SERRES
LE
pas la construction du chemin de fer du Pacifique comme une entrerise facile et qu’il partage pour dou les vues et les opinions de ses deux honorables collègues.
Sir Richard Cartwright disait en 1874, dans son discours sur le budet :
‘“ Afin de bien comprendre l'importance du fardeau que nôus serons obligés de nous imposer pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, on doit
. se rappeler que l'estimation la plus basse . pour la construction du chemin jusqu’au
Pacifique canadien dépasse $100,000,000, et cela en supposant qu’on accorde un plus long délai pour sa con:!"uiction * * * J'ai parlé à la séance de l'a, i des dépenses qu'entraineraient la tu. opération du chemin de fer intercci il et des autres chemins de fer du gouvernement fédéral, principalement dans les provinces maritimes, {es déficits qui se produisent ainsi chaque année, se montent à la somme énorme de $1,250,000. Je désire attirer l'attention de la Chambre sur un fait dont l'évidence éclatera aux yeux de tous ses honorables membres. Ces chemins de fer, sur la plus grande po’tie de leur parcours, traversent un pays colonisé depuis cinquante à soixante ans. Puisque ces chem'ns de fer entraînent d'aussi énormes dépenses, il devient évident pour tous que le coût de l’entretien d’un chemin de fer de 3,000 milles de longueur, traversant un pays presqu'entièrement inhabité, sera beaucoup plus considérable, Longtemps après l’achèvement d’un chemin de fer il faut faire des dépenses considérables pour le mettre en bon état de fonctionnement et de réparations; c’est.
ua fait qu'on ne doit pas perdre de vue en considérant le véritable caractère du projet.”
Je crois avoir donné à la Chambre des preuves suffisantes pour la convaincre que la proposition que nous avons l'honneur d? soumettre à l'approbation du parlement, mérite sa favorable considération, non-seulement parce qu’elle demande une somme moindre que celle qui a été votée en 1873 et subséquemment en 1374 pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, mais parce que le contrat est bâsé sur des chiffres peu élevés si on les compare à ceux
‘qu’elle demande une somme moin- £
que les honorables députés de l’opposition, avec toute l'expérience | qu'ils avaient: de cette grande entreprise, considéraient comme insuffisants pour assurer sa construction, sans qu’il en soit cependant détourné un seul dollar pour assuror ensuite la mise en opération | du chemin.
Je crois avoir prouvé à la Chambre d’une manière irréfutable que la proposition que nous avons l’honneur de soumettre à l'approbation du parlement mérite sa favorable À considération, non-seulement parce À
dre que celle qui a été votée en en 1873 et subséquemment en 1874 pour la construction du chemin F de fer du Pacifique canadien, mais parce que le contrat étant bâsé sur | des chiffres peu élevés, si on les # compare à ceux que les honorables | députés de lopyosition, avec toute !
l'expérience qu’ils avaient de cette grande entreprise, considéraient comme insuffisante pour assurer sa construction, et beaucoup plus À favorable au pays. :
Je crois qu’il est de mon devoir # de dire que jamais de ma vie je n'ai éprouvé pour le parlement ane plus profonde reconnaissance que lorsque, malgré les déclarations surprenantes faites par ces honora- Bi bles messieurs,je l'ai vu placer 100,- 4 000,000 acres de terre à la disposition du gouvernement, pour luik permettre de construire le chemin de fer du Pacifique. Je sais que tout homme intelligent, dans cette Chambre et en dehors de son enceinte, considère cette loi commelf ayant une importance vitale pour le pays. Je sais que l’on comprend que c'était un devoir que nous de:} vions au pays d'entreprendre ceti immense travail, malgré les dépen-#o ses colossalcs qu'il entraînait, et malgré les appels énormes qu’il} était nécessaire de faire au trésor du pays. Je sais que nous étions
al
en
députés de l’op- Bobligés d'obéir aux inspirations du |amis dans cette Chambre à le sou-
ute l'expérience | neilleur jugement qu'il était poscette grande en- Bsible de nous former sur la quesaient comme in- tion tout en obéissant aux leçons urer sa construc- ide l'expérience. Je sais que pour a soit cependant Be gouvernement c'était demander | dollar pour as- Bbeaucoup au parlement,que de solise en opération Miciter l’autbrisation de continuer ‘ Mette grande entreprise. Mais nous rouvé à la Cham- avons compris que la construction e irréfutable que île ce chemin étant nécessaire pour nous avons l'hon- MMévelopper le grand Nord-Ouest, > à l'approbation pour placer ce pays dans la posirite sa favorable Mion qu'il doit occuper et pour aug- -seulement parce enter les ressources du Canada ine somme moin- Mount entier, nous devions demani a été votée en Mer que des terres autrement inuuemment en 1874 Miles soient utilisées pour sa constion du chemin fr”uction.
1e canadien, mais M La chambre doit comprendre que rat étant bâsé sur MBous ne nous faisons pas illusion élevés, si on les ur la responsabilité que nous asue les honorables Mumions en demandant la dépense sition, avec toute M'une aussi forte somme, et nous s avaient de cette Mh'’ignorions pas aussi que lorsque se, considéraient Mous aurions achevé la ligne d’un nte pour assure! | out à l'autre et que nous serions et beaucoup plus lrêts à la mettre en opération, une ù Mesponsabilité encore plus lourde »st de mon devoir Mbèserait sur le pays qui aurait à sais de ma vie je ubvenir aux moyens nécessaires r le parlement une BBour assurer aï22 succès sa mise connaissance que fn opération, Car personne ne peut les déclarations Mnéconnaïître l'immense responsaes par ces honora- Milité qu’entraine l'exploitation de l'ai vu placer 100,- MBrès de 3,000 milles de chemin de terre à la disposi- Mer traversant un semblable pays. ement, pour lui Mais le parlement comprit que la istruire le chemin Monstruction de ce: chemin était ue. Je sais quelssentiellement nécessaire au déiligent, dans cette Meloppement du Canada et il donna dehors de son en-Bénéreusement au gouvernement 5 cette loi commelfappui qui lui était demandé: il brtance vitale pour a fait avec la conviction que nous que l'on comprendBvions l'intention de disposer de bvoir que nous de-fes terres de façon à protéger défid'entreprendre cetilitivement les anciennes provinces , malgré les dépen-fontre la taxe qu’il serait nécesu'il entraînait, etiaire d'imposer pour construire ce els énormes qu'ilhemin de fer.
de faire au trésor Le gouvernement est sensible au s que nous étionsfénéreux sentiment qui porte ses
tenir malgré les craintes et l’alarme qu'ont essayé de répandre les honorables députés de l'opposition, lorsqu'ils ont été à même de critiquer précisément le même projet pour l'exécution duquel ils réclamaient de la Chambre les pouvoirs nécessaires. La Chambre, je le sais, comprend avec ‘quel plaisir nous rencontrons ce soir le peuple du Canada en la prsonne de ses représentants et avec quelle satisfaction nous pouvons dire que, grâce aux moyens que nous avons été autorisés à employer pour l’achèvementde ce travail, nous sommes en position de déclarer que nonseulement le chemin sera construit dans son entier, mais qu’ensuite Le Canada sera délivré de la responsabilité de son exploitation, et cela pour l’insignifiante considération d’une somme d’un peu plus de $2,000,000 par année que le pays aura à payer, non dès maintenant, mais elle représente tout ce que aous aurons à payer en admettant que nous ayons a servir pour toujours les intérêts de tout l'argent pue le syndicat obtiendra en vertu qe ce Contrat.
Nous sommes heureux d’être en position de pouvoir établir nonseulement cela, mais encore qu'à part les 100,000,000 d’acres de terres que le parlement a mis à n0tre disposition il y a deux ans,il nous en reste 75,000,000 pour couvrir les $2,000,000 d'intérèt,—dénenses qui auront diminué jusqu'au jour qui n’est pas loin de nous où nous aurons l’orgueilleuse satisfaction de voir le Canada occuper une position glorieuse et prospère, et il n'aura plus alors à verser un seul dollar pour la construction ou l’exploitation de ce chemin de fer.
Je dois dire que je suis grandement satisfait des critiques dirigées contre la proposition que nous soumettons actuellement au Parle-
ment, Rien ne m’a donné plus de confiance dans la solidité de notre position, l'attitude inexpugnable quenous occupons au Parlement et au dehors, quies ce ritiques que ce projet a rencotréesn dans la presse.
de parlerai d’abord du Citizen. Je vois par la critique de ce journal dont nous avions droit d'attendre de une critique juste et dépouillée passion,que le propriétaire a ouvert ses colonnes, non-seulement à une plume hostile,mais à un écrivain de mauvaise foi qui n’a pas voulu exposer les faits avec impartialité devant le pays, c’est ce qui fortifie la conviction que je possède de l’excel- Jence de la proposition que nous soumettons au Parlement.
