D ÉD RS RE CT MS
. Canadien.
re que nous avions inalguré, l’origine du projet du chemin de fer du Pacifique canadien, programme comprenant l’utilisation des terres du grand Nord-Ouest, pour l'achèvement de la construction de cette väste entreprise. Il y avait toutes les raisons du monde d'adopter ce programme dès l'abord et d'y revenir plus tard. Chacun sait que le développement de ce grand territoire dépend de ce program:ne, que tous les jours il devient mieux connu et mieux Compris par le peuple dont les-intérêts serout favorisés par l'exécution des projets qui découlent de cette entreprise gigantesque ; qu’en dehors de la question politique d’un intérêt vital relative à l’union de la Colombie anglaise avec le reste de la Confédération, le progrès et la prospérité du Canada doivent être favorisés à un dégré qu’on ne saurait atteindre sans la construction du chemin de fer du Pacifique Nous sentions aussi que, ces terres étant, comme le chef de l’ancienne administration l’a très-bien dit, des terres désertes, malgré leur fertilité et leur énorme étendue et pratiquement aussi dé- ,pourvues de valeur que si elles étaient dans un pays étranger, en tant que le Canada est concerné, à moins qu’elles ne fussent colonisées, et, comme il a été dit, leur utilisation ne pouvant être effectuée que par l’excution de cette grande entreprise nationale, ncus devions. revenir à la Chambre avec notre programme primitif. Nous avons été obligés de le reprendre tel que nous l'avons trouvé, et de le continuer camme ouvrage du gouvernement, afin de rendre utile pour le pays l'ouvrage qui avait été fait. Mais nous avons demandé à la Chambre de placer à notre disposition 100,000,000 d'acres de
terres afin de couvrir les dépenses,
relatives à la construction du che-
min de fer du Pacifique canadien.
Nous sentions que, par ce moyen, nous nous mettrions encore en mesure d’épargner aux ,anciennes provinces une augmentation de taxes. Nous désirions, en utilisant les terres du Nord Ouest, obtenir les moyens de rembourser au trésor chaque dollar dépensé pour cette entreprise. Les honorables messieurs savent aussi que dans le développement de ce programme, nous nous, sommes proposé d'obtenir la coopération du gouvernement impérial. L'honorable chef de l’opposition se permet parfois un sarcasme inoffensif au sujet du résultat des efforts de ce gouvernemeut pour intéresser le gouvernement fmpérial dans cette entreprise. Maintenant, c'est un fait très bien connu, qu'armés par cette Chambre du pouvoir d'utiliser 100,000,000 d'acres dans le Nord- Ouest, si nous pouvions ainsi as surer la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, mon très honorable ami, le premier ministre, le ministre des finances ét moi,nous sommes allés en Angleterre en 1879, Je n'ai pas l'iniention de prétendre que nous ayons obtenu de grands résultats dans notre mission, pour ce qui concerne le chemin de fer, mais je crois pouvoir dire que nous avons passablement réussi au'sujet des affaires qui regardaient nos départements respectifs. Nous avons
trouvé la presse anglaise, indiffé-
rente sinon hostilé àu Canada ; là sù elle n’était pas hostile, elle était indifférente, contrairement à l'es:
prit qui Fanimait vis-à-vis de l’Australie et des autres colonies, De fait, dans plusieurs cas, le Canada était traité avec une hostilité marquée. Très subitement, cependant, un changement très marqué, très frappant, se manifesta. Quand ?
Lorsque lord Beaconsfield, le premier ministre d’alors, affirma
tl'ex
du
hon mou ou
la ©
que qne ten ou mot
us
entation de
sommes proopération du ial. L'honoraon se permet inoffensif au efforts de ce intéresser le ial dans cette ant, c'est un qu'armés par uvoir d'utiliser lans le Nordainsi as
canadien, mon
i, le premier
‘e des finances
allés en Angle-
ai pas l'inien-
ue nous ayons résultats dans ir ce qui Cone fer, mais Je [ue nous avons ji au sujet des ient nos dépar- . Nous avons nglaise, indifféau Canada ; là 1ostile, elle était irement à l’es- 1s-à-vis de l'Aus- »s colonies. De cas, le Canada e hostilité marent, cependant, ss marqué, très festa. Quand ?
