RP RS
TA
devrait :
‘ En spécifiant cette somme, j: comprends que le gouvernement canadien étant aussi intéressé que désireux de hàter l'achèvement des travaux qui doivent ètre entrepris, la dépense annuelle dépas-
sera le minimum de $2,000,000, autant qu'il sera possible chaque année, Enfin,
que le ouæavant le 31 décembre 1890, le chemin de fer sera complêté et ouvert au traflc depuis les bords du Pacifique jusqu’à
4 un certain endroit à l'extrémité ouest du
lac Supérieur, où il se reliera avec les li-
| gnes existantes de chemins de fer traver-
sant une partie du territoire américain et des eaux ca-
Ces conditions renfermaient, il est vrai, une extension considérable du délai dans lequel les travaux devaient être terminés d’après le projet primitif, mais elles fixaient une limite définie et distincte dans laquelle une grande partie du Pacifique canadien devait être construite et mise en opération. L’honorable monsieur luimême, en faisant allusion à ces conditions, disait :
‘“ Nous nous efforcerons toujours de
à pousser cette entreprise aussi rapidement # que les conditions du pays,— conditions % qui sont encore à naître, nous le premet- 4 lront, et nous complèterons aussitôt que 4 posssible une communication par M ierrée avec la province du Pacifique.
M Quand ce temps viendra-t-il, je ne puis le Mprédire, mais je n'ai aucune raison de @ tlouter que nous serons capables de remir nos obligations, telles que modifiées, “envers la Colombie anglaise, sans embar- “Mrasser sérieusement la marche de notre prospérité. ?”
voie
l'honorable 1890 il
C'est-à-dire que 1onsieur espérait qu'en
Hachèverait le chemiu de fer “ sans Mnuire sérieusement à la marche de Ha prospérité. ”
Je suis heureux, algré les difficultés rencontrées par l'honorable monsieur, de pouoir soumettre à sa considération
Ë * moyens à l’aide desquels nous
prie les ei rpaes auxquelles il s’est engagé, et auxquelles il
à engagé Meur. et la foi de son pouvernement et de sou parti, en ant que le chef d’un grand parti
peut engager ce parti pour l’accomplissement d’une grande entreprise nationale, Mais, monsieur,je suis heureux de pouvoir citer non seulement l'opiniou du chef de l'ancien gouvernement, mais colle de l'honorable et savant député qui est actuellement le chef de l’opposition constitutionnelie de Sa Majesté. L’honorable monsieur, d’après Les Débats du 5 mars 1875, aurait dit :
‘« Le programme général du pays au su jet du chemin de fer du Pacilique, a été exposé devant le pays, et défini d’une façon claire et pratique avant les dernières élections générales, ”
J'ai lu à la Chambre les paroles par lesquelles le Premier d'alors, avait défini son programme, ainsi que l'honorable monsieur l'a dit, d’une façon claire et pratique, et J'admets parfaitement que ce programme a été ainsi défini. F’honorable député de South Durham continuait ainsi :
“ Dans quelques-uns des détails de moindre importance, l'honorable député de Cumberiand a indiqué plus ou moins de changements, mais les principaux traits de ce programme ont été, comme j:
lai dit, pleinement exposés au pays antérieurement à la dernière élection générale, le verdict du peuple a été rendu et le résultat a été tel que ce programme a été définitivement accepté. Nous ne pouvons le changer, Nousn’avons pas le droit de le changer. Après avoir bien étudié les droits des membres du parlement, je ne puis concevoir que nous ayons le droit de répondre à l'appel de l'honorable députs de Cumberland, et de discuter la me de savoir si le programme au sujet duquel l'opinion du pays a été intorrogée et s’est prononcée, opinion dont l’exécution nous a été confiéé, devrait être définitivement mis de côté. Je considère qu'il serait peu sa; à de considérer pour un instant. une teile proposition. Je ne crois pas qu'aucun autre programme, différent dans ses effets généraux de celui qui a été proposé et accepté, puisse être praticable, ”
Je me suis permis de dire au commencement Ge mes remarques que nous pouvions démontrer à la Chambre, noi-ssulement que le