Si ce contrat contient des clauses qui puissent donner lieu à des objections sur lesquelles il est nécessaire d'attirer l'attention du parlement et qui soient de nature à le faire condamner, était-il nécéssaire que la personne qui a écrit l’article du Ciüizsen dénature entièrement,
.du commencement à la fin, toutes les clauses du contrat qu’elle a commentées. Je dis que ,ien plus que ces critiques n'a fortifié la conviction que J'entretiens de l’excellence de cette mesure, qu'’elles viennent du Citizen, de la part duquel je me serais attendu à mieux, du Free Press, dont je n'espère pas un meilleur traitement, ou du Globe de Toronto. Et lorsqu’en lisant ces journaux je m'aperçois que toutes les critiques, toutes les attaques sérieuses sont bâsées sur des faits inexacts, je suis confirmé dans l'opinion que le contrat est inattaquable et qu’une critique impartiale et juste les amènerait à lui donner leur adhésion.
En voyant ces critiques je pense à la position qu'occuperait un homme ayant accepté un contrat pour la construction du Great Eastern, énorme navire, de tous les
en même temps que celui dont lak
construction a été la plus coûteuse.
Je me demande, M. le président, quelle serait la position d’un homme qui, aprèsavoir construit uni navire et l’avoir entièrement équipé,entendrait ses armateurs jui dire que comme dessin, matériaux et main-d'œuvre, le navire ne laisse rien à désirer, mais qu'il y a quelque chose dans la forme de la yole qui ne leur convient pas et qu'en conséquence ils ne prendront pas le bâtiment. Je dis donc, M. le président, que lorsque nousk nous présentons à la Chambre avec} une mesure de cette importance,f
lorsque nous occupons, relative-lés.
ment à l'achèvement probable de cette grande entreprise une position sur laquelle n’auraient pui compter, il y a douze mois, les gens| les plus confiants dans l'avenir, nous voyons ces messieurs hésiter.
Quoique nous ayons trouvé des ca:
pitalistes ayant de grandes ressour ces à leur disposition pour pousser!
une entreprise si essentielle aufe progrès du Canada, quoique le tra vail doive être entièrement confiék à l'initiative commerciale, ces mes4 sieurs faisant volte-face, malgréf leurs propres déclarations mainteshl fois enrégistrées, se plaignent des arrangements que nous avons eu le bonheur de, pouvoir soumet tre au Parlement. . ne Sans les remarques des honora
bles membres de l'opposition, quil
m'ont amené à croire le contraire, j'aurais pensé que c'était un proje
pour lequel je pouvais demande
en toute confiance l'appui non-seulement des honorables députés qu
soutiennent ordinairement le goui vernement, mais celui des honoral bles messieurs de l'opposition qui par leurs votes et les déclarations les plus catégoriques de’ leur chef
ont accepté, pour la constructionr
du chemin, des conditions bien
bâtiments du monde le plus graud.|moins favorables que celles quikié
eee
que celui dont la Ent contenues dans le contrat ac-|Saint-Paul, Minneapolis et Ma-
é la plus coûteuse.
M. le président, osition d'un homjoir construit un entièrement équiarmateurs lui dire in, matériaux et e navire ne laisse
mais qu'il y à ins la forme de la * convient pas el nce ils ne prennent. Je dis donc, que lorsque nous} à la Chambre avec!
cette importance, ccupons, relative-à ment probable de treprise une posilé n’auraient pu ouze mois, les gens its dans l'avenir, messieurs hésiter.
ons trouvé des Ca:
de grandes ressour'4 ition pour pousser si essentielle auf da, quoique le tra-f ntièrement confiés nmerciale, ces mes volte-face, malgré ‘clarations mainte is, se plaignent de
uel. Mais, disent ces messieurs, ous n’aimons pas la compagnie, remarque des plus injurieuses our les personnes formant le synicat.
M. MACKENZIE : Qui adit cela ?
Sir CHARLES TUPPER : L'orne des honorables députés en btte ville.
M. MACKENZIE : Entendezbus parler du C#izen ?
SIR CHARLES TUPPER : Peutre le Citizen est-il maintenant brgane des L norables députés de bpposition. Je sais que dans le purt espace de vingt-quatre heuès, par un moyen quelconque, ils pus ont enlevé le Times. Je ne ais nullement surpris, M. le présint, que les honorables messieurs l'opposition repoussent avec épris l'imputation que le Free ess est leur organe et l’interprè- | de leurs opinions, — un journal i essaie de prodiguer l’insulte à ès personnages occupant une hauposition au Canada, aux Etatsnis et en Europe.
Ces honorables messieurs n'ai. ent pas la compagnie, mais on ut supposer qu'il s’est opéré une volution dans leurs idées sur cetquestion. Les personnes qui se que nous avonsi@nt chargées du chemin occupent e, pouvoir soumet#Bjourd'hui vis-à-vis du pays la at. , sition la plus forte que peuvent rques des honoravier des capisalistes engagés dans e l'opposition, quille entreprise de cette importance. roire le contraires Canadiens qui font partie du ue c'était un projellndicat sont des hommes qui pospouvais demanderSdent une réputation d’habileté ice l'appui non-seu-Bmmerciale hors ligne, le succès brables députés qu'il ont obtenu en menant à bien inairement le gouillautres grandes entreprises de s celui des honorakemins de fer constitue pour nous e l'opposition quiË meilleure garantie possible de t les déclaration® manière dont il s'acquitteront iques de’ leur chef leurs engagements envers le r la constructionBuvernement et le parlement du es conditions bienBnada. On m'a dit que les probs que celles qui
nitoba sont membres du syndicat et je suis fier d'apprendre que tel est le cas en effet ; je dis.donc que s’il étaient demeurés en dehors de
l'association, ils se seraient trouvés.
en antagonisme avec le Canada parce qu'ils sont les propriétaires d’un chemin de fer au sud de notre grand Nord-Ouest et d'immenses étendues de terre le long de la ligne.
Tous nous savons que le grand obstacle au parfait développement du Norû-Ouest, était l'absence d’un chemin de fer du Pacifique cana dien, parce que notre iminigration était obligée de se faufiler pour ainsi dire à travers les territoires des Etats-Unis. Les grands efforts qui ont été faits pour attirer l’immigration aux Etats-Unis et intercepter celle qui se dirigeait sur le Nord-Ouest, n’ont pas été accomplis par le gouvernement de ce pays ou par les législatures des Etats, mais bien par les compagnies de chemins de fer qui avaient un intérêt personnel à conserver ces immigrants sur leurs propres territoires.
Nous avons annexé ainsi au Canada une partie considérable de l'Etat du Minnesota, et tout homme de bon sens se convaincra facile-
* te ment qu'une compagnie qui s'est
engagée à construire et à exploiter un chemin de 650 milles, de la baie du Tonnerre au Nipissingue et qui sera propriétaire d: mille milles de chemin de fer, de la rivière Rouge au Nipissingue, ne peut moins faire que d'attirer pa’ cette route et les chemins de fer du sud, grand nombre d’immigrants pour se fixer sur les terres, Car c'est là la seule condition de succès de leur entreprise.
Les intérêts que possèderont ces messieurs dans le chemin de fer du Pacifique seront dix fois plus considérables que ceux qu’ils ont jamais possédés dars le chemin de fer de
létaircs du chemin de fer delSaint Paul, Minneapolis, et Mani-
toba, et quelle que puisse être leur nationalité, la signature qu’ils ont opposée au contrat donne au Canada la preuve la plus évidente qu'ils n’épargneront aucun effort pour amener du trafic au chemin de fer du Pacifique canadien. L’honorable député semble croire qu’on ne pourra exercer sur cette COmpagnie le contrôle et la surveillance désirables.
M. MACKENZIE, Qui a dit cela ?
Sir CHARLES TUPPER. Jde crois ne pas être injuste envers l'honosable chef de l'opposition en disant bu'il a accueilli la mention que j'ai faite de la compagnie comme il accepte habituellement une chose qui lui est désagréable.
M. BLAKE. Je ne comprends pas parfaitement l’honorablé monsieur.
Sir CHARLES TUPPER. Comme je l’ai dit, cette compagnie se ‘compose de capitalistes du Canada et d’autres pays; ce sont des hommes de haute réputation, des hommes dont les noms sont les meilleures garanties que l’on puisse donner au pays, que toutes les entreprises dont ils se chargeront seront heureuses. Quant aux con ditions du contrat, je dis sans hésitation qu’on n'aurait pu faire un plus grand tort au Canada qu’en rendant les conditions de l’arrangement assez onérenses pour que leur accomplissement! au lieu d’être heureux entraine l'insuccès. de dois dire qu’au moment de la signa ture du contrat, nous avons fait tout en notre pouvoir pour obtenir les meilleures conditions possibles, agissant toujours sous l’impression que nous devions au Canada de passer un contrat susceptible d’accomplissement, d'accorder à ces messieurs un Contrat équitable et de leur permettre de se charger de cette grande et gigantesque entre:
prise dont nous étions anxieux de
épaules pour nous en délivrer.
