Le chemin de fer canadien du Pacifique [microforme]
« Je suis très heureux de sou mettre une motion à cette Chambre relativement à la question la plus importante qui ait jamais occupé l'attention du parlement, une motion qui présente à l’approbation du parlement les moyens par quels la grande œuvre nationale, le chemin de fer du Pacifique ca nadien,sera terminée et exploitée à l'avenir d’une façon qui a déjà obtenu l'approbation de cette Chambre et la sanction du peuple de ce pays, et à des conditions plus favorables qu'aucune de celles qui ont été préalablement offertes au Parlement, Je suis obligé, M. le président, de demander l'indulgence de la Chambre; car il me faut exposer assez longuement les raisons sur lesquelles je mMm'appuie pour affirmer que ces résolutions contiennent le programme du parlement du Canada, tel qu'exprimé en plus d’une occasion, et que ces résolutions présentent à la consi dération du parlement,pour l’achèvement de cette œuvre, des conditions plus favorables que toutes celles qui ontété préalablement soumises ; et j'hésite d'autant moins
Jes-|
DES COMMLNES, 14 DÉCEMBRE 1880.
à réclamer l'indulgence de la Chambre,que je la demande principalement afin de lui répéter des déclarations faites par des honmes beaucoup plus expérimentés que moi et occupant en cette Chambre et dans le pays, les positions les plus éminentes. N'était ce on s’est passé hier, j'aurais eu raison d'exprimer opinion que les résolutiens, si importantes et si sérieuses qu’elles soient, auraient recu le consentement unanime de ce Parlement :
M. BLAKE. Vraiment.
Sir CHARLES TÜPPER. Je dis qué j'aurais eu raison d'en arriver à cetté conclusion,—n'eussent été les indications très significatives qui nous ont été données par la gauche—parce que ces résolutions demandent tout simplement aux honorables députés des deux côtés de la Charbr», d'affirmer une proposition qu'ils se sont engagés à soutenir à maintesreprises, comme hommes publics. Je n'ai pas besoin de rappeler à la Chambre que lorsque mon très honorable ami, le chef du gouvérnement,occupait,
en 1871, la même position qu'il a maintenant, le programme de la
-construction d’une grande ligne de
chemin de fer qui devait relier les deux océans qui forment les limites est et ouest de la confédération canadienne, reçut l'approbation de cette Chambre. Non-seulement ce programme reçut l'appui de la grande majorité. du parlement du pays, mais en termes formels les moyens à l’aide desquels cette entreprise devait être executée furent incorporés dans une résolution et soumis à la considération du Parlement. Ilfut proposé par le regretté sir Ceorge Cartier :
‘ Que le chemin de fer auquel il est fait allusion dans l'adresse à Sa Majesté relativement à la convention conclue avec la Colombie anglaise,et sanctionnée par cette Chambre, samedi, le {er avril dernier, soit construit et exploité par une compagnie particulière et non par le gouvernement fédéral], et que la subvention du gou vernement qui devra être accordée pour assurer le succès de l’entreprise, devrait se composer de telies ‘un ‘essions libérales de terres, et de telle subvention en argent et autres aides, qui ne pèseront pas trop sur l'industrie et les ressources du Canada, et que le Parlement du Canada pourra déterminer à l'avenir.
M. BLAKE.—C'est la résolution soumise en premier lieu.
Sir CHARLES TUPPER. C'esi la résolution primitive, eteiio a été amendée afin de déclarer plus fortement que l’ouvrage n’entrainerait pas-une augmentation de l'échelle de taxation. J'étais sous l'impression que la résolution que j'avais sous la main était la motion primitive telle qu’elle a été adoptée.
