‹ Le chemin de fer canadien du Pacifique [microforme]Chapitre 10 sur 10 · La · texte numérisé non relu

La

tte voie, M

irt consi- \ada.

> plus de achetons 1870: les Ecosse et pour une

icains ont e plus de que, et ils terminus à Duluth les terrirégon. Si rait la dis- Liverpool chiffre est

de desserl'une lignée et ils prén du Pacin'ont pas

amais plus moyenne en rien au l'intérieur , ce serait et de Quéu de voies suffire an

d de notre btre grand er à bonne is une né:

éricaines

ment n'au- ki rt, lorsque MN

Ed: à ie b.

DER OEM ERA mu eme ma "277 à eee

nous savons que notre chemin lui offre d'emblée la voie la plus prompte et la plus économique ?

Pour établir la supériorité de la ligne canadienne à ce point de vue important, il suffit de comiparer son trajet à travers le continent avec “eluides deux lignes américaines. Nous ne sommes pas encore eu z:esure de donner des chiffres d’une précision rigoureuse sur la longueur du parzours de notre Pacifique, mais ils sont d’une exactitude suffisamment approximative pour l’objet que nous avons en vue.

Milles

De San Francisco à New-York par les chemins de’fer Union Pacific, M:chigan Central et New-York Central... poiebevereb ons écrase: 95863

De New-Westminster (Colombie Rrit) à Montréal par ‘le Pacifique Canadien.et la ligne à Montréal vià Ottawa. LS TEE dise e 25780

Différence en faveur de la route canadienne... sus ee soseconsse 633

De San Francisco à New-York par l’Union Pacific, le Michigan et le

NON TOP CORITAR rec ttE ter ogatee tocdtfoes ds de id o0e a 006 de duos où se. 3,363 De New-Westminster à New-York par %e Pacifique Canadien, le St Lau

- rent et Ottawa, Ogdensbu jh et Rome, et le New-York Central .…. 3,058

Différence en faveur de la route canadienne... diese La 305

De San Francisco à Montréal par l'Union Pacific, le sd Ko Central et le Grani Tronc... s60 so epesi 1: DB

De New-Wesuminster à Montréal | l par le Pacilique Canadien, Montréal et Ottawa .……. stores 002090 SAP euR Eds d00 509 60 desse

Différence en faveur de la route canadienne ss sososs sovese see ce 521

De San Francisco à Boston par l’Union Pacific, le sr Central, le

New-York Central à Troy, de Troy à Boston. * … 3,422

De :New-Westminster à Boston par le Pacifique ‘Canadien, d Ottawa à à Montréal, de Montréal à Eoston..….....…. RTE PTE AE PA Ta OUT … 3,087 Différence en faveur de la route canadienne... PR TT 7 335

De San Francisco à Portland par l’Union Pacific, le RIRES Central et 6: Grand ErQROQ 5 ascevéremonrenssanpananeogennsnois pee retene0de sectetese vin re 3,948

De Westminster à Portland d'par le Pucilique Canadien, Ottawa ‘et Montréui et le Grand-Tronc.. CEORLELLLREEEEX DELL EEEEE NEEEEEEEILREEEEITEIELTT] LELLEREELLIETT) 3,027

Différence en faveur de la route canadienne... secoue sessse sosose 521

Voici d’autres statistiques compilées avec beaucoup de soin et que nous extrayons de la brochüre de M. Waddington : Overland route through British North America, et au moyen desquels nous arrivons aux mêmes conclusions :

Milles De New-York par Chicago à Omaha... ss ses ses sosussse se sossoss 1531 De Omaha à San Francisco... severe soso NE na naine Poe tr pti raies TOUL)

DE DDR PE AAA AA RES OR mA PE ER PSN DRE En TD D à 2 A

De: Montréal: à OUawa.... sise sossoe cocous socud ous net onééannes coonne vosbbitésess © TS D'Ottawa à Bute Inlet (Colombie)... ...... sus seine sense anses sons sosie ssenensses 2885

Différence en faveur de Montréal... ss... cocose vovvns noces soso conusssess 361

Etablissons maintenant une comparaison avec le Pacifique Nord des Etats-Unis.

Milles

De New-York à San Francisco par le Chemin Central... 3361

De New-York à Puget Sound par le Chemin du Pacifique Nord Américain 3124

Différence en faveur du Pacifique Nord Américain... énsnasors 297

De Montréal au Pacifique par la route canadienne... di 3000 Le New-York au Pacifique par le Chemin du Pacifique du Nord Américain 312%

Différence en faveur de la route canadienne... 124 Es

En outre de la réduction des distances à travers le continent par notre route, qui est d'au moins 400, l'Ile Vancouver se trouve à environ 800 milles plus près du Japon et de la Chine que San Francisco, le terminus du Pacifique Ceniral,

Les vents alisés qui soufflent sur l'Océan Pacifique suivent unedi-. | rection telle qu’un vaisseau, parti d’un port asiatique à destination de San Francisco, doit suivre absolument la même voie que s’il se rendait à l'Ile de Vancouver. Or, la distance entre l'Ile et San Francisco est de 810 milles. Ainsi, un voilier qui met 55 jours à se rendre de Horg Kong à San Francisco, atteint Pile de Vancou P ver, après un trajet de 40 jours. L'avantage que la Colombie Britannique a-sur San Francisco est de 15 jours par voilier et de 5 ou 6 jours par steamer.

Cette différence totale d'au moins 1200 milles, a une importance énorme pour le commerce qui alimente avant tout les voies les plus rapides, et assure la prédominance à la ligne canadienne. Et l’économie de temps et par suite d’argent que le monde commercial en recueillera, la baisse qui pourra en résulter dans le prix des

En bd PP, À id

denrées, des soies et autres matières premières de l'Inde et de la M n4 Chine, nous autorisent à croire qu’elle aura une part considérable je des échanges qui se font avec l'Asie, É Ja

Dans ce cas, nous verrions s’écouler sur rotrechemin une bonne MS Dd partie de l’immense courant d'argent, qui va de l'Europe et de l’A- ls rl mérique à l'Asie et de l’Asie à l'Amérique et P£urope, comme #8 D

contre-valeur des échanges entre les peuples de ces continents.

Notre chemin dû Pacifique constitue également une voie de communication plus rapide entre l’Europe et l'Asie que le Canal de Suez. La Minerve a, dns une série d'articles sur notre grande #8 to

Milles TUE 3361 cain 3124

tinent par trouve à > que San

ent une di- :

lestination que s’il se ’Ile et San 55 jours à le Vancou ombie Briet de » ou

mportance s voies les ienne. Et

commerle prix des de et de la nsidérable

une bonne > et de l’Ape, comme inents.

e voie de ie le Canal tre grande

ton, Horg Kong,ide 'a

che cit. AMIE 2 cu asser DO mars vues rater Pense

route inter-continentale, établi cet accourcissement de trajet d’une manière fort concluante. On en jugera par l'extrait suivant :

Voici d'abord le tableau des distances :

A Londres par A Vancou- Diffé-

Suez. ver, rence.

