernière. C'est très tante faite par l’honorable chef delintéressant, parce que cette déclaral'opposition. T1 dit qu’il est en faveurltion expose le programme de l’oppod’un raccordefnent avec l'Est, maisfsition relativement à l'Est du Cananon au prix d’une dépense énorme.da ; et lorsque je parle ainsi, je veux Il ne veut pas, dans tous les cas, de parler de cette région à partir du lac la section du lac Supérieur pour lelNipissingue à l’est, y compris Ontaprésent, et préfère la ligne du Saultlrio, Québec et les provinces mari- Sainte-Marie. Il dit que la ligne se-ltimes. Voyons ce qu'était le prorait de 87 milles plus longue que parlgramme des honorables messieurs de le nord du lac Supérieur, mais quella gauche, au sujet de l’est, et ce que - nous l’aurions sept années plus tôt.Inous pourrions attendre de leur part

s'ils occupaient les bancçuettes minis-Ibec lui avait présenté avec plus de térielles. Je ne veux pas être troplchaleur encore, dans le secret du calong sur un sujet de cette nature.lbinet, les observations que je viens mais je crois que la Chambre pren-\de lui faire publiquement. de ne sedra patience pendant que je lirailrais pas étonné qu’on lui eût fait enquelques extraits du discours de l’ho-Itendre, en termes aussi énergiques norable monsieur. Je ne demandelque le permettent les égards dus à pas la permission des honorables\un ministre puissant, qu'il est indismessieurs de la-gauche, parce quelpensable de sa part de laisser entrec'est un discours de leur propre chef,|voir l'espoir, si faible qu'il soit, que, et naturellement ils seront heureux|dans un avenir prochain, le chemin de l'entendre encore une fois. L’ho.|de fer sera raccordé à la ligne princinorable monsieur disait: pale; et que l'honorable monsieur ‘Nous ne devons pas oublier ici leleüt répondu à la députation dé Quéchaïînon de l'est. L’honorable mon-lbec: “Messieurs, pour. le moment, sieur, de son côte, ne l’a pas tout à[nous ne pouvons brüler la chandelle fait oublié, et 11 a fait preuve d’égardsique par le milieu et par le bout de à notre endroit en laissant entrevoir/louest; mais un temps va venir, une faible espérance que ce chaînon|plus tôt que vous ne le pensez, où sera construit. nous la brülerons par le milieu et “ La province de Québec a dépensé|par les deux bouts, et le bout de l’est près de $11,000,000—ce qui était un/flambera comme lautre” Cest là, peu au-dessus de ses moyens—pouridu moins, ce que lhonorable monconstruire un chemin de fer dont lelsieur nous a laïssé vaguement entenbut principal est de s'emparer duldre ce soir. ‘ commerce du Pacifique. Elle a tendu! ‘ Mais mes honorables amis de son bras dans la direction de l’ouest,|(Québec ne manqueront pas de comaussi loin que cette capitale, et ellese| prendre combien ils se rapprochent demande maintenant à quelle époqueldavantage de leur but en se mettant elle pourra atteindre plus loin, quandl'immédiatement à construire l’extré les dépenses énormes qu’elle a en-|mité de l’ouest et à dépenser, suivant courues lui rapporteront les béné-|l’estimation corrigée, $30,000,000 à la fices sur lesquels elle comptait. JelColombie anglaise. Ils sentiront suis heureux d'apprendre que son/combien. en allant jeter $30,000,000 chemin de fer donne quelque rende-|dans ce pays à teinte brune, repré- -ment tel qu'ilest; mais Québéc ne/senté sur la carte de l'honorable micomptait pas ce que son chemin delnistre, ils vont hâter le jour où fer rapporterait, étant encore neuf etinotre excédant devra nous permettre difficilementexploité :elle voulaitqu’illde faire le raccordement après lequel amenêt un grand changement delils soupirent. Ils examineront si commerce dans ses principales villes.|notre bourse est semblable au vase qu'il attirât la prospérité däns son|d’huile de la veuve, lequel contenait sein. Mais à moins qu'il ait un rac [toujours la quantité suffisante, quelcordement à l’est, et tant que ce rac-lque quantité qu’on en tirât. Ils con- .cordement ne sera pas fait, l’espoirisidéreront si, même dans, notre abonqui l’a engagé à construire ce chemin|dance et notre prospérité, même avec ne se réalisera pas. Mon honorablelles facilités que nous possédons de ami a senti cela. faire des emprunts et d'obtenir des “Je ne prétends rien savoir, maisicapitaux, nous serons plus en état je ne serais pas surpris si, privément,id’exécuter les travaux à l'extrémité on lui avait parlé dans ce sens. Jelde l’est, par le fait que nous commenne serais pas surpris si quelqu’hono-Içons maintenant à construire la sécrable député de la province de Qué |tion de l’ouest. Ils songeront qu'il