L’honorable monsieur conviendra
avec moi qu'elle définit le mode
d’après lequel le chemin devait être construit. Maintenant, quoique des honorables membres de cette Chambre, quoique ies deux grands partis représentés en, cette (Chambre puissent différer d’opinion quant à la construction du chemin de fer et quant aux moyens
ropres à assurer son achèvement, a Chambre a élé unanime sur ce point, parce que les honorables messieurs qui représentaient alors l'opposition dans cette Chambre, ont appuyé une résolution présentée en amendement à la nôtre par M. Dorion, juge en chef aujourd'hu, déclarant que le chemin ne serait pas construit autrement; les mots ‘et pas autrement ” étaient ajoutés à la résolution dans le but de mettre le gouvernement dans l'impossibilité d'assurer la construction du chemin autrement qu'au moyen d’une compagnie particulière aidée d’une concession de terres et d'une subvention en argent, Et tandis que la résolution proposée par sir George Cartier, déclarant que le chemin serait construit de cette manière, recevait l’appui de tous les députés” de la droite, l'affirmation encore plus forte proposée par M. D rion, que l'ouvrage ne serait pas exécuté autrement, reçut, je crois, l'appui de tous les députés de la gauche.
Donc, je crois pouvoir dire que ce programme du parlement a été formellement approuvé dans les résolutions qui figurent dans les journaux de 1871. Plus tard, en 1872, il devint nécessaire de déclarer en termes précis quelle aide le gouvernement se proposait d'offrir, en vertu de cette résolution, pour la construction du chemin de fer. Les journaux de 1872 montrent que le parlement, par un vote
donné en pleine connaissance de:
cause, et à une très grande majori-.
té, plaça à la disposition du gouvernement $30,000,000 en argent,et 50,000,000 d’acres de terre pour la construction de la ligne mère ; une concession additionnelle de 20,000 acres de terre par mille pour l’embranchement üe Pembina, long de 85 milles et de 25,000 acres de terre par mille pour l’embranchement de Nepigon. Je puis rappe--
“avait :
ler à 1 dait,— ètre e:
ligne ( du C:
l’oues Nepig pourv mille 120 m embre Jac £
Or, à bea:
Cham verne jJorité.
monte terres constr Pacifi le ce eut di.
pelau tion e:
les éle nemeil te qu sancti Clam à larg que le à utili de ces sancti sarcti
avait un co de ca pa comm organ min d aux ( menti mnons uns d le po bre q certai expér
vement,
nt alors ambre, présen- Ôtre par aujour-
résoluge Caremin senanière, députés”
encore D rion, exécuté
l'appui gauche.
e que ce t a été lans les lans les tard, en le déclae aide le uit d'ofsolution, lemin de 72 mon- ‘un vote
sance de:
> majori-.
du gouargent,et > pour la
ère ; unie
le 20,000 ur l’emlong de acres de branches rappe--
ee ee ee msn
ler à la Chambre que l’on s’attendait,—ainsi que cela pourra peutêtre encore être le cas—à ce sçue la ligne du chemin de fer du Pacifique du Canada, de Nipissingue vers l’ouest, passerait au nord du lac Nepigon, et le Parlement voulut pourvoir, par uft vote de vingtcinq mille acres de terre par mille, pour 120 milles, à la construction d’un embranchement devant relier le lac Supérieur à la ligne mère.
Or,ces conditions donnèrent lieu à beaucoup de discussions dans la Chambre, et au dehors. Et le gouvernement fut appuyé par la majJorité, qui mit à sa disposition le montant d'argent et l'étendue de terres qui devaient assurer la construction du chemin de fer du Pacifique canadien. Mais le terme le ce Parlement: étant expiré, il y eut dissolution de la chambre et apel au peuple ; après que cette question eutété débattue dans le public, les élections donnèrent au gouvernement une majorité très suffisante qui fut élue pour appuyer et samcCtionner le programme que la Chambre avait adopté relativement à l'argent et aux terres publiques que le gouvernement était autorisé à utiliser pour assurer l'exécution deces travaux. Et puis, fort de la sanction de la Chambre, fort de la sarction du peuple de ce pays, qui
“avait approuvé ce que la Chambre
avait fait, le gouvernement passa un contrat avec un certain nombre de capitalistes, lesquels choisirent subséquemment sir Hugh Allan comme président de la compagnie organisée pour construire le chemin de fer du Pacifique canadien aux conditions que je viens de mentionner à la Chambre, et ce monsieur,de concert avec quelquesuns de ses associ$s—et il est inutile pour moi de rappeler à la Cham-| bre que la compagnie comptait un certain nombre d'hommes des plus expérimentés, des hommes émi-
nents et influents dans le pays, dans la finance et le commerce,—se renditen Angleterre, qui était, à celte époque du moins, le grand marché monétaire de l’univers,et ils épuisèrent tous les moyens en leur pouvoir pour obtenir l'appui des capitalistes afin de pouvoir mener leur entrevrise à bonne fin.
