‹ Le chemin de fer canadien du Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 9 · PR PU NE CRE · texte numérisé non relu

PR PU NE CRE

o SR in D are

ches, écrous, carvelles, et autres pièces devant servir à la construction du chemin et à l'établissement de la ligne télégraphique le long de son parcours. Quels sont donc les droits perçus actuellement ?

La loi ‘admet en franchise los rails d'acier.

M. MACKENZIE, Pour combien de temps ?

Sir CHARLESTUPPER. Aussi longtemps que nos usines ne fourniront pas assez de rails d'acier pour nos chemins de fer. Le gounement à compris que la construction des chemins de fer était d’une importance tellement vitale pour le développement du Canada qu'il devait faire une exception en faveur des rails d'acier, se disant que tant que l’industrie du pays ne pourrait suffire aux demandes, la franchise devait subsister, Elle ne s'étend toutefois, qu'aux boulons, écrous, fils de fer, bois, et autres différents articles devant servir à la construction des ponts.

Après mûre réflexion nous avons jugé, M. le président, qu'en supprimant les droits sur le fer destiné aux ponts, nous pourrions avoir des ponts de ferau lieu de ponts de bois. Y'a-til un seul membre de cette chambre qui ne s'est pas convaincu que si cette clause n'avait pas été établie nous n'avions qu’à importer ces articles pour les libérer de tous droits? je crois devoir ajouter qu’à la suite de ce contrat, tout à fait en accord avec la politique nationale, la position de nos industries en Canada, est meilleure que jamais. En cela, comme en toutes choses, le gouvernement a tenu à rester fidéle à la grande politique nationale quia retiré le Canada de l’état de stagnation dans lequel il se trouvait, pour lui donner autant de prospérité qu’ur pays peut en envier. Cette

politique a augmenté notre crédit,

transformé nos déficits en surplus considérables, a donné de l'essor à nos manufactures, a mis l'argent en circulation, fait naître des industries d’un bout à l’autre du

Canada ; en un mot ses résultats .

ont dépassé les espérances de ses plus chauds partisans, Nous serions traîtres au pays et à la position que nous occupons, si nous ne combinions tous nos efforts pour maintenir cette politique dans toute son intégrité, afin que le Canada continue à jouir de la

grande prospérité qu'il possède maintenant. Au sujet de cette question, je crois de-

voir mentionner que le ministre

des finances doit-présenter un pro-.

jet de loi qui définira cette ques-

tion, ainsi que toutes celles du mème”ordre qui se rattachent à la.

construction du chemin de fer canadien du Pacifique.

Je suis heureux, M. le président, de n'être pas obligé d’occuper plus longtemps l'attention de la Chambre. Lorsque j'ai pris la parole, j'ai déclaré que j'éprouverais, com 2e membre du gouvernement, un sentiment de satisfaction en même temps que de fierté, en demandant au Parlement, en l’année 1880, l'adoption d’une loi assurant, dans l’espace de dix ans, la construction du chemin de fer du Pacifique, dans des conditions plus favorables que celles qu'auraient espérées de ratifier les partisans les plus enthousiastes de l’entreprise.

J’ai lu attentivement les arguments, aussi habiles qu'éloquents, développés par mes honorables amis de l'opposition, pour établir qu’au point de vue du patriotisme et de l'honnêteté politique, le parti auquel ils appartiennent est plus que tout autre tenu à donner un appui sincère à l’entreprise. Je crois véritablement que si jamais mesure a mérité l'étude en même temps que la sanction unanime de

à surplus l'essor à l'argent » des inautre du résultats .

es de ses Nous sea position nous ne >rts pour ue dans çue le Car de la lil possujet de rois deministre T Un pro-:

tte queses du mèhent à la.

de fer ca-

président, d'occuper on de la ris la parouverais, ernement, action en é, en deen l’année loi assuix ans, la de fer du itions plus w'auraient artisans les entreprise.

les argu- 'éloquents, 1onorables ur établir atriotisme e, le parti it est plus jonner un eprise. Je si jamais en même nanime de

de 0?

Ja Chambre, c'est bien celle que j'ai l'honneur de présenter aujourd’hui.

C'est avec un vif sentiment de satisfaction que j'ai constalé que d’un bout à l’autre du pays les poitrines respiraient plus librement lorsqu’est parvenue la nouvelle annonçant que le gouvernement était soulagé du pesant et onéreux fardeau de la construction et de la mise en opération du chemin de fer ; que les obligations du pays, considérées au point de vue de létat actuel de ses finances, ne dépassaient pas ses moyens et que par la vente des terres il pourrait s’en libérer dans un avenir prochain.

Mais cette considération est d’ordre secondaire si l’on envisage la question à son véritable point de vue. Il est évident que les projets soumis au parlement assurent au pays la construction et la mise en opération d'une immense voie ferrée qui doit donner une vie nouvelle ei une vigueur considérable à toutes les provinces qui forment la confédération, Jamais corps constitué dans ce pays n’a assumé plus grande responsabilité que celle qui incombe au gouvernement qui a entrepris le travail gigantesque du développement du pays que la Providence nous a accordé. Je déclare que ous serions traîtres à nous-mêmes + :à nosenfants,si nous hésitions à accepter les propositions qui sont actuellement soumises au parlement et qui doivent assurer l'exécution de cette entreprise, destinée à développer les immenses ressources du Nord-Ouest et à attirer un courant d'émigration qui

étant obligés de s'adresser aux marchés des anciennes provinces, donnera un essor vigoureux à leurs industries. Ce sont là des raisons qui nous font espérer le support que nos honorables amis de l’opposition ne peuvent nous refuser s'ils considèrent la question au point de vue de leurs intérêts et l’envisagent comme hommes d’état.