Et maintenant qu’il me soit permis de demander à la chambre si pour un contrat d’une telle impor tance on doit se livrer à la chicane, à l’ergotage, comme on le ferait} pour une transaction ordinaire, au risque que ce contrat dont les négociations sont si difficiles à conduire, ait le sort de celui de 1873 dont les conditions étaient bien plus avantageuses que celles de celui-ci.
Mais ce n'était pas un contrat susceptible d'être rempli, car dans l’état où se trouvait alors le pays, les parties ne pouvaient réunir fe Capitaux nécessaires.
cet esprit que nous abordons tenant la question, et je demande à tous les membres de cette Chambre indistinctement, si nous ne'se-
jricr« pas indignes de représenter
le parlement du Canada, dans l’administration des affaires publiques si nous n'avions pas compris qu’il était dans les intérêts du pays de faire un arrangement de nature à nous assurer le secours des capi-|
taux requis et à permettre aux per-Ë
sonnes intéressées dans cette grande entreprise de la mener à bien, comme elles le feront, j'en ai la certitude. Ces messieurs, nous le savons, possèdent tous les avantages que peut entraîner la dispusition d’un capital; nous pouvons dire sans crainte de nous tromper que leur habileté, leur énergie, leur connüissance parfaite de ce genre d'entreprises sont autant de conditions de nature à assurer la] réussite du contrat; je demanderai
donc aux honorables messieurs ce
qu à part de cela, est désirable et nécessaire.
J'ai parlé de la position qu’occupaient ces messieurs ; je voudrais demander maintenant aux honorables membres de l'opposition si
le Canada pourrait espérer voi:à exécuter ce contrat avec le succès à faire reposer le fardeau sur leurslque tous nous désirons, souhaitons
C'est dans!
ain- 8
us en délivrer.
çu’il me soit perà la chambre si ’une telle imporvrer à la chicane, me on le ferait} on ordinaire, au at dont les négoiciles à conduire, de 1873 dont les bien plus avan- Iles de celui-ci.
pas un contrat rempli, car dans it alors le pays, vaient réunir ji res, C’est dans s abordons mainet je demande à s de cette Chamit, si nous ne'ses de représenter anada, dans l’adffaires publiques pas compris qu’il rêts du pays de nent de nature à secours des capirmetftre aux per-$ es dans cette de la mener à le feront, j'en ai messieurs, nous nt tous les avantraîner la dispu- ; Nous pouvons de nous tromper é, leur énergie, » parfaite de ce s sont autant de ure à assurer la ; je demanderai les messieurs ce est désirable et
et espérons, si nous l’avions conclu avec le corps de capitalistes le plus puissant que l’on puisse trouver ans la cité de Londres ? Qu'auions-nous eu ? D'abord un ingé ieur anglais avec des idées extraragantes et complètement ignorant le ce qui se rattache aux travaux e construction des chemins de fer ans un pays comme le nètre, puis nsuite, en dépit de l’impurtance es ressources dont ils auraicnt pu isposer, un insuccès dont ils auaient'été cause, et bien plus la léconsidération du crédit du pays.
lorsque les porteurs de bons auaient été frustrés de l'intérêt qu'ils B'attendaient à retirer de leur place:
ent. En jetant un coup d'œil su a liste des capitalistes américains, anadiens,anglais, français ou alle.
nands intéressés dans l’entreprise,on se convaincra que le Canada a été mieux partagé et que c’est une bonne fortune pour le gouverne.
ment que de leur avoir confié l’entreprise.
On prétend que la garantie de un million de piastres pour l’exécuion du contrat n’est pas assez forte- On dit qu’un capital de cinq mil.
lions de piastres versé dans l’espace de deux ans et un dépôt d’un million ne suffisent pas. Voici quelle est mon opinion à ce sujet:
pourvu que nous ayons mené l'entreprise à bonne fin, moins nous demanderons de garanties, plus nos intérêts seront sauvegardés. En effet, plus nous diminuerons les ressources de la com.
pagnie, plus nous restreindrons ses chances de succès.
M. BLAKE. Afin d'améliorer la ta position, permettez-nous de supa position qu’oC-orimer la clause relative au mileurs ; je voudraisæ lion.
nant aux hOn0-S Sir CHARLES TUPPER. Ce
e l'opposition Si Sserait aller trop loin. Je tiendrais ait espérer voi’ #à attirer l'attention de l'honorable at avec le succès Échef de l'opposition sur une entre rons, souhaitons EE brise semblable exécutée sur ce
continent, — j'entends parler du chemin de fer de l’Union Pacific.” —et à lui demander si le capital de cette compagnie était plus considérable, ou bien si la garantie qu’elle a fournie était plus élevée que celle qu’on a exigée de la nôtre.
En examinant comment ont été exécutées quelques-unes de ces grandes entreprises, il veria que la meilleure garantie que le gouvernement peut posséder est la confiance que les capitalistes qui sé sont chargés de l'exécution du projet le mèneront à bonne fin.
L’honorable député se convaincra que le contrat qui est soumis à la Chambre donne la meilleure garantie de la prompte exécution des travaux, En vertu du contrat, le syndicat doit achever le chemin er dix ans,—c'est-à-dire qu’il sera terminé en juillet 1891, — et je crois devoir rappeler, M. le président, quoique le chef de l'opposition ait semblé l'oublier, qu’il a pris sur ni, il y a un an, d'émettre son opinion et d'exprimer, à ce qu’il m'a semblé, sa sympathié personnelle, au sujet de la position déplorable dans laquelle se trouvaient les représentants de la province de Québec. L'honorable député a dit ‘“ que la province de Québec avait ‘6 dépensé onze millions de piastres, ‘“ dépense qu’elle pouvait difficile- ‘“ ment supporter, pour la cons- “ truction d'un chemin de fer pro- ‘ vincial dans le but de s'emparer “ du trafic du Pacifique, Québec, “dit-il, a étendu les bras du côté ‘qu grand Nord-Ouest; il s’est “rendu au-devant du trafic du ‘“ Pacifique jusqu’en cette ville ; “la question est de savoir quelle ‘“ période de temps s’écoulera avant ‘ que cette dépense porte ses fruits.
Les revenus de la ligne sont ceux ‘sur lesquels comptait Québec, ‘c'est-à-dire qu'ils couvrent une ‘ fraction de l’intérèt des sommes
AREA
de oué énntieelles hote rilale, pére teen M puur sa construction ‘’inais la province espérait aussi “qu'il attirerait dans ses princi-
pales villes le grand courant du ‘ commerce de l'ouest et donne- ‘trait à sa population une immense ‘# prospérité ; mais à moins de la “construction d'un embranche-
‘ment direct, ces espérances de la F province de Québec ne seront
‘pas réalisées ; si la partie est ‘“, Stait pas construite avant l'a- “ cnevement de la partie ouest, il ‘espérait que tous ses habitants ‘“ vivraient assez pour jouir de
‘ses bénéfices.”
Je ne veux pas prétendre que ces remarques renferment un sarcasme, ni que l'honorable monsieur ne répandait pas de véritables larmes, lorsqu'il S'apitoyait sur le sort de la province de Québec.
Mis où sont la Nouvelle-Zcosse, le Nouveau-Brunswick et l'Ile du|t Prince-Edouard ; où est la province d'Ontario? Comment se trouvent-ils aujourd’hui dans une position qui aurait amené le sourire sur nos lèvres si on nous l’avait prédite il yaunan. Si l'on nous avait dit, il y a un an, que dans le cours de ceile session nous serions à même de conclure un contrat en vertu duquel, eu 1891, toutes les villes de ces provinces auraient des communications faciles avec les territoires du Nord- Ouest du Canada, nous aurions considéré la chose comme impossible.
Est-il rien de plus essentiel à la prospérité de cette province et des villes de l’est, Québec, Saint-Jean et Halifax, que d’avoir un accès facile au Nord-Ouest ?
IL est un fait acquis, c’est que cet immense pays, possédant des millions d’acres de terre fertile, rendant d’abondantes moissons à l'agriculteur, devra pendant les dix années à venir e’approvisionner aux manufactures des anciennes provinces. Il est donc d'une impor-
tance vitale pour toutes les sec tions du Canada et pour le Nord:
Ouest en particulier, qu’on éta olisse le plus promptement possibl des communigations faciles, rapides et à bon marché.