Parlement en ces deux grandes |remplir, el qui pouvaient être le plus à At: occasions, a déclaré distinctement A LL ou RE D cor fs. 2LE (8 Ë e à altisiaire 1es \es que son programme était de cons-| ù a C0 RSNte ET :
bols like de ton Médiienn raisonnables de la Colombie anglaise, car E ; ; +4 AR one CHU cette province croyait avoir lieu de se # l’ho can®lien, mais que le peuple, ain-|plaindre du manque apparent de bonne À M si qu'il a été dit par le c'ief actuel} foi avec lequel le pays remplissait ses bati de l'opposition, a approuvé ce pro- |0bligations. LS sa es et, et a ainsi que l'honorable ‘ En nous efforçant d'atteiniire ce résul- 4 1 Je LU 7 L' aff l S Le D: “ftatil nous a fallu lutter contre des difti- # nor on NT aa ee ar cultés sérieuses dont je ferai bientôt de f: ement dans l'impossibilité de Mmo0-|mention.….. ….……… D'aprés l'acte de 1874 | qu'il
difier ce programme. Je dois rap-|le gouvernement ne peut construire le { A peler à la Chambre que les circons. ras al PA nEEEL FRTARLNS TA PARO oté 52 : li Ë 3 3 CHeI ) ra etre OnS-+ , QE SR se Ce nE ou EAU: € 2S LES mes «de la "Sec >, $ 1875, les mêmes 2 lorsque le sa qui‘dit que le gouvernement pourra payer à la
vernement précédent entreprit la à une compagnie pour la construction de. A ble à ; à die AS à æ DICTr
cunstruction du chemin de fer du {différentes parties de la route, 810,000 en 4
Pacifique canadien ; mais malgré |A"8ent, et donner 20,000 acres deterre par D, | à onoamant dog ninnanctonsas mille, ainsi que quatre pour cent sur tout æ Uolon le changement des circonstances, | montant adi/litionnel spécifié dans les sou- # trom] malgré que le ministre des finan | missions, Le. gouvernement à l'intention, Æ@ vince ces de l'honorable monsieur, fût laussitôt que les explorations seront sufi- @ ne foi obligé de venir chaque année de-|samment avancées de demander des HOREL desirl
soumissions pour les purties de la route
mander au Parlement d'augmenter à pu 4 : ï ES que le Parlement jugera à propos de faire M evdro
considérablement les taxes du PAYS;| Commencer. L'argent dépensé pour le vaine ain de rencontrer les dépenses or-|nivellement sera retenu comme partie des @ mous | dinaires ; malgré tout cela l’hono-|$10,000, par mille dont il est questior dans ne po qi rable monsieur soutenait que l’hon-|la section 8. [l est peut-être douteux que ff ‘tions, th neur et la bonne foi du pays étaient e SSL ab RA AIS poaer 4 EI ph # à 1 4 Ÿ , | LOULe Ia i19ne6 à L'entrepris te prochain, #æ apres À engagés à 1 RAGDUN de ces} de faire ratifier les ete rs Parle- Fa ie grands travaux, et il venait devant |ment à la prochain session.” À ) ct cette Chambre et demandait l'au-| LL, rh bl no fl tarisation du Parlement pour l’exé-| , ‘7e SOI (876 » UE A 1 De \ cution de son projet. En 1876 après/sieur en 1610, non-seulement avait A EL dis l'intention de continuer régulière- 6
avoir acquis plus d’expérience,après s'être aperçu que les diflicultés fi-
ment à pousser les travaux sur les À QU sections les plus importantes du 1 8 21se
nancières du pays n'avaient certai- a MALE dalle de à prit l’ nement pas diminuéss, l'honorable |©16mMIN, TAAUS 11 86 PrOposal 7. le che mander des soumissions pour la puis 1
monsieur n’était pas encore découragé, car, en 1876, en sa qualité de premier ministre occupant.une position élevée et responsable, en soumettant au pays le programme de son gouvernement, après avoir müûürement considéré la question, il énonçait les vues suivantes :
céan # d'ann % tion a prit q traité voirs | qu'ell qu'eil exécu du pa di T