Me@lbOUrNE... susuue sve svsvse soso 11,281 6,780 4,501 YOKOhaMA 0 +. sossesoce sosssssns . 11,504 4,095 7,409 Shanghaï ss ses ses 10,469 5,100 5,369 Hong-Kong. sus se ses ss ssen 9,669 5,670 3,999 Mani issrdieienereitess ee: 10/0809 5,400 4,239

“= Tout le monde connait la distance de Vancouver à Montréal et de Montréal à Londres.

De Vancouver à Jasper-House.......,, ss sos ses us sonnose ses soso 430 milles, Jasper-House à Fort Garry... se secs 1,050 Font Gary &OHEWA siens ess vs ove tou ao8 saone assons vos vont etisdtee dd )EDO 16 Otlawen Montreal nier andere de ete remuant ul ut Montréal à Londres... Neetiad PRE PERTE EE PONT TELE PAPE TT ue à NL

5,555 milles.

L'on arrive donc au tableau suivant :

A Londres par A Londres par Suez. Canada, Melbourne ssscus sovone voeu es coovense 11,281 12,335 VOkKOhAMA ses soeoe sonsosoos oosvovse 11,004 9,650 Shanghaï x 10,469 10,655 Hong-Kong... discorde ie: : 101008 11,225 Manon te 09,089 10,955

Nous prendrons, d'abord, les engins de locomotion encore les plus recherchés pour la généralité du commerce, les navires à voile. Un nayire à voile met le temps suivant par le Canal Suez :

Du Détroit de la Sonde au Détroit de Rabel-Mandeb.....….,.,....… 30 jours. De Babel-Mandeb à Suez nn nn ne nn ns ours CELLIER IELET) LELELLE LELLIELE 30 <e Passage:du. Canale ces smaeie dés bomen chronos ofdéen tocdiiteiadésnertes ee 0 8 De Peluse en Manche dont baei péob de bnosonese se pe tot dtasrirsvisee mobouset 3: AD: À 110 jours.

Nous supposons, néanmoins, toutes choses favorables au trajet, car les navires allant actuellement dans la Mer Noire, et la Méditerranée, sont retenus généralement de 10 à 15 jours à Gibraltar. 1] leur faudra un remorqueur au Bas-Mohammed ét dans tout le canal, ainsi qu'à Péluse, soit qu'ils entrent ou sortent du canal, Nous pourrions, sans crainte d’erreur ou d’exagération, fixer le trajet à 115

jours.

Mäintenant, voici les délais par le Canada pour le même navire qui partirait de la Manche :

Montréal au Pacifique... srssessssss ses ses ve

De la Manohe D MONPOR hoc cesse essess és péatié vue des ste sgentern eee) RS TOUTE, ‘ 5 (T Transbordements...…. …

LETTRE EE LT CCE EEE EEE]

Du Détroit de Fuca à la Sonde... GPL DCE SV DE PEUT va. CEE 97 jours.

CHAR Bar L'ATONEITMS NU TRE ner aetde de lrdembenes vecu be vide tee ebrs 18 jours.

Mais la Sonde n’est +. le terme du voyage. Le navire devra venir de Caner Jaune, du “apon, de Java, Sumatra, Manille etc, tous

GE men nd on An

lieux à l’est de la Sonde, La moyenne .de l'angmentation sera de près de 1,000 milles pour le Canal Suez et une diminution d autant pour la ligne Canadienne, la distance entre la Sonde et le Japon étant de plus de 2,500 milles, et l'espace entre le Détroit de Fuca et le Japon n'étant plus que de 5,500 milles au lieu de 7,600 milles, que nous avons adopté comme base de notre premier calcul,

Ce sera donc une moyenne de huit jours ajoutée aux navires venant de Suez et une moyenne égale de huit jours retranchée aux navires allant au Détroit de Fuca.

La proportion serait donc celle-ci :

Per le Canal Suez.iisi sous sovoos voncoe aovo0. dd0bpad bec np onspnsnes vs soravocse, LS JOUÉS Par le Canada OR Re Re nn nn nn none motte cooree 89 16

Différence... s.s.von0000 vonnesoosene socses cnones voenecpooteove sonores 34 «6 Voici pour les paquebots les calculs les plus approximativement justes, Par Suez :

Hong-Kong à la Manche... ss. ses, 000 208 00. 00 se ss cos su ose sosie 43 jours.

Par le Canada :

De la Manche à Montréal... ses sueus vos sue coe cvoeues00 veo dos venons uses 9 jours. MONTPPA PE VARODUIVED ie sac cu ee amendes) d tn arts sean nettes id ere onda a tas role ne af Trausbordements ….........… RER es oise fetes tes AS ES UT des tan ian TE Ut

Vancouver à Hongong is... srésscisenaathéeennse sosacenhènenses costosue + BU 0 Al jours.

De Paris à Yokohama (Japon) par Suez. ss sussssss seness sesuus sovcooue 44 jours,

De Paris fe fs À

Canada 0 nn nn nn nn ne Connu 00000 00000 Dpense vnnessse poses 00000 veuee 00 86 jours.

Si nous nous en rapportons à une étude faite par une commission que le gouvernement hollandais institua au commencement des travaux du Canal Suez, il fut constate que la route de Suez, quoique plus courte que ce le du Cap de Bonne

Esjérance, exigerait pour un double voyage du même paquebot par les deux :

lignes, une dépense (le 14,571 francs de plus de charbon, grâce à l’action des vents et des courants, L’assurance sur le navire et la cargaison étant évaluée à $1,500,000 sera de deux par 100 plus élevée et demandera un surcroit de $30,000. Les droits du canal seront pour 3,000 tonneaux de $6,666, ce qui donnera un total de $39,581 de surplus de dépenses contre le Canal Suez, lequel surplus sera plus que suffisant pour couvrir les frais de transbordement’et l'excédent de tarif par mille de chemins de fer, qui ne sera, au plus, que $15,000.

Par le Canal Suez, les marchandises voyagent pendant une quinzaine de jours sous l'équateur ou dans les environs. Par la route du Canada, les marchandises voyagent constamment, à part deux ou trois jours, du 35 au 50 de latitude. Ce qui fait une difference énorme pour le commerce. Ainsi les épices, les soieries et le thé souffrent d’un séjour tror prolongé sur la mer, aussi bien qu’une quantité d'antres produits délicats. La route à travers les climats du nord deviendra indispensable,

Eu sorte que le chemin du Pacifique n’offrira pas seulement la route la plus courte, la plus prompte et la moins dispendieuse ; mais encore la plus favorable aux produits.

Dans leur ouvrage; The North West passage by land, M. M. Milton et Cheadle disent que. si un chemin de fer était construit d'Halifax jusqu’à quelque endroit dans la Colombie Britannique, le voyage entier de Southampton à Hongkong ne prendrait que 36 jours, c'est-à dire quiuze à vingt journées de moins qu’il n’en faut en passaut par Suez. ;

ès de 1,000 anadienne, “et l’espace au lieu de ul.

int de Suez nt au Dé-

. 123 jours. 89 6

tes, 43 jours.