J'attirerai maintenant pour quel:
ques instants l'attention de Ja Chambre sur ce que nous devons faire. La ligne sera commencée} le Ter juillet prochain, à la station de Callendar, près du lac Nipissingue ; les travaux seront exécutés graduellement, etils seront pous sés chaque année de manière à ce que la section soit reliée au che.
min de fer du Pacifique en 1891.
Pour ce qui est du tracé, tout le monde sait que ‘la construction de cette ligne diminuera de 500 milles la distance entre nos grandes villesk et Winnipeg, la grande capitale du Nord-Ouest. Mais en admet.
tant que nous soyons obligés de passer par le Sault Sainte- Marie, cn absence d’une autre ligne au nord du lac Supérieur, la distance par le Sault à Duluth serait, de Nipissing au Sault Sainte- Marie 294
milles, du Sault Sainte-Marie à ju Duluth 410 milles, de Duluth, viih #ie Emerson à Winnipeg, 464 milles, voi distance totale de la station dell su: Callendar à Winnipeg, 1,168 mil-Æ na les. C’est là la route la plus courte on que le gouvernement pouvait espé-Æ ju rer construire il y a douze mois. sx Aujourd’hui nous proposons la ga, construction d’une ligne directe, üot devant être commencée le 1er de ret juillet prochain, et qui abrégera la j6e distance de 111 milles. les M. BLAKE. Nous avons ainsi Uh 1,057 milles de Winnipeg à South} pr East Bay. 87 Sir CHARLES TUPPER. Ilya po L,006 milles du Nipissingue, en & suivant la baie du Tonnerre, ch jusqu’à Winnipeg si nous prenons® di le lac, soit 1,057 milles par chemin A; de fer ; la distance de la station de re
* toutes les sec et pour le Nord:
lier, qu’on éta ptement possible ns faciles, rapi 1é.
enant pour quel:
attention de Ja [ue nous devons sera commencée ain, à la station s du lac Nipisseront exécutés ils seront pous:
de manière à ce it reliée au che.
cifique en 1891.
lu tracé, tout le construction de ra de 500 milles >s grandes villesi grande capitale fais en admet yons obligés de Sainte-Marie, en e ligne au nord la distance par serait, de Nipisuinte-Marie 294 Sainte-Marie à , de Duluth, vit peg, 464 milles, la station de ipeg, 1,168 mile la plus courte nt pouvait espéa douze mois.
proposons la ligne directe, incée le 1er de qui abrégera la es.
allendar à Linkoping, endroit où a ligne se ralliera à l'embranche-
ent de la baie du Tonnerre est de 586 milles, et celle de Linkoping à
innipeg, de 371 milles Ainsi donc, la Chambre peut se convainre que nous atteignons Winnipeg ar la route la plus courte possible.
tile verra aussi que la distance de Montréal à la station de Callendar est de 354 milles, tandis que la distance de Toronto, par la ligne de Gravenhurst, est de 226 milles, Bsoit 125 milles de moins que de Montréal.
Je répondrai maintenant à quelques objections qui ont été présentées contre le projet. On me dit que le type du cheminestinférieur à celui du ‘Union Pacific,” et
wil aurait pu être préférable.
’admets volontiers qu'après avoir réussi à conclure un contrat, il soit convenable d'y inclure des clauses sévères, mais puisque j'ai exposé à la Chambre les conditions auxquels ces capitalistes se sont engagés à construire ce chemin, l'espère qu’elle pensera avec moi que nous devons les traiter aussi Dieu que possible. Je voudrais savoir qu’elle serait la position qu’assumerait le gouvernement du Canada si,après avoir offert$ 4,000,000, en 1873 à la compagnie dont Sir iugh Allan était le président, il exigeait de ces messieurs qui s’engagent à faire Le travail pour $78, 000,000, des conditions plus onéreuses que celles qui étaient stipulées dans le contrat précédent. Si les honorables membres de cette £hambre veulent bien consulter le projet de contrat avec la compagaie dont Sir Hugh Allan était le
président, ils constateront qu'il pourvoyait à ce que le type de la construction et de l'équipement du chemin de fer du Pacifique canadien soit celui de “l'Union Pacific.” Ainsi donc, comme pourront le dire les membres de cette Chambre
1S avons ainsi nnipeg à South
PPER. Ilya ipissingue, en du Tonnerre, i nous prenons les par chemin Le La station de
ei les esprits impartiaux, nous ne nous sommes pas écartés de notre devoir sur cette question. Mais quel 2st ce type de chemin ? Il y a une demi douzaine de chemins de fer parmi les plus importants dont les “ampes et les courbes sont plus aujettes à objections que celle du rhemin de fer Union Pacific. Je crois donc qu'il n'y a guère de place ici pour la critique. Lorsque le chemin de fer Union Pacific fut construit, le gouvernement qui lui donnait une subvention plus forte que celle que nous accordons à notre chemin, convint que le tyne du chemin de fer Baltimore et Ohio serait celui de l’Union Pacific et le chemin Baltimore et Ohio est regardé, tout le monde le sait, comme un chemin de première classe qui fait un trafic énorme. Le chemin de fer Portland et Ogdensburg, et une demi-douzaine d’autres voies américaines ont adopté un type qui ne peut être conparé à celui que nous avons choisi. Il serait donc oiseux de ma part, de vouloir prouver à la Chambre que Le gouvernement du Canada n’ausait pas été fondé à exiger de ces messieurs, qui consentaient à Consle chemin à meilleur marché que Sir Hugh Allan, un type plus élevé que celui qui a été choisi. Mais nous avons une meilleure garantie que celle que nous aurions pu insérer au Contrat que le chemin sera d’un type excellent, c’est que ces messieurs re construisent pas le chemin pourle faire exploiter par le gouvernement du Canada, mais qu’ils le construisent comme leur propriété, et lorsqu'il sera terminé, ils auront à trouver les moyens de conserver et d'exploiter cette voie ferrée, et tout vice &e construction retomberait alors sur eux et non sur nous. Et, M. le président, comment aurais-je pu leur poser des conditions si rigoureuses lorsqu'ils avaient entre les
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pd
maius ma propre déclaration —celle du gouvernement du Canada-qu'avec toutes les ressources du pays vour nous gsoulenir, nous nons étions crus obligés d’abaisser le type général de laroute afin de construire une voie ferrée à bon marché, et que l'estimation la plus basse d'une telle voie était de 80 millions de piastres, c’est-à-dire un montant plus considérable que cejui que nous leur accordons en argent et en terres, en comptant la valeur de celles-ci à une piastre de l'acre ? Je pense,M.le président,que je puis me dispenser de parler davantage de ce sujet. Retiendraije lonptemps la Chambre pour lui parler d'une autre objection q''on a soulevée, relativement à la façon dont le coût du chemin aété reparti sur les différentes parties de la voie ferrée. Si les honorables députés ont suivi la description faite, il y a un an, par le premier ministre, des difficultés qu'il y aurait à surmonter entre la rivière Kkouge et le pied des Montagnes-Rocheuses je pense qu’ils en arriveront à cette conclusion que le prix fixé au contrat n’est pas exagéré. J’attire l'attention àe la Chambre sur ce fait. Le gozxvernement exige que le chemin entre a rivière Rouge et le pied des Mcntagnes-Rocheuses, soit fait au plus tôt, aussi promptement que possible. Je suis autorisé par les principaux membres du syndicat à déclarer au public qu'ils se proposent de terminer la voie ferrée jar es pied des Montagnes-Rocheuses d'ici à trois ans. Si l’on croit que c’est une tâche gigantesque pour le présent syndicat de cortruire 300 miles de chemin de fer, je puis dire aux honorables députés que
l’année dernière a vu quelquesuns des-membres du syndicat
construire de 200 à 300 mulles de chemin de fer à travers un pays presque semblable au nôtre. I n’y
a donc aucune exagération de leur part à dire qe se proposent de construire le chemin presqu'au pied des Montagnes-Rocheuses en trois ans et d'en terminer 300 milles pendant la prochaine saison.
Quelle sera la conséquence de ce travail ? Son exécution entrainera, au début de l'entreprise, une dépense énorme ; dès que ce contrat sera ratifié par le parlement, ces messieurs devront délier les cordons àc leur bourse-et verser entre nos mains non-seulement un dépôt d'un million de piastres,mais en tirer encote un autre million pour équiper le chemin qui sera prêt à l'explotiation, et ce chemin sera prèt dans le courant de l'année:
Après avoir lu les déclarations larmeyantes de l’honorable chef de l'ex-gouvernement, relativement
aux terres et aux difficultés qu'il y aura à les vendre, on peut supposer avec raison,
que même avec toute leur énergie et leur habilité, il leur faudra attendre deux ou trois ans, avant de pouvoir tirer parti d’une façon efficace, de la vente de ces terres.