construction de tout le chemin de fer du Pacifique canadien,à des conditions qui, comme je l’expliquerai plus tard, excédaient de beaucoup les pouvoirs qui nous aient jamais été conférés par le Parlement, et à des condi.ions que lui-même, ainsi que je l'ai déjà dit, considérait, et “ Nous sentimes tout d'abord que s'il considérait consciencieusement, je était impossible de remplir a la lettre les crois, comme tout à fait insuffisanengagements pris par, nos prédécesseurs, |}: : l'honneur du pays exigeait que l’adminis- ‘ 1 tration fit tout ce qui lui était raisonnable-| ‘ Si nous pouvons commencer l'année @# ment possible pour mettre à exécution les | prochaine les travaux de construction dans 1 engagements pris envers la Colombie an-|la Colombie anglaise, on aura besoin de glaise, sinon tous, du moins ceux qu'il|ces rails. On peut dire qu’il serait imposnous semblait le plus en notre pouvoir de {ble de commencer la construction du che-
ètre le plus la, tou! en les hommes nglaise, car lieu de se t âe bonne iplissait ses
lre ce résulre des difiirai bientôt acte de 1874 onstruire le Ja pratique à Être cons- “section à, jourra payer struction de:
, 510,000 en ; deterre par ‘ent sur tout dans |-s soul'intention, seront suflimander des de la route opos de faire nsé pour le ne partie des ruestior dans douteux que t de donner été prochain, ; par le Parle-
‘able monment avait régulièreaux sur les rtantes du osait de dens pour la chemin de n,à des conexpliquerai e beaucoup jent jamais ement, et à mème, ainsi asidérait, et usement, je t insuffisan-
encer l’année struction dans ira besoin de serait imposhction du che-
ip]
min dans la Colombie anglaise sans avuir ces rails sur les lieux, ?”?
En cela je partage l'opinion de l'honorable monsieur.
M. MACKENZIE. Cette appro bation est très tardive.
oir CHARLES TÜUPPER. L'ho norable monsieur n’a aucune raison de faire cette affirmation. Je crois qu'il me permettra peut être de dire en passant, qu'elles auraient été tout aussi utiles si elles n'étaient pas restées si longtemps sans abri à la Colombie anglaise. L’honorable monsieur disait de plus :
“Il y en a cinq milles tonneaux dans la Colombie anglaise, et si nous nous sommes trompés en les envoyant dans cette province, nous nous sommes trompés de bonne foi, dans notre vif désir de prouver au peuple de la Colombie anglaise que nous désirions remplir nos engagements à son endroit, que nos discours n'étaient pas de vaines promesses et que nous désirions nous mettre dans une position telle qu’il ne pourrait se méprendre sur nos intentions, ” \
Eh!bien, monsieur, en 1877, après une autre année d’expérisnce, l'honorable monsieur expliq aait encore son programme de l’admi nistration au sujet de ces travaux.
Il disait : |
# L'ancienne administration en signant Ja convention par laquelle la Colombie anglaise fut admise dans la Confedération, prit l’engagement explicite de construire le chemin de fer à travers le continent depuis le lac Nipissingue à l’est jusqu'à l’océan Pacifique à l’ouest, dans un nombre d'années déterminé. Lorsque l’administration actuelle monta au pouvoir elle comprit que, comme toutes les obligations de traités, celle-ci lui imposait certains devoirs d'administration et de gouvernement qu'elle n'avait pas le droit de négliger et qu’eile était obligée de mettre ce projet à exécution dans la mesure des ressources
0 du pays.
| “Tous les efforts de l'administration, depuis cette époque jusqu'à ce jour, ont été
4% dirigés vèrs l'accomplissemont de cette tà-
che de la manière qui lui paraissait 14 plus pratique et la plus facile, en tenant compte des difficult:s à vaincre et des dé-
4 penses à encourir. ‘ * * * *
L'acte de 1874 d'crète que 20,000 acres
paiement partiel des entreprises, et $10,000 en argent par mille — les terres étant, quant aux deux tiers, sujetles à certaines dispositions de l’acte—et que des soumissionnaires seront invités à dire quelle somme additionnelle ils demanderont, pavable par l’État dans 25 ans à 4 pour cent avec garantie, * * *”
J'ai dit l’année dernière, en comité des subsides, au sujet de cet article, que nous avions, ou que nous allions— j'oublie lequel annoncer dans les journaux d Angletérre et du Canada, que nous pensions pouvoir, vers le mois de janvier 1871, être prèts à démander de, soumissions et à fournir des profils de la ligne." *** Ja crois que c'est'au commencement de juillet ou plus tôt même, ce doit avoir été en jtin.
