Le chemin de fer canadien du Pacifique [microforme]
Je suis très heureux de sou là réclamer l'indulgencs de la mettre une motion à cette Chambre |Chambre,que je la demande prinei- us relativement à la question la plus|palement afin de lui répéter des -| 4 importante qui ait jamais occupé déclarations faites par des honmes Ê l'attention du parlement, une mo-'beaucoup plus expérimentés que tion qui présente à l'approbation du moi et occupant en cette Chambre parlement les moyens par les-let dans le pays, les positions les quels la grande œuvre nationale, !plus éminentes. N'était ce qui le chemin de fer du Pacifique ca !s'est passé hier, j'aurais eu raison É nadien,sera terminée et exploitée à d'exprimer l'opinion que les réso- | È l'avenir d’une facon qui a déjà ob:|lutions, si importantes et si sérieutenu l'approbation de, cette Cham-}ses qu'elles soient, auraient reçu bre et la sanction du peupie de celle consentement unanime de ce pays, et à des conditions plus favo- | Parlement : rables qu'aucune de celles qui ont IS “ù été bténlablémient offertes ‘ Par-| M. BLAKE, Vraiment. lement. Je suis obligé, M, le! Sir CHARLES TUPPER, Je dis président, dè demander l'indulgen-|que j'aurais eu raison d'en arriver ce de la Chambre; car il me faut!à cette conclusion, —n'eussent été exposer assez longuement les rai-|les indications très significatives sons sur lesquelles je m'appuie|qui nous ont été données par la gaupour affirmer que ces résolutions che—parce que ‘ces résolutions contiennent le programme du parle-Idemandent tout simplement aux ment du Canada, tel qu'exprimé|honorables députés des deux côtés en plus d’une occasion, et que ces|de la Chambr”, d'affirmer une prorésolutions présentent à la consi |position qu'ils se sont engagés à dération du parlément,pour l’achè-|soutenir à maintes reprises, comme vement de cette œuvre, des condi-|hommes publics. Je n'ai pas be-
tions plus favorables que toutes!soin de rappeler à la Chambre que celles qui « tété préalablement|lorsque mon très honorable ami, soumises ; etj'hésite d'autant moinsile chef du gouvernement,occupuit,
mn tea eme ce eme mmee ce ne ee ce de D ee ed de 2
en 1871, la même position qu'il a| propres à assurer son achèvement, maintenant, le programme de lala Chambre a été unanime sur ce construction d’une grande ligne de|point, parce que les honorables. chemin de fer qui devait relier les| messieurs qui représentaient alors deux océans qui forment les limi-|l’opposition dans cette Chambre, tes est et ouest de la confédération|ont appuyé une résolution présencanadienne, reçut l’approbation de|tée en amendement à la nôtre par cette Chambre. Non-seulement ce, M. Dorion, juge en chef aujourprogramme reçut l'appui de la|d’hu, déclarant que le chemin ne grande majorité du parlement du/serait pas construit autrement ; \ pays, mais en termes formels lesiles mots ‘ et pas autrement ” moyens à l’&ide desquels cette en:|étaient ajoutés à la résolution dans treprise devait être executée fu-Ile but de mettre ie gouvernement rent incorporés dans une résolution dans l'impossibilité d'assurer la et soumis à la considération du|construction du chemin autrement Parlement. Il fut proposé par lelqu'au moyen d’une comprgnie. regretté sir Ceorge Cartier : particulière aidée d’une concession
“ Que le chemin do fer auquel il estfait|de terres et d’une subvention en allusion dans l'adresse à Sa Majesté rela-largent. Et tandis que la résolu-
Le à la PATES conclue avec la|tion. proposée par sir George Car- Colombie anglaise,et sanctionnée par cette| +: ‘ar . j # Chambre, samedi, le 1er avril dernier, ter, RE A chemin se soit construit et exploité par une compa-['ait Construit de celte maniére,
gnie particulière et non pur le gouverne-| recevait l'appui de tous les députés ment fédéral, et que la subvention (tu gou |de la droite, l’affirmätion encore: vernement qui devra être accordée pour plus forte proposée par M. Dorion,
assurer le succès de l’entreprise, devrait , < : k se cemposer de telles concéssions libérales que l ouvrage ne serait pas exécuté
de terres, et de telle subvention en argent|autrement, reçut, je crois, l'appui el autres aides, qui ne pèseront pas trop de tous les députés de la gauche. sur l'industrie et les ressources du Canada, | Donc, je crois pouvoir dire que ce + et que le Parlement du Canada pourra dé- rogramme du parlement a été
terminer à l'avenir. 5 ormellement approuvé dans les
M. BLAKE.—C'est la résolution |résolutions qui figurent dans les.
sournise en premier lieu. journaux de 1871. Plus tard, en Sir CHARLES TUPPER. C'est la|1872, il devint nécessaire de décla. résolution primitive, etelle a été|rer en termes précis quelle aide le amendée afin de déclarer plusgouvernement se proposait d'offortement que l'ouvrage n’entrai- k nerait pas une augmentation de|pour la construction du chemin de. l'échelle de taxation. J'étais sous|fer. Les journaux de 1872 monl'impression que la résolution queltrent que le parlement, par un vote j'avais sous la main était la motion donné en pleine connaissance de
Hi Eoae telle qu'elle a été adoptée. |cause, et à une très grande majori-
’honorable monsieur conviendra|té, plaça à la qe du gouavec moi qu'elle définit le mode|vernement $30,000,000 en argent,et d'après lequel le chemin devait|50,000,000 d’acres de terre pour la être construit. Maintenant, quoi-|construction de la ligne mère ; uñe
que des honorables membres de|concession additionnelle de 20,000:
cette Chambre, quoique ies deux|acres de terre par mille pour l'emgrands partis représentés en cette|branchement de Pembina, long de Chambre puissent différer d'opi-[85 milles et de 25,000 acres de nion quant à la construction ct
chemin de fer et quant aux moyens|ment de Nepigon. Je puis rappe-
CE Ÿ 9:92 Le CEA )\ .