est possible, qu’il est probable mêmeldésignerai pas le jour où l'occident que la précipitation que vous appor-lunira sa pourpre aux roses de l’o- ‘tez dans la construction de la section/rient, maïs ce jour arrivera bien plus de l’ouest surcharge le pays, com-ltôt qu'aucun de vous ne peut le promette l'existence du projet touticroire” À un moment donné, il dit: entier, et rende irréalisable, sinon/“ J'irai lentement dans l’ouest, parce pour toujours, du moins pour long-Iles travaux peuvent être très lourds temps, toute tentative d'opérer unelpour nous; n'ayez ducune crainte.” liaison à l’est, Puis, l'instant après, il s’écrie: “Je Suivant ses habitudes, l’honora-|[puis procéder dans l’ouest avec une ble monsieür n’a pas été tout à faitlrapidité telle, qu'il me sera possible logique sûr ce sujet. Dans le butide commencer tout à l'heure dans de calmer l'anxiété de ses amis et dell’est—n’ayez aucune crainte !” Voilà ses partisans, il a fait tout ce qu’il alles paroles logiques de l’honoratle pu por démontrer que le gouverne-Iministre, Or, je ne doute pas que ment est obligé de procéder avec len-lces assertions n'aient pour but de teur. Ce contrat, dit-il, contient deslsatisfaire et de consoler, et peut-être clauses qui vous donnent le pouvoir|y réussiront-elles ; mais si on examine absolu d'arrêter les travaux à unlla chose à un point de vue politique, moment donné; et sinous voyonsije crois que ses propositions sont que la construction de ces 125 milleslirréalisables en fait, et qu’on reconde la Colombi- pèsent trop lourde inaîtra l'impossibilité de commencer ment sur les ressources du pays,iles travaux de la partie de l’est avant soyez certains que nous la disconti-que les sections du centre et de nuerons. Nous n’allons pas vite ;louest soient terminées, si du moins nous procédons lentement. Nouslentreprise doit se poursuivre suicomptons cependant, dans l’espace delvant le projet et les intentions de - dix années, après avoir économisé les/l’honorable monsieur qui, dans mon dix millions dont j'ai parlé, construirelopinion, sont au-dessus des ressources au moins cette section ; mais nous neldu pays. Québec peut s'attendre à nous engageons pas à la terminer en|voir la section de l’est se commencer dix ans: Nous ne considérons pasilorsque la partie ouest sera termique nous sommes tenus envers lalnée, c'est-à-dire que la section Est Colombie anglaise d'achever ces ou-Iserd commencée en 1890 pour se tervrages en 1890, et nous ne les achève [miner en 1897, et j'espère que nos rons pas dans les dix années si lalvoisins vivront assez longtemps pour chose épuise par trop les ressources|goûter cette jouissance.” du pays. Cest là ce que l’honorable mon “Il n’en fallait pas moins pourisieur à dit l’année dernière, en s’a calmer les appréhensions dé ceux quildressant aux députés de Québec. Il craignaient que les impôts füssentlespérait avoir leur appui, et il leur trop considérables et les dépenses|disait que les députés de Québec n’é faites avec trop de précipitation. Maisltaient pas convenablement traités VPhonorable monsieur a'été obligé delpar le gouvernement du pays, que revenir sur ses pas, et pour prouverl|leurs intérêts étaient négligés et que que même cette grande dépense n’a [le raccordement avec l’est de cette journerait pas indéfiniment les tra-Isection qui se trouve au nord du lac vaux de la partie de l’est, il lui a Supérieur avait été retardé, parce fallu montrer la “ frange d'argent” \que l’on voulait dépenser 30 millions du nuage—c'est ainsi, je le crois du|de piastres à la Colombie anglaise, et moins, qu’il s’est exprimé; il dit enlque les revenus du pays n'étaient pas effet : ‘ J'ai tellement confiance dansisuffisants; que nos bourses n'étaient la réussite de mon projet, que je nelpas assez bien remplies pour cons-