onsfield, le prel’alors, affirma
| qui se fit dans l'opinion publique
ee he
ouvertement, et en public, la va |du gouvernement impérial porte- {eur énorme du grand Nord-Ouest|ront d'reureux fruits dans un avedu Canada. Je ne yeux pas direlnir peu éloigné. Le Bureau £Coloqu’il ait été tout à fait exact dans|nial a fait ce qu'il n'avait jamais toutes ses declaraiions ; mais dans|fait auparavant, il a publié, sous tous les cas, il avait parfaitement/|son a 1torité, un document recomraison lorsqu'il disaitque limagina-|mandant le Canada comme champ tion la plus vive ne pourrait guère |d’émigration. Je ne sais pas si l’hoestimer trop haut l'énorme valeur |norable monsieur (M. Blake), a vu du grand Nord-Ouest et les avan-|les nouvelles aujourd’hui ou non : tages qu'il présente aux agricul-[mais je suis, ben certain que, teurs de tous les pays di monde|comme Canadien et comme patriqui désirent émigrer, A partir delote, il, sera heureux d'apprendre ce jour jusqu’à présent, chacun sait|que le Times, de Londres, annonce le changement marqué et rapide|que le gouvernement impérial a promis d'inaugurer un plan d'émigration de concert avec le gouvernement canadien. Ainsi l'honorable monsieur peut être convaincu qu'il n'est pas tout à fait en ‘position de répéter, —ce qu'il affirmait avec plaisir, je le crains du moins, —que le gouvernement actuel du Canada avait complètement échoué daus ses négociations.
en Angleterre, surtout dans les vues d’un journal très important!
des Iles Britanniques, et dans ceux de plusieurs autres en ce pays et aux Etats-Unis, et aussi dans le degré d'intérèt qui se concentre sur le Nord-Ouest. La population de ce pays doit à mon très-honorable ami ce grand et avantageux changement, amené par ses rapports! M. BLAKE. Permeltez-moi de personnels avec le premier ministre rappeler à mon honorable ami que de l'Angleterre et l'usage qu’ilen|le gouvernement impérial actuel fait dans ses rapports avec la popu-lest le gouvernement de M. Gladslation de la Grande-Bretagne. Les |tone, et que le gouvernement avec ionorables messieurs savent quelequel lui et ses collègues ont eu nous avons alors été obligés d'a-|des entrevues était le gouverneouer qu'il nous était impossible|ment Beaconsfield.
l'exécuter aucun grand projet pour! Sir CHARLES TUPPER. Mon la construction du chemin de fer| honorable ami me permettra de lui lu Pacifique canadien. J’ose dire|faire voir qu'il donne, en parlant jue nous croyons avoir produit}ainsi, plus de force à mon arguqnelque impression sur le gouver-|ment. Il me permettra de l’infor- 1ement impérial pendant notre sé-|mer que, la dernière session, j'ai our en Angleterre. Je crois que|déclaré que ce gouvernement, loin mon honorable ami le chef de l’op-|d’éprouver de l'anxiété en consé osition,qui s’est moqué de notre |quence du changement de minis- Héclaration que nous avions obtenu |tère en Angleterre, était informé et asympäthie du gouvernementim-|croyait que les sentiments des bérial,'et réussi à l’intéresser à notre|membres du nouveau ministère uccès relativement au cheminl|étaient des plus favorables au Cae fer du Pacifique canadien, trou-|nada. Mon honorable ami me perrearnotre assertion fortement cor-|mettra de plus de linformer que oborée par les nouvelles reçues |depuis l'avènement au pouvoir du ujourd'hui au sujet de l’action de|gouvernement libéral, le très ho- *e gouvenement. On peut croire/norable premier, mon honorable daintenant que nos efforts auprès!ami le ministre de l'Agriculture
et moi-même, nous avons été en rapports personnels avec plusieurs des membres de l'administration actuelle, et nous leurs avons fait comprendre l'importance qu'il Ÿ avait pour le gouvernement de la Grande-Bretagne d'accorder son attention aux ressources du Grand Nord-Ouest canadien, comma chams d'émigration et comme moyen de faire face aux difficultés sérieuses qui se sont présentées dans l'administration des Iles Rritanniques. De sorte que je ne crois pas que mon honorable ami y ait gagné beaucoup en faisaut remarquer qu'il ya eu un changement d’administration. Il ne fait que donner plus de force à l’opinion que j'avais exprimée, savoir que le Canada occupe aujourd'hui une position qu'il n’a jamais eue auparavant.