rir, en vertu de cette résolution,.
terre par mille pour l’embranche--
À ler à la Chambre que l’on s’atten-|nents et influents dans le pays,
8 dait,—ainsi que cela pourra peut-|dans la finance et le commerce,—se 8 . ètre encore être le cas—à ce que la|renditen Angleterre, qui était, à 8 ligne duchemin de fer du Pacifique|ceite époque du moins, le grand À du Canada, de Nipissingue vers|marché monétaire de l’univers,et l- l'ouest, passerait au nord du lac|ils épuisèrent tous les moyens en r Nepigon, et le Parlement voulut|leur pouvoir pour obtenir l'appui = pourvoir, par un vote de vingtcinq|des capitalistes afin de pouvoir mee mille acres de terre par mille, pour |ner leur entrevrise à bonne fin.
‘ 120 milles, à la construction d'un| Si ma mémoire ne me fait pas dée embranchement devant relier lelfaut,l'honorable chef de la dernière IS, lac Surérieur à la ligne mère.|administration, en plus d’une occait Or,ces conditions donnèrent lieu|sion exprima l'espoir que cette en- ET S à beaucoup de discussions dans laltreprise réussirait. Il exprimait it Chambre, et au dehors. Et le gou-|toujours son intime convichon que [e. vernement fut appuyé par :i ma-|les moyens étaientinsuffisants pour ni jorité, qui mit à sa disposition le assurer le succès de l'affaire, mais n montant d'argent et l'étendue de|je crois qu’en plus d’une occasion, U- terres qui devaient assurer lalilexprima le patriotique espoir, que r- construction du chemin de fer du |ces messieurs réussiraient à obtenir e- Pacifique canadien. Mais le :ermeldes capitaux pour l'exécution de e, de ce Parlement étant expiré, il y|cette grande entreprise. Alors, ès. eut dissolution de la chambre et ap-|monsieur le président, il s'ensuivit' re: pel au peuple ; après que cette ques-|[des conséquences très facheuses ; n, tion eut été débattue dans le public, |le gouvernement fédéral du temps té les élections donnèrent au gouver-|essuya une défaite électorale jet les ui. nement une majorité très suffisan-|moyens placés à sa disposition pour e. ÿ te qui fut élue pour appuyer et|l’exécution de la grande entreprice. sanctionner le programme que la|se qui lui avait été confiée s'étant té Chambre avait adopté relativement|trouvés tout à fait insuffisants, le es à l’argent et aux terres publiques|gouvernementsuccomba,aussi,sous es. que le gouvernement était autorisé |la pression exercée par les honoraen. à utiliser pour assurer l'exécution|rables membres de la gauche. La- de ces travaux. Et puis, fort de la|C'est un sujet qui n'est pas très le sanction de la Chambre, fort de la agréable et sur lequel je ne m'appe- Df- sanction du peuple de ce pays, qui|santirai pas plus longtemps qu'il on... avait approuvé ce que la Chambre |n’est nécessaire, pour en arriverà de. avait fait, le gouvernement passa|l’administration qui nous succéda n- un Contrat avec un certain nombre |sous la vaillante direction de l’ho )te de capitalistes, lesquels choisirent|horable céputé de Lambton. Mainde «‘subséquemment sir Hugh Allan|tenant, j'ai diten plus d’une occarl-- comme président de la compagnie|sion que, dans mon opinion, vu )u- ‘
organisée pour construire le che-|que la seule autorisation donnée
et | min de fer du Pacifique canadien|par le parlement pour la consla \J aux conditions que je viens deltruction du chemin de fer du fe | mentionner à la Chambre, et ce|Pacifique canadien exigeait qu'il 00 : L monsieur,de concert avec quelques-|fût construit par une compam- À uns de ses associés—et il est inuti-|gnie particulière aidée par une de le pour moi de rappeler à la Cham-|concession de terres et une de ? bre que la compagnie comptait un subvention en argent, et va que la 1e-- certain nombre d'hommes des plus|résolution contenant cette üéclarape. expérimentés, des hommes émi-ltion,ainsi que l'honorable chef de
l'opposition me l'a rappelé, conte-|tion du pays le plus formelleinent nait aussi la déclaration que cette | possible à un premier ministr de aide n’augmenterait pas le tarif, et|formuler son programme, et cela vu que le mimistre des finances du |il l’a fait par un manifeste sous sa gouvernementavait de suite annon-|propre signature. La Chambre me cé au parlement le fait qu'il allait/permettra peut-être d'attirer son
y avoir un déficit considerable entre les dépenses et lé revenu, il devint visible que les travaux ne pourraient être poussés, excepté en contravention à ces deux propositions. J'ai déja dit et je le répète que, dans mon opinion, l'honorable chef du gouvernement d'alors aurait été justifiable de déclarer qu'il était obligé de retarder la construction du chemin de fer du Pacifique canadien. L'honorable chef actuel de l'opposition a différé d'opinion avec moi sur ce point, et comme parfois nous sommes obligés de différer d'opinion sur des questions soumises à la considération de la Chambre, je suis libre de reconnaître que, bien que mes opinions ne soient pas aussi tranchées que les siennes, quant au devoir qui incombait à l'honorable député de Lambton, comme chef du gouvernement de 1874, les opinions que ce dernier a formulées, le programme qu'il a adopté, et es déclarations qu’il a faites, tant dans cette enceinte qu'au dehors, quaht: à son attitude relativement à la construction du chemin de fer Ca Pacifique canadien, étaient éminemment patriotiques, aù grand hôénreur de l’hono:
rable monsieur. Car, monsieur le président, il s’est engagé le plus lormellement possible à pousser cette voie ferrée, malgré les diff:
cultés qui étaient survenues, malgré les difficultés insurmontables gui se sont présentées ; l'honora-
é monsieur s'est présenté à ses commettants—je.ne dirai pas qu'il s’est présenté seulement à ses comrmettants—il én a appelé à tout le Canada, il en a appelé à la popula-
attention sur quelques décla''ations très importantes contenues dans ce manifeste ; l'honorable monsieur, s'exprime ainsi : ‘ Nousdevons faire ‘ face à la difficulté imposée au Ca- ‘ nada par les engagements témé- ‘“raires de l’ancienne administra “tion, relativement au chemin de “ fer du Pacifique, en vertu des- ‘ quels ell" a engagé les terres et ‘ les ressources de ce pays, pour le “ commencement de cette entrepri- ‘se gigantesque, en juillet1873, et ‘ pour son achèvement en 1881.” L'honorable monsieur n'avait appliqué 1: mot ‘ téméraire ” qu'à la période restreinte que nous nous étions fixée pour l'achèvement de l’entreprise et non à l’entreprise elle-mème. L'honorable monsieur disait encore : ‘ Le contrat a déjà ‘: été violé, plus d’un milion de dol- ‘f lars a déja été dépensé en explora- ‘tions, et aucun tracé particulier “wa été fixé. Îlest littéralement ‘impossible, ainsi que nous l'avons ‘toujours dit,de remplir les condi- “tions du marché, Il nous faut ‘“faire des arrangements avec la ‘ Colombie anglaise pour obtenir “ les modificat'ons des conditions “qui puissent nous donner du “ temps pour terminer les explora- “ tions eb pour pousser plus tard les * travéüx avec autant de rapidité ‘“ que les ressources du pays fe per- ‘“ mettront etsans augmenter beau- ‘ coup le fardeau des taxes.