Il me semble, M. le Président; qu'en étudiant cette question à un point de vue de parti, —la plus déplorable manière de l’envisager, —nous constatons que la gauche, en suivant le programme qu’elle s’est tracé, favorise les intérêts du parti actuellement au pouvoir, de même qu’elle l’a fait lorsqu'elle s’est déclarée en antagonisme à la politique nationale que désirait la grande masse de la population. Je dois dire que son attitude me surprend ; elle me peine, quoi qu’elle favorise les intérêts de notre propre parti.

Dans maintes occasions j'ai fait aux honorables députés de l'opposition les appels les plus chaleureux, les engageant à ahandonner toute idée préconçue devant une question éminemment nation:le, qui prime toute considération de parti, afin que les partisans ües deux opinions qui divisent le pays co-opèrent au succès de lentreptise,

Les honorables députés de l’opposition ont refusé de répondre à cet appel, je n’essaierai donc pas de leur démontrer aujourd’hui combien il aurait été désirable qu'ils s’y soient rendus, mais j'espère que, puisque nous faisons de la construction de ce chemin de fer,

donnera une force nouvelle au Ca |jusqu’ici sous le contrôle du gouver-

nada tout entier, émigration com posée d'artisans intelligents et la:

borieux qui, tout en travaillant pour eux-mêmes, assureront la

nement, une entreprise commerciale, leur opinion se modifiera.

Une des principales raisons qui nous a poussés à changer notre

prospérité de cette partie du pays ;ligne de condu'te et a confier ‘émigration dont les membres!l’entreprise à une compagnie, et

cela dans les plus brefs délais,|de chaque membre du parlement peut se trouver dans les ensei-[ayant le sentiment du patriotisme.

nements que nous ont donnés es deux dernières sessions. Lorsue le chemin de fer était considéré. comme entreprise du gouvernement, nos «‘dversaires nous ont attaqués sur la question dans l'arène politique. Afin d’embarrasser le gouvernement, afin de l'empêcher de mettre à exécution la politique qn'’il avait adoptée, ils ont assumé une attitude tout à fait anti-patriotique et,en dépréciant le crédit de notre pays, ont nui à l’avenir de cette grande entreprise.

C'est avec plaisir que je constate que nous.avons trioriphé de cette opposition et qu’en

Je le répète, M. le président, j'ai été désappointé, mais j'espère que bientôt, lorsque le temps de la réflexion sera arrivé, les résultats de ce projet de loique nous soumettons à l'approbation du parlement et qui obtiendra, j'en ai la confiance bien ferms, l'approbation de la chambre, se:ont tels que ces honorables messieurs seront forcés d'admettre, en toute sincérité, qu’en suivant la ligne de conduite que nous avons adoptée, nous avons agi selon les meilleurs intérêts du pays et que nous avons obtenu un

épit de cet succès qui a dépassé toutes les es-

obstacle nous avons surmonté la|PéTances.

grande difficulté : c’est-à-dire que

Un mot seulement en terminant.

malgré leurs efforts pour combat-|La plus grande satisfaction que tre notre programme, le jour est|j'aurai éprouvée dans le cours venu où des capitalistes éclairés,|d’une carrière politique &: vingt-

ayant une connaissance parfaite des” ressources du Canada, sont &isposés à entreprendre la consnes de ce grand chemin, de er.

Comme je l'ai dit, jespérais que, maintenant que nous avons abondonné l’entreprise comme œuvre du gouvernement, pour la confier à l'initiative commerciale, l’opposition pourrait, sans perdre le moindre prestige de ses partisans, s'unir à nous pour cette grande question et accorder au syndicat chargé de cette gigantesque entreprise l'appui sincère et généreux sur lequel des hommes entreprenant un travail intéressant tout un pays ont le droit de compter de la part du gouvernement comme de celle

cinq années, sera l'adoption de la loi qui nous est soumise, et j'ai la conviction que mon honorable ami qui siège près de moi croira le succès de sa vie politique dignement couronné si, lui premier ministre, il fait adopter par le parlement une loj ayant une aussi grande importance pour le Canada.

Si je n'ai pas de patrimoine à laisser à mes enfants, je serai fier de leur léguer seulement le souvenir d’un des événements de ma vie politique : celui qui m’a permis de prendre une part active à l'adoption de cette grande mesure qui communiquera au Canada un mouvement d’impulsion quien fera un pays grand et prospère dans un avenir rapproché.

arlement triotisme.

dent, j'ai père que de la résultats de soumetarlement la confibation de que ces nt forcés sincérité, conduite

Jus avons térêts du btenu un es les es-

rminant.

tion que le cours &° vington de la et j'ai la rable ami croira le ue dignemier mile parle- 1ssi gran- Canada.

1e à laisi fier de souvenir ma vie Jermis de adoption icommu-

mouvefera un dans un

Page 1