J'avoue franchement que nous n’avons pas trouvé, lors de notre voyage, en 1879, que le temps était venu de lancer avec succès le plan relatif aux cent millions d’acres de terres, qui avaient été mis à notre disposition en vued’assurer la construction du chemin de fer du Pacifique. Mais, nous avons jeté la semence en terre, et nous n'avons pas perdu de vue les moyens—ceux auxquels j'ai déjà fait allusion—et d’autres par lesquels la position du Canada pouvait être modifiée de beaucoup relativement à cette entreprise. Mon honorable ami le ministre de PAgriculture, par un coup de génie, et peut-être que jamais ministre canadien n’a fait coup de génie plus heureux que celui qu'il fit, lorsqu'il adopta le plan de montrer la confiance que le gouvernement du Canada avait en l'avenir de notre pays, en déclarant, à une époque où les agriculteurs de la Grande-Bretagne étaient très-occupés de leur position malheureuse, que les personnes possédant des moyens et désireuses d’émigrer en pays et de cultiver le sol du
— —— eg
grand Nord-Ouest, pouvaient choi-
sir des délégués indépendants et n' expérimentés pour venir ici étudier | fa; le pays, et que le gouvernement du |, Canada, tellement il était sûr que |,,, leur rapport serait favorable, paie- | Xe rait leurs dépenses. Il serait abso- |; lument impossible de se faire une |, idée exacte, au point de vue écono- ke mique et financier, du grand avan- f,,;,
tage que cet acte si simple procurera au Canada. L'opinion, dans toute la Grande-Bretagne, relativement à notre pays, a subi un changement complet, et lorsque nous sommes retournés en Angleterre à la clôture de la dernière session du arlement, nous avons trouvé que e Canada occupait auprès de la mère-patrie une position tout à fait différente de celle qu’il occupait une année auparavant.
M. MACKENZIE.Grâce à Hanlan.
Sir CHARLES TUPPER. Hanlan est uneinfluence que je suis loin de mépriser.
Sir JOHN A. MACDONALD. Il rame dans le même bateau que nous.
M. BLAKE. Vous voyagez en chemin de fer.
Sir CHARLES TUPPER. Monk très honorable ami dit qu’il rame dans le mème bateau que nous.
Je puis dire que j'en suis bien aise, 8 que tout l’intérèt qu'il peut exciter dans le monde du sport donne au Canada plus d'importance en Angleterre. J'ai déclaré, il y a un instant, qu’en 1879, le parlement a mis à notre disposition 100,000.000 d’acresk:
de terres, et j'ai déjà donné à entendre que nous ne pouvions pas avec cette concession conclure desk arrrangements pour aucun plan complet propre à assurer la construction rapide du chemin de fer.k
En 1880 nous réunimes les Chambres, nous leur présentâmes le méme programme et nous acceptà 4; mes de bonne foi les obligationsk:
que nous imposaient les actes de
ouvaient choi-
nos prédécesseurs. Bien que nous
lépendants et | n'eûmes jamais accueilli le plan de ir ici étudier | faire construire la ligne par le gouivernement du | vernement, nous acceptâmes les
était sûr que
travaux au point où ils en étaient.
avorable, paie-
| Nousavons adjugé à l’entreprise Il serait abs0- | je5 127 milles du chemin pour lesese faire Une À Quels le chef de l'ancienne admi- , de vue éCOn0- Enistration avait demandé des sou: lu grand avan- Emissions, ce qui indiquait bien son simple procu- fintention de les construire. D’ail- "opinion, dans Leurs, nous avions donné à la potagne, relative- LEulation de la Colombie anglaise a subi un chan- aurais de construire cette seclorsque NOUS fij6n et nous devions nous conforn Angleterre à Ené au traité Carnarvon en la consrière session du Mruisant. Lorsque nous déclarâmes, ons trouvé Que en parlement, que nous étions dé- . aupres de la fcidés à commencer les travaux, je ition tout à fait Lrois que les honorables députés qu’il occupait Me ja gauche ne nous donnèrent ant. pas toute l'aide et la coopération Grâce à Hanlan. E;xquelles nous avions droit. Je ne lUPPER. Han- Koudrais rien dire de blessant pour 2e que Je SUIS bucun membre de la gauane, mais
e crois réellement que l'attitude \CDONALD. IL Ke l'opposition NOtME pas justifiane bateau que ke puisque le gouvernement ne aisait que remplir les engagements us voyagez ENEuwils avaient pris eux-mêmes,