Toujours est-il que nous voulions donner cet avis public, afin que les entrepreneurs se proposant de sgumissionner pussent avoir le temps de visiter le pays pour en juger par eux-mêmes, Je n'avais personnellement aucun doute qu'une visite dans la région des prairies, sinon dans le pays qui s'étend à l’est des prairies au jac Superieur, convaincrait ceux qui pourraient se proposer de soumissionner, que, nonseulement il y a le lonz de là route une grande étendue de bonne terre, mais que les difficultés physiques à renconirer ne sont pas aussi sérieuses que celles qu'on pourrait raisonnablement s'attendre à rencontrer dans le centre de ce continent.
“ Je ne crois pas que l'avis donné ait produit grand résultat en ce sens, Je crois que quelques personnes ont visité le pays, des agents de compagnies anglaises sont venus à Ottawa, quelques autres sont allés à l’agence du gouvernement de Londres, pour examiner les plans et les profils, ainsi que l’Acte du Parlement en vertu duquelles entreprises sont données; mais, en conséquence des difficultés qu'éprouvent par tout l'univers, les entrepris 8 de chemin de fer, la saison ne pou\uit guère être considérée comme propice pour lancer l6 prospectus d'une entreprise de cette importance projetée dans des régions comparativement, je pourrais même dire complètement inconnues. ,
«“ Comme je l'ai dit plus haut, le gou.
vernement n’a pu se procurer les prolils, pour le mois de janvier. Mais aussitôt qu'ils ont pu être terminés, ils ont été envoyés à Londres, Depuis plusieurs mois ils sont exposés dans le bureau des chemins de fer au ministère, et je crois que tout le profil depuis le lac Supérieur jusqu'à l'océan Pacilique, s’il n’est prêt à l'heure qu'il est, sera bientôt terminé,
de terres seront dlounés en propre, &omme| c'est-à-dire sur les deux routes, dont l’ex-
oloration est complétée à travers la Go-| importance pour le pays que ce chemin
limbie anglaise.
‘“ Aussitôt que ces profils seront entièrement terminés, le gouvernement se propose de demander des soumissions, en donnant beaucoup de délai, de façon que les soumissions puisseñt être reçues qusiques temps avant l'ouverture de la prochaine session du parlement, afin que celui-ci puisse se prononcer sur le rlan que proposera le gouvernement après avoir reçu les offres des entrepreneurs, ?? ,
De sorte que jusqu’en 1878, comme la Chambre pourra le voir, l'honorable monsieur esf resté fidele à l'obligation de construire rapidement le chemin de fer Pacifique canadien, et à sa construction par une compagnie particulière, à l’aide d’une concession de terres et d’une subvention en argent, En 1878, la dernière fois que l'honora
le monsieur a eu l’ocasion de se prononcer comme premier ministre il disait :
‘ En même temps il n’y a pas de doute qu'il était désirable d’avoir es communications par chemin de fer d’un bout à l’autre de notre Confédération, en traversant le continent de l’est à l’ouest, Quant à la nécessité d’avoir de telles communications, il ne peut y avoir aucune différence réelle d'opinion entre les deux purtis politiques de ce pays ou entre aucune classe de notre population, ”
Je suis trés heureux en cette occasion, en soumettant des résolutions aussi importantes à La considératio de cette Chambre, d’avoir à citer l'opinion du chef de lan cienne administration, donnée à cette Chambre et au pays par lui après avoir mûrement étudié cette question, que c’estun suje: nonseulement d’une importance vitale pour le pays, mais encore une question sur laquelle les deux partis s’entendent,non-seulement en cette Chainmbre mais encore parmi la population du dehors. En 1878 l'honorable monsieur disait aussi :
« Je dois dire en terminant que rien ne m'a causé ou n’a causé au gouvernement plus d'inquiétude qne ‘es affaires qui se rattachent à la voie ferrée du Pacifique.