Si ma mémoire ne me fait pas défaut, l'honorable chef de la dernière administration, en plus d’une occasion exprima l'espoir que cette entreprise réussirait. Il exprimait toujours son intime conviction que
les moyens étaientinsuffisants pour
assurer le succès de l'affaire, mais je crois qu’en plus d’une occasion, ilexprima le patriotique espoir, que ces messieurs réussiraient à obtenir des capitaux pour l'exécution de cette grande entreprise. Alors, monsieur le président, il s'ensuivit des conséquences très facheuses ; le gouvernement fédéral du temps essuya une défaite électorale jet les moyens placés à sa disposition pour l’exécution de la grande entreprise qui lui avait été confiée s'étant trouvés tout à fait insuffisants, le gouvernementsuccomba,aussi,sous la pression exercée par les honorarables membres de la gauche.
C'est un sujet qui n’est pas très agréable et sur lequel je ne m’'appesantirai pas plus longtemps qu’il n’est nécessaire, pour en arriver à l'administration qui nous succéda sous la vaillante direction de l’ha horable céputé de Lambton. Maintenant, j'ai diten plus d’une occasion que, dans mon opinion, vu que la seule autorisation donnée
par le parlement pour la cons-.
truction du chemin de fer du Pacifique canadien exigeait qu’il fût construit par une compagnie particulière aidée par une concession de terres et une subvention en argent, et vai que la résolution contenant cette déclaration,ainsi que l'honorable chef de
l'opposition me l'a rappelé, contenait aussi la déclaration que cette aide n’augmenterait pas le tarif, et vu que le ministre des finances du gouvernementavaitde suite annoncé au parlement le fait qu'il allait y avoir un déficit considerable entre les dépenses et le revenu, il devint visible que les travaux ne pourraient être poussés, excepté en contravention à ces deux propositions. J'ai déja dit et je le répète que, dans mon opinion, l'honorable chef du gouverrement d’alors aurait été justifiable de déclarer qu'il était obligé de retarder la construction du chemin de fer du Pacifique canadien. L’honorable chef actuel de l'opposition a différé d'opinion avec moi sur ce point, et comme parfois nous sommes obligés de différer d'opinion sur des questions soumises à la considération de la Chambre, je suis libre de reconnaître que, bien que mes opinions ne soient pas aussi tranchées que les siennes, quant au devoir qui incombait à l'honorable député de Lambton., comme chef du gou- *ernement de 157%, les opinions que ce dernier a formulées, le programme qu'il a adopté, et les déclarations qu’il a faites, tant dans cette enceinte qu’au dehors, quant à son attitude relativement à la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, étaient éminemment patriotiques, au grand honneur de l’honorable monsieur. Car, monsieur le président, il s’est engagé le plus formellement possible à pousser cette voie ferrée, malgré les difficultés qui étaient survenues, malgré les difficultés insurmontables qui se sont présentées ; l’honora-
le monsieur s'est présenté à ses commettants—je ne dirai pas qu'il s'est présenté seulement à ses commettants—il en a appelé à tout le Canada, il en a appelé à la popula-
tion du pays lé plus formellement qu à un premier ministre de ormuler son programme, et cela il l’a fait par un manifeste sous sa propre signature. La Chambre me permettra peut-être d'attirer son attention sur quelques déclarations très importantes centenues dans ce manifeste ; l'honorable monsieur, s'exprime ainsi: Nousdevonsfaire ‘# face à la difficulté imposée au Ca- ‘nada par les engagements témé- ‘t raires de l’ancienne administra.
‘tion, relativement au chemin de ‘fer du Pacifique, en vertu des- ‘ quels elle a engagé les terres et “ les ressources de Ce pays, pour le ‘“ commencement de cette entrepri- ‘se gigantesque, en juillet1873, et ‘ pour son achèvement en 1881.” L’honorable monsieur n’avait appliqué le mot ‘ téméraire ” qu’à le période restreinte que nous nous étions fixée pour l'achèvement de l’entreprise et non à l’entreprise elle-même. L'honorable monsieur disait encore : ‘ Le contrat a déjà *° été violé, plus d’un milion de dol- ‘{ lars a déja été dépensé en explora- ‘tions, et aucun tracé particulier ‘‘n’a été fixé. Ilest littéralement ‘‘impossible, ainsi que nous l'avons ‘toujours dit,de remplir les condi- “tions du marché. Il nous faut ‘‘faire des arrangements avec la ‘ Colombie anglaise pour obtenir
‘ les modifications des. conditions.