M. MACKENZIE. Très bien ! très bien !
Sir CHARLES TUPPER. Très bien! L’honorable monsieur continuait en disant que “ le gouver- “nement était obligé en même “temps d'établir quelque moyen de “communication à travers le conti-
m'en Etats 2
“nent, et que son programme. se-|des communications entre le lac Supérieur
& rait de relier les énormes nappes|°t les Mon
Rocheuses et en même
“d'eau offrant de magnifiques) mp5" Stite.0sl lès significalir
à l'Océän Pacifique etan versant
‘ communications au moyen de la! Occidental. Si nous détirons rendre ces ‘navigation, par des lignes de che- régions accessibles, c'est-à-dire la Colom- ‘“ mins de fer jusqu'aux Montagnes] bie anglaise et les territoire, du Nord- “ Rocheuses, évitant ainsi pour le | Ouest, il nous faut établir ces\.éommuni-
“ présent la construction de 1300[°4tions.
‘ milles de chemin de fer, qui de- ‘* vraient coûter de soixante à qua- ‘tre vingt millions de piastres, ‘‘et utilisant les ressources du pays
L' Je ne crois pas qu'il, soit néceë.
saire d’argumenter bien longtem pour démontrer que l'honorable monsieur se proposait de construi-
“ pour la construction de ces chai-["e un chemin à la Colombie an-
‘“nons, et qu'il tâcherait de faire ‘de ces grands travaux un auxili- ‘aire au développement de l'émi- “ gration sur une grande échelle,
glaise et un autre dans la prairie de ce coté-là et qu’il n’y aurait aucune difficulté dans la construction des tronçons intermédiaires. 11 di-
‘et à la colonisation et au dévelop- sait
“ pement de ces territoires riches ‘et fertiles, sur lesquels nous ‘ fondons nos plus chères espéran- ‘ces pour l'avenir du pays.” Maintenant je suis certain que la Chambre voudra bien m’excuser si je lui expose,dans les termes énergiques et éloquents du chef de ce gouvernement, l'opinion qu'il avait sur les devoirs qui incombaient à son administration et sur les espérances que cette ligne de conduite lui faisait entrevoir. Subséquer:ment, l'honorable monsieur, dans un discours à Sarnia, formulait en core plus fortement le programme dont il avait tracé les grandes lignes dans son manifeste. Il disait:
“ Vous n’ignorez pas que lors des débats sur le projet de loi, je me suis opposé aux dispositions qui avaient trait à la construction du chemin de fer dans un délai de dix ans. Près de trois ans s'étaient écoulés alors et nous étions obligés par le contrat de le terminer dans l’espace de septans et trois mois. Il était essentiel pour la colonisation, afin de développer les régions où nous avons de grandes richesses encore inexploitées. ”
Je crois qu’il faisait allusion aux riches régions minières de la Co lombie anglaise.
‘“ Sans ces communications il est impossible de développer beaucoup les richesses du pays. Il sera du devoir de l’ad-
“ Il sera nécessaire de compléter notre grande route nationale à travers le continent, et je crois qu'il sera du devoir du gouvernement, comme ce sera son désir, de mettre à exécution tout projet qi pourrait avoir jour effet d'amener ce résultat. ”
Maintenant, il y a d’autres moyens de connaître le programme d’une administration que celui se trouve dans les déclarations
es principaux membres de cette administration, et l’un de ces moyens estla lecture des journaux, organes du gouvernement, Si mon honorable ami, le chef de l’opposition,ne veut pas me permettre d'interpréter ainsi les paroles du chef du gouvernement d’alors, peut être ne s’opposera-t-il pas à ce que j'expose ici l'interprétation donnée à ses paroles par l'organe de ce gouvernement. Je lis dans un journal, le Globe de Toronto, qu'il a été affirmé :
“ Que le cabinet de M. Mackenzie a abandonné le chemin de fer du Pacifique canadien. Rien n'est plus contraire à la vérité, Le discours de M. Mackenzie, à Sarnia, a donné distinctement à entendre quelle est la ligne de conduite qu'il a l’intention de suivre, et des déclarations subséquentes ont expliqué et développé toutes les idées qui avaient alors été suggérées, Il n’y a pas de doute sur la question de savoir si le chemin de fer du Pacifique doi:
ministration, en premier lieu, d'établir être construit ou non, Cette question a été
ï E 1 él
et Îl n'y a pas un seul e d'Etat au Canarta qui voudrait s° la négative sur ce point,” Tout le monde s'entend à cet égard. Consultez toute la population du Canada et il sera prouvé que deux, gr: sont réglées : l'une est
ue Jé &.Vmin de fer doit être construit
ous un délai aussi court que possible, et Vautre est que tout ce qui prut être fait raisonnablement pour hâter l'achèvement des travaux, doit ôtre fait et accordé. Ces deux points sont énergiquement admis
r les nouveaux ministres et sont tout à ait en dehors des régions de la controverse. ”
Maintenant, j'ai demontré, nonseulement que la Chambre a affir mé que nous devions avoir un chemin de fer du Pacifique canadien, non-seulement que la Chambre avait pris une décision relative.