sous leurs propres signatures com- UPPER. Monk, biaties, er ts votes en ni dit qu'il ra-Ésrjement, par leurs déclarations bateau que NOUS.-Bans cette Chambre et dans le en suis bien aise, Bavs et envers le gouvernement qu'il peut exCilerRe la mère-patrie, Comme nous ne port donne au Ca-Bidions que metire à cffet leurs tance en Angle-hopositions, nousavions droit de il ÿ a un instant, ous attendre à un autre accueil. ement à MIS à N0-Bfiis l'attitude des honorables mes- ,000.000 d'acreskeurs a eu pour résultat de dé: éjà donné à en-Entrer que si le chef de l’opposie pouvions PSE n avait modifié son opinion, le ion conclure desk; joment était toujours du même our aucun plante sur cette grande question. Le assurer la COnSief de l'opposition proposa, —et lu chemin de fer£était une proposition tout-à-fait unimes les Cham straire au programme du gou- ‘ésentâmes le MÉ-L;nement, qu'il appuyait et à ses et nous acceptà léclarations en cette Chambre, —il i les obligationslé ss broposa donc de rompre nos ient les actes deb. ments avec la Colombie an-
glaise et lord Carnarvon, et de donner, j'allais dire le démenti, à lord Dufferin qui avait déclaré sur son honneur que la convention arrétée avec la Colombie anglaise serait mise à effet dans tous ses détaile. L'effet de cette résolution fut dé nous permettre d'inscrire dans les archives du parlement un vole de 131 contre 49, attestant que non-seulement nous tiendrions nos engagements envers la Colombie Anglaise, mais que nous devions ; au Canada de commencer les travaux et de les avancer suflisamment pour nous permettre de chauger le premier programme d’après lequel la ligne serait construite par une compagnie à laquelle nous accorderions des subventions en argent et en terres. Et si nous n'avions pas donné à l’entreprise Ja section de la Colombie anglaise, si nous n'avions pas poussé activement la construction des 85 milles qui complètent la sectioh entre le lac Supérieur et la rivière Rouge nous ñe pourrions aujourd'hui soumettre à la Chambre le meilleur projet pour la construction de cette ligne dont le parlement ‘ait jamais été saisi. Voici ce que disait l'honorable monsieur :
“ Je ne nierai pas un seul instant que nous avions l'intention d’exécuter les termes de l’arrangement pris avec lord Carnarvon, et rien que le manque de moyens nous aurait empêchés d'accomplir cet objet que devaient désirer tous ceux qui avaient à cœur l'extension de notre commerce.
Ainsi donc, non seulement l’obligation contractée envers lord Carnarvon, mais les intérêts du pays rendaient désirable l'exécution du programme. Mais je continue à citer:
‘“ Quiconque étudie la question ne peut manquer de voir qne si cette extension de notre commerce à travers le continent pouvait se faire sans de trop grands sacrifices, elle serait désirable en elle-même.”
Sir JOHN A. MACDONALD. Qui a dit cela ?
gp mm ua
or trs no dinar aimait nent déhes San
Cp PRESENT €
Sir CHARLES TUP PER. Le chef de l’ancienne administration pendant la dernière session du parle:
ment. L'honorable monsieur ajoutait :
« Voici en quoi consistait ce programme:
Nous étions d'avis que le chemin de fer avait été entrepris comme une vraie grande voie nationale allant d'une ext émité”à
l'autre du pays et que, quel que fût le ter-|
minus, près du lac Nipissingue, elle devait ôtre reliée à quelques autres lignes ; el nous fimes la part d'une subvention à quelques-unes de ces lignes à l’est de la baie Georgienne, Notre but était d'avon aussitôt que possible un chemin de fer partant de la baie Georgienne et devant se reéler aux lignes de Québec, par le Canada central * k * * * * 4 mé Notre plan aurait donné une ligne directe jusqu'à la -vallée de l'Outaouais, la ligne notoirement la plus courte sur nos territoires, de l'ouest à l'est, Les honorables messieurs de la droite ont sacrilié tous. les avantages que la province de Québec et les provinces à l’est de celle-ci auraient retirés de notre plan, et le président du conseil ne doit pas Ôtre disposé à se féliciter de l'attitude
qu'il a prisé; il a délibérement fait tort;
à sa proviner, et il rit maintenant du mul qu'il a fait,”
L'honorable monsieur sera heu reux de cousiater que le président du’ conseil, quand il a siégé à la gauche comme quand il siégeait à la droite, a invariablement recom-
mandé, dans les termes les plus!