‘qui puissent nous donner du ‘temps pour terminer les‘explora- ‘tions et pour pousser plus tard les ‘irav#ux avec autant de rapidité “ que les ressources du pays Île per.
‘ mettront etsans augmenter beau.
‘ coup le fardeau des taxes.
M. MACKENZIE. ‘Très bien ! très bien !
Sir CHARLES TUPPER. Très bien! L’honorable monsieur continuait en disant que ‘‘ le gouver- ‘nement était obligé en même ‘temps d'établir quelque moyen de “communication à travers Le conti-
‘““nen!
‘“rait «6 d’ea ‘com ‘nawvi “min “Roc:
‘‘ prés “ mill ‘vrai ‘‘tre
| “etut |‘ pour ‘nous “de c ‘aire ‘ grati “età] ‘‘ pemt ‘‘et fe
4 ‘ fond | ‘ces p |
tenant Chaml} “si jelui t£iques { gouver “sur le:
À à son a trances “lui fai
ment, ] undis Mcore p Hdont :
lignes ( } ‘“‘Vou Asur le p ddispositi Htruction fe dix Mécoulés 4
possible MÆhesses Ministra
st ét doll. ee nds , 4 ne À
2 HR LR
TO RO NT TE En On RE nistre de L‘ nent, et que son programme se-|des communications entre le lac Supérieur
t cel: L ‘trait de relier les énormes nappes et les Montagnes Rocheuses et en même e, ei Cela “d'eau offrant de magnifiques tmPS”— et ceci est tyès significati— te SOUS sa Hi hay ÿ 8 [UES lu de 1à à l'Océan Pacifique etau versant ambre me communications au moyen de la}Occidental, Si nous désirons rendre ces tirer son ‘ navigation, par des lignes de che- régions accessibles, c’est-à-dire la Colomclarations ‘“ mins de fer jusqu'aux Montagnes|hie anglaise et les territoires du Nordss dans ce “ Rocheuses, évilant ainsi pour le Ouest, il nous faut établir ces communi- 3 ; : Pb à à anti ” nonsieur “présent la construction de 1800!°4tI0ns. < ee. vonsfaire À ‘ milles de chemin de fer, qui de-| Je ne crois pas qu'il soit néces- , A Q Ë \ ir ? * 3}! pr 1 rte { éeauCa- | ‘*vraient coûter de soixante à qua-|Saire d'argumenter bien long mps De bé “tre vingt million- de piastres,|POUr démontrer que lhonorable ministra. | “et utilisant les ressources da pays|M0nsieur se proposait de construiheminde 2‘ pour la construction de ces chai-|"e un chemin à la Colombie anertu des. À ‘nous, et qu’il tâcherait de faire glaise et uw autre dans la prairie
; terres et 8, pour le > entreprilet1873, et en 1581.” l'avait ape ” qu'à le ous nous
‘de ces grands travaux un auxili- ‘aire au développement de l'émi- ‘“ gration sur une grande échelle, ‘et à la colonisation et au dévelop- ‘ pement de ces territoires riches ‘Cet fertiles, sur lesquels nous ‘© fondons nos plus chères espéran- | ‘‘ ces pour l'avenir du pays.” Main-
ST
Je ce coté-là et qu’il n’y aurait aucune difficulté dans la construction &es tronçons intermédiaires. {1 disait :
‘“ Il sera nécessaire de compléter notre grande route nationale à travers le continent, et je crois qu'il sera du devoir du gouvernement, comme ce sera son désir, de mettre à exécution tout projet qui
rement de #tenant je suis certain que la|pourrait avoir pour effet d'amener ce réentreprise 4 Chambre voudra bien m'excuser|sultat. ” monsieur #sijeluiexpose,dans Les termes éner-| Maintenant, il y a d’autres
rat a déjà ion de doln explotaarticulier éralement us l'avons les conlinous faut ts avec la ur obtenir
conditions .