9 jours.

3 «e 94 « Al jours.

44 jours.

36 jours:

1 que le gouanal Suez, il ap de Bonne par les deux l’action des nt évaluée à t de 530,000.

nhera un tosurplus sera ent de tarif

aine de jours archandises atitude. Ce les soieries une quantid deviendra

oute la plus us favorable

M. Milton d'Halifax le voyage 36 jours, n faut en

Les avantages exceptionnels que présente notre route pour le commerre de l'Asie sont, du reste, depuis longtemps: reconnus, et nous pou rions entasser citations sur citations pour le prouver. Nous n'ajouterons que quelques uns de ces précieux sg à ceux que nous avons déjà signaiés,

Plusieurs hommes d'état anglais ont plusieurs fois élevé la voix en faveur de notre entreprise, entré autres Disraëli, le comte dé Carnarvon et Lord Bury. Ce dernier qui avait une connaissance approfondie des affaires canadiennes et de la nature de notre pays, disait dans'la/ Chambre des Comimunes :

“ Notre commerce dans l'Oréan Pacifique avec la Chine et les Indes doit définitivement passer par nos Provinces de PAmérique du Nord, Dans tous les cas nous äurons perdu notre suprématie commerciale le jour où nous aurons négligé éelte importante considération, etsi nous manquons d'exploiter les avantages physiques que ce pays nous offre, nous mériterons bien d’être déchus. ”

Dansune étude qu’il publia sur le Canada dans le Frazer’s Magazine de 1857 sous le titre Notes on Canadian Matters, Lord Büry disait entre autres choses en faveur de la ligne canadienne! Ce projet'est d’une nature éminemment impériale. T1 ne concerne pas plus le Canada exélusivement que le maire et la corporation de Londres. : C'est une question qui affecte au plus haut degré la continuation de la prospérité de l'Angleterre. Ce-chemin est la route la plus courte pour la Chine, l'Australie et les Indes, et seul il'offre uñe voie inattaquable pour communiquer avec'ces pays. 1l donnerait au commerce anglais ‘une direction nationale, il: augmeñ” térait notre marine marchande dans l'Océan : Pacifique et l'Océan Atlantique ;' il détournerait au profit de l'Angleterre le commerce de l'Amérique Britannique, qui s'en va de plus en plus aux Etats Unis ; il élèverait l’empire d'Angleterre à l’orgueilleuse position de la confédération la plus invulnérable et’ la plus À em qûE ait été formée par la guerre on le commerce” No

La presse anglaise n’a pas été la dernière à proner l'entre prisé comme étant conforme aux plus grarids intérêts de l’émipire, et tout dernièrement encore les principaux journaux de Londres &it vantaient l'importance. Dès 1861, on lisait dans A Times 06 Et D ces paroles concluantes :

“ Les avantages que rétirerait l'Angleterre d'un chemin de fer sur son territoire sont incalculables. La construction d’un chemin de fer n'ouvrirait pas seulement à la civilifatfbn un imménse territoire dans. l'Amérique Britannique du ‘Nord, aujourd'hui inconnu, mais elle ouvrirait aux cultivateurs du sut dans cette région eten Canada, des moyens de transport pour tous maté

—nne . | th ; . Se nn mm Û - se

chés du Pacifique et un passage aux mers de Clune. Sous tous les rapports politiques, sociaux ou commmerciaux, l’établissement d’un tel chemin de fer donnerait une vive impulsion aux affaires du monde entier; et le résullat éclipserail toutes les étonnantes conquétes que le siècle actuel a vues.”

Les historiens de la Colombie Britannique ne se sont pas prononcés moins fortement en faveur d’une route du Pacifique à travers le territoire britannique. L'un d'eux, le Capt. E. Barett Lennard dit:

‘La situation de la Colombie Britannique et de l'Ile de Vancouver sur le Pacifique est admirablement adaptée pour le commerce de la Chine, du Japon et de l'Australie, et ce n’est pas trop que de supposer que ces colonies deviendront le grand chemin entre ce pays et l'Angleterre. La distance entre Londres et Pekin serait

par là reduite de 1,000 milles. t

“N’avons-nous pas lieu d'espérer que le chemin de fer maintenant a en voie d'exécution entre Halifax et. Québec sera la première sec- 8 tion d'un chemin de fer inter-océanique canadien, qui sera, Dans Q l'avenir, le.graud moyen de connexion entre l'Est at l'Ouszst...…….

L Quelle grandeur future,la ;construction de ce chemin 4 fer LL D assurerait à ces dépéndances anglaises! Quel jour glorieux ce serait n pour la Colombie que celai où.les vaiss “ux partis des Indes, de la l Chine, de l'Australie, viendaient ser ‘wrersur ses Côtes, pour M Op y décharger cargaisons et passagers.” r

En 1856, M. Aug. Langel disait dans une étude sur le chemin a du Pacifique Américain, publiée dans la Revue des Deux Mondes: ‘Le L g chemin de fer canadien aurait l'immense avantage de s'appuyer partout sur des voies navigables et de traverser la partie la plus D 2 unie du continent: mais il ne parait pas que ce projet soit destiné ! ta à devenir jamais une réalité. Les Canadiens ne possédant pas par eux Eh mêmes les capitaux nécessaires pour mener à bout une œuvre de B cette nature, et il est douteux que les capitau: anglais aillent s’avan- D te turer dans une entreprise aussi hasarJeuse dont le premier effet, el si elle pouvait jamais être couronnée de succès ggit certainement b ri d'amener une perturbation dans les relations commerciales du monde. L'indépendance du Canada est aujourd'hui assez bien établie-pour. | tri que les intérêts de la métropole et de la colonie ne soient plus sur pa les.mêmes questions nécessairement confondu, | ra

‘Il ne me parait donc pas très nécessaire, au moins aujourd’hui, . gr de s’appesentir sure projet anglais, bien qu'il soit en lui-même E de très digne d'interêt, Si nous l'avons mentionné, c'est surtoutafin, ES | de montrer que le climat des latitudes canadicanes np’ a point sembié a à

ua obstacle insurmontable à la construction d'in chemin de fer.” L Su

us tous sement

affaires nnantes

pronontravers ennard

ncouver minerce ) que de entre ce n serait

intenant ère secra, dans

ce serait es, de la es, pour

chemin des: ‘Le appuyer > la plus t destiné | par eux buvre de ts'avanier effet, inement monde.

lie: pour plus sur

urd'hui, ui-même

tout afin,

t semblé e fer.”

M. Langel n’est pas le premier écrivain qui ait douté de l'exécution de cette entreprise colossale ‘ qui doit améñer une pértubation dans les relations commerciales du monde.” Mais le doute n’est plus aujourd’hui permis, et ce grand projet qui a pu être une brillante utopie, aux yeux d’un bon nombre, va pâsser avant longtemps dans le domaine des faits. Noire

Les Terniroines pu Nonn-OuEsT ET LA COLOMBIE BRITANNIQUE.