Nous comprenons qu'il est d’rne grande
soit construit aussitôt que nous serons enr
mesure de le faire sans être obligés d’im-
poser aux contribuables un fardeau qui.
deviendrait intolérable.”
Je partage complètement l'opinion de l'honorable monsieur lorsqu'il fait cette déclaration, ét je suis fier de pouvoir offrir aujourd'hui à la considération de l'honorable monsieur, et j'espère qu'après avoir étudié le projet, il lui accordera plus tard son appui, une proposition qui assure la construcd'une voie ferrée qu'il a déclarée être non-seulement une question d'honneur à laquelle le pays est engagé, mais une question de la plus absolue nécessité pour le développement du pays, à des conditions qui n’imposeront pas de fardeau intolérable aux contribuables.
M. MACKENZIE. Je prendrai la chose en considération plus tard.
Sir CHARLES TUPPER.L'hono rable monsieur continuait ainsi :
“ D'un autre côté, il est bien évident que Ja richesse du pays s’accroitrait beaucoup plus rapidement, si nous pouvions jeter une pppulation dans ces prairies, ju8qu'ici désertes, qui renferment tant de terres propres à la colonisation et qui n'ont encore jamais rien produit dans l'intérêt commercial du pays. ??
J’attire de nouveau l'attention de l'honorable monsieur sur l'obligation qui lui incombe d'appuyer in projet à l’aide duquel ce qu’il nomme des ‘‘plainesdésertes ” peut devenir la patrie d'une population industrieuse, et non-seulement fournir aux colons laisance pour eux et pour leurs familles, mais.
encore ‘"-r"oîitre considérablement, la richesse nationale du Canada, et cela à des conditions qui sont tout aussi avantageuses que celles qu’il a approuvées comme n’offrant
aucun obstacle à l'exécution des.
travaux. Ensuite l'honorable monsieur ajoutail :
“ Il en est de même de cette grande entreprisgde l’ouest encore plus gigantesque, que l’on ne peut bien apprécier qu'a-
ce chemin
s serons en
ligés d’im-
ardeau qui.
ent l'opiieur lorson, ét je aujourle l'honore qu’aet, il lui ppui, une construcdéclarée:
question ysestenle la plus déveloponditions fardeau bles.
‘endrai la lus tard, +. L'hono , ainsi :
en évident itrait beau- Jouvions jerairies, jusat tant de et qui n’ont s lintérèt
attention ur l’obli- ’appuyer ce qu’il tes” peut opulation eulement Ice pour >, mais.
ablement.
Canada, qui sont que celles.
n'offrant ition des.
ble mon-
tte grande 1S gigantesrécier qu'a
A PE NO Se
“près y avoir réfléchi. Sa longueur est telle
—Car ce chemin est qe fois plus long que celui du Grand-Tronc de Montréal à Sarnia et cinq fois plus long que celui de ‘Londres à Edimbourg, et il traverse tout notre territoire—que l'on ne peut s’exagérer l'importance de l’exécution d’un travail aussi gigantesque, soit sous le rapport de la prospérité future du pays, soit à
-cause de l'influence qu'il exercera sur les
rapports des diff-rentes provinces entre
-elles, ”
Je n'ai pas besoin de faire des commentaires pour qu’une déclaration venant d'une source aussi autorisée puisse porter la conviction à l'esprit de tous les honora bles députés présents quant à l’obligation qui incombe à tous les partis, soit en cette Chambre soit ailleurs, de réaliser ce que l’hono-.
rable monsieur a déclaré devoir| être réalisé par l’exécution de ces!