truire plus que la ligne de la Colom-|Chambre, je puis dire, sans présompbie, et qu’en conséquence cette pauvreltion, que duelques-uns de mes coups rovince de Quéhec était laissée àlont été sentis par l’honorable mon- ’arrière-plan. L/est était négligé, aulsieur. Lans tous les ras, l'honorable dire de l'honorable monsieur ; maisimonsieur est un fin renard, et voyant sil pouvait seulement revenir sur lesiqu’il ne sera pas appelé à appuyer le banquettes ministérielles, que ne de-Iprogramme qu’il exposait l'an der. vrait il pas faire pour la province delnier, il dit: “Non; ne voyez-vous Qnébec? (“A tout prix, ramenez-moilpas que cela n’est pas de votre intéau pouvoir, donnez-moi encore cinglrêt comme Québecquois? Ne voyezans, et je ferai ce que je n'ai pas fait|vous pas que le programme est de conpendant les cinq dernières années ;istruire la ligne du Sault Sainte-Marie? mettez-moi à même de vous donner|Lui, un homme d’Ontario, se plale chemin de fer que ce mauvais gou-içant au-dessus de toutes les considévernement ne veut pas vous donner/rations de parti, de toutes les consi- Voyons maïntenant ce que l’honora-Idérations locales, ajoute: ‘Vous ble moïsieur nous dit aujourd’hui.|voyez que le chemin de fer va ,ame- Nous avons ce projet de chemin delner tout le commerce de l'Ouest, tout fer et nous venons devant le parleÎle commerce du Nord-Ouest amériment avec un contrat et un syndicat,|lcain—où ? à Montréal. Et alors, vous, et que trouvons-nous? Nous trou-Imessieurs de Québec, ne me donnevons que non-seulement la section delrez-vous pas un coup d'épaule et l’ouest, maïs encore la section de l’estin’appuierez-vous pas mon projet, sont assurées. L’honorable monsieur|lorsque vous voyez que par mon plan voit immédiatement que cette section|de la ligne du Sault Sainte-Marie, je étant assurée, Ontario, Québec et l'estidirige le commerce vers Montréal et seront reliés avec le chemin de ferQuébec? En conséquence, vous devez du Pacifique. Il voitimmédiatement|me suivre et ne pas appuyer le gouque son discours de l’ar dernier seralvernement. Si vous le suivez, vous cité ici et que tous sauront que lelcourez à votre perte. Mais venez avec mauvais gouvernement qui n’étaitimoi, et j'aurai soin de vous. de veilpas favorable à l’est a assuré à cesllerai à vos intérêts” Je réponds à pauvres Québecquois le raccordement|l'honorable monsieur qu’il ne doit pour lequel ils ont dépensé leurs|pas espérer qu’ils le suivront. L'ho- $11,000,000. Mais l'honorable mon-norable monsieur et la grande majosieur est un fin renard. J’espère quelrité de la Chambre savent parfaitecette expression est parlementaire.|ment que ceci est un aussi bon plan, Je pense qu’elle est convenable, maislpour la construction ‘du chemin de je ne voudrais pas me servir d’une ex-fer, qu’il était possible de soumettre pression qui ne serait pas parlemeu-jau parlement. C’est un plan qui astaire. : .|surera la construction du chemin— M. BLAKE. Je ne m’oppose pas àlun plan qui servira les intérêts de cette expression. toutes les parties du Canada, et don- . M. LANGEVIN. Je suis heureuxinera un chemin de fer sur le terrique l’honorable monsieur ne s’y op-ltoire canadien, au lieu d’un chemin pose pas ; il dit qu'il ne s'oppose àlde fer qui transporterait une partie rien de ce que je puis dire, parce quelde notre commerce à travers les Etatscela ne peut lui faire tort. Il n'estUnis, et conduirait les immigrants pas aussi invulnérable qu’il croit/hors de Manitoba. Nous savons très lêtre, ou qu’il pourrait le paraître, etlbien ce qui se passe chaque jour au quoique mes coups ne soient peut-lsujet des provinces et des territoires être pas aussi rudes que ceux dejde l’ouest du Canada; nous'sonimes quelques autres membres de cettelobligés d'envoyer nos immigrants à