ment au mode d’après lequel elle désirait que le chemin de fer fût construit, mais J'ai de plus démontré que le gouvernement qui a succédé à celui de mon très-honorable ami s’est engagé de la façon la plus directe et la plus complète non seulement à exécuter ce gran ouvrage, si essentiel au développement du pays, mais à l’exécuter aussi rapidement que possible en tenant compte des ressources du pays. L'honorable monsieur luimême a dit en cette Chambre :
‘“ Permettez-moi de dire,en ce qui concerne les travaux, que j'ai toujours été partisan de la construction d'un chemin de fer à travers le continent, mais je n'ai jamais cru que nos moyens nous permis:
sent de mettre ce projet à exécution, dans la période de temps dans laquelle l’honorable monsieur a engagé le parlement et le pays à l’exécuter. Je crois que les travaux devraient être poussés avec toute la vigueur possible, mais le temps est un élément important. sé
J'ai répété à la Chambre quelques-unes des declarations extra-
- parlementaires de l'honorable
monsieur, et je me propose maintenant d’attirer son attention sur quelques autres exposés, encore plus clairs et plus formels, de son programme relativement à cette
irrévocablement réglée 4ans l'aflrmative
importante question, exposés faits en sa qualité de premier ministre du pays, dans l'enceinte du parlement. En 1874, l'honorable monsieur présenta un projet de loi aux fins de pourvoir à la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, et dans un discours très-habile et très complet, il a expliqué trèslonguement ses opinions qui représentaient en même temps les opinions du gouvernement, Il a déclaré, comme on peut le voir par les débats du 12 mai 1874 :
“ La tâche nous incombe de préparer un grand projet pour remplir les obliga-.
tions qui nous ont été impnsées par la décision du parlement à ce sujet, Je me suis 2 gps au projet primitif lors de son adoption, vu que, dans moû opinion, ce prôjet me semblait impraticable dans le de.
lai proposé, et impraticable aussi avec les moyers dont on pouvait disposer pour sa œuisa à exAcution. ” e
Je désire attirer l'attention de la Charaibre sûr la déclaration formeile faite ea Chambre par l’expremier ministre, à l'effet que les moyens placés à la disposition du gouvernement, par ses prédéces seurs, $30,000,000 en argent, et 54,000,000 d'acres de terres étaient ltout-à-fait insuffisants pour assurer l'exécution des travaux. Puis l'honorable monsieur ajoutait ;
&#Jen'ai pas changé d'opinion, mais, comme membre de l'administration, je suis tenu de faire tous mes efforts pour découvrir les moyens en notre pouvoir pour remplir suivant l'esprit, sinon à la lettre, les obligations qui nous sont imposées-par le pacte d'union, car c'était un pacte d'union avecla Colombie anglaise, ”
Je suis certain que la Colombie anglaise sera très heureuse qu'on lui rappelle que le chef de l'opposition a affirmé que c'était un véritable pacte d'union avec la Colombie anglaise. I! continuait :
# Nous avons été obligés d'entreprendre de prouver la bonne foi du pays et de faire quelque chose qui permit au Parlement d'executer suivant l'esprit de la convention, sinon à la lettre, l'entreprise sérieuse qui consistait à construire le che-
At ma da LA as GR dm RÉ à AURA CE RS SD
faits nistre parle monji aux ction canahabitrèsrepréopiléclaar les
‘éparèr obliga + la déné suis adop- ] pro-
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de la for- * l’exue les on du éces it, et taient assu— . Puis it mais, Je suis découpour lettre,
1 tr e d'u-
bmbie qu'on 0ppo- An vé— Co- | eprens et de Parlela conse sÛe che-
-disposé à faire de nouvelles conditions
min de fer jusqu'aux rives de la Colombie anglaise, conditions légales sont exactes ; nous sommes tenus, dans un d'lai spécifié de construire un chemin devani relier le réseau des chemins de fer d'Ontario à l'est, et la côte du Pacifique à l’ouest. 11y a une obligation morale aussi bien qu'une obligation légale. Nous croyions d'abord qu'après avoir eu le temps de considérer ce que nous avions à faire, que la meilleure ligne de conduite à suivre, en attendant, serait de nous entendre avec le gouvernement local de la Colombie CT et détâcher d'apprendre de lui s'il y avait moyen de conclure +2 ve arrangement Lt du permit
‘obtenir un délai pour l'exécution des travaux que nous étions tenus Jd'entreprendre, Dansce but, un délégué fut envoyé comme représentant de ce gouver-
“nument auprès de cette province, et, pen-
dant le cours de ses négociations avec le gouvernement local, il devint apparent, comme plusieurs députés de l'Ile de Vancouver l'avaient rendu apparent en Chambre, qu'il était excessivement important dans leur opinion q': hemin fut immédiatement commencé à Esquimalt et qu'il travers’! l'ile jusqu'à un point où i devrait ultérieurement traverser Narrows, Pour ma part j'aurais consenti volontiers, pourvu que le gouvernement local eût été
nous accordant une extension du délai, à commencer aussi promptement que possible la construction de la partie du chemin qui devait traverser l'ile ; mais il devint évident que les autorités locales étaient décidées à s'en tenir strictement aux conditions de l'Union et à demander leur accomplissement complet et rien de moins ; j'étais et je suis fortement d'opimon que celte Chambre et le Canada étaient disposés à remplir los conditions et rien de plus. Agissant d'après l'impression que c était là une représentation fidèle de l'opinion du pays, qui devait payer l'exécution de ces
normes travaux, nous avons donné instuction à M. Edgar, qui a été nommé pour représenter le gouvernement dans cette affaire, de dire que le gouvernement serait.prêt à entreprendre immédiatement le commencement des travaux sur l'ile, à traverser cette dernière vers le nord dans la direction du point de traverse, de pousser les explorations sur la terre ferme, à construire un chemin passable le long de la croupe, à établir une ligne télégraphique le long du chemin, et aussitôt que les travaux pourrdient être donnés à l'entreprise, à dépenser un million et demi chaque année dans la province, Je ne sais si