travaux. C'était là, comme je l'ai déjà dit —. l'honorable monsieur croit sans doute que c’est un malheur pour le pays—mais c’était la dernière occasion où il pûtse prononcer avec l'autorité d’un premier ministre au sujet de cette grande question. Mais comme l'honorable monsieur l’a dit, la question de l’exécution régulière des travaux et de l'achèvement du chemin de fer du Pacifique canadien n’est pas un sujetqui ait été débattu devant le peuple aux dernières élections. Cette question avait été soumise en deux occasions par deux premiers ministres, représentant chacun Puu des grands partis du pays, et dans les deux occasions ce projet avait reçu Pappui de la grande majorité du peuple : mais, comme c’est un fait bien*connu, un changement d’administration eutlieu en 1878,et l’hanorable monsieur fut encore appei$ à traiter la question. Sou patriotisme fut mis à cette épreuve qui consiste à considérer une question |
sur les banquettes de l'opposition
aussi bien que sur les banquettes mi-
| nistérielles, et je vais lire à la Cham-
bre les remarques que l'honorable
monsieur, comme chef de DA ra end ed e its tion, fit dans cette enceinte après le changement de ministère en 1879.
Il disait alors :
“ Nous reconnaissons les obligations qui nous incombent comme Canadiens, et, out en soutenant, de la maniére la plus positive, que tout ce qu'il était possible pour une admymnistration de faire, nous l’avons fait ou nous‘avons essayé de le faire, afin d’ accomplir ou de réaliser les espéfrances qu’avaient fait naître les honorables messieurs de la droite en admettant !a Colombie anglaise dans la Confédération, je dirai en même temps, que ous nous sommes elforcés non-seulemen de faire face aux obligations nationales, mais encore que nous avons mis en jeu, dans une grande mesure, notre existence comme administration, nous avons risqué notre position publique dans le but de donner suite, si possible, aux promesses que l'honorable préopinant avait faites, ?
L'honorable monsieur déclarait aussi, après l'expiration de ses cinif années de pouvoir, que rien n’avait été omis de ce qu'il était possible à son Cabinet de faire pour exécuter avec succès le programme visà-vis duquel ses prédécesseurs avaient engagé la Chambre et le pays. Il disait :
“ Notre plan à nous-mème fut celui-ci :
Nous avions voulu en prémier lieu faire modifier les termes de arrangement.
Ainsi, un agent fut envoyé à ia Colombie Anglaise, el plus tard lord Curnarvon offrit ses bons services alin d'en arriver à quelque entente avec ceite province ; et nous convinies que nous essayerions «de construire une voie ferree depuis le lac Supérieur jusqu’à l océan Pacilique avant la fin de l'annee 1890 ; que nous dépens»serions une certaine somme annuellement dans la Colombie anglaise, une fois les explorations complétées et le tracé choisi.
Or, la ligne ne fut jamais explorée suflisamment pour nous permettre d'en ar river à une conclusion avant l’annés.,et, aussitôt que nous eûmes les données nécessaires pour nous guider nous adoptimes la routs de Burrard Inlet, en demandant de suite des soumissions pour la construction de
cette ligns,
“ L’honorable ministre des Travaux Publics a prétendu que nous nous étions départis des premiers arrangements. Or, #n quoi nous en sommes-nous départis.?
Nousavions rés:rve précisément la mène
quantité de terres, et l'équivalant en ar-|lui a jamais demandé rien qui fût
gent ; seulement, au lieu de $30,000,000, nous avons accordé $10,000 par mille, ce
qui aurait fait $26.000.000 ; le gouverne-
ment devait contrôler la vente et la gestion des deux tiers des terres. En sollici.
tant des soumissions, nous devions inviter les soumissionnaires à dire sur quel montant additionnel ils exigeaient une garantie de quatre pour ceni pour 25 ans. ‘
L'honorable monsieur disait aus si :
. “Tout en passant des contrats pour le:
travaux entre la baie du Tonnerre et Selkirk, dans le but d'y ouvrir un chemin nous étions déterminés à adopter ce système, et je me suis expliqué là-dessus plu sieurs fois durant mon administration Nous avions l'intention, après avoir terminé les explorations, et adopté finalement la route qui devait passer par la Colombie anglaise, pour se renilre à l'océan, de continuer l'exécution des travaux, depuis le lac Supérieur en gagnant vers l’ouest à des entrepreneurs qui se chargeraient de la d-pense déjà encourue et formant partie des $10,000 par mille que le gouvernement entendait payer sur les contrats de la ligne entière. Les honorables messieurs de la droiteet tout le pays savent que nous avons demandé des soumissions en Angleterre à ces conditions, pendant quelque mois, avant que ces honorables messieurs prissent les rènés du gouvernement ; ils savent aussi que M. Sandford Fleming, l’ingénieur-en-chef, recut instruc tion, durant son séjour à Londres, de se mettre en rapport avec les ent'epreneurs et les capitalistes, et aussi d’obtenir l’aide de sir John Rose, qui, en plusieurs cir constances s’est montré un agent actif, énergique et patriotique de la confédéra:
tion, dans le but de mener ce projet à bonne fin. ”
Je puis dire incidemment que, tandis que j'approuve entièrement tous ces efforts, l'honorable mon.