travers les Etats Unis, et à chaquelqu'il sera exploité par lui pour tout station nous rencontrons des racCo-|le temps à venir, et que rous avons leurs envoyés par les compagnies delentre les mains des garanties suflichemins de fer et de colonisation. quilsantes pour assurer ces deux résuiinsistent auprès de nos immigrantsitats. J'ai démontré, au sujet de l’expour que ces derniers aillentau beaulemption des taxes, que ce n’est là Kansas ou dans d’autres territoires(qu’un privilége temporaire, et que la de l’ouest des Etats-Unis. Ils leurlquantité de terres qui doit être exdisent de prendre passage dans leslemptée pourtous les temps à venir, Chars et d’ailer dans un pays où ilsléquivaut à environ 72 acres par towntrouveront des amis, au lieu d’aller/ship ; que dans ces townships nous à Mavitoba qui est un pays inhospi-lavons, sur les chemins ordinaires, talier. Ils disent: “Ne voyez-vousldix, vingt fois autant de terrain qui pas cette petite brochure? Elle con-se trouvent dans la même position et tient un discours de l’un de vos hom-|ne seront jamais sujets à la taxe, et mes-les plus éminents du Canada, lelque, conséquemment, cette voie ferchef de l'opposition; nous ne cher-[rée fournira aux colons un moyen chons pas à vous tromper, puisqueld'avoir accès aux marchés de lunivoici sa photographie.” Ainsi ils vontivers, ne leur coûtera rien que les aux Etats-Unis, et les honorables mes-Imontants qu’ils auraient prélevés sur sieurs trouvent leur conduite patrio-lces soixaute-douze acres non taxés tique ! par township. dJ’ai démontré que ce Je crois, M. le président, que j'ailcontrat en est un qui, dans son entouché à presque tous les argumentsisemble, devrait recevoir la sanction dont s’est servi l'honorable monsieur ;ldu parlement, quoiqu'il puisse conmais, comme il y en a d’autres quiltenir certaines conditions que queldoivent parler après moi, ils relève-lques honorables messieurs auraient ront sans doute les points que je puis|préféré n’y pas trouver. avoir omis. Je crois, dans tous les\ Lorsque le grand projet de la Concas, que j'ai démontré quelles sont/fédération était devant la Chambre, les raisons qui nous ont portés, en|nous avons vu qu'un député s'onpopremier lieu, à entreprendre la cons-lsait à une clause, tandis qu’un autre truction de cette voie ferrée, et quels’opposait à une autre clause ; mais les divers gouvernements qui se sontiles promoteurs de ce projet disaient : succédé ont adopté un programmeltCe projet mofire-t-il pas, dans pour sa construction. dJ’ai indiquélson ensemble, un changement avanquels efforts ont été faits, quels sontltageux, une grande amélioration sur les plans qui ont été soumis et les sa-|l’état de choses actuel?” La sanction crifices qui ont été demandés au par-|du parlement lui a été donnée, et le lement etau pays dans chaque cas.peuple en a bénéficié largement, J'ai démontré, en estimant le prixdesisrâce aux institutions dont nous terrains à $1 l’acre, que le montantlavons été dotés en 1867. Le chef de d'argent et de terres que nous de-l’opposition demande pourquoi un mandons au parlement de consentirlcontrat aussi monstrueux a été souà donner au syndicat—le montantimis au parlement. Je lui dis que dépensé et à dépenser est de $78,000,-Ic’est pour assurer le maintien de nos 000,—est de beaucoup moiïns élevélinstitutions, augmenter notre popuque tous les montants qui aient ja-Ilation et enrichir Le pays. mais été mentionnés comme devant Le hi représenter le coût probable du che- M. RYMAL. Très bien, très bien ! min de fer. J’ai démontré, de plus] M. LANGEVIN. Oui; je dis: pour que, non seulement le chemin de ferlenrichir le pays. L’honorable député, sera construit par le syndicat, mais|qui est entré au parlement en même