qu'il oroira
l'offre sera ac ou non, eten altendant il est a t nécessaire que Île gouvernement soit autorisé à procéder au commencement des travaux de talle façon voir être acceptée par le pays en général et } à les hommes raisonnables dans la Colombie anglaise, ” pm pa À à n'ai pas besoin de rappeler à la Chambre que cette
question a été déférée au gou-
vernement impérial par la Colombie anglaise, et que lord Carnarvo a soumis à la considération gouvernement fédéral son opinion sur ce qui devait être fait ; cette opinion était que pas moins de deux millions, — en sus de ce que nous devons dépenser lus l'île de Vancouver, la ligne télé; :phique, le chemin carrossable et :outes les autres considération", —devraient être dépensés ann: lement par Île gouvernement dans la Colombie ang'aise. Lorsque l’honora 2e mon-
iisienr soumit ses résolutions en
1874, comme je soumeis aujourd'hui mes résolutions, il disait :
‘ Nous proposons, par ces résolutions, de demander à la re de sanctionner les propositions générales, En premier lieu, nous devons demander à la Chambre l'autorisati»n complète de procéder à la construction du chemin d'après les conditions de l'Union avec la Colombie anglaise, parce que nous ne pouvons nous affranchir de cette obligation sans le consentement des parties contractantes, et
ue nous sommes eA conséquence Lenus + faire tous les arrangements que la Chambre nous donnera le pouvoir de faire, de remplir suivant l'esprit, et autant que nous le pourrons suivant la lettre, les obligations qui nous $ont imposées par la loi. La section de la Colombie anglaise devra naturellement être pressée aussi tapidement que possible, car il est essentiel de ne pas violer l'esprit ni autant que possible la lettre de la convention. J'attribue beaucoup d'importance à ce que l'on puisse placer ces colons dans toutes les partiws du rays et le remplir d'habitants, ce qui est la “eule chose qui puisse ulté.
rieurement donner une valeur commerciale au chemin où déve'apper la prospérité du pays. On remarquera que dans ces résolutions, comme je l'ai dit, le gouveruëément pourvoit à la soumission de ces contrats au Parlement. Elles pourvoient
‘ additionnélle de quatre pour cent
es LA ci À me nn: . he à le pags te ce la compa- . ; Pour Ignie Allan en 1873, étaient comre Le 6 gran cu sénsse-c0 lètement insuffisantes, et qu'il tait nécessair2, pour prouver la L'honorable monsieur proposait| bonne foi du pays, et pour que que le Pacifique caradien fût cons-|l’honneur et les intérêts du pays truit sous le contrôle direct du|fussentsauvegardés, que le chegouvernement ; dans le cas où il!min de fer fût construit. Il demann’y aurait pas eu de proposition et|da et obtint du Parlement une augdans le cas où l'on ne pourrait|mentation considérable des moyens mettre à exécution le programme|qui avaient été préalablement acédu Parlement, qu'il devait être|cordés par lesParlement pour l'exéconstruit par des compagnies par-|cution des travaux. En 1875, après ticulières aidées par une subven-|une année d'expérience, il vint à tion en argent et en terres. En 1875,|la Chambre et fit la déclaration l'honorable monsieur ayant eu oc-|suivante :
casion de considérer les propositions qui étaient incorporées dans son projet de loi, sur lequel j'attirerai l'attention de la Chambre plus spécialemen:, à une époque ultérieure, obtint de la Chambre l’autorisation de procéder immédiatement à la construction du chemin de fer sous la direction immédiate du gouvernement, car il ne pouvait l'obtenir d’une autre manière.
Ayant obtenu de la Chambre l’autorisation de donner, non seulement dix mille piastres en argent par mille, nour chaque mille entre le lac Nipissingue et les rives du Pacifique, et vingt mille acres de terres par mille, il donna de lus 810,000 en argent par mile pour l’'embranchement de Pembina, ayani une longueur de quatre-vingt-cinq milles,et20,000 acres en terrains par milie, pour l’embranchement de la Baie Georgienne, long de quatre vingt-cinq milles ; et il accorda de plus la somme
“ Nous nous sommes bornés à faire niveler la ligne parce que nous avons pensé qu'il était à propos d'en agir ainsi, et de ne pas pousser ia chose plus loin, avant d'en arriver à un contrat général pour la ligne entière, à l'endroit où nous nous proposons de la‘construire, ce qui couvre la plus.grande partie de la dépense ds construction. Pour la même raison, nous nous hornons seulement au nivellement et à la construction des ponts de Fort William, à Shebandowan, etau même genre d'ouvrage du Portage du Rat à la Rivière Rouge. ”
On voit encore que l'honorable monsieur représente comme son programme et comme le programme du Parlement de 1874, comme cela avait été le programme du Parlement de 1871 et 1872, que les travaux devaient être exécutés. par une compagnie particulière aidée d’une subvention en terres et en argent. Ainsi que je l'ai déjà affirmé, le sujet a été déféré en 1875 à lord Carnarvon, et il a proposé que $2.- 000,000 et non $1,500,000 devrait être le minimum du montant des dépenses pour les travaux de chemin de fer dans la province, à partir de la date où les explorations seraient suffisamment avancées pour permettre de dépenser cet argent à la construction. En spécifiant ce montant, Sa Seigneurie disait dans le langage du mémoire :
d'intérèt pendant vingt-cinq ans pour telle somme qui pourrait être nécessaire afin d'assurer l’exécution des travaux. Maintenant, l'honorable chef du gouvernement d’alors déclara franchement à la Chambre, dès le commencement, que les conditions préalablement posées en 1872 et incorporées dans
oo mr.
