‹ Le chemin de fer canadien du Pacifique [microforme]Chapitre 9 sur 10 · DA LASER PRES VUE SSSR PA ER ER MARNE LS LME RE TRE PT A · texte numérisé non relu

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sera tripie où quatruple du 1* juillet 1872 au 4€ juillet 1873. La plus grande partie du thé et du café qui arrivent par cette voie, s'écoule à Chicago, Cincinnati, St Louis, etc., mais une part considérable est destinée aux Etats du centré, de l’est et au Canada.

La Grande Bretagne est le pays d'où nous importons le plus de thé et les Etats-Unis viennent en second lieu. Mais nous achetons plus de café des Etats Unis que de l'Angleterre. En 1870, les quatre provinces d'Ontario, de Québec, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick ont importé du thé et du café pour une valeur de près de $3,700,000.

Avec le génie commercial qui les caractérise, les américains ont compris qu'un chemin situé plus au nord aurait encore plus de chance de servir de voie de transport au commerce asiatique, et ils travaillent énergiquemert à construire une route dont le terminus sur le Pacifique est à Puget Sound. Ce chemin s'arrête à Duluth sur le Lac Supérieur et il traverse l'état du Minnesota, les territoires du Dacotah, de Monta- », {daho, Washington et Orégon. Si l’on en croit le prospectus de ses promoteurs, il abrégerait la distance par eau et par chemin de fer entre New-York et Liverpool ou les ports asiatiques d'environ 1400 milles. Mais ce chiffre est certainement exagéré.

Les capitalistes à la tête de l’entreprise ont l'intention de desservir tout le trafic de nos territoires de l’ouest, au moyen d'une lignée d'embranchement qui reliera le Fort Garry avant un an, et ils prétendent rendre inutile la construction de notre Chemin du Pacifique. Maïs les arguments qu'ils font valoir à cet égard n'ont pas Ja moindre vaieur.

La ligne principale de leur chemir ne se rapproche jamais plus de 150 milles de la route canadienne, et elle en sera en moyenne éloignée de 400 milles. Elle ne peut donc contribuer en rien au développement de nos régions qui se trouvent plus dans l’intérieur que la province de Man'toba. Prétendre le contraire, ce serait vouloir affirmer par exemple que les provinces d'Ontario et de Québec n’ont pas besoin de chemins de fer et que le réseau de voies ferrées de l’état voisin de New-York ou du Vermont doit suffire an progrès du pays.

La construction d’un second Chen:in du Pacifique au sud de notre route, au lieu de nous détourner de l'exécution de notre grand projet national, doit au contraire nous engager à le mener à bonne fin le plus tôt possible. Car, notre chemin est à la fois une né. cessité politique et commerciale. Et si les deux routes américaines fondent tant d’espoirs sur le commerce asiatique, comment n’au- Moris-pas de fortes espérances d'en obtenir une large part, lorsque M,

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