énergiques, la continuation des travaux sur la section est du chemin de fer du Pacifique canadien, et peut maintenant se féliciter, non de l'acquisition de la ligne de la baie Georgienne, mais de ce que l'on va construire immédiatement une ligne reliant la grande province de Québec et: toutes les provinces de l’est aux fertiles territoires du Nord-Ouest par la ligne la plus courte et la plus convenable.
Suivant son habitude, l’honorable chef de l'opposition s’est permis plusieurs plaisanteries à ce sujet. 1] a raillé nos amis de Québec d’avoir été abandonnés, sacrifiés. d’espère M. le président, que mainte-
om
nant que ces honorables messieurs
peuvent supporter ces railleries ce avec un cerlain calme, ils trouve- mr ront l'honorable monsieur prêt à} :
considérer quels sont les intérêts 1°
de la grande section est du pays, [OX disposition qu'il manifestait lors-k,,;
[qu'il supposait que nous avions fait W'ex Là la population de cos districts une par injustice qu'elle ne méritait pas de frad notre part. L'honorable chef def"2 l'opposition s'exprimail ainsi : +
‘“ Je pensais avoir fait pour la province \de Québec tout ce qui était ra‘sonnable, et convenuble, et je suis prêt à mettre ma manière d'agir en contraste avec tout ce que lés honorables messieurs de la droite ] [ont fait jusqu'ici, Mais je ne me laissera er | pas éloigner de mon argumentation par des |écarts de ce genre. Je parle en ce moment de l'influence du projet du chemin de fer du Pacifique sur les intérêts de Québec Je parle du plan que nous avons adopté pour diriger le commerce, par la vallée dé l'Outaouais, jusqu'aux grandes s duf cc
Saint-Laurent, et j'ai aflirmé, ce > personne ne niera, que ce plan } ietiail beaucoup pour la prospérité de Iles.”
| Comme je l'ai déjà dit, les modi:fications que l'honorable chef de jlanciqn gouvernement avait appor tées à son plan, augmentaient beau Coup le montant des contrats et comme il le dit lui même, tous s (collègues et lui-même étaient erle faveur des soumissionnairés. L'ho inorable monsieur ajoutait : ous “ J'avoue que, ces messieurs ‘s'étant engagés à construire le chemin, nou étions obligés, comme leurs successeurs | de donner effet à leur plan, si c'était possif ble, ét nous avons fait de notre mieuxE Les modilications que nous y avons apporll |Lées étaient loutes ef faveur de ceux qu |pou/aient faire des soumissions, et elle jauraient dû, par conséquent, en amenet queique les leurs aient échouées... LÆ plan de l'ancienue administration pourf voyait au paiement de 810,000 comptan par mille, pour les 2,600 milles entiers. Eha Il pourvoyait à plus que cela. Ifue pourvoyait au paiement de $16,00@v0r par mille, en espèces, non-seuleha ment pour les 2,627 milles de 14#eus ligne, mais aussi pour l’embranÿro!
chement de la baie Georgienne e he
Le
ul ARR M PES SEM #4 DT Pur et M MS SOIT 2 Pam Eu he US Non NET PT EY cfte di 7: Lofépess à : FE MU MES MONT UE OT te ? fig Ré EE bu r "Lo > 1 . é s 4 i be À ; à À
eo + 0 0 0 nn à ee nee
a te
ables messieurs , :
ces railleries celui de Pembina. L'honorable |le gouvernement n'avait pas reçu me, ils trouve [monsieur ajoutait : d'offres. Mais pourquoi l'honorable nonsieur prêt à | ‘Cela constituait un total de 826,000,000, | monsieur lui-même n'a-t-il pas reçu ont les intérêts [ce qui, en y ajoutant 83,000,000 pour d'offres? Il n'a pas reçu d'offres on est du pays, rare, de DR EE Pos parce que, pendant cinq ans, l'état nanifestait 10r8-hslance de $1,000,000 qui sorait affectée à du: pays s'opposait à ce que l'hLa0nous avions fait M'extrémité est, et à soller la plus grande rable monsieur pût en recevoir. cos districts une fpartie de la subvention accordée au Ca-| M. le président, lorsque, grâce , méritait pas de nada Central, si l'ancien gouvernement|aux influences que j'ai mentionorable chef def"ait pu obtenir des offres qui lui auraient |nées, le ton de la presse anglaise che pa de Pen 9 permis de construire le chemin our! changea entiérement., lorsque les mail ainsi : *26,000,000, je pense qu'il aurait été de| "NB cretnens, ] ait pour Ja province kon devoir de les accepter, Il ne lui én a emigrants des meilleures catégo- 1i était ra‘sonnable, pas été fait, et l'honorable monsieur sait|rles que nous puissions désirer is prèt à mettre maBju'il n'en aurait pu obtenir quand mème|dans Le