faire nions pensé nsi, et de in, avant l pour la ous nous ui couvre ‘pense de ison, nous ivellement s de Fort
onorable ime soi Drogram- , comme mme du , que les ‘utés. par re aidée eten araffirmé, 7: à lord que 82.- | devrait tant des de chece, à parlorations avancées nser cet En spéigneurie mémoi-
“ En spécifiant cette somme, je comprends que le gouvernement canadien étant aussi intéressé que désireux de häâter l'achèvement des travaux qui doivent être entrepris, la dépense annuelle dpassera le minimum de $2,000,000, autant qu'il sera possible chaque année. Enfin, que le ou avant le 31 décembre 1890, le chemin de fer sera complêté et ouvert au trafic depuis les bords du Pacifique jusqu'à un certain endroit à l'extrémité ouest du lac Supérieur, où il se reliera avec les lignes existantes de chemins de fer traversant une partie du territoire américain et aussi avec la navigation des eaux canadiennes. ”
Ces conditions renfermaient, il est vrai, une extension considerable du délai dans lequel.les travaux devaient être terminés d'’après le projet primitif, mais elles fixaient une limite définie et distincte dans laquelle une grande partie du Pacifique canadien devait être construite et mise en opération. L'honorable monsieur luimème, en faisant allusion à ces conditions, disait :
“ Nous nous efforcerons toujours de pousser cette entreprise aussi rapidement que les conditions du pays,— conditions qui sont encore à naître, nous le premettront, et nous complèterons aussitôt que pôsssible une communication par voie f2rrée avec la province du Pacifique.
Quand ce temps viendra-t-il, je ne puis le prédire, mais je n'ai aucune raison de douter que nous serons capabies de remplir nos obligations, telles que modiñées, envers la Colombie anglaise, sans embarrasser sérieusement la marche de notre prospérité. ”
C'est-à-dire que l'honorable monsieur espérait qu'en 1890 il achèverait le chemin de fer ‘“ sans nuire sérieusement à la marche de la prospérité. ” Je suis heureux, malgré les difficultés rencontrées par Ÿ honorable monsieur, de pouvoir soumettre à sa considération les moyens à l’aide desquels, nous a gibinin les obligations auxquelles il s’est engagé, et auxçuelles il a engagé l'honneur et la foi de son gouvernement et de son parti, en tant que le chef d'un grand parti
peut engager ce parti pour l’accomplissement d’une grande entreprise naliônale. Mais,monsieur.je suis heureux de pouvoir citer non seu-
lement l'opinion du chef de l'an-
cien gouvernement, mais celle de l'honorable et savant député qui est actuellement le chef de l’opposition constitutionnelle de Sa Majesté. L’honorable monsieur, d’après Les Débats. du 5 mars 1875, aurait dit : ;
“ Le programme général du pays au sujet du chemin de fer du Pacifique, a été exposé devant le pays, et défini d'une façon claire et pratique avant les dernières élections générales, ”
J'ai lu à la Chambre les paroles par lesquelles le Premier d'alors, avait défini son programme, ainsi que l'honorable monsieur l'a dit, d’une façon claire et pratique, et j'admets parfaitement que ce programme à été ainsi défini. L’honorable député de South Durham continuait ainsi :
“ Dans quelques-uns des détails de moindré importance, l'honorable député de Cumberland a indiqué plus ou moins de changements, mais les principaux traits de ce programme ont été, comme j:
l'ai dit, pleinement exposés au pays antérieurement à la dernière élection générale, le verdict du peuple a été rendu et le résultat a été tel que ce programme a été définitivement accepté. Nous ne pouvons le changer, Nousn'avons pas le droit de le changer. Après avoir bien étudié ies droits des membres du parlement, je ne puis concevoir que nous ayons le droit de répondre à l'appel de l’honerable députée de Cumberland, et de discuter la question de savoir si le programme au sujet duquel l'opinion du pays a été interrogée et s’est prononcée, opinien dont l'exécution nous a été confiée, devrait être définitivement mis de côté. Je considère qu'il serait peu sage de considérer pour un instant une telle proposition. Je ne crois pas qu'aucun autre programme, différent dans ses effets généraux de celui qui a été proposé et accepté, puisse être praticable,
Je me suis permis de dire au commencement de mes remarqu-s que nous pouvions démontrer à la Chambre, nou-ssulement que le
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Parlement en ces deux grandes occasions, a déclaré distinctement que son programme était de construire le chemin de fer Pacifique can%ien, mais que le peuple, ainsi qu’il a été dit par le chef actuel de l’opposition, a approuvé ce projet, et a, ainsi que l'honorable
remplir, et qui pouvaient être le plus avantageux pour tout le Canada, tout en étant de nature à satisfaire les hommes raisonnables de la Colombie anglaise, car cette province croyait avoir lieu de se plaindre du manque apparent de bonne foi avec lequel le pays remplissait ses obligations.
