‹ Le chemin de fer de BagdadChapitre 3 sur 30 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

On parle beaucoup, on a surtout beaucoup parlé du Chemin de fer de Bagdad. Il apparut, dès V origine, qu'il n'était pas un cliemin de fer comme les autres, uniquement destiné comme les autres an transport des voyageurs et des marchandises.

A peine était-il concédé, que déjà, M. Gibson Bowles disait à la Chambre des Communes : <r Cette entreprise constitue à la fois une fraude financière et une conspiration politique. » Peut-être faut-il voir dans ces paroles quelque ixé gager ation. Elles semblent toutefois confirmées, depuis tantôt quinze ans, par les articles que reçues et journaux allemands, russes, français, anglais, ne cessent de consacrer au Bagdad, par les débats parlementaires, qui se déroulent périodiquement autour de la construction de cette voie ferrée, et aussi par V attitude, que les divers gouvernements ont cru devoir prendre à son égard.

Il est malaise de se faire une opinion certaine sur le Chemin de fer de Bagdad : les informations et les appréciations, qui ont été données et qui, aujourd'hui encore, nous parviennent de tous côtés, sont par/ois contradictoires; Vajf aire est jugée diversement, suivant le point de vue auquel on se place.

Ecrire l'histoire du Bagdad nous a néanmoins tentés. Il nous a semblé intéressant d'étudier cette entreprise dans ses origines et d'en dégager les conséquences. Le moment, d'ailleurs, nous paraît opportun : la pièce qui se joue sur ce théâtre oriental, touche au dénouement. Les acteurs — grands et petits— ont tenu leur rôle. On s'apprête à baisser le rideau sur la scène du dernier acte.

Aurillac, le W avril Î9U.

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