onner du >s“exploraus tard les e rapidité
tgiques et éloquents du chef de ce * gouvernement, l’'opinionqu’'ilavait sur les devoirs qui incombaient à son administration et sur les espétrances que cette ligne de conduite “lui faisait entrevoir. Subséquemment, l'honorable monsieur, dans %un discours à Sarnia, formulait en core plus fortement le programme Hdont il avait tracé les grandes lignes dans son manifeste. Il disait:
«Vous n'ignorez pas que lors des débats Asur le projet de loi, je me suis opposé aux dispositions qui avaient trait à la cons- Atruction du chemin de fer dans un délai Ale dix ans. Près de trois ans s'étaient
moyens de connaitre le programme d’une administration que celui qui se trouve dans les déclarations des principaux membres de cette administration, et lun de ces moyens estla lecture des journaux, organes du gouvernement.
Si mon honorable ami, le chef de l’opposition,ne veut pas me permettre d'interpréter ainsi les paroles du chef du gouvernement d’alors, peut être ne s’opposera-t-il pas à ce que j’expose ici l'interprétation donnée à ses paroles par l'organe de ce gouvernement. Je lis dans un journal, le Globe de Toronto,
ayS 16 per: Mécoulés alors et nous étions obligés par le ) a ; nter beau: contrat de le terminer dans l’espace d-|qu il a été affirmé : xes. Aseptans et trois mois, 11 était essentiel| « Que le cabinet de M. Mackenzie a
bien ! très
ER. Très sieulr Conle gouveren même moyen de rs Le conti-
pour la colonisation, afin de développer les ‘regions où nous avons de grandes riches.
ses encore inexploitées. ”
4 Je crois qu’il faisait allusion aux Wriches régions minières de la Co Mombie anglaise.
% ‘ Sans ces communications il est im- “possible de développer beaucoup les ri- ‘Bhesses du pays. Il sera du devoir de l'ad.
Ministratica, en premier lieu, d'établir!
abandonné le chemin de fer du Pacitique Canadien, Rien n’est plus contraire à la vérité, Le discours tie M. Mackenzie, à Sarnia, a donné distinctement à entendre quelle est l1 ligne de conduite qu’il a l'intention de suivre, et des déclarations subséquentes ont expliqué et développé toutes les idées qui avaient alors été suggérées.
Il n'y a pas de doute sur la question de savoir si le chemin de fer du Pacifique doit être construit ou non, Cette question a été (F2
irrévocablement réglée dans l'airmative ot 1 n’y a pas un seul homme d'Etat au Canaila qui voudrait s'engager à soutenir la négative sur ce point. Tout le monde s'entend à çet égard, Consullez toute la population du Canada et il sera prouvé que deux questions sont réglées : l'une est
dans un délai aussi court que possible, et l'autre est que tout ce qui peut être fait raisonnablement pour hâter l'achèvement des travaux, doit ôtre fait et accordé, Ces doux points sont énergiquement admis par les nouveaux ministres et sont tout à
fait en dehors des régions de la contro-
verse, ?
Maintenant, j'ai demontré, non seulement que la Chambre à affir mé que nous devions avoir un chemin de fer du Pacifique canadien, non-seulement que la Chambre avait pris une décision relative ment au mode d’après lequel elle désirait que le chemin de,fer fût construit, mais J'ai de plus démoutré que le gouvernement qui a succédé à celui de mon très-honorable ani s’est engagé dela façon la plus directe et la plus complète, non seulement à exécuter ce grand ouvrage, si essentiel au développement du pays, mais à l’exécuter aussi rapidement que possible en tenant compte des ressources du pays. L'honorable monsieur luimême a dit en cette Chambre :
‘“ Permettez-moi de dire,en ce qui concerne les travaux, que j'ai toujours été partisan de la construction d’un chemin de fer à travers le continent, mais je n'ai jamais cru que nos moyens mous permis.
sent de mettre ce projet à exécution, dans la période de temps dans laquelle l’honorable monsieur a engagé le parlement et le pays à l’exécuter. Je crois que les travaux devraient être poussés avec toute la vigueur possible, mais le temps est un élément important.”