temps que moi, sait qu’un cuitiva-lleur : notre population est composée teur qui emprunte de l'argent pourd'éléments aussi sains que la leur; construire une maison où une grangelnotre population est aussi prolifique est certain que, bien qu'il s'endette.lque la leur, et l'immigration venant son emprunt sera bientôt rembourséldes Iles Britanniques, n’a pas dimipar le produit de sa terre. Le mêmelnué cette qualité. Avant qu’un grand principe s’aprlique à la construction nombre d'années se soient écoulées, d'un chemin de fer, qui doit ouvriinous aurons. en Canada, une populale pays à la colonisation. On se de |lion nombreuse, et avec la population mande souvent pourquoi il n’y a pasnous aurons la richesse; etavec la un plus grand nombre de colons quiirichesse et la population nous aurons vont s'établir sur nos terres du Nord-Île pouvoir. Ce continent ne doit pas Ouest ; mais chacun sait que le cou-lappartenir entièrement aux Etatsrant de l'immigration ne se dirigera Unis. La Providence a réglé qu'il y pas vers cette région, que ses res [aura une autre grande puissance au sources ne seront pas développée:Inord de ce continent; que nos inst avant qu’un chemin de fer fournisseltutions différeront des leurs ; qu’elles aux colons des communications aveciseront modelées sur les grandes, les marchés de l'univers. Nous vou-|libres et belles institutions de lAnlons peupler le Nord Ouest, nouslgleterre; que nous montrerons ces aussi, Nous ne pouvons coloniser lelinstitutions comme un modèle pour Nord-Ouest autrement. Malgré touslles autres nations, et qu'avec ces insnos efforts, et avec tout le mécanismeltitutions, à côté de celles des Etats. puissant que le gouvernement peut\Unis, nous devrons montrer à l’uniavoir à sa disposition pour attirer des\vers que nous pouvons prospérer, immigrants au pays, nous ne pou-vivre heureux et posséder toute la vons y amener plus de 15,000 ou 20, |liberté désirable sous le drapeau bri- 000 émigrants par année; mais avec|tannique. . ce syndicat puissant, ayant tout in| Naturellement, l'honorable montérêt, pour son avenir, à attirer deslsieur peut s'élever ou ne point s’éleimmigrants à ce pays, à coopérer|ver au-dessus des simples considéraavec le gouvernement, nous nousltions de parti. Les honorables mes. assurerons certainement une immi-fsieurs peuvent voir ou ñe pas voir gration qui sera au moins égale àlque ceciest une de ces grandes melimmigration qui depuis des annéeslsures qu’un parti, même lorsqu'il est se dirige vers les Etats-Unis d’Amédans l’opposition, ne doit pas hésiter rique. De fait, M. le président, nousjun instant à appuyer. Ceci est une avons l'intention, au moyen de celde ces rares occasions où les hommes chemin de fer, de faire de ce paysipublics doivent montrer comment ils lun des pays les plus prospères et lesisavent apprécier les grandes quesplus puissants de ce continent. Avecltions et comment ils peuvent prévoir notre population peu nombreuse, lel’avenir du, pays. Ceciest une me, temps n’est pas arrivé de parler delsure que nous, dans tous les cas, notre nation comme d'une nationlcomme hommes publics, comme repuissante. présentants de la population de ce Il y a pas un très-grand nombrelpays, comme représentants des repréd'années, les Etats-Unis n'avaient pasisentants au parlement, considérons une population plus nombreuse quelcomme le couronnèment de notre vie; la nôtre ; mais maintenant ils'sontlet pour ma part, ayant joué un rôle une des nations les plus puissanteslimportant dans l'établissement de la de l'univers ; et pourquoi n'aurions-Confédération de ces provinces, et nous pas une carrière aussi brillante ?Jayant contribué, dans l’humble me- Nous avons un aussi bon pays que lejsure de més forces, à amener la con-

dition actuelle du pays, ie serai fierhheureux d’avoir pu, aujourd’hui, avoir contribué aussi, commemem-lavoir la bonne fortune, non-seule-: bre du gouvernement, à amener lelment d'occuper un siége en cette règlement de cette importante ques-[Chambre, mais aussi d’avoir été l’un iton ; et lorsque le jour viendra où jeldes membres du gouvernement qui devrai me retirer du parlement etla été appelé à soumettre cette grande rentrer dans la vie privée, je seraimesure au Parlement.

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