‘ En nous efforçant d'atteindre ce résultat il nous a fallu lutter contre des difli-
monsieur l'a affirmé, mis le Par-|eujtés sérieuses dont je ferai bientôt
lement dans l'impossibilité de modifier çe programme. Je dois rappeler à la Chambre que les circonstances du pays n'étaient pas, en 1875, les mêmes que lorsque Je gouvernement précédent enireprit la construction du chemin de fer du Pacifique canadien ; mais malgré le changement des circonstances, malgré que le ministre des finances de l'honorable monsieur, fût obligé de venir chaque année demander au Parlement d'augmenter considérablement les taxes du pays, afin de rencontrer. les dépenses ordinaires ; malgré tout cela l’honorable monsieur soutenait que l’honneur et la bonne foi du pays étaient engagés à l'exécution de ces grands travaux, et il venait devaut cette Chambre et demandait l’autarisation du Parlement pour l’exécution de son projet. En 1876 après avoir acquis plus d'expérience après s'être aperçu que les difficultés fnancières du pays n'avaient certainement pas diminuées, l'honorable monsieur n’était pas encore découragé, tar, en 1876, en sa qualité de premier ministre occupant une position élavés et responsable, en soumettant au pays le programme de son gouvernement, après avoir müûrement considéré la question, il énonçait les vues suivantes :
“ Nous sentimes tout d'abord que s'il était impossible de remplir a la lettre les <ngagements pris par nos prédécesseurs, l'honneur du pays exigeait que l'administration fit tout ce qui lui était raisonnable. ment possible pour mettre à exécution les engagements pris envers la Colombie anglaise, sinon tous, du moins ceux qu'il nous semblait le plus en notre pouvoir de
MENTION sus sosssssse D'aprés l'acte de 1874 le gouvernement ne peut construire le chemin à l’entreprise, suivant la pratique ordinaire, ou le chemin pqurra être construit d'après les termes de la section 8, qui dit que le gouvernement pourra payer à une compagnie pour la construction de différentes parties de la route, 510,000 en argent, et donner 20,000 acres de terre par mille, ainsi que quatre pour cent sur tout montant adilitionnel spécifié dans ls soumissions. Le gouvernement à l'intention, aussitôt que les explorations seront suflisamment avancées de démander des soumissions pour les parties de la route que le Parlement jugera à propos de faire commencer. L'argent dépensé pour le nivellement sera retenu comme partie des $10,000, par mille dont il est question dans la section 8. Il est peut-être douteux que ie gouvernement soit en état de donner soute la ligne à l’entreprise l’été prochain, et de faire ratifier les contrats par le Parlement à la prochain session.”
De sorte que l’honorabla monsieur en 1876, non-seulement avait l'intention de continuer régulièrement à pousser les travaux sur les sections les plus importantes du chemin, mais il se proposait de demander des soumissions pour la construction de tout le chemin de fer du Pacifique canadien,à des conditions qui, comme je l’expliquerai plus tard, excédaient de beaucoup les pouvoirs qui nous aient jamais été conférés par le Parlement, et à des conditions que lui-même, ainsi que je l'ai déjà dit, considérait, et considérait consciencieusement, je crois, comme tout à fait insuffisantes :
“ Si nous pouvons commencer l'année rochaine les travaux de construction dans a Colombie anglaiss, on aura besoin de
ces rails, On paut dire qu'il serait imposble de commencer la construétion du che-
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min dans la Colombie anglaise sans avoir “ces rails sur les lieux. ”
En cela je partage l'opinion de l'honorable monsieur.
M. MACKENZIE. Cette approbation est très tardive.
Sir CHARLES TUPPER. L’ho norable monsieur n’a aucune raison de faire cette affirmation. Je crois qu'il me permettra peut-être de dire en passant, qu'elles auraient été tout aussi utiles si elles n'étaient pas restées si longtemps sans abri
la Colombie anglaise. L’honorable monsieur disait de plus :
“Il yen a cinq milles tonneaux dans la ÆColombie anglaise, et si nous nous sommes trompés en les envoya dans cette province, nous nous sommes trompés de bonne foi, dans notre vif désir de prouver au peuple de la Colombie anglaise que nous désirions remplir nos engagements à son endroit, que nos discours n'étaient pas de vaines jromesses et que nous désirions nous mettre dans une position telle qu'il ne pourrait s6 méprendre sur nos inten-
ns,
Eh !bien, monsieur, en 1877, après une’autre année d’expérience, l'honorable monsieur expliquait encore son programme de l’admi nistration au sujet de ces travaux.
Il disait : .
‘“ L'ancienne administration en signant la convention par laquelle la Colombie an- -&laise fut amise dans la Confedération, prit l’engagement explicite de construire ie chemin de fer à travers le continent depuis le lac Nipissingue à l’est jusqu'à l'océan Pacilique à l'ouest, dans un nombre d'années déterminé. Lorsque l'administration actuelle monta au pouvoir elle comprit que, comme toutes. les obligations de traités, celle-ci lui imposait certains devoirs d’aiministration et de gouvernement qu'elle n'avait pas le droit de négliger et qu'eile était obligée de mettre ce projet à exécution dans la mesure des ressources du pays.
‘“ Tous les efforts de l’administration, depuis cette éporue jusqu'à ce jour, ont été dirigés vers l’accomplissement de vette tàche de la manière qui lui paraissait la plus pratique et la plus facile, en tenant compte des diffsult:s à vaincre et des dépenses à encourir, ‘°°
L'acte de 1374 d'crète que 20,000 acres de terres seront dounés en propre, comme
paiement partiel des entreprises, et $10,000 ‘en argent par mille — les terres étant,
uant aux deux tiers, sujetles à certaines
ispositions de l’acte—et que des soumis.
sionnaires seront invités à dire quelle somme additionnelle ils demanderont, payable par l'Etat dans 25 ans à 4 pour cent avec garantie. * °°"
J'ai dit l’année dernière, en comité des subsides, au sujet de cet article, que nous avions, ou que nous allions— j'oublie lequel— annoncer dans les journaux d'Angleterre et du Canada, que nous pensions pouvoir, vers le mois &e janvier 1877, être prêts à demander des soumissions et à fournir des profils de la ligne. * * ** Je crois que c'est au commencement de juiltet ou plus tôt même, ce doit avoir été en juin.