sieur n’a, je crois, jamais été ap: pelé à mettre sur le bureau de la Chambre, aucune partie de la corres ondance échangée entre son gorivernement et les capitalistes et en repreneurs, et quin’ont pas eu pour effet de faire conclure un contrat,
to BLAKE. A:til jamais refuse Sir CHARLES TUPPER. On ne
si complètement en désaccord avec les premiers BÉALRES du gouverement, que le serait de produire une correspondance dont la production ne pourrait procurer aucun avantage & elconque au gouvernement, mais au contraire, embarrasserait extrêmement le gouvernement dans ses opérations futures.
. M. BLAKE. C'est là la véritabieraison.
Sir GARLES TUPPER. Je n’hé.
site pas à dire qu’un plus mauvais précédent ne saurait -être établi, que celui d’un gouvernement qui entrerait en négociations avec des capitalistes pour s'assurer jusqu’à quel point ces derniers seraient prêts à entreprendre degrands travaux et à les compléter, et qui produirait ensuite une Correspondance qui pourrait être préjudiciable au caractère et à la position des capitalistes intéressés, et rendrait à
dre
l'avenir les capitalistes qui pour-' |
raient se trouver dans le mème cas très défiants et peu désireux d’en-
trer en négociations avec un gou- |
vernement qui, plus tard, rendrait ces négociations publiques. L’honorable monsieur disait encore :
&“ Mais en dépit de nos efforts, rous avons échoué d’une manière complète ; nous n'avons pas reçu une seule offre (une offre innacceptable a été faite) pour la construction du chemin de fer à ces conditions, c’est-à-dire la concession de ?0,090: acres et $10,000 argent par mille, avec une garantie de quatre pour cent sur telle balance qui aurait pu être considérée
nézsssaire, Aucuns termes ne pouvaient F
être pius explicites ; il serait diflicig d’en: £ |
mentionner de plus favorables ; et, cepene dant, l’on dirait par son discours que l'honorable préopinant espère que son plan de colonisation, avec 100 000,000 d‘acres au lieu de 50,000,000, devra réussir d’une manière ou-d’une autre, à faire construire un chemin. Mais les propres paroles de l’ho-
norable monsieur indiquent qu’il ésttout- !
à-fait inutile pour lui d'espérer à présent
que des entrepreneurs de chemin de fer &
ou: de riches maisons de banque en An- # gleterre, s'engagent dans aucune entrepri-
se du attrib:
re, au suivat Angie habile jet de les ce que p:
leurs
«“ D conch cilep condu chant rée, d nent i diffici dirai | près 1 Incap nomb
Je Char et da bler
‘pose.
pron non( Cha la j0 pan mon tout pou:
lorsc ciell cess sent déra fran justi et él sieu en s de s cette
où
dité qu'e que
| com
d'un d'un
nore
en qui fût ccord avec u gouver- > produire nt la pro- )curer aueau goutraire, emit le gourations fu-
a véritab:e-
à. Je n’hé.