Afin de mieux faire ressortir l'importance de notre grande route trans-continentale et Les immenses résultats économiques qu'elle est appelée à produire, nous allons donner un aperçu des richesses agricoles, industrielles, minérales et fluviales des divers pays qu’elle doit traverser. 11 servira de complément à notre travail.

Des études bien élaborées ont déjà été publiées par plusieurs plumes habiles sur les ressources multiples de ces territoires et nous invoquerons leur autorité pour donner à nos remarques toute l'exactitude possible. En parlant de ces régions, il est arrivé à plusieurs écrivains d'en faire un tableau trop flalté, de voir tout en rose, tandis que d'autres tombaient dans l’autre extrême. N'ayant aucun intérêt de farder la vérité, nous tâcherons d'éviter les exagérations que l’on a pu commettre dans l’un et l’autre sens.

En examinant la praticabilité du chemin dr. Pacifique, nous avons donné une idée du pays qui s'étend depuis le haut de l'Outaouais jusqu'au nord du Lac Supérieur, Cette contrée est à peine

habitée ; on n'y, trouve que quelques postes de la compaguie de la Baie. d'Hudson . autour desquels on cultive quelques arpents de terre. Elle est: ‘actuellément l'objet d'une exploration soignée, et elle ne sera plus bientôt une ferra incognita, sur laquelle on ne peut risquer que des conjectures.

La ré ion, située entre le Lac Supérieur et la Rivière Rouge est très étendue et est accidentée à cer tains endroits. Si une certaine partie es, im ropre à la culture, on y trouve une portion considérable de bonnes terres. Elle EC ‘baignée par plusieurs rivières el

grands, lacs, qui là fertilisent & forment une chaîne ininterrompue

de “arcs

Sir George Simpson se rendait en 1841 à la Rivière Rouge en suivant la rivière EE qui se décharge dans le Lac Supérieur, et il faisait de ‘la Y vallée qu’elle arrose une brillante des-

GS SRI EME ITR TERME D LE

RTE Don ep nee aide

TS re or ton : : k Lie

Er

LRO FES

cription. “ Nous avons passé, » disaitil, & pendant notre marche à travers des forêts d'érable de chène, de bouleau, etc., et plus d’un. endroit nous rappelait la richesse des scènes Dilloresques de l’'Angleterre, Les sentiers de eaucoup de portages étaient émaillés de violettes, de roses et : dés eurs sauvages... Les fruits abondaient....…. On ne saurait traverser cette belle vallée sans croire qu'elle est appelée à devenir le séjour d'hommes civilisés, où paitront des troupeaux d'animaux mugissants, et où s’élèveront des. écoles et des églises”

M. Dawsoñ, qui a établi la route qui porte son nom entre la Baie du Tonnerre'et Fort-Gàrry, parle dans les termes suivants du pays situé entre ces lieux :,

‘Cette contrée est généralement onduleuse, accicentée et coupée de rivières aux courants rapides et par de grands lacs. Les montagnvs, cependant, à l'exception de celles qui se trouvent sur les bords du Lac Supérieur, ne sont pas bien hautes, et l'on y voit plusieurs belles vallées d’alluvion, dont la plus considérable est celle de la Rivière La-Pluie. Les lacs et les rivières sont navigables sur de | grandes distances, dont la plus longue est de 158 milles, s ’étendant ‘ depuis le fort Francis jusqu’à l'extrémité ouest dn Lac Plat.

D’épaisses forêts couvrent tout la région et l'on y trouve en divers. endroits, et en grande quantité des bois de la meilleure espèce. Il se trouve aussi de l’orme sur la rivière La-Pluie et du pin blanc de belle grosseur et de bonne quantité en abondance sur les bords des rivières qui descendent la pente rapide de !a côte est pour se jeter dans le Lac Supérieur ; mais il est encore plus abondant sur la côte ouest, le long des rivières qui se dirigent vers le Lac La-Pluie. Sur les rivières Sageinogo, Seine et Maligne, il y a de vastes forêts de pin rouge.et de pin blanc. Il se trouve aussi ça et là du pin blanc dans la belle vallée de la Rivière La-Pluié et sur les îles du Lac des Bois ; mais en gagnant à l'ouest, il devient de plus en plus rare, et arriva DEèB du Lac Winnipeg, il ne s'en voit plus du tout.

“ Si l'on met les fo.îts de pin du voisinage du Lac La- Pluie en | regarà avec les fertiles régions qui s'étendent à l’ouest de la Rivière | Rouge,—où il n’y a que peu de bois propre aux objets domestiques, — ei si on les envisage sous le rapport de ce que peuvent devenir plus tard les besoins de cette immense contrée, elles prennent alors une importa: ice qu'il ne faut pas se dissimuler en estimant les ressources de catte partie du pays.”

‘Les remarques de M. Dawson sur l'importance de ces forêts sont très justes. Car, 14 601 du nord ouest est loin d’être aussi généralemént couvert de vastes boises que celui du Canada. Îly a sans

marche:

us d’un.

le l'Anmaillés s abons croire où pai-ont des.

ntre la ants du

coupée , motntaes bords lusieurs lle de la s sur de tendant àc Plat.

n divers.

» espèce.

in blanc es bords pour se dant sur le Lac

ie et sur vient d£ s'en voit

Pluie en Rivière estiques, devenir

doute à certains endroits de magnifiques fulaies, mais sur des espaces immenses, dans les prairies par exemple, on n'y trouve que quelques bouquets de peupliers et d'arbrisseaux. Beaucoup de forêts qui existaient encore, il y a quelques années, ont été détruites par de terribles incendies qui ont causé des dommages incalculables.

Mer. Taché confirme en.partie ce que dit M. Dawson à ce sujet dans son Esquisse sur le: Nord-Ouest, un ouvrage qui doit revêtir ‘une grande autorité ; puisque.cet éminent prélatæ parcouru toutes ces régions lointaines depuis plus de vingt-cinq.ans, et qu ‘ila été ainsi en mesure d’en faire une étude approfondie :

- ff La Rivière La-Pluie, le Lac desBois, la Rivière Winnipeg, les Îles du:lac de ce nom, les terres etitre le Lac des Bois et la Rivière Rouge sont les seules parties bien: boisées quant aux espèces; et seront d’une ressource immense pour la colonie d’Assiniboine où on: sent déjà le besoin de.ce secours éloigné. La belle lisière qui -bordait autrefois la Rivière Rouge et l’Assiniboine;a déjà subis une atteinte désastreuse.”

Dans la vallée de la Rivière Rouge se trouve la province de Manitoba, le plus petit des ‘états de la Confédération, puisqu'il n’embrasse qu'un espace dé 13,000 milles carrés et ne compte pas plus dé 13 à 14,000 âmes.

Il serait superflu d'en parlér longuement. C'est l'endroit du pays qui, à cause de ses troubles politiques, a le plus occupé l’attention publique en Canada depuis deux ans. ' Déjà des céntaines d'émigrants haut canadiens s’y sont dirigés et l’on peut compter qu'il vont y affluer avant longtemps, au fur et à mesure que l’on faci- ‘litera les communications ävec le Canada. Ces 14,000 âmés jouissent du self-government et des libertés constitutionneltes dans toute leur plénitude.