Ces messieurs auront donc, dès le début, à dépenser d'énormes sommes d’argent pour équiper les secticus terminées, payer le matériel et l'outillage nécessaires aux travaux pendant les trois prochaines années, et ils auront ensuite à attendre assez longtemps après cela pour toucher le produit de la vente des terres. A la fin des trois années, tout cet outillage sera misen œuvre sur les autres sections. Je crois donc que plus on examinera cette affaire, pluson sera convaincu que dans la répartition de l’argent aucune injustice n’a été faite.
Ceux qui honorent de leur confiance, non pas le ministère actuel, mais le chef de l’ex-gouvernement, n’ont qu'à examiner les déclarations que j'ai lues ce soir, et dans
1 de leur osent de resqu’au uses en 9300 milsaison.
e dece trainera, une dé- > contrat ent, ces les corser entre un dépôt ais en tion pour a prèt à nin sera l'année ions larchef de ivement ifficultés vendre, raison,
r énergie r faudra IS, avant 1e façon s terres.
c, dès le nes som- : les secmatériel ux traochaines ite à atrès cela la ventrois ana misen ions. Je aminera onvainde l’arété fai-
ur con-
actuel, 1ement, déclaraet dans
lesquels il estimait à 820,000 par mille le coût de la section qui devait être construite à l’ouest de la rivière Rouge, pour comprendre les avantages du nouveau plan.
Les membres du syndicat auront encore à débourser un autre million, et ce sera pour nous payer le chemin construit à l’ouest de la rivière Rouge et le matériel de construction que nous avons en cet endroit.
Cela posé, les honorables députés verront que nous avons fait une répartition équitable du coût du chemin par mille. Si le syndicat veut que cette entreprise ne tourne pas à mal, il lui faudra, dès le début, dépenser beaucoup d'argent pour faire venir des émigrants au pays. Je regarde le plan de faire construire le chemin par une compagnie comme étant d’une importence vitale à un certain point de
: c’est qu’au lieu d’avoir à fai-
concurrence à des compagnies ue chemins de fer pour avoir des émigrants, nous verrons une gigantesque compagnie ayant des ramifications dans les Etats-Unis, en France, en Allemagne, dans les îles Britanniq'ies, prêtants on concours au gouvernementpour attirer vers nous des émigrants. Mais cela forcera ces messieurs du syndicat à faire une dépense énorme.
La seule chance qu'ils peuvent avoir d'alimenter le chemin de fer s’ils le construisent, sera de jeter dansles fertiles vallées du Nord- Ouest, ne nombreuse population,
. aussitôt que possible, et par ce mo-
yen créer un trafic nécessaire à l'exploitation du chemin.
On me dit que l’on s’objecte aussi beaucoup à l’exemption de taxes pour les terres; je n'hésite pas à dire que j'aurais préféré ne pas voir cette DA du contrat, dans le seul but de céder aux préjugés sérieux qui existent dans le pays
avions ici deux points importants à prendre en considération.
Le premier était de conclure pour le pays le marché le plus avantageux possible ; ie second étaii äe ne pas imposer de conditions qui tout en n'étant d'aucun avantage matériel pour le pays, auraient, selon toute probabilité, conduit à un désastre, quand la compagnie aurait placé son prospectus sur le marché monétaire. Tout le monde comprendra que cette exemption de taxes ne changera rien à la position que nous avions lorsque ce chemin était construit comme entreprise du gouvernement.
Lorsque mon honorable ami construisait le chemin par l'agence directe du gouvernement,aucune taxe u’aurait pu être prélevée sur ces terres avant qu’elles fussent utilisées, occupées. Aucune province, municipalité, ou corporation quelconque établie, ou pouvant l'être plus tard, n'aurait pu imposer la plus légère taxe sur ces terres avant qu’elles fussent vendues ou occupés; mais aujourd’hui du moment où il y aura vente ou occupation, elle seront sujettes à l'impôt, Je ne m'arrêterai pas à discuter la question de l’exemption de taxe accordée au chemin, car messieurs les députés n'ont qu’à jeter un coup d'œil sur les lois des Etats-Uni. ét celles de tous les pays où l’on a dû construire des grandes lignes de chemins de fer, pour se convaincre que la politique du gouvernement des Etats-Unis à toujours été d’exempter de taxes ces voies ferrées, le chemin lui-même, ses accessaires, les stations, enfin tout ce que comprend le terme : chemin de fer.
Un des juges des cours des Etats- Unis a déclaré que, vu que ces chemins étaient des entreprises nationales, des bienfaits publics, d’utilité générale à la prospérité de tous, ils devraient être exempts de taxes
sur cette question. Mais nous|d'État et de municipalité, Nous n’a-
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vons fait que suivre ce qui se pra-|culté et nous y avons pourvu. Mais tique aux Etats-Unis et ce à quoi|rdmme je le disais iantôt, ces mesnous étions tenus, comme l’opposi-|sieurs doivent vendre leurs terres. tion le comprendra. Quelle était|Il est impossible d’alimenter le noire position ? Nous demandions|chemin sans établir dans le pays à ces messieurs du syndicat de ve-|une population aussitôt que possinir de l’avant et de se charger d’u-!ble. On dit que cette affaire constine tâche devant lagnelle nous ré-|tue un monopole gigantesque. Nonculions. Je n’hésite pas à dire que, fe gouvernement exemp-
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nécessaire et importante commelte les terres de taxes, mais de plus l’entreprise l’est, le gouvernement|il crée un monopole. Si nous pousentait qu’elle était colossale et|vons faire valoir un argument puistremblait lorsqu'il pensait aux frais sant en notre faveur, C’est ceci: en de sa mise à exécution et aux dé-|vertu du contrat Allan de 1873, 5% penses d'entretien et d'exploitation [millions d’acres de terres étaient de la route une fois terminée. Et|pour ainsi dire mis scus séquestre, je demande à cette Chambre de me|si vous regardez comme séquestrées dire en toute sincérité si lorsque|les terres concédées à une companous passions de nos épaules à celle|grie. En vertu du contrat actuel, . d’une compagnie toute cette res-|on ne réserve pour la compagnie ponsabilité, si elle ne pense pas que|que ?5 millions d’acres. Le contrat nous 5e devions pas,autant que faire | Allan de 1873 et l'Acte du chemin se pourrait,placer le syndicat dans|de fer du Pacifique de 1874, donune position aussi favorable que/|naient les terres aux iniéressés en celle que nous occupions novs-mê-|sections de 20 milles carrés. D’cmes. C'est là tout ce ge nous|près le dernier contrat, chaque mi. avons fait, et comme je lai ose le alierne sur l'étendue de toutes les dit, dès que les terres seront uti = etle long de tout le che-
sées, elles seront sujettes auxtaxes.| min, reste en possession du gou- On m'a dit que lesterres de la com-|vernement., Peut-il y avoir là un pagrie dite “* Canada Company, ”’|monopole ? Qu'est-ce à dire ! en ét:nt exemotes de taxes, il en est|vertu du contrat Allan avec le gourésulté beaucouz d'abus. vernement, celui-ci était obligé, M. MACKENZIE. Elles n’étsient|C0mme le gouvernement les Etatspas exemptes de taxes. Unis l'était envers le chemin de fer : ; ..,, [Northern Pacifique, à ne pas ven- M. BLAKE. La compagni: n'é-\dre de terre au-dessous de 82.50 tait qu'ur. propri*t?ire ordinaire l'acre, D’ après le présent contrat, d'une grande étendue de terres.
nous sommes libres de concéder Sir CHARLES TUPPER. Oh !|toutes les terres qui resteñt en noles terres étaient eu grandes sec-
tre possession, si l'intérêt public
tions. Alors l'affaire est de moitié l'exigeait. Il n’y a pas de points. moins grave. sie lequel le Fons ne S autant que sur la nécessité de colo- M. BLAKE. Au contraire, Cel;iser pe terves le plus tôt possible. n'en est que plus mal. Ses membres prétendent que nous Sir CHARLES TUPPER. Je sup-| devrions être trop heureux de poupose que c’est parce qu’elles étaient|voir établir gratuitement un colon exemptes de taxes. Alors nous au-|sur chaque lot de terre apparterons soin que ces terres ne sojentinant au gouvernement. Pour paipa: données en grandes sections|ler encore de monopole, nous pré- (blocs). Nous avons prévu la difi-ltendons qu'au lieu de séquestrer
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vu. Mais ces mess terres.