pays, commencèrent à se utraste avec tout cell en aurait demandé," préoccuper vivement du Nordhe pe CE J'attire l'attention de l'honorable| Ouest canadien ; lorsqu'un mou- A er mere 4 nonsieur sur celte déclaration qui|vement comme on n'enavaitjamais parle en ce momenlémontre qu'il approuvait, autant |vu,atiira l'attention des capitalistes et du chemin de ferqu'il pouvait Le faire, la marche!aussi bien que celle des émigrants, intérêts de QuébecÆue nous avions adoptée. en Angleterre, sur le Nord-Ouest ; nous avôns adopu Or, M. le président, nous avons|lorsque, grâce au programme de Se é "1 ere ccepié une offre préférable à celle| mon honorable ami,le ministre des affrmé, e » perle l'honorable monsieur, comme! finances, l’état financier du pays se ce plan p aettaille le ferai voir à la Chambre de la|trouva complètement changé ; lorsspérité de ces ‘les. Tacon la plus claire et la plus con |que, grâce au changement du tarif, éjà dit, les modiluante, et je deman ’e à l'honora |le soleil de la prospérité rayonna norable chef deble monsieur l'appui qr'il s'est{de nouveau sur le Canada; lorsque, ment avait appor#ngagé à donner à ce proj.t. Lors | M.le président,les membres du gouomentaient beauŒue, comme chef de l’onposition,|vernement canadien pûrent se prédes contrats etFhonorable monsieur déclara quelsenter aux capitalistes du monde ii même, tous se @i le gouvernement voulait agir delentier, en Canada, aux Etats-Unis même étaient enfelle manière, il l’appuierait, je|ou en Angleterre, et prouver qu'ils ssionnaires. L'hoB'eus pas même l’idée que quandine s2 présentaient plus devant la r ajoutait : bous nous Conformerions à ses|chambre avec des déficits de plus s messieurs ‘s'étanBésirs, il nous retirerait cet appui,|en plus alarmants chaque année, re le chemin, nouÿu même hésiterait à remplir la|et auxquels nous ne pouvions faire e leurs successeur*Sromesse qu'il avait faite dans|face, qu'ils n’'augmentaient plus la pin CP ette chambre. J'ai lu la déclara-|dette du pays chaque année, sans polie apporfon dans laquelle l'honorable mon |exécuter de travaux publics, mais É faveur de ceux quiieur disait qu’il dédaigneraitd’aser seulement pour faire face aux soumissions, et elle@e ruse. Je le croyais sincè'e,|dépenses ordinaires que le revenu nséquent, en RE avais accepté son offre et je lelaurait dû balancer; lorsque ce on Into iens responsable de sa déclaration. |triste état de choses fut changé, la de 810,000 compta, Lorsque j'aurai démontré à lalquestion du chemin de fer prit uu 9.600 milles entiers. Éhambre comme je vais le faire, —|autre aspect. Sous l’ancien état de \ plus que cela. jhue nos conditions, celles que nous|choses, mon honorable ami de la iement de $10,004v0ns déposées sur la table de la gauche ne pouvait obtenir à otfres spèces, non-seule hambre, sont bien plus avanta- en réponse à un avis qu il avait 2,627 milles de 1feuses que celles qu il nous avail|fait publier dans le monde entier si pour l’embranpromis d'appuyer, je demanderailet par lequel il demandait aux aie Georgienne ef" 11 les appuie. capitalistes de se charger de cette L'honorable monsieur a it quelentreprise, moyennant $29,000 en
espèces et 20,000 acres pour chaque mille ; pareille annonce était vaine et n’amenait aucune offre; son annonce, publiée en Angleterre et en Canada, n’obtint pas une seule réponse ; C'est peut-être ce qui a fait croire à mon honorable ani que nous ne recevrions pas d'offres non plus. Mais comme je viens de le dire, lorsque les choses changèrent, lorsque le gouvernement eut réussi à triompher des plus grandes difficultés de cette vaste entreprise, lorsqu'il eut démontré aux capitalistes, sur l'autorité de cette chambre, que nous pouvions disposer de cent millions d’acres de terres pour continuer l’entreprise que nous ne craignions pas de pousser les travaux, que nous pouvions démontrer que si gigantesque et si sérieuse que fût l’entreprise, si onéreuses que fussent les obliga- ‘ions qu’elle entrainait, nous pouvions l’accomplir, lorsqu'en un mot nous démonträmes que nous ne redoutions pas de la continuer, Jorsque nous prouvâmes aux Capitalistes du monde entier que nous mêmes y avions confiance, que nous étions prèts à entreprendre ces gigantesques travaux, l’aspect de la question changea complètement,
C’est en pareilles circonstances, M.