Mgr Taché dit qu’au poiut de vue de la traite des fourrures, ‘‘le “äistrict de la Rivière Ronge a son importance, non pas sans doute dans ce qu'il produit lui-niême, mais bien dans le fait qu'il ést le seul centre important d'allaires dans le pays... Cé district n’esl pas encore tout colonise etil est incontestablement la portion du Département du Nord la plus propre à cet effet. Le terrain y at partout un riche sol d’alluvionet tre plaine de la Ris complèis uniformité.?”

. La, plupart des explorateurs et voyageurs qui ont parlé de ls Rivière Rouge, ont fait le plus bel. éloge de la fertilité. de son sol.

Lord 'Selkiyk, qui fit des essais de colonisation dans .gette. région,

au.commengement du siècle, prétendait, aughe ponrraik mourrir -uue population-de trente millions d'habitants.

Oxo Se

La vallée de la Rivière Rouge est un des pays du monde qui produit le blé en plus grande abondance. Le professeur Hind, dans son rapport officiel, porte la moyenne du rendement à 40 minots l’acre, et il reinarque qu’elle l’emporte sur les régions les plus favorisées des Etats-Unis, puisque le Minnesota ne produit que 20 minots l’acre en moyenne ; le Wisconsin, 14 minots ; le Massachusetts, 16 minots, et la Pennsylvanie, 15 minots.

M. Hind fait ici erreur. Malgré sa fertilité, le sol de la Rivière Rouge he*Produit probablement pas en moyenne plus de 30 minots. Et nous appuyons notre assertion sur le rapport assermenté de plusieurs habitants de la Rivière Rouge, dont les témoignages furent recueillis par un comité nommé par le Sénat au mois d'avril 1870. D'autre personnnes de Manitoba aûe nous avons eu l’occasion de consulter corroborent ce fait.

“ Après le blé,” dit M. James W. Taylor, dans un rapport élaboré qu'il a adressé au gouvernement des Etats-Unis sur les relations commerciales entre cette contrée et l'Amérique Britannique du Nord Ouest,‘ toutes les autres céréales secondaires en importance se cultivent, mais dans un rayon de cinq dégr'és plus étendu dans la vallée McKenzie jusqu’au cercle artique. L’orge réussit dans les champs cultivés en blé précédemment ; les render ants en sont énormes et le poids du minot varie de 48 à 55 livres. L’avoine vient bien. Les pommes de terre se distinguent surtout par leur qualité et leur abondance.

“ En 1856 la Colonir de la Rivière Rouge comptait 9,253 bêtes e cornes, et 2,799 chevaux, chiffres qui, dans un établissement de 6,523 âmes, font bien voir l'importance qu’on attache à l'élève du bétail, Les chevaux, l'été comme l'hiver paissent dans les bois, et restent toujoursgras sans qu’il soit nécessaire de les enfermer ou de leur donner du foin. Les paturages sans bornes qu'offrent lessavanes herbeuses de la Rivière Rouge favorisent grandement l'élève des. moutons.”

Comme les contrées les plus favorisées ont leur part d’incon:vénient, la région de la Rivière Rouge laisserait peu à désirer, malgré les rigueurs de son climat, si elle n'était visitée à certaines époques par des légions de sauterelles qui ravagent les Srains.

Un bateau-à-vapeur l'a met l'été en communication avec les Etats-Unis, qui lui fournissent en grande partie ses importations, et dans quelques mois un embranchement du Pacifique Nord américain la reliera au Minnesota et au réseau de voies ferréés des Etats-Unis. ‘ Nos voisins qui savet apprécier l'importance de

ses ressources, font tout en leur pouvoir pour accaparer à jamais.

CANADIEN DU PACIFIQUE. 55 nde qui son commerce. N'est-ce pas là une preuve évidente qu'après nous r Hind, être laissé devancer par nos voisins, il nous faut contrecarrer ces nt à 40 mesures, qui auraient pour effet d’américaniser promptement la ions lés nouvelle province de Manitoba, ou bien avouer notre impuissance ? Luit que Notre chemin du Pacifique développera, entre autres grandes , Massa- vallées, celle qu'arrose la rivière Assiniboine, le plus important

tributaire de la Rivière Rouge. Mgr. Taché dit que ‘cette rivière Rivière n’est point navigable quoiqu’elle ait un cours de plusieurs centaines de 30 de milles. Son cours est excessivement tortueux, le bas coule sur rmenté un lit argileux à travers une vallée fertile, le haut traverse une ignages plaine souvent sablonneuse et aride... Le grand affluent de tu mois V’Assiniboine à l'Ouest est la rivière Qu'appelle. petit ruisseau au vons êu fond d'une vallée délicieuse et dont l'élargissement forme huit

lacs où abonde la meilleure qualité de poisson blanc. Avec plus rapport de bois la vallée du lac Qu’appelle serait une place de premier sur les choix pour la colonisation.” ritanni- Parlons maintenant, de la grande valiée de la Siskatchewan, Limpor- cette magnifique rivière qui, avec ses diverses branches, arrose étendu une vaste région extrêmement productive et entre autres, la zone réussit fertile (fertile belt). Tous ceux qui ont visité ce; pays ne tarissent te dns pas d'éloges sur sa beauté et ses richesses agricolès et houil-

iavaine hères. Dès 1814, notre compatriote Gabriel F ranchère, qüisrevenait

ar leur des côtes du Pacifique, en parlait avec la plus haute admiration, comme présentant en plusieurs endroits la scène la plus belle, la plus 53 bêtes riante et la mieux diversifiée qu’on puisse imaginer. Pourquoi, ent de disait-il, tandis qu’en Europe et en Angleterre surtout, tant de millève du liers d'hommes ne nossèdent pas en propre un pouce de terre, et culs,et res- tivent le sol de L rie pour des propriétaires qui leur laissent à r ou de peine de quoi subsis:r, 0! lions d’arp e terres en appasavanes rence grasces et fertiles, r ils incultes et absolüment inutiles ? ëve des. M. E. Bourgeau, un ba‘anis > remargable qui accompagna le Capt. Paisler dans son expéditiou, disait entre autres choses: ‘“ Je d'incon: dois appeler l'attention sur les avantages qu | y aurait de fonder désirer, des établissements agricoles dans les ‘astes plaines de la Terre de À "cer. Rupert, et particulièrement sur la Siskatchewan, dant les environs ent lés du Fort Carleton. Cette région est beaucoup plus propre à la culture des principales céréales des c) s tempérés, tels que le: Lvec lés blé. le seigle, l'orge, l’avoine, etc., 4. un semblerait porté à le: tations, croire, à cause de sa haute latitude. En effet, les quelques tenta-, Nord tives, que l’on a faites, de cultiver des céréales dans les environs ferréés des postes de la compagnie de la Baie d'Hudson, démontrent abon- | ince de damment combién il seraït facile de récolter des produits sur une ;