enter le le pays ae possie constiue. Nontexempde plus ous pouent puisceci:en 1873, 5#
étaient squestre, juestrées
compa- , actuel, mpagnie e contrat
chemin 874, donessés erl és. D'’:que M) outes les
le chedu gou- Dir là un dire ! en c le gou-
obligé, les Etatsin de fer pas vende $2.50
contrat, >oncéder Lt en not public
e points.
t insisté de colopossible.
que nous de pruun colon apparteour paious préquesirer
54 millions d'acres, en sections de|sée à choisir dans les terres publi- 20 milles, sur les deux côtés de la/ques du Texas, ce pays magnifique voie ; qu’au lieu d’être obligés de|qui a excité l'admiration de nos vendre des terres à $2.50, nous|adversaires, les parties les plus pouvons ouvrir à la colonisation, | belles et les plus fertiles sas être sans faire payer un sou aux colons, |entravée en rien et sans compte à les 29 millions d’acres que le gou-|renüre.
vernement se réserve pour les uti-| ,, Le ebimpnui te 6 bte AU EUR He db liser dans l'intérêt du pays, en sus|5:0 milles chacune des terres non «u:26de la concession de terre faite au |dées de l'état, pour chaque miile de chesyndicat, ou que nous pouvons Ou-| min de fer construit ou qui pu'irrait être vrir au-dessous du prix minimum/construit, d'après les condii:ons posées fixé par l'acte do 1974. Mais quelà acts de 187, La de soppegnie, se deviennent les conditions établies droit de choisir les terres sans être ie ilyaunan ? Lisez ies résolutions gée de laisser des sections alternes au passées ici, en Parlement, relative-| gouvernement, les dites terres et leurs timent à la concession de 190 mil-|tres étant exemptés de toutes taxes de mulions d’acres de terres, et vous ver-|nicipalité, d'état, de comtés et autres penrez que le Parlement les a mises à[°"*" "A8 "2RT ans.
notre disposition d’une façon abso-
lue pour assurer, par leur moyen, la construction du chemin de fer du Pacifique. Au lieu d’avoir transporté à un monopole, comme on pourrait l'appeler, le titre de ces 100 millions d’acres, nous avons gardé en notre possessic1 75 millions d’acres pour servir les inté-|dues—et la compagnie ne peut se rêts du Canada au moÿen üe con-|dispenser de les coloniser, ce qui cessions, gratuites de terres et aussilest le seul moyen de donner de de la vente de ces terres, dans lella valeur aux autres— elles sont but d’en retirer l’argent que, d’a-|taxées. On fait des objections au près le contrat, nous devons payer|tracé du chemin. Mais aux termes au syndicat, c’est-à-dire $25, 500, du contrat, le tracé doit être sou- 000. Comme je l'ai déjà dit, la|mis à l'approbation du Gouverneur question d’exemption de taxes pour|en conseil. Je n'hésite pas à dire les terres, n’est pas nouvelle. Enjque cette compagnie sera bien plus 1870, un acte fut passé auxlen état que le gouvernement de Etats-Unis pour venir en aide à la|choisir un bon tracé. Elle a un incompagnie dite International Rail \térèt plus direct, plus person:el, à way, aujourd’hui fusionnée avec|terminer l’entreprise,et saura r eux une autre sous le nom de !n/erna-|choisir le tracé le plus cou. et le tional Northern Railroad Company! plus avantageux pour tous. Le goulequel acte décrète, comme cela a/nement ne peut donner à une enété fait pour d’autres chemins delireprise de ce genre, cette surveilfer dans différents Etats de l'Union, lance personneile, directe que peuque les terres seront exempies de|vent lui accorder des hommes austaxes, Le gouvernement des Etats-|si habitués à ces travaux que le sont Uñis a donné aux chemins de feriles membres du syndicat, Dans beaucoup de terres d'après le sys-Imon opinion, la restriction qui tème appelé head grant, et dans un/pourvoit à ce que le tracé soit soucas, une compagnie à été autori-|mis au Gouverneur en conseil
Ici dès que nos terres seront vendues, elles seront sujettes aux taxes.
D'après cette loi des Etais-Unis, elles demeurent exemptes pendant vingt- ans après avoir passé entre les mains des particuliers. Il n’y a rien de semblable ici, Dès que nos terres sont utilisées ou ven-
pe ro
n’est pas nécessaire, parce que je crois que leur intérêt les oblige de choisir le meilleur tracé. Mais nous avons pourvu, en Conservant au Gouverneur en conseil le contrôle général de l’entreprise, à ce que qas un mille du chemin ne fût localisésans le consentement du gouvernement.
On n'informe qu’on s’objecte beaucoup à ce que pouvoir soit donmé à la compagnie de construire des embranchements.
Cette Chambre sait-elle qu'aux Etats-Unis, tous les pouvoirs accordés à ce syndicat qui vient prendre la place du gouvernement et le décharger de sa responsabilité dans cette entreprise,sont accordés à tout particulier et chaque compagnie construisant un chemin de fer. Tout ce que ces personnes ont à faire, c’est d'organiser une compagnie en vertu de la loi générale, enrégistrer leur raison sociale, et d’aller construire un chemin de fer où cela leur plain.
M. MACKENZIE. Faites-don: la mème chose dans votre Nord- Ouest.
Sir CHARLES TUPPER. L’'honorable monsieur pourra voir que, quant à la dernière objection que l’on peut faire à notre programnie, il m'a devancé, car j'avais l’intention de lui donner crédit pour la libéralité qu’il a montrée au sujet des embranchements. Je veux parler du projet de loi soumis, con:enant le programme de l’ancienne administration, programme sur lequel l'opposition ne reviendra pas naturellement. Dans l’état du Minnesota, et partout ailleurs de l’autre côté de la frontière, des embranchements peuvent être construits par n’importe .qui aux endroits qu'il leur plait de choisir.
Nous n'avons fait que donner à cette compagnie un pouvoir dont peuvent jouir tous et chacun des
VAE SRE DR ER RE PRÉ EN SE Es
habitants des Etats-Unis. L’honorable député de Lambton devrait être le dernier à s'opposer à ce programme.
MACKENZIE. Quel programme ?
Sir CHARLES TUPPER. Le programme qui consiste à donner au syndicat le privilége de construire des embranchements reliés à la ligne mère.
M. MACKENZIE. Mais il ya prohibition pour tous les autres.
Sir CHARLES TUPPER. Il n'y a pas de prohibition. Cette remarque n’est qu’une preuve de la difficulté du dilemne dans lequel se trouvent placés les honorables messieurs de la gauche. Parce qu’ils ne peuvent trouver d’objections légitimes à ce programme, il leur faut en fabriquer. Le projet de loi ne renferme pas semblable disposition, ne contient pas une ligne accordant un monopole à ces messieurs, et ce parlement a le pouvoir cette année et aura le pouvoir l’année prochaine, après avoir ratifié ce programme, d'accorder à toute personne quelconque le pouvoir de construire des chemins de fer dans n'importe quelle partie du Nord-Ouest.A quoi pourvoit Le projet de loi soumis par le ministre de l'intérieur du gouvernement précédent, au sujet de la construction des chemins de fer dans le Nord- Ouest, un projet de loi qui était frappé au coin de la sagesse qui caractérisait le gouvernement dont il était l’un des membres ? Il décrète d’abord que toute personne peut construire un chemin de fer au Nord-Ouest, où cela peut lui convenir ; elle peut organiser une compagnie en vertu de dispositions semblables à celles en vertu desquelles les particuliers peuvent construire des embranchements aux Etats-Unis. Il va plus loin.
honorayrait être ce pro-
program-
ER. Le à donner de consts reliés
s il ya autres.
R. Iln’y te remarde la diflequel se onorables >, Parce r d’objecamme, il Le projet emblable as une liole à ces lent à le a le pouprès avoir >corder à e le pouemins de partie du oit Le proinistre de nent préstruction le Nordqui était esse qui sent dont ? Il dépersonne n de fer peut lui iser une spositions ertu despeuvent hements lus loin.
Nous n'avons pas donné à ces messieurs un seul dollar pour construire des emhranchements. Nous nous proposons de leur donner le droit de passage gratuitement pour ies embranchements, et nons serions très heureux de le faire lors même qu'ils conetruiraient des embranchements d’un bout du pays à l’autre. Nous sentions qu'il était de l'intérêt du pays de leur accorder toutes les facilités possibles pour donner plus d'importance à la ligne-mère et pour un mouvement tel que celui qui est indispen sable à la prospérité du pays, mouvement qui doit plus que tout autre influënce augmenter la valeur de nos terrains. Ils ne peuvent dépenser pour la construction d’embranchements un seul dollar qui n'aura pas pour effet de verser des sommes considérables dans le trésor du Canada en augmentant la valeur des terres dans le voisinage de ces embranchements. Mais le projet de loi du gouvernement précédent ne laissait pas aux compagnies le coût de la construction des embranchements. Le gouvernement leur venait généreusement en aide. Chacun pouvait se mettre à construire des embranchements, et venir présenter ensuite son petit compte au gouvernement pour en réclamer le paiement. Que dit l’Acte ?