le président, que le gouvernement soumit son programme au parlement pendant la dernière session, et que nous rencontrâmes des adversaires, l'opposition ayant complètement changé de front. Les mèmes hommes qui, cinq ans passés, se déclaraient disposés à faire construire Je chemin de fer du Pacifique par le gouvernement; les mèmes hommes qui avaient pris cet engagement avec la Colombie anglaise et qui, dans cette chambre, s'étaient liés par les engagements les plus solennels, ces mèmes hommes demandèrent ia suspension des travaux pour leur
permettre d'embarrasser le gouvernement qui avait pris les meilleurs moyens de faire disparaitre les difficultés en présence dèsquelles l'honorable monsieur n'avait obtenu aucune réponse à un avis publié dans tout le pays. J'ai cet avis sous les yeux. Il fut publié le 29 mai 1876, et on peut y lire: “ Les soumissions devront être envoyé?s le ou avant le ler janvier 1877, en vertu des dispositions de l’Acte concernant le chemin de fer du Pacifique canadien, 187#%, qui frescrit que les entrepreneurs de la construction et de lexploitation, recevront une subvention en terres, ou le produit de la vente de ces terres.” Ainsi donc, les entrepreneurs recevraient non seulement une subvention en terres, mais, à leur choix, le produit de la ventef de ces terres.
M. MACKENZIE. L'honorablek monsieur a tort de formuler semblable affirmation. Je suis mêmek surpris qu'il ait osé la formuler, parce que, s’il veut bien consulter lak loi, il y verra que, d’après l’arrange-# ment conclu, le gouvernement de} vait vendre les deux tiersdes terres {
et remettre le produit de cette vente aux entrepreneurs. d Sir CHARLES TUPPER. Je sui
heureux que l'honorable monsieur m'ait rappelé ce détail, car nous [laissons aux entrepreneurs tous lesif frais de la vente des terres, tandi:
que l'honorable monsieur s'offrait à payer les frais de la vente de:
deux tiers de ces terres et à remet.
tre aux entrepreneurs le produid de la vente, sans aucune déduction Je suis heureux qu’il ait mentionné ce fait parce que cela prouve d'au tant mieux quelles étaient les con ditions de son avis. Puis il ajoute # ‘ Ou le produit de la vente des terres, à raison de vingt mille acre par mille, plus $10,000 en espèce par mille également, pour la cons ‘action du chemin de fer du Nord
tt"
arrasser le gouverpris les meilleurs ee disparaître les résence désquelles sieur n'avait obte- 15e à un avis publié 8. J'ai cet avis SOUS t publié le 29 mai y lire: “ Les souit ètre envoyés le r janvier 1877, en positions de lActe chemin de fer du lien, 1874, qui presntrepreneurs de la , de l’exploitation, ubvention en terres, de la vente de ces aonc, les entrepreent non seulement n en terres, MAIS, à produit de la vente
Ouest/’ Ainsi donc, l'honorable |verai.nt la ligne du chemin de fer monsieur offrait $10,000 par mille, du Pacifique canadien et en prenplus l'intérêt à 4 pour cen*, à dater |draient possession, nous nous mide l'achèvement des travaux, ou|mes en communication avec toutes toute autre somme subséquente qui! les personnes chez lessruelles nous pourrait-être stipulée dans le con-|supposions l'intention d'accepter un trat. Fn outre, l’Acte invite les|contrat, afin d'obtenir le pius bas soumis..onnaires à indiquer, dans|prix possibie. Comm l’a dit mon leurs offres, la somme minimum/honorable ami, des capitalistes sur laquelle l'intérêt sera exigé. américains et canadiens firent des Ces conditions furent adoptées etloffres pou: ia construction du reste uu avis fut publié dans le mondelde la ligne. Le gouvernement entier, en Angleterre, aux Etats }s’'offrit à compléter la ligne de la Unis et au Canada. L’honorable!baie du Tonnerre à la rivièremonsieur croyait, je présume, que.