jamais. échelle suffisante pour récompenser le travail du'cultivateur. : Là,

Gr MR LISE à Ci dé GI ï » - En Sterne ES

pour mettre la terre en culture, il suffirait d'ensemencer ies meil: leures parties du sol. Les prairies offrent des paturages' naturels pour la nourriture d'immensés troupeaux, tout aussi riches que s'ils avaient été faits artificiellement. La construction des maisons pour les piunniers à mesure que la contrée s’établirait, serait chose faciie, parceque, dans plusieurs localités, à part le bois, l’on trouve de bonne pierre à bâtir, et dans d’autres il: serait aisé de trouver de la glaise pour faire de la brique, plus particulièrement auprès de la Rivière Battle. Les: parties les plus favorables seraient ensuite, dans les environs du fort! Edmonton, ainsi que le long de la rive sud du bras nord de là Siskatchewan. : Dans cette dernière région, l'on rencontre de riches:et vastes prairies parsemées ça et là de bois et de forêts, et remarquables par l'excellent paturage qu’ils pourraient offrir aux aninraux domestiques ..…. Dans les jardins aux postes de‘la compagnie de la Baie d'Hudson, mais surtout dans

ceux des missions, les légumes, tels que les fèves, les pois et les

haricots ont été cultivés avec succès, ainsi que les pommes de terre, les choux, les navets, les carottes, la rhubarbe et les raisins.”

Le professeur Hind én parle comme suit: La région fertile de sol‘ cultivable- =; composée partiellement de prairies riches et ouvertes, et partiellement couverte de bouquets de tremble — qui s'étend 'duilac'des Bois au pied des Montagnes Rocheuses, a environ 80 à 100 milles de largeur. Le bras nord de la Siskatchewan traverse, la région fertile, par une vallée variant d’un quart de mille à un! mille de largeur, avec une profondeur de 200 à 300 pieds

au dessous du niveau de la prairie ou des plaines, jusqu’à ce qu'il.

atteigne les bas-fonds, à quelques milles à l’est de KFort-à-la Corne.

La ‘superficie de cette régiun si extraordinairement fertile, est d'environ 40 millions d’acre. Autrefois, c'était une contrrée boisée,

mais plusiéurs feux consécutifs lont partiellement dépouillée de ces arbres ; lespâturages' y sont excellents, et le sol en est profond

et composé de terre franche ............4 ENT V ET EIRE VAR hits le) ue) ‘# La région fertile de la: vallée de Siskatchewan ne doit: pas:

uniquement son importance au fait qu'elle contient 64,000 milles

carrés de terre arable, couvrant üne longeur de 800 milles sur! une largeur de: 80 milles à travers le continent; c’est plutôt au contraste entre: une immense contrée sub-arctique au nord et une » contrée déserte au sud, que cette lisière: de bois.si favorisée est rede:!

vable de sa valeur politique et commerciale: ?! :: | 6 01101

Le: capitaine Pallisér dit que ‘‘ c’est une contrée paftiellement boiséb, couverte de lacs et riche eh; pâturages naturels, rivalisaat!

en beauté avec les plus beaux parcs de notre pays, ”:109 10:

Mgr. Taché affirme ide/son côtésqueflarrivière Siskatchewan a

s meil:

iturels

es que aisons chose trouve rouver auprès nsuite, a rive égion, de bois pourardins it dans et les terre, 2] tile de hes et — qui \ envi- 1ewan art de pieds e qu'il: orne.

e, est boisée, | ée de ofond

CLELELE 2]

it: pas

illes es sur!

an a

Ôt au t une ; rede:!

ATIOET ment | isa né

fi} fh

Jr141%:

et aussi À la richesse de la plaine qu ri arrose.. , Elle a 8e sources principales dans les, Montagnes ,Rocheuses,, ce, qui, :grâce, à, ses sinuosités, lui. donne un cours de plus de; 1200 milles... Les terrains houilliers que traversent, les différentes branches de la Siskatchewan sont une grande source: de richesse et favoriseront la colonisation de cette vallée, où la nature.a multiplié des sites d’une beauté qui défie ce qu'il y a. de plus remarquable au monde en ce genre..Je comprends la prédilection exclusive que les enfants de la Siskatchewan nourrissent pour leur pays natal. Après avoir traversé le. désert, après s'être éloigné à une si grande distance des pays civilisés, que l'on croirait parfois avoir le monopole du beau, on s’étonne de trouver à l’éxtrémité ouest tant. et de si magnifiques terres. À côté de grandes et sauvages beautés qu'offre l'aspect des Montagnes Rocheuses, l’auteur de la création: s’est plu à étaler, le luxe si attrayant des plaines de la Siskatchewan.”’.

Au nord de la Siskatchewan, près des Montagnes Rochéuses, coule la grande rivière Athabascaw. Le district auquel elle donne son nom, dit Mgr. Taché, ‘est en plus grande partie un pays inculte: ‘ La vallée de la rivière à la Paix fait une belle exception à cétte triste aridité. Sur les deux rives de cette rivière il y atdes terres magnifiques ; des prairies d’une grande fertilité y sont parsemées d’épaisses touffes de beau boïs de construction. : Quelques points sur la rivièré Athabaskaw offrent aussi des avantagés réels pour la colonisation.’ La nature est magnifique dans ce district, la vallée de K' petite rivière de l'Eau Claire a des beautés saisissantes etexceptionnelles.. Les rives du grand fleuve reportent, par leur aspect, vos pensées sur les plus beaux fleuves du monde...”

C'est à environ 150 milles à l’est des Montagnes Rocheuses que se trouve la grande couche de charbon, qui donnera plus tard tant d'importance à la région de la Siskatchewan. Selon Sir John Richardson, elle s'étend sur uae largeur probäble de 50 milles et se prolonge sans interruption sur 16 degrés de latitude j jusqu’ à l'océan arctique,

Onnesürait, en.vue surtout u la, construction du Rocifique, attacher trop de prix à ces gisements de |houille.. Gar, le charbon joue de;notre temps un rôle ‘énorme.dans l’industrie économique. des peuples... ILalimente, la navigation à vapeur, Les voies :ferrées, les manufactures et usines..sert, à la fabrication du. gaz et, à mille, objets dont la dénomination, serait, longue. La houille et le Ÿ ont fait la.fortane de l'Angleterre, et on a dit ayec raison que le char bon lui était d’une:bien plus grande valeur que les.sables aurifères

Dh mt — . 29 sais ati s: Cr

ou les mines du Mexique. Il fera notre propre fortune dans un avenir qui n’est pas éloigné.

Du reste, toute notre région du nord-ouest est fort riche en métaux eten minéraux. Dans le district arrosé par la rivière Mac- Kenzie, on trouve des gisements carbonifères, des puits de poix minérale et bitumineuse. Le vaste territoire de l’Athabaskaw renferme d'abondantes richesses minérales, telles que le souffre, le sel, le fer, le bitume, la plombagine et le pétrole. On remarque sur les bords de la Rivière à la Paix des carrières de plâtre et des dépôts houillers que l’on croit être d’une grande valeur. Les masses de sable qu’elle roule depuis l’endroit où elle s'échappe des montagnes Rocheuses recèlent de lor. On trouve également de Por sur les bords de la Siskatchewan : c’est donc une nouvelle richesse à ajouter à ses inépuisables ressources.