‘«“ Le Gouverneur en conseil peut réserver chaque section alternative des terres non-concédées, jusqu'à concurrence de 10 sections par mille, 5 de chaque côté, à l'exclusion des sections qui, en verlu de l'Acte des terres fédérales, peuvent avoir été réservées, comme sections d'écoles, ou allouées à la compagnie de la Baie d'Hudson pour les fins de cet Acte,
C'était une prime accordée à ces messieurs pour la construction de cet embranchement.
‘ Ou si le Gouverneur en conseil le ju
des terrains sur la ligne du chemin de’fer et en dedans d’un rayon desix milles à partir de cette ligne de temps à autre jusqu’à ce que la compagnie ait reçu uns somme n’excédant pas dix mille piastres par mille. ”
Donnant à chaque individu qui construirait un mille de cette ligne le droit de s'adresser au trésor du Canada et de demander $10,000, et cependant après cette forte déclaration faite dans l'enceinte de cette Chambre et placée dans les documents publics du pays,ils osent mettre en doute l'opportunité pour le gouvernement du (Canada de permettre à des particuliers de construire des embranchements destinés à développer le Nord- Ouest, sans retirer un sou ni un acre de terre en retour.
On dit qu'une faute énorme a été commise en prohibant la construction d’embranchements s’étendant autrement que dans une direction sud-ouest et ouest par sudouest. Je suis un peu surpris d’entendre formuler une telle objection et j'écouterai avec beaucoup d’intérêt les honorables messieurs de la gauche s'ils ont une objection de ce genre à formuler. IL ÿ a un an, une compagnie qui avait peut-être des droits aussi sérieux à la considération du Parlement du Canada qu’il est possible à une compagnie d'en avoir, nous demanda ]la permission de construire un chemin de fer. Elle ne nous demandait ni argent ni secoue : elle ne nous demandait que la permission de construire un chemin de fer d’un certain genre, pourquoi avons-nous refusé cette permission ? Il nous faisait beaucoup de peine de la refuser, mais, le gouvernement ayant pris la question en sérieuse consi-
Canada avait à s'occuper de la construction du chemin de fer du ge convenable, au lieu de céder des ter- Pacifique canadien, et vu que norains à la compagnie, la compagnie pour-!tre seul espoir de soutenir ce chera recevoir l'argent provenant de la vente! min, et de l’exploiter après sa Cons
dération, décida que, vu que le:
truction était de retenir le trafic du Nord-Ouest canadien pour la ligne mère, nous en sommes arrivés à la conclusion qn'il n’était pas de l'intérêt du pays, quelque orand que fût le besoin de la section qui le demanderait, de construire une ligne qui transporterait le trafic du Nord-Ouest en dehors de notre pays, laisserait notre ligne principale, le Pacifique canadien, qui a coûté au pays des sommes si considérables, dépourvu du trafic nécessaire pour le soutenir.
Ce programme a été annoncé el adopté après mûre délibération par le gouvernement, et il a été de de mon devoir, comme miuistre des chemins de fer, de le soumettre au petit Parlement en haut, le comité des chemins de fer. Ce comité comprend un grand nombre de messieurs des deux côtés de la Chambre, qui sont disposés à prendre en sérieuse considération les questions qui leur sont soumises et à les juger sévèrement. Je crois
qu'il est composé de 100 membres.|
Sir LEONARD TILLEY. Quatre-vingt-quinze.
Sir CHARLES TUPPER. Le nombre en‘est de 95 ; je dis que c'est un petit parlement et lorsque je lui ai soumis la ferme décision du gonvernement sur ce point de refuser, autant que nous le pouvions, de laisser accorder cette charte, les vues du gouvernement ont été adoptées par ce comité sans une seule voix dissidente.
M. MACKENZIE. Pour moi, j'ai différé d'opinion,
Sir CHARLES TUPPER. L'’honorable monsieur dit qu’il a différé d'opinion, alors il a été bien mal compris. Je n’ai entendu aucun dissentiment, mais il y à plus, une députation venue d’Emerson pour demander des secours, m'a informé, il y a quelque temps, qu’elle avait eu une entrevue avec
l'honorable monsieur et qu’elle ne peut obtenir de lui plus de satisfaction qu’elle n’en avait reçu du gouvernement,
M. MACKENZIE. Je n'ai pas le pouvoir d'accorder des secours.
Sir CHARLES TUPPER. Alors, tout ce que je puis dire c’est que l'honorable monsieur a failli à l’accomplissement des devoirs de sa haute position, comme l'un des principaux membres de ce parle- :
ment, s’il a, dans une circonstance où les vues du gouv-:nement sur une grande question nationale étaient soumises au comité des chemins de fer, gardé pour lui son opinion etn’a pas aidé le comité des lumières de son expérience.
M. MACKENZIE, J'ai fermement exprimé mon dissentiment.
Sir CHARLES TUPPER, L'honorable monsieur n’exprime pas d’ordinaire son dissentiment d’une manière assez calme pour que je puisse avoir oublié qu’il l'ait fait ; et tout ce que je puis dire c’est que, s’il a différé d'opinion, ii l’a fait avec si peu de chaleurque ses remarques se sont complètement effacées de ma mémoire, et je maintiens que le gouvernement en remettant au syndicat la tâche de coustruire le chemin de fer du Pacifique canadien, ne pouvait raisonnabiement dire : les droits que le gouveruement a maintenus et qu'il a publiquement déclaré avoir maintenus dans les intérêts du Canada et pour protéger le trafic du chemin de fer du Pacifique Canacien, ces droits ne vous seront pas transmis, et maintenant que la tâche vous incombe de maintenir le trafic.il nous est indifférent que le trafic aille d’un côté ou de l’autre.
Je dis que les intérêts que nous avons aujourd'hui comme canadiens dans ce chemin de fer qui est en sa possession sont toujours.
t qu'elle us de sa-
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rai pas le
2COUTS.
R. Alors, c'est que illi à l’acirs de sa l'un des
ce parle-
:onstance nent sur nationale mité des ar Jui son le comité ‘jence,.
i fermeentiment,
. L’honopas d’orit d’une r que je ait fait ; lire c’est on, il l’a rque s2s lètement re, et je ernement la tâche le fer du uvait rairoits que tenus et aré avoir ts du Carafic du ue Canaront pas ue la tântenir le t que le e l’autre.
ue nous e canafer qui toujours.
Qt
le même intérêt national de transporter chaque livre du trafic du Nord-Ouest que nous pouvons transporter par le centre du Canada et jusqu’à la mer dans notre propre pays, comme ce sera le cas, je l'espère, dans un avenir peu éloigné.
L'honorable député a soulevé la question des droits, l’autre jour, dans le discours qu'il a prononcé
‘devant cette chambre au sujet de
l’'Adresse, Je pouvais très bien prévoir alors que l'honorable monsieur jetterait l'ancre du côté du vent, et lorsque l'honorable monsieur a traîté la question du tarif des chemins de fer dans ia discussion l’autre jour j'ai compris que c'était un plan arrêté chez lui de prévenir l'opinion publique sur cette question. Chacun sait les plaintes sérieuses qui ont été formulées au sujet de la disproportion des prix quiont été adoptés Sur les chemins de fer des Etats- Unis qui traversent les prairies.
Mais quelle est notre position dans cette question ? Nous avons acquis, par ce contrat, le pouvoir que nous n° possédions pas en vertu de l’Acte consolidé des chemins de fer. Loin d’avoir concédé quelque chose au sujet du tarif, le Gouverneur en conseil se réserve je pouvoir de fixer ce tarif, La compagnie ne pourra percevoir aucun droit, pas un seul sou pour quoi que ce soit sur son chemin, avant que le gouvernement qui est responsable à cette Chambre, quel que puisse être ce gouvernement, ait donné s1 sanction à ce qu’il croira être juste et dans l’intérèt du pays.
ic ayant retenu ce pouvoir qu'avons-nous fait encore ? Nous nous sommes assurés qu'en vertu de la loi, le parlement lui-même n'avait pas le pouvoir, après que le tarif aurait été fixé, de le réduire, h moins qu'il ne pût être démontr
que la compagnie réalisât quinze
Qt
pour cent sur son capital Nous avons changé cela dans le contrat, et nous avons enlevé à la compagnie le pouvoir dont elle et toutes les autres compagnies de chemins de fer jouissaient en ce pays, en vertu de l’Acte consolidé des chemins de fer, et nous avons stipulé un taux de profit moindre comme limite à laquelle on pourra leur demander de baisser leurs prix. Je crois que, dans ces circonstances, la longue discussion de l'honorable monsieur sur une question qui n’était certainement pas devant la Chambre n'était guère nécessaire.