| Rouge. Nous proposâmes de comdans les circonstances que j'ai men-|pléter les sections qui traversent ionnées, le moment était venu de|les passes de la riviire Fraser, à la raiter la question de plus haut, -|Colombie anglais”, et de continuer J’avouerai franchement à Lalla ligne, parce que c'était une “hambre que s’il est une chose quilabsurdité de fixer le ‘terminus du it opéré un changement dans l’opi-|chemin de fer du Pacifique canaiou publique au sujet de la valeur!dien à un point où il y a seulees terres au Nord-Ouest, et desiment trois pieds d’eau, quand randes constructions de cheminsmême ce terminus eût pu être e. fer qu'on allait réaliser dans|avantageux temporairement. Nous ette région, c’est le merveilleux! oroposämes aussi d'achever ultériuccès—rendu public dans le mou-jeurement une ligne reliant Emory e entier—du syndicat qui avait| Bar à Port Moody, havre choisi cheté le chemin de fer de St. Paul.!par les honorables messieurs de la finneapolis et Manitoba, et étäitigauche comme étant le meilleur devenu seul propriétaire de cette|terminus du Pacifique canadien. igne, Les rapports puliiés par ce! Nous sommes disposés à louanger yüdicat démontrent nou-seule-}nos honorables amis de la gauche ment La rapidité avec laquelle nnelen ce qu’ils font de bien et nous ompagnie particulière peut cons- l'avons prouvé en admettant que ruire une voie ferrée, mais ilsile choix qu'ils avaient fait de ce ont connaître la valeur des terres | terminus était judicieux.
dans les prairies du Norü-Ouest el! M. BLAKE. Mais vous avez dit des prix qu’elles peuvent atteindre que ce choix était prématuré, quand il s’agit d'aider ainsi à la! Sir CHARLES TUPPER. J'ai onstruction du chemin de fer.ldit, en effet, qu’il était prématuré, ’attentiôn que les capitalistes com-!et nous l'avons examiné de nouençaient à donnerauxentreprises |veau, avant d'adopter le tracé. le ce genre exerça naturellement Nous avons étudié tous les tracés ne influence marquée sur cette |que nous pensions les plus avanquestron. ilageux, mais nous crûmes devoir Je déclarerai encore franche-|faire un autre examen avant de ent à la chambre—car nous n'a- prendre uue décision finale. Cet ons rien à cacher—que quand/examen nous révéla que si la ruute 18 810,000 en espèceous eûmes décidé de demander|du nord offrait certains avantages, ement, pour la consfux entrepreneurs et aux capita-|nous pouvions bion reconnaitre la emin de fer du Nordistes à quelles conditions ils achè-‘sagesse que les honorables mes
NZIE. L'honorable rt de formuler semion. Je suis même it osé la formuler, eut bien consulter la 1e, d'après l’arrangee gouvernement de deux tiers des terres e produit de celte epreneurs.
ES TUPPER. Je sui ‘honorable monsieur ce détail, car nous ntrepreneurs tous les te des terres, tandis le monsieur s’offrai ais de la vente de es terres et à remet preneurs le produi4 s aucune déduction ix qu'il ait mentionné tue cela prouve d'au elles étaient les con avis. Puis il ajoute uit de la vente de
de vingt mille acre
sieurs avaient montrée en fixant le|avec des entrepreneurs que nous
port où serait le terminus. Nous proposâmes alors de compléter la HA de la baie qu Tonnerre à la rivière Rouge, de Kamloops à Emory Bar et, Enfin, jusqu'à Port|:
Moody. Nous demandâmes à des arteprene ‘urs à quelles conditions
s s'engageraient à construire les autru sections de la ligne entre le Nipissingue et la baie du Tonnerre, distance d’environ 650 milles ; on a mesuré cette section à la chaîne pour la première fois, pendant la saison dernière et constaté qu’elle a 652 milles. Nous avons demande à quelles conditions les entrepreneurs achèveraient toute la ligne depuis la rivière Rouge jusqu’à Kamloops, et deviendraient acquéreurs de toute la ligne pour lex-
ploiter.