On sait encore qu’à l'extrémité sud-est de ces régions, sur les bords du Lac Supérieur à Fort William et Prince Arthur’s Landing, et sur le Lac Shebandowan, qui est situé à 40 milles de ces localités, on trouve de magnifiques mines d’or, d'argent et de cuivre. L’an dernier, les mines d'argent seules ont donné un rendement de $1,000,000. Il y a quelques mois des centaines de mineurs sont accourus sur les bords du Lac Shebandowan, à la recherche de l’or, et il est certain que leur exploitation deviendra une source de richesse pour cette partie du pays.

Les Montagnes Rocheuses sont la grande barrière naturelle qui sépare la Colombie Britannique du Canada. La nouvelle province s'étend depuis le versant occidental de ces montagnes jusqu'à l'Océan Pacifique et embrasse une superficie de 220,000 milles carrés. Ses côtes maritimes ont une longueur de plusieurs cents milles et sont échancrées par mille baies pittoresques, qui forment une multitude de ports naturels, et offrent en conséquence de grands avantages à la navigation océanique. Entre le détroit du Puget et Sitka, dans l'Alaska, se trouve un archipel renfermant grand nombre d’iles magnifiques ; la. plus importante est l'Ile de Vancouver, qui à 270 milles de long et 40 à 50 de large.

La Colombie est traversée par plusieurs chaînes de montagnes

aux groupes gigantesques, qui courent dans une direction parallèle avec l'Océan Pacifique. La chaîne Cascade ést la plus élevée et quelques uns de ses pics neigeux ont ‘une altitude de 8000 à 14000 pieds! Les flancs de’ ces montagnes sont couverts de bois et recèlent des minéraux 'en grande abondance!

7 Elle est sillonnéé par plusieurs belles rivières, au cours majes-

tüeut, entre autres ‘la Fraser, la Thompson et la Colombie. La Fraser ést navigable jusqu’au Fort Yale à 100 millés de son embou:

va

dans un

> en mébre Macde poix taw renuffre, le marque "e et des s masses es mont de lur richesse

sur Îles 5 Lande ces loe cuivre.

ndement 2urs sont e de l'or, ce de ri-

elle qui province jusqu'à illes car. ts milles

ne mulds avan-

uget et t grand Vancou-

pntagnes

parallèle levée et

à 14000 is et re-

chure, et son cours se trouve ensuite interrompu sur un espace de 300 milles. La Colombie prend sa source dans l'Océan Pacifique sur le territoire de Washington et parcourt le pays sur une étendue de 600 milles.

MM. Milton et Cheadle dans leur ouvrage : The northwest passage by land, affirment que l'étendue de la terre arable est vraiment très limitée dans celte province et que si l’on excepte un petit district qui va de l'extrémité méridionale du lac Okanagan à la Grande Prairie, sur la route qui conduit à la rivière Thompson ; quelques morceaux de bonne terre à l’intérieur ; et ie delta du Fraser couvert presque'en entier d’épaisses forêts et exposé aux inondations de l'été, tout le pays n'offre qu’une nappe de rochers, de sraTIers et de tHilloux roulés.

On ne saurait appeler, à proprement parler, la Colomibie Britannique une région agricole. Cependant, il semble que l'opinion énoncée par MM. Milton et Cheadle est loin d’être aussi juste qu’ils voudraient le faire croire. Le gouverneur de la Colombie, M. Trutch, est d'opinion qu’un quart ou un tiers de cette province se compose de terres arables. Les travaux miniers ont jusqu’à préset été l'occupation presque exclusive des colons, mais une bonne partie de la Colombie est cependant en culture. Le terrain est extrêmement propre à l'élève des bestiaux et plus d’un cultivateur possède de 200 à 1000 têtes de bétail. Les animaux vivent constamment en plein air et leur entretien est peu coût:ux. Les plateaux et collines qui s'étendent entre les rivières Thompson et Fraser sont couverts d’une herbe extrêmement abondante et nutritive appelée le bunch-grass.

La Colombie est couverte de forêts épaisses, d’une: végétation puissante, auxquelles celles de la Californie sont seules comparables. Les arbres ont cent, 200 et quelquefois plus ae 300 pieds de hauteur avec une circonférence de 10 à 12 pieds. Le pin Douglas est surtout d’une valeur précieuse. Droit et uniforme, souple et flexible à la fois, il fournit des espars et des mâts pour les plus grands navires. On peut s’en procurer de 150 pieds de long. On trouve également en quantités inépuisables l’érable, le cèdre, le pin blanc, l’aulne, le saule, le peuplier, le bouleau, enfin la plupart des espèces de la famille des conifères. Ces forêts ont encore été si peu exploitées qu'elles semblent intactes. On en exporte annuelleme: t pour une valeur d'environ $250,000, : €

Dans son ouvrage sur la Pre le Dr. pe à dit; au ch pitre relatif au bois de construction :

“Le bois de construction de la Colombie Boitahsique est trèsvarié en même temps que fort précieux. : La:contrée, principale:

ment sur Je bas de la Rivière Fraser, est fortement boisée, Les forêts de cette colonie, on peut le dire, sont inépuisables, et pi …duiront encore du bois en abondance lorsque celui de Vancouver sera entièrement consommé.

‘La Colombie Britannique possède des iDiirés hors ligne pouractiver, l'exportation de ses: bois... Au! moyen de ses rivières larges et; rapides, surtout le Fraser et ses tributaires, et du lac Harrison. aihsi que d’autres lacs, qui s’y relient,.les bois. du nordest; de l’est:et dusuûd de l’intérieur, et de toute l'immense étendue de da contrée boisée égoutée par Le Fraser, peuvent être acheminés à New: Westminster ou Victoria pour de là être, expédiés à l’étranger; tandis que-les bois des régions montagneuses, entre la côte occidentale et la chaîne Cascade et du lac Harrison, peuvent être pareillement transportés parles plus petits cours d’eau et les nombreux bras de mer qui se trouvent dans. cette direction, entre autres, le bras Bentinck, Howe Sound, Bute Inlet;ætc., où il serait fäâcile d'établir des, moulins,àscie pour la fabrication des,espars, semblables à ceux qui sont: saalement en RpAraon à sé Sound.