J’ai répété à la Chambre quelques-unes des declarations extraparlementaires de l’honorable . monsieur, et je me propose maintenant d'attirer son attention sur quelques autres exposés, encore plus clairs et plus formels, de son
programme relativement à cette
que le chemin de fer doit être chemin de fer du Pacifique cana-
importante question, exposés faits en sa qualité de premier ministre du pays, dans l'enceinte du parlement. En 1374, l'honorable monsieur présenta un projet de loi aux fins de pourvoir à la construction
dien, et dans un discours très-habile et très complet, il a expliqué trèslonguement ses opinions qui représentaient en même temps les opinions du gouvernement, Il a déclaré, comme on peut le voir par les débats du 12 mai 1874 :
‘“ La tâche nous incombe de préparer un grand projet pour remplir les obliga.
tions qui nous ont été imposées par la décision du parlement à ce sujet, Je me suis opposé au projet primitif lors de son adoption, vu que, dans mon opinion, ce projet me semblait impraticable dans le dé.
lai proposé, et impraticable aussi avec les moyens dont onpouvail disposer pour sa mise à exécution. ”
Je désire attirer l'attention de la Chambre sur la déclaration formelle faite en Chambre par l’expremier ministre, à l'effet que les moyens placés à la disposition du gouvernement, par ses prédéces seurs, $30,000,000 en argent, et 94,000,000 d’acres de terres étaient tout-à-fait insuffisants pour assurer l'exécution des travaux. Puis l'honorable monsieur ajoutait ;
“Jen’ai pas changé d'opinion, mais, comme membre de l'administration, je suis tenu de faire tous mes efforts pour découvrir les moyens en notre pouvoir pour remplir suivant l'esprit, sinon à la lettre, les obligations qui nous sont imposées par le pacte d'union, car e’était un pacte d'union avecla Colombie anglaise, ”
Je suis certain que la Colombie anglaise sera très heureuse qu’on lui rappelle que le chef de l’opposition a affirmé que c'était un véritable pacte d'union avec la Colombie anglaise. Il continuait
‘ Nous avons été chligés d’entreprendre de prouver la bonne foi du pays et de faire quelque chose qui permit au Parlement d'exécuter suivant l'esprit de la convention, sinon à la lettre, l'entreprise sérieuse qui consistait à construire le che-
rh 4 mp. +
| pour | cette
nin «| bie ai exact jai spl vant 1 d'Ont l'ou iu88i
croyic temps faire, suivre tendr Color lre de juelq d'obte travai pren envoy eme dant] gouve comm couve bre, q dans
média qu'il t devra Pour nourv dispos nous com ble la qui d évide décid ditio comp j'étais cette sés à Agiss la un pays, énor
truict
serai le co trav la di ser | cons la cr que trava prise ue
osés faits ministre
monde loi aux nstruction ique canatrès-habiliqué trèsqui représ les opi- Il a déciaoir par les
le préparer les obliga.
as par la dé- , Je me suis le son adopon, Ca prodans le dé.
ussi avec les ser pour sa
ition de la ation for- > par l'ext que les dosition du prédéces argent, et res étaient pour assuvaux. Puis joutait ; inion, mais, ration, je suis pour décououvoir pour A à la lettre, imposées par n pacte d’uaise, ” Colombie use qu’on de l’oppoait un vé- C la Coinuait :
d’entreprenu pays et de it au Parle.
it de la conitreprise sé tire le che-
ro 2 mn
oo
min de fer jusqu'aux rives de bie anglaise, Les conditions légales sont exactes ; nous sommes tenus, dans ün de lai spécifié de construire un chemin devant relier le réseau des chemins de fer d'Ontario à l’est, et la côte du Pacifique 1 l'ouest, Il y à une obligation morale iussi bion qu'une obligation légale, Nous croyions d'abord qu'après avoir eu le temps de considérer çe que nous avions à faire, que la meilleure ligne de conduite À suivre, en attendant, serait de nous entendre avec le gouvernement local de la Colombie anglaise, et de tâcher d'apprenlre de lui s'il y avait moyen de conclure juelque arrangement quinous permil d'obtenir un délai pour l'exécution des travaux que nous étions tenus d’entreprendre, Dansce but, un delégué fut envoyé comme représentant de ce gouvernement auprès de cette province, et, pendant le cours de ses négociations avec le gouvernement local, il devint apparent, come plusieurs députés de l'Ile de Vancouver l'avaient re: + apparent en Chambre, qu’il était exce:s ‘ement important dans leur opinion que 2: chemin fut immédiatement commencé à Esquimalt et qu'il traversât lie jusqu'à un point où il devrait ultérieurement traverser Narrows.