M. ANGLIN. Le profit sera-t-il pris sur le capital de la compagnie ou sur tout l'argent dépensé pour la construction du chemin, car cela ferait une grande différence ?
Sir CHARLES TUPPER. L'honorable monsieur sera,très rassuré en apprenant que ce n’est pas aussi mal qu'il l'avait espéré. C’est sur le capital qu’elle aura elle-mèême dépensé.
M. ANGLIN. D’après les conditions du contrat, car il y a doute là-dessus ?
Sir CHARLES TUPPER. C'est une question de loi pour laquelle je m'en rapporte à l'honorable monsieur, Il a le contrat sous les yeux, et quel que soit le manque de confiance que j'aie dans ses sentiments politiques, j'ai beaucoup de confiance dans sa science légale. Je n’ai pas besoin d'en dire plus long ià-dessus.
On me dit que quelques üéputés craignent que l’on n’éprouve quelque difficulté au sujet de la clause du contrat qui oblige le gouvernement à retenir, dans certaines éventualités qui peuvent ou ne peuvent pas se presenter, vingtcinq millions de piastres à quatre pour cent d'intérêt. Supposons que nous ayons dit il y a un an, à l’ex-
CDS CODE PP mad OM ar EG TRE et NEC T0
ministre des finances, que nous espérions dans douze mois être dans une condition telle qu’au lieu d'étre obligés de payer cinq vour cent comme nous payons maintenant, nous pourrions vendre des bons à quatre pour cent d'intérêt sans commission ; supposons que nous eussions osé dire aux honorables messieurs que nous espérions dans douze mois être en position d’obtenir tout l'argent dont le Canada a besoin pour développer ses ressources et de racheter les bons émis à cinq et à six pour cent, sans payer un seul sou de commission, ils se seraient moqués de nous.
Mais c’est un fait qu’ils ne peuvent nier, et lorsque nous sommes entrés en négociations, nous nous sommes trouvés dans une position qui devait probablement nous fournir tout l'argent donc nous avons besoin. L'habile ministre des finances, mon honorable collègue, nous a dit qu’il pourrait employer ces vingt-cinq millions d’une d’une façon éminement avantageuse pour le Canada, s’il est appelé à les retenir, et ce n'est qu'après avoir appris cela uno avons décidé de les prendre & ces conditions. Je crois donc que je n’ai guère besoin de retenir la Chambre sur cette question.
Quant à la question du télégraphe, on me dit qu’il y a une objection sur ce point, mais évidemment personne ne pouvait s’attendre à ce que le gouvernement fit un contrat avec une compagnie qui est tenue de construire, en dix ans, un chemin de la rivière Rouge à Kamloops et un chemin du Nipissingue à Burrard Inlet, et de metre en opération quelques 3,000 milles de chemin, sans donner à cette Compagnie le pouvoir d’établir une ligne de télégraphe et de la mettre en opération. Un tel fait serait inoui je crois, et lorsque je dis à la Chambre qu'au lieu de
créer un monopole, le gouvernement du Canada retient actuellement le télégraphe du Pacificique canadien en ses propres mains, et que ces particuliers n’ont pas acquis pour la valeur d’une piastre de droits dans le télégraphe qui a été donné à l’entreprise, à une somme dépassant un peu un million de piastres ; lorsque je dis à la Chambre que nous retenons la propriété de notre propre ligne télégraphique, la Chambre peut voir qu'à moins que des conditions soient faites pour la transaction des affaires en général et pour prendre nos lignes à des conditions de nature à favoriser les intérêts du Canada, nous sommes en position de compléter notre propre ligne et de lui faire une rude concurrence. Je suis heureux de dire que je puis maintenant terminer mes remarques, mais avant de le faire, je demanderai à la Chambre de m'écouter un instant, pendant que je lirai un extrait du correspondant de Winnipeg au Globe de de Toronto en date du 25 novembre
“On a tant dit au sujet de l'étendue et de la fertilité du Nord-Ouest, qu’ii n’est guère nécessaire de répéter ici une partie de ce qu'on a dit. Les explorations récentes du professeur Macoun, démontrent clairement le fait qu’il y a environ 250,000, 000 d’àcres de terres dans les limites du Manitoba et des territoires du Nord-Quest, Là-dessus il n°ÿ a encore qu’une toute petite fraction de colonisée, de sorte qu'il y a encore au Nord-Ouest, place pour des millions de colons. Sur un parcours de deux cents milles à l’ouest, la plupart des bonnes terres ont été prises, mais au-delà il y a d'immenses étenduss de terrains des plus riches, dont une partie n’est pas explorée, La qualité du terrain dans toute l'étendue de ces territoires est presqu'uniformémer' bonne. en plusieurs endroits ils sont des pius riches qu’on puisse voir. Dans la vallée de la rivière Rouge, près de Winnipegc,cerlaines fermes ont été cultivées denuis cinquante ans sans engrais. Plus loin vers ’ouest, le sol estun peu plus léger, mais dans l'opinion d'un grand nombre, il est mieux adapté aux fins
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générales de la culture. Il ya une quantité|sert et a démontré au contraire
considérable de terres impropres à la culture, si l’on prend tout la quantité, mais en comparaison, la proportion de ces terres n'est pas grande, et une bonne partie des terres qui sont actuellement impropres à la culture seront fertilisées par le drainage avant qu'une autre généwalion ait passée.”
Maintenant j'attire l'attention de la chambre sur cet extrait dans le but de montrer aux honorables messieurs de la gauche combien minime est la partie de ces terres représentée par les vingt-cinq millions d’acres, que, d’après le contrat projeté, nous donnerons au syndicat. dJ’attire l'attention des honorables messieurs de la gauche sur ce point, parce que c'était un sujet de discussion il y a un an. J'ai osé déclarer en m’appuyant sur de bonnes autorités, car nôus avions dépensé un montant considérable d'argent en explorations, etc., et plusieurs hommes expérimentés cvaient étudié la question des terres du nord-ouest, qu’il y a 150 millions d’acres de bonnes terres entre l’ouest de Manitoba et les Montagnes Rocheuses, entre les 49e et 57e parallèles de latitude nord, et les honorables messieurs de la gauche en outaient.
Si nous consultons maintenant le rapport du professeur Macoun, un explorateur éminemment capable, un des hommes les plus aptes à se former une opinion sur la question, Car il a parcouru le pays en tous sens dans le cours de la saison dernière, nous sommes à même de nous convaincre que la grande étendue de terres désignée comme stérile, qui part du Missouri pour s'étendre, comme onle supposait, jusque dans le Nord- Ouest du Canada, n'est nullement
que trente millions d’acres de terres, que l’on croyait arides, peuvent être avantageusement cultivés. Ils sont donc mentionnés dans l’article relatif aux concessions de terrains désignés comme étant “propres à la culture.” (Cela établi, la chambre comprendra certainement que ces terres ont été beaucoup trop dépréciées. Avant de terminer, il est un sujet sur lequel je dois attirer
votre attention. On aceuse le gou- .
vernement,—de toutes les accusations la plus impossible à soutenir, —de n'avoir pas été fidèle à la politique nationale. Si le gouvernement du Canada, avec les leçons de ces-dernières années, était infidèle à la politique nationale, il mériterait d’être chassé du pouvoir par la haine de tous les cœurs véritablement canadiens. J'ai déclaré que c'était la dernière accusation que l’on puisse porter contre nous, mais j'ai entendu dire, cependant, que le contrat accordait des droits et privilèges qui devaient être fatals à la politique nationale.
IL n’y a aucune clause dans la loi ou les statuts qui permette de percevoir un centin sur toute chose devant être employée à la construction du themin de fer du Pacifique. Pas un centin, je le répète.
M.MACKENZIE. Les entrepreneurs paient-ils des droits ?
Sir CHARLES TUPPER. Certainement, mais ils construisent le chemin pour nous, leur travail est rétribué de manière à leur permettre de faire des bénéfices. Mais comme je l'ai dit,il 1‘y a pas de loi qui puisse impo’ des droits sur les locomotives et les wagons que nous importons pour nos chemins
impropre à la culture et contient,|de fer. IL n’exisie donc, sur ce en proportion notable, des terres|point, aucur. motif de plainte. Que
fertiles. Il s’est élevé contre le
le contrat soït bien compris. Il
préjugé représentant cette partie|pourvoit seulement à l'admission du pays cymme un véritable dé-!des rails d'acier, des éclisses, atta-