18 MAUVAÏIStre établi, ement qui s avec des er jusqu’à rs seraient grands traet qui prorespondanéjudiciable osition des t rendrait à
qui pour-' À
e inëme Cas
ireux d'en-
ec un gourd, rendrait pis. L'hoencore ;
efforts, rous *e complète ; e seule offre faite) pour la er à CES COnsion de 20,090:
nille, avec une ‘ent sur telle re considérée
ours que l'ho= que son plan 0,000 d‘acres réussir d’une paroles de l’hoérer à présent
anque en An-
ne pouvaient f | diflicig d’en: f es ; el, Cepene |
ire construire # qu’il est tout- ; hemin de fer
icune entrepri- À
bide dé: un, à té: À: HÉPOR Adé., , Lidés À.
rscmnnmmlennnnsnnslenitatsntsmmmntntenemmtentntemmmmeptnimtinmanthinnérenitismaettheneininnene
se du genre sur ce continent, Il faut en attribuer la cause, dans une grande mesure, au manque de confiance qui existe, suivant lui, dans las cercles monétaires en Angieterre, et surtout à la législation malhabile du Canada et des provinces, au sujet des voies ferrées, et enfin, au fait que les capitalistes étrangers n'ont obtenu que peu ou point de choses en retour de leurs placements dans ce pays. ” .
“ Depuis longtemps j'en suis venu à la conclusion qu'il sera excessivement diffi cile pour une population de 4,000,000 de conduire les affaires financières se rattachant à la construction de cette voie ferrée, de 2,600 milles, à travers un continent inconnu et presque désert, et fort difficile en plusieurs endroits, Aussi, je dirai franchement que je crains bien, d’après mon expérience, que nous ne soyions incapabies aujourd’hui de triompher de ces nombreuses difficultés. ”
Jen’ai pas besoin de dire à la Chambre que, dans ce qu’il adit, et dans ce qu’il attendait, l’honorable monsieur était sincère, ja suppose. Je suppose que l’orsqu’il a prononcé ces paroles, illes a prononcées en toute franchise. Ja Chambre comprendra facilement la joie que j'espérais voir se. répandre sur les traits de l'honorable monsieurlorsqu’il apprendrait, que tout ce dont il se plaignait de ne pouvoir espérer l’accomplissement lorsqu'il occupait une position officielle en cette Chambre, ses succeseurs sont en mesure d’en présenter l’accomplissement à la considération du »arlement. dJ'admets franchement, et en cela je rends justice aux elforts sincères, habiles et énergiques de l'honorable monsieur, qu'il a fait tout ce qui était en son pouvoir pendant la durée de son administration, pour placer cette grande œuvre sur des bases
. où le parlement, en deux occasions
différentes, et le peuple ont affirmé qu’elle doit être placée, c’est-à-dire
| que l'ouvrage doit être fait par une
compagnie particulière, aidée
| d'une concession de terrains el d'une somme d'argent.
porable monsieur a déclaré, dans
Mais l’ho
une autre occasion, * qu’il aurait ‘ été très facile de commencer le nivellement du chemin, ‘ et de se conformer ainsi aux termes de l'acte d'union, mais ‘ jene voulais pas m'abaisser jusqu’à agir avec duplicité dans ‘ cette affaire.” Je ‘iens pour certain dans tout ceci, que l'honorable monsieur agissait en toute sincérité, que dans toutes ces déclarations faites à la Chambre, au sujet de son grand désir de favoriser l'exécution de cette grande œuvre nationale, il donnait l'expression sincère de son opinion, -- de l'opinion que, siégeant à droite ou à gauche de la Chambre.
il serait toujours prêt à appuyer
avec autant de zèle et aussi cordia-
lement ce programme. Mais en 1878, il y a eu une élection générale qui eut pour résultat de confier de nouveau à montrès honorable ami la tâche importante d’administrer ies affaires publiques du pays, et de le mettre de nouveau face à face avec cette grande œuvre nationale, cette entreprise gigantesque, qui, pendant cinq ans, n'avait, malgre les efforts de nos prodécesseurs, fait que très peu de progrès. Nous nous sommes trouvés en la position d’être appelés à traiter cette question du grand chemin de fer du Pacifique canadien, pour lequel un montant considérable d'argent avait été dépensé, et dépensé d’une manière qui serait tout à fait inutile au pays à moins que des mésüres ne fussent prises pour terminer promptement, au moins cette partie des travaux qui étaiten voie d'exécution, et d'y ajouter les améliorations nécessaires pour enretirer les avantages qu’on avait droit d'en attendre.
Nous n'étions donc pas en position de pouvoir changer le nrogramme, ainsi que les honorables messieurs de la gauche pourront le ‘voir.
Mais nous sommes venus devant le parlement pour ré-affirmer le pro-