Pour ma part j'aurais consenti volontiers, pourvu que le gouvernement local eût été disposé à faire de nouvelles conditions nous accordant une extension du délai, à commencer aussi promptement que possible la construction de la païtie du chemin qui devait traverser l'ile ; mais il devint évident que les autorités locales étaient décidées à s’en tenir strictement aux conditions de l'Union et à demander leur accomplissement complet et rien de moins ; j'étais et je suis fortement d'opinion que cette Chambre et le Canada étaient disposés à remplir les conditions et rien de plus. Agissant d'après l'impression que c'était là une représentation fidèle àe l'opinion du pays, qui devait payer l'exécution de ces énormes tri Vaux, nous avons donné instruction à M. Edgar, qui a été nommé pour représenter le gouvernement dans cette affaire, de dire que le gouvernement serait prêt à entreprendre immédiatement le commencement des travaux sur l'ile, à traverser cette dernière vers le nord dans la direction du point de traverse, de pousser les explorations sur la terre ferme, à construire un chemin passable le long de la croupe, à établir une ligne télégraphique le long du chemin, et aussitôt que les travaux pourraient être donnés à l'entreprise, à dépenser un million et demi cha-
que année dan. «à province. Je ne sais si
ae
la Colom.|l'olfre sera acceptée ou non, et en alten-
dant il est absolument nécessaire que la gouvernement soit autorisé à procéder au commencement des travaux de telle facon q'''il croira pouvoir être acceptée par le pays en général et par les hommes raisonnables dans la Colombie anglaise, ?
Maintenant, je n'ai pas besoin de rappeler à la Chambre que cette question a été déférée au gouvernement impérial par la Colombie anglaise, et que lord Carnarvon a soumis à la considération du gouvernement fédéral son opinion sur ce qui devait être fait ; cette opinion était que pas moins de deux millions, — en sus de ce que nous devons dépenser dans l’île de Vancouver, la ligne télégraphique, le chemin carrossable et toutes les autres considérations, —devraient être dépensés annuellement par le gouvernement dans la Colombie anglaise. Lorsque l'honorable mousieur soumit ses résolutions en 1874, comme je soumets aujourd'hui mes résolutions, il disait :
‘ Nous proposons, par ces résolutions, de demander à la Chambre de sanctionner les propositions générales. En premier lieu, nous devons demander à la Chambre l’autorisati>n complète de procéder à la construction du chemin d’après les conitions de l’Union avec la Colombie anglai.
se, parce que nous ne pouvons nous affranchir de cette obligation sans le consentement des parties contractantes, et que nous sommes en conséquence tenus de faire tous les arrangements que lu Chambre nous donnera le pouvoir de faire, de remplir suivant l'esprit, et autant que nous le pourrons suivant la lettre, les obligations qui nous sont inposées par la loi, La section de la Colombie anglaise devra naturellement être pressée aussi rapidement que possible, car il est essentiel de ne pas violer l'esprit ni autant que possible la lettre de la convention, dJ’attribue beaucoup d'importance à ce que l'on puisse placer ces colons dans toutes les parties du pays et le remplir d'habitants, ce qui est la seule chose qui puisse ulté.