Toujoursest-il que nous voulions donner cet avis public, afin que les entrepreneurs se proposant de soumissionner pussent avoir le temps de visiter le pays pour en juger par eux-mêmes. Je n'avais personnellement aucun doute qu’une visite dans la région des prairies, sinon dans le pays qui s'étend à l’est des prairies au lac Supérieur, convaincrait ceux qui pourraient se proposer de soumissionner, que, non-
seulement il y a le long de la route une
grande étendue de bonne terre, mais que les difficultés physiques à renconirer ne sont pas aussi sérieuses que celles qu'on pourrait raisonnablement s'attendre à rencontrer dans le centre de ce continent.
“ Je ne crois pas que l'avis donné ait produit grand résultat en ce sens. Je crois qu quelques personnes ont visité le pays ; des agents de compagnies anglaises sont venus à Ottawa; quelques autres sont al-
lés à l'agence du gouvernement de Lon-
dres, pour examiner les plans et les profils, ainsi que l’Acte dû Parlement en vertu duquel les entreprises sont données; mais, en conséquence des diflicultés qu'éprouvéht par tout l'univers, les entrepris: 8 de chemin de fer, la saison ne pouvait guère être considérée comme propice pour lancer le prospectus d’une entreprise de celte importance projetée dans des régions comparativement, je pourrais même dire complètéement inconnues.
« Comme je rai dit plus haut, le gouvernement n’a pu se procurer les prolils, pour le mois de janvier. Mais aussitôt qu'ils ont pu être terminés, ils ont été envoyés à Londres. Depuis plusieurs mois ils sont exposés dans le bureau des chemins de fer ei mimstère, et je crois que tout le profil depuis le lac Supérieur jusqu'à l'océan Paciliqe, s’il n’est prèt à l'heure qu'il est, sera bientôt terminé, c'est-à-dire sur les deux routes, dout l’ex-
Le HR ana ms mt
ploration est complétée à travers la Colombie anglaise.
‘“ Aussitôt que ces profils seront entièrement terminés, le gouvernement se propose de demander des soumissions, en donnant beaucoup de délai, de façon que les soumissions puissent être reçues quelques temps avant l'ouverture de la prochaine session du parlement, afin que celui-ci puisse se prononcer sur le plan que proposera le gouvernement après avoir reçu les offres des entrepreneurs, ”
De sorte que jusqu’en 1878, comme la Chambre pourra le voir, l'honorable monsieur est resté fidèle à l'obligation de construire rapidement le chemin de fer Pacifique canadien, et à sa construction par une compagnie particulière, à l’aide d’une concession de terres et d'une subvention en argent. En 1378, la dernière fois que l’honora ble monsieur a et l’ocasion de se prononcer comme premier ministre 1l disait :
‘ En même temps il n’y a pas'de doute qu'il était désirable d’avoir des communi.
cations par chemin de fer d'un boutà l’autre de notre Confédération, en traversant le continent de l’est à l'ouest, Quant à la nécessité d’avoir de telles communi.
cations; il ne peut y avoir aucune différence réelle d'opinion entre les deux partis politiques de ce pays ou entre aucune classe de notre population. ”
Je suis très heureux en cette occasion,en soumettant des résolutions aussi importantes à [a considération de cette Chambre, d’avoir äciter l'opinion du chef de l'an cienne administration, donnée à cette Chambre et au pays par lui après avoir mûürement étudié cette question, que c’est un suje: nonseulement d’une importance vitale pour le pays, mais encore une question sur laquelle les deux partis s’entendent,non-seulement en cette Chambre mais encore parmi la
opulation du dehors. En 1878 Phonprabls monsieur disait aussi :
« Je dois dire en terminant que rien ne m'a causé ou n’a causé au gouvernement plus d'inquiétude qne les affaires qui se rattachent à la voie ferrée du Pacilique, Nous comprenons qu'il est d’une grande
importance pour le pays que ce chemin soit construit aussitôt que nous serons en mesure d'e le faire sans être obligés d’im-
poser aux contribuables un fardeau qui
deviendrait intolérable,”
Je partage complètement l’opinion de l'honorable monsieur lorsqu'il fait cette déclaration, et je suis fier de pouvoir offrir aujourd’hui à la considération de l'honorable monsieur, et.j'espère qu'’après avoir étudié le projet, il lui accordera plus tard son appui, une proposition qui assure la construc-
d'une voie ferrée qu'il a déclarée.
être non-seulement une question d'honneur à laquelle le pays est engagé, mais ung question de la plus absolue nécessTté pour le développement du pays, à des conditions qui n'imposeront pas de fardeau intolérable aux contribuables.
M. MACKENZIE. Je prendrai la chose en considération plus tard.
Sir CHARLES TUPPER. L’hono.
rable monsieur continuait ainsi : &
‘ D'un autre côté, il est bien évident que la richesse du pays s’accroitrait beaucoup plus rapidement, si nous pouvions jeter une population dans ces prairies, jusqu'ici désertes, qui renferment tant dé terres propres à la colonisation et qui n'ont encore jamais rien produit dans l'intérêt commercial du pays. ”
J’attire de nouveau l'attention de l’houorable monsieur sur l’obligation qui lui incombe d'appuyer un projet à l’aide duquel ce qu'il nomme des ‘plaines désertes ” peut devenir la patrie d’une population industrieuse, et non-seulement fournir aux colons l’aisance pour eux et pour leurs familles, arais encore accroître considérablement la richesse nationale du Canada, et cela à des conditions qui sont tout aussi avantageuses que celles qu’il a approuvées comme n'offrant aucun obstacle à l'exécution des travaux. Ensuite l'honorable monsieur ajoutait :
‘“ Il en est de même de cette grande entreprise de l’ouest encore plus gigantesque, que l’on ne peut bien apprécier qu'a-