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trafic que les lignes américaines de l'ouest des Etats-Unis ne peuvent pas transporter plus de la moitié de ces produits.
40 Le transport des malles de la Colombie Britannique, de Manitoba, etc. Il se fait aujourd’hui:par voie des chemins de fer américains aux frais du gouvernement canadien.
50 Les bcis magnifiques et incomparables de la Colombie Britannique.
6o Le poisson, l'or, le fer, la houille de la Colombie Britannique, le charbon de la Siskatchewan, l'argent et le cuivre du Lac Supérieur et du Lac Shebandowan.
To Les añimaux dont le transport encombre Aujourd’hui les lignes américaines, car il n’est p°s un pays au monde plus favorable que les prairies de l’ouest pour l'élève des bestiaux.
80 Le fret de.la Compagnie de la Baie d'Hudson, qui estimmense, car le commerce de cette puissante association s'étend du Labrador au Pacifique. Il est vrai que le monopole commercial et politique de la Compagnie a cessé, mais la liberté du commerce, au lieu de nuire à ses opérations, lui donnera au contraire plus d'extension, ainsi que cela a eu lieu dansla Colombie Br'**anque et Vancouver.
90 Les milliers d'hommes d’affaires, d \ 1: :ants et de touristes qui se rendront dans l’ouest.
Et quelle ne sera pas l'importance du trafic local lorsque toutes ces régions, aujourd’hui en grande partie solitaires, seront habitées par de nombreuses populations et seront parsemées de villes floris santes et étendues ?
Tous ces faits doivent nous faire couclure que la construction du Pacifique n’est pas l’une de ces entreprises folles qui ruinent un pays et le conduisent à la banqueroute. Ils prouvent aa contraire que cette entreprise est le fruit d'un grande et patriotique idée, portant dans ses flancs d'immenses résultats pour l'avenir c’un peuple jeune et vigoureux, que n'effraie pas la s: 1ndeur de la tâche qui lui incombe.
Audaces fortuna juvat. C'est vrai pour les peuplLs :: 1" 8 pour les individus.
LE CHEMIN pu PACIFIQUE ET LE COMMERCE ASIATIQUE.
Depuis des siècles les nations européennes se disputent le com: merce de l'Asie. Elles se!sont livrées! à Les batailles sanglantes êt périodiques pour en obtenir le monopole. L'enje.. en valait'la peine, car il s'agissait du trafic d’an immense pays, :.0 1‘ les productions infinies étaient indispensables aux peuples de l'Occident.
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De tout temps, ce commerce a été une source dé richesse pour les peuples qui l'ont tour-à-tour possédé, et c'est un fait remarquable à noter, que leur décadence commerciale date du jour où ce trafic est passé aux mains de nations rivales. L'histoire nous ditque la Phénicie, la Grèce, Carthage, Rome, Venise, Pise et Gènes on! joui d’une splendeur incomparable, mais que leur brillante prospérité a disparu du moment que leurs "orts n'ont plus été encombrés par les richessss de l'Orient.
Le Portugal et la Hollande ont réussi successivement à obtenir la suprématie du commerce oriental, que la Grande Bretagne à fini par leur eniever. Celle-ci règne aujourd’hui sur des millions de sujéts asiatiques et est la maîtresse des Indes Orientaues, le plus beau joyau de la couronne britannique. La possession de ce pays est de la plus haute importance pour l'Angleterre qui, en 1860 seulement, en a tiré un revenu de £7,081,107. Et pour donner une idée des énormes avantages du commerce oriental pour l’Angleterre, il suffira de dire que son commerce d'importation et d’exportation avec l’Asie pour les quatre années finissant en 1864, s’est élevé à £378,587,122 sterling.
Après l'Angleterre, ce sont la Hollande, la France, l'Espagne et les peuples hanséatiques qui, parmi les nations de l’Europe, effectuent le plus de transactions avec le monde indo-chinois.
On comprend que les peuples européens se soient disputes avec acharnement ce vaste commerce, lorsqu'on sait que la Chine seule est habitée par environ 50,000,000 âmes. Longtemps ce rays s'est opposé à tout rapport avec le monde civilisé pa. la construction de ces fameuses murailles,qui devaient formerune barrière infranchissable pour les peu ples étrangers. Telle éstsa richesse et la variété de ses produvuvus que ses ressources suffisaient à tous ses bésoius. Mais un meilleur esprit a prévalu ensuite parmi les habitants du Céleste Empire, et ils ont noué, depuis un certain nombre d'années, des relations commerciales avec l'Europe et l'Amérique, qui prennent de l'extension d'année en année.
Le sol de la Chine est d’une fertilité extraordinaire et produit toutes les plantes tropicales, le thé, le riz, le bambou, Le coton, la canne à sucre, le poivre, le tabac, le bétel ; on y cultive aussi le palmier, le müûrier, le cocotier, le cèdre, l'érable, le cannelier, etc. Ce pays n'exporte pas moins de $40,000,000 de thé seulement parannée. L'agriculture et l’industrie y sont très d'veloppées. Les Chinois fabriquent avec beaucoup d'art la porcelaine, les vernis, les papiers de soie et de ttenture, l'encre de Chine, les soieries, les nankins et autres tissus.