Les bois de: construction. de la Colombie Britannique, bien, que plus variés que. ceux de Vancouver, y sont; cependant, moins utilisés, sauf comme combustible et; pour la sonsructiez des maisons,

#L'on pourrait facilement trouver grand nombre de Mn de vers lesquels pourraient être dirigés les bois de Vancouveret.de la Colombie Britannique. En‘Angleterre, le besoin d’éspars, de chêne et d’autres bois, se fait vivement sentir daus.la construction des navires. En‘Australie et dans l'Amérique du Sud,.le boisest rare ; et;en Chine, surtout dans le. Sud, ‘où .la population sacrifie tout aux.exploitations agricoles, le bois est très-rare, très-précieux eten gratide demandé pour la construction des maisons, des .:jonques.et des bateaux. En Chine, les bois mous de Vancouver s’écouleraient promptement, de même que le charbon de bois dont se servent:les Chinois pour tous les usages domestiques” {

La | Colombie ‘est remarquable encore, par des richesses miné. rales: qui le cèdent, à peine à celles de la Californie... Ses, terrains aurifères s'étendent non seulement le long des rivières. Fraser. et Thompson, mais encore dans: le. district. d'Ominiça, dans le. nord de la Colombiesur les bords de: la rivière à la Paix, de l'Ominica,.de Germansen Greek ét de plusieurs autres rivières et ruisseaux, Les mines d'or du district de Caribou sont, célèbres dans, le monde entier: De: fait leur :richesse n’a jamais été surpassée., Des, milliers de personnes les: ont. exploitées depuis le moment: de leur déçon-

ée, Les À et Pis ncouver

rs) ligne rivières du lac lu nordétendue heminés létranla côte peuvent Lu et)les n, entre il serait s,eSpArS, Barclay

bien que , moins tioz.des

arçhés et-de la le chène ion des St rare ; ile tout ux etien ques:et leraient ventiles

>s. miné.

terrains raser, Of le. ngrd niça,de ux, (Les : monde milliers

déco

verte, et ‘bien que’ leur ‘outillage ait été fort imparfait, grand nombre ont fait'par leurs fouilles de grandes fortunes. En 1864, le claim Cunhiglsam a fourni en moyenne durant le:temps des opératiôns à ‘peu! près $#2,000 par jour ; le cläim Dillon à donné en un jour la somme étonnante-de £4,000 sterling. Lés: mines d'or de: la Colombie ont:ét6 extrêmement ‘productives durant les annéks 1863, 1864 et 1865; on porté! l'exportation de l'or pour cétter période à $8,000,000.: En 1867, elle a été de $1,500,000, et depuis la découverte des mines: jusqu'à cette année elle n’a pas A $17,000,000. 5:

‘Lorsque l'étude de ia constitution géologique du pays sera: terminée, et que l’on aura construit des chemins plus faciles pour arriver aux mines, on peut compter que les capitalistes s'empresseront de poursuivre énergiquement leur exploitation, dont le 2 développement prendra des proportions extraordinaires.

La Colombie possède encore des mines d'argent, de cuivre, de: fer, de plombagine ét autres, mais malgré leur richesse elles n'ont guère été exploitées, car on s'est livré avant touc à la rer: cherche dé l'or. La vallée du Fraser abondeen mines d'argent qu'une compagnie va éxploiter sur une grande échelle. Nous

avons déjà’ parlé des superbes mines de charbon bitumineux et

anthracite qui gisent dans l’Île de Vancouver. En:1869, l'exporta: tion de la houille à San-Francisco seulement à atteint la somme de $125,000, et la vente en 1870 a été de 29,845 tonneaux.

Les pêcheries de la Colombie sont d’une richesse extraordinaire. L'éturgeon, le saumon, le houlican, la morue, le hareng, le flétan, les sardines, etc., se trouvent en ‘abondance. L’'éturgeon pèse jusqu’à 500 livres et se prend très facilement, Le saumon est très varié et on peut en mer en emplir un canot par jour -en lle pêchant à la ligne. Le houlican est un petit poisson qui afflue dans les rivières à la fin d'avril; on'peut: alors en prendre par millions: On trouvé des bancs d'huitres à Burrard Inlet. Une: compâgüie fait depuis quelques années, avec de bons Le la pêche à la baleine sur les côtes du Pacifique.

Lorsque ces richesses maritimes et fluviales seront syiohées enr une grande échelle, elles seront une source inépuisable de revenu et l’on fera des exportations immenses de: poisson.

‘La ‘chasse est’ aussi abondante que variée. apré out ds fourrures en 1869 à été d'environ $233,000.

A l’époque de la fièvre de l'or, la population de la Colombie était plus nombreuse qu’à présent. En 1871, elle se composait de 8,570 blancs, 422 noirs et 1548 chinois, formant un total de 10,586, outre 30 à 40,000 sauvages,

LES oREE : : = mm ne VU 0)

On peut être sûr qu’une immigration considérable va se porter dans cette province aussitôt que le chemin du Pacifique sera en voié d'exécution. Les travaux seuls de cette colossale entreprise donneront de l'emploi dans cette partie de la Confédération à en viron 10,000 travailleurs durant plusieurs années.

Le manque de communications a été le grand obstacle qui a nui au développement de la Culombie. Plusieurs de ses mines d'or les plus précieuses ont dépéri à cause de leur difficile accès. Bien que ses ressources soient limitées, le gouvernement de la Colombie a cependant exécuté un grand chemin qui ferait honneur à une nation plus populeuse, celui qui conduit aux mines d'or du Caribou.

Cette route a coûté environ $1,250,000. Elle a été construite en grande partie sur le flanc des montagnes qui bordent les rivières Fraser et Thompson, et sur son parcours se trouvent des précipices affreux de 500 à 1000 pieds de profondeur: Les obstacles que notre Pacifique aura à vaincre sont sans importance en comparaison de.ceux que l’on a dû-surmonter pour construire ce chemin.

Le transport des voyageurs se fait ‘sur cette voie au moyen d’une I diligence traînée par 5 à 6 chevaux, et celui des marchandises par des convois de chariots traînés par de nombreux mulets et bœufs. “ Ce moyen de communication:est aussi lent que difficile et coûteux, ñ et les mineurs ‘attendent anxieusement, le jour où un chemin de

fer abrégera les distances et rendra leurs exploitations plus économiques.

La, Colombie jouit maintenant des libertés constitutionnelles si | k chères à tout sujet anglais et le nouveau régime ne peut manquer | d'avoir une influence énorme sur son avenir. Encore quelques années, et les chemins de fer en la sillonnant l’auront transformée et des millions naîtront de ses mines, de sou agriculture; de ses bois et de ses pêcheries. Le:chemin du Pacifique terminé, elle.

; deviendra l’un des entrepôts du commerce universel, Victoria éclipsera San-Francisco comme port de mer, et la Colombie aura

pour le Canada l'importance que la Californie a pour les Etats-

Unis:

Lorsque cette grande œuvre sera accomplie, nous verrons alors la réalisation de la parole: prophétique de Montalembert, que des bouches dé l'Orégon à celles 4u St. Laurent, la nouvelle fédération sera un jour la rivale de la grande fédération américaine, \

RE 2 AO 9 OR RÉ FETE er emo mA à ve

e porter ‘sera en itreprise 1 à envi-

ui a nui d'or les jien que ombie a r à une d'or du

ruite en rivières récipices les que compachemin.

nn d’une:

lises par:

| bœufs..

coûteux, emin de s'écono-

nelles si :

nanquer ruelques sformée , de ses

iné, elle

Victoria ie aura 8 Etats-

as alors que des

lération

LR AE ee Ed SSL

Page 1