rieurement donner une valeur commerciale au chemin ou développer la prospérité du pays, On remarquera que dans ces résolutions, comme je l'ai dit, le gouveruement pourvoit à la soumission de ces contrats au Parlement. Elles pourvoient
ares hs le Rontenement sa le|le contrat conclu avec la compa- Al ! MES se an da nn on eco [Enie Allan en 1873, étaient com. le direct du gouvernement, plètement insuffisantes, et qu'il était nécessaire, pour prouver la L'honorable monsieur proposait|honne foi du pays, et pour que que le Pacifique canadien fût cons-| l'honneur et les intérêts du pays truit sous le contrôle direct du|fussent sauvegardés, qie le chegouvernement ; dans le cas où il!min de fer fût construit. Il demann'y aurait pas eu de proposition et|da et obtint du Parlement une augdans le cas où l’on ne pourrait|mentation considérable des moyens mettre à exécution le programmel|qui avaient été préalablement acdu ,Parlement, qu'il devait être|cordés par le Parlement pour l’exé- Construit par des compagnies par-|cution des travaux. En 1875, après ticulières aidées par une subven-|une année d'expérience, il vint à tion en argent et en terres. En 1875,|la Chambre et fit la déclaration l'honorable monsieur ayant eu oc-|suivante :
cou . 4 COHEMOROE Les ;BrOpOSIr “ Nous nous sommes bornés à faire nions qui étaient PAGAPOTANS dans veler la ligne parce que nous avons pensé son projet de loi, sur lequel j’attire-l {il était à propos d'en agir ainsi, et de rai l'attention de la Chambre plus{ne pas pousser ja chose plus loin, avant spécialement, à une époque ulté-|d’en arriver à un contrat général pour la rieure, obtint de la Chambre l’au- RAS ARAE, " Dar AA Ne (OSALEN de procéder immédiate- fa ide grande partie de la dates de ment à la construction du chemin|construction. Pour la mème raison, nous de fer sous la direction immédiate |nous bornons seulement au nivellement du gouvernement, car il ne pou-|et à la construction des ponts de Fort vait l'obtenir d’une autre manière. Wiliem, à Shebandowan, et au même gen- Ayant obtenu de la Chambre l'au-|}; A En Ven ivière Rouge, torisation de donner, non seulement dix mille piastres en argent par mille, pour chaque mille entre ie lac Nipissingue et les rives du Pacifique, et vingt mille acres de terres par mille, il donna de lus $10,000 en argent par mile pour l’'embranchement de Pembina, ayant une longueur de quatre-vingt-cinq milles,et 20,000 acres en terrains par mille, pour l’embranchement de la Baie Georgienne, long de quatre vingt-cinq milles ; et 11 accorda de plus la somme additionnelle de quatre pour cent d'intérêt pendant vingt-cinq ans pour telle somme qui pourrait être nécessaire afin d'assurer l’exécution des travaux. Maintenant, l’honorable chef du gouvernement d’alors déclara franchement à la Chambre, dès le commencement, que les conditions préalablement posées en 1872 et incorporées dans
On voit encore que l’honorable monsieur représente comme son programme et comme le programme du Parlement de 1874, comme cela avait été le programme du Parlement de 1871 et 1372, que les travaux devaient être exécutés par une compagnie particulière aidée d’une subvention en terres eten-argent. Ainsf que je l'ai déjà affirmé, le sujet a été déféré en 187: à lord Carnarvon, et il a nroposé que $2,être le minimum du montant des dépenses pour les travaux de chemin de ‘fer dans la province, à parseraient suffisamment avancées:
argent à la construction. En snécifiant ce montant, Sa seigneurie-
re ;
000,000 et non $1,500,000 devrait
tir de la date où le3 explorations.
pour permettre de dépenser cet.
disait dans le langage du mémoi-.
ne
4 fixaiel
% pousser
mème,
‘En prends étant a ter l’ac ètre en sera le qu'il se que le
vallX près 1
uncte partie vait èt ration
condit “ Not
que les qui sont
# tront, et
4 posssibl
à ierrée
% Quand (
N prédire,
4% louter c Mplir nos
Menvers | Mrasser s
prospéri
4 C'es fmonsi Machève nuire Ma pre “Amalgr:
par l'} “oir sc Mes mc empl Mes ils
“h eng:
Mouve ant q
| compant comet qu’il ouver la jour que du pays le chel demanune augs moyens ment acur l’exé- 15, après il vint à claration
à faire ni- ‘ons pensé nsi, et de in, avant Al pour la ous nous jui couvre pense de son, Nous ivellement s de Fort nême genat à la
norable me son rogramcomme name du que les tés par re aidée eten-araffirmé, t à lord que $2,-
ant des le chee, à parorations:
vancées-:
ser cet.
n snégneuriemémoi-.
# aussi avec la navigation } nadiennes. ”