Le Japon est moins étendu que la Chine et compte une popula-
tion d'environ 50,000,000 d’âmes. Son sol est moins fertile que celui de la Chine, mais les Japonais ont tellement d'industrie qu'ils lui font produire presque toutes les richesses de cette contrée. Leurs fabrications de belles étoffes, surtout de soie, de fer et de cuivre, ainsi que leurs ouvrages en bois, leurs vernis et leurs porcelaines sont renommés. Comme en Chine, on trouve au Japon beaucoup de mines d’or, d'argent, de fer et surtout du cuivre en abondance-
Le commerce oriental a toujours été d’une importance telle aux yeux des nations européennes que, depuis le 16èma siècle, elles déploient les plus grands efforts pour se mettre en rapports plus étroits ‘vec l’Asie et abréger la distance qui l'en sépare. Pendant longtemps les communications entre l'Orient et l'Occident étaient extrêmement lentes et difficilles. Le trajet se faisait par des vaisseaux qui étaient obligés d'aller doubler le Cap Horn ou le Cap de Bonne-Espérance, et n’arrivaient à destination qu'après plusieurs mois d’une pénible circumnavigation.
Cet immense parcours offrait mille inconvénients et, dès les pre uiers temps de la colonie française du Canada, on voit nos fameux explorateurs, entre autres le célèbre La Salle, à la recherche d'un passage das l'Ouest pour se rendre en Chine. Christophe Colomb n'avait pas d’ailleurs d'autre objet en découvrant l'Amérique que de trouver le passage le plus court vers les richesses de l'Orient. Les Varenne de Laverendrye, des canadiens français, qui ont découvert les Montagnes Rocheuses, se sont rendus même tout près de l'Océan Pacifique, toujours à la poursuite de la même idée.
L’Angleterre a dépensé des miilions de piastres pour trouver un passage au nord-ouest de l'Amérique pour ses vaisseaux qui se rendent en Asie. Elle avait en vue la découverte de ce passage lorsqu'elle accorda une charte à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Aussi en 1769 et en 1776, cette association envoya à grands frais diverses expéditions au pôle nord. De 1840 à 1845 les expéditions arctiques organisées par l’Angleterre ne lui ont pas coûté moins de £1,000,000 sterling. Et parmi les victimes de ce chimèrique projet, qui se sont englouiies avec leurs navires dans les montagnes de glaces du nord, nul n’est plus célèbre que John Franklin, que ses explorations ont imuortalisé.
Mais C'est depuis quelques années surtout que les grandes nations du monde se livront à des: efforts inouïs pour obtenir la suprématie du commerce asiat,ue, en établissant la route la plus courte pour communiquer avec l'Orient. De redoutables rivales sont entrées en lice, et l'Angleterre doit être sur l’éveilet agir conformément à ses meilleurs intérêts, si elle ne veut pas qu’elles lui enlèvent la palme et le titre de reine des mers,
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que ce- Il est vrai que l'Angleterre s’occupe de se rapprocher de l’extrème ie qu'ils orient en établissant un passage à travers le continent asiatique au e. Leurs moyen u’un.chetàin de fer qui passera par l’Inde et la Perse. Mais > cuivre, la Russie, son ennemie naturelle, s'apprête également à enlacer les celaines régions asiatiques, du côté de la Chine Septentrionale et de la eaucoup Perse, et à Jancer des chemins de fer vers Pékin, vers Téhéran et ndance- vers l'Inde.
telle aux M. de Lesseps a déjà percé l’isthme de Suez dans le but de rapcle, elles procher l’Europe de l'Asie, et des milliers da vaisseaux chargés orts plus de produits de l’orient, sur la plupart desquels flotte le drapeau Pendant anglais, passent annuellement dans le canal qu'il a construit. t étaient Les Etats-Unis ont dans leur chemin du Pacifique Central une des vais- voie de communication extrêmement rapide avec l'Asie, qui a déjà le Cap de détourné une bonne partie du trafic qui alimentait d’autres routes, plusieurs Ce chemin est un rival sérieux pour le canal de Suez, et les richesses de l'Orient lui arrivent au moyen de la magnifique flotte >s les pre de steamers qui font le service entre les Indes, la Chine, le Japon >s fameux et San Francisco.
réhe d’uñ Avant la construction de ce chemin, New York, Fortland et Bosje Colomb ton étaient les trois grandes villes de l'Atlantique, où les autres rique que parties des Etats-Unis venaient s'approvisionner de thé, de café et rent. Les de sucre : trois des principales productions tropicales. Mais telle »nt décou- .à été la révolution opérée par ce chemin dans le courant du comut près de merce que San Francisco, le terminus du Pacifique Central, est en ée. train de leur enlever ce monopole. Les chiffres suivants sur l’imrouver un portation du thé et du café dans la métropole de la Californie, penux qui se dant les années 1870 et 1871, nous montrent toute l'étendue qu'a ce passage 2 déjà prise Ce commerce :
ie d'Hud- ln ne “8 THÉ a à grands Las. VALEUR, 5 les expé- Thé importé à San Francisco en 1870 msn. soso 49,360,218 $15,053,931 D à TT TONER PAT TONER EE 61,263,440 21,767,323 pas coûté SE En tra” EEE ce chimè- Angnieniation suieud theme sert rérenss louis 11,903,222 $6,713,292 s dans les Prix moyen, 324 c. par lb.
que John GAFÉ Las. VALEUR.
Importé à San Francisco en 1870 275,85 ,564 $27,675,958 andes na- RON lab à titles OS ANET CNE « 322,009,494 33,725,165 enir la su- Ann tt, OR SNRTSE DD AE 746,157,930 $6,049,307 hte La plus Prix moyen par Ib. 114 c.
les rivales t'agircon- . En 1871, l'importation totale du thé et du café s’est donc montée
u’elles lui
: à près de $56,000,000, et les négociants de San Francisco, calculent
4 : que, vu l'abolition des droits sur ces produits, la quantité importée