Le chemin de fer des Piles [microforme]
Daxs la session de 1857 le parlement canadien a passé un@ loi qui est |: inscrite dans nos Statuts'sous le titre de : “ Acte pour incorporer la eompagnie du chemin de fer et de la navi-
1: gation du Saint-Mauriee. ” Il est dit dans le préambule de cetie oi que ‘ certaines personnes ont par pétition demandé qu’un acte suit passé
pour autoriser la construction d’un Chemin de fer depuis un endroit adjoi.
ant la voie du chemin de fer de la ive Nord, aux Trois-Rivières ou nt euvirons, endroit qui sera choisi plus
tard, jusqu'aux Grandes Piles sur la
11 A rivière St. Maurice où cette rivière
” devient navigable ” et que ‘ un che-
VU min de fer construit aux dites condi-
tions avancerait la colonisation de la
vallée du St. Maurice et rendrait ex-
ploitables les terres publiques non
convédées voisines du St Maurice. ”
Une clause de cet acte porte le ca-
pital de :a compagnie à $200,000,00 ;
une autre nomme les directeurs provi-
soires de la dite compagnie et les pou-
, voirs et attributions de ces directeurs "sont parfaitement définis.
| Le clause quatorzième est ainsi con-|
que :
# Et pour aider et encourager le dit chemin de fer et la navigation du St, Maurice. | qu’il soit décrété qu’un million cinq cent mille (1,500,000) acres de terres non concédées | appartenant au domaine public, dans le voi-
*) Cette courte brochure est formée de trois articles publiés dans le Constitutionnel, ‘' de Trois-Rivières, et que nous avons réunis
| ensemble à la demande de quelques amis de la cause que nous défendons.
sinage de la dite rivière St. Maurice, aussi près que possible du dit chemin de fer, seront et sont par le présent acte reservés pour les fins du présent acte ; et aussitôt que le dit chemin de fer sera réellement fait d’une manière solide et permanente avec les stations, le matériel rewlaat et autres accessoires suffisants pour son exploitation conveuable, alors sur (e rapport de quelqu’ingénieur habile. que le gouverneur en conseil, pourra nommer et sur preuve suffisante que la dite compagnie est propriétaire d’un ou ou plusieurs bateaux-à-vapeurs propres à la navigation du St. Maurice sur la dite rivière, et du moment que la compagnie donnera, à la satisfaction de l”’[nspecteur général une garantie qu’elle fera marcher tel bateau-à-vapeur et qu’elle tiendra le dit chemin ouvert, il sera octroyé à la dite compagnie, par le gouverneur en conseil, un million cinq cent mille (1, 500,000) acres des terres non concédées du domaine public, aussi près que possible du dit chemin de fer et des dites eaux navigables du St. Maurice; et tel octroi sera un octroi gratuit, et la compagnie aura plein pouvoir d’aliéner les terres ainsi octroyées et d’en dis poser de la manière qu’elle jugera à proposf; pourvu toutefois que tel octroi soit en étendue de dix milles de front sur vingt de profondeur et alteraant avec d’autres étendues qui seront conservées au domaine public,et les directeurs de Ja dite compagnie pourront, en se conformant aux conditions ci-dessus, engager ses intérêts dans telles terres comme sûreté pour toute somme nécessaire à la construction des dits chemins et travaux, à la construction ou l’achat de un ou plusieurs bateaux à vapeur.” La clause quinzième, qui est d’une baute importance, décrète que: ‘la dite compagnie du chemin de {er de la rive Nord aura le pouvoir de se réunir à la dite compagnie du chemin de fer et de la navigation du St, Maurice, pour n’en former qu’une, sous un an de la passation du présent ucte...
Cet acte, sanctionné pat le gouverneur-géneral le 10 juin 1857, est ins-
: Je défrichement de la vallée du St.
x »° | Q Q ° ‘ n < ” r ef critious la date 20 Victoria, chapitre |remblaif à ceffe épnque rérnir tonfes
les chances de succès. La fusion a été À faite aux conditions fixées par la loi. f
à rare à | Malheurensement cette fusion qui, Remarquez que l'interprétation cel qins Popimion du parlement, devait cet acle est claire, facile, et ne peut} récipiter la construction du chemin donner lieu à aucune ambiguité. Le |Ge fer des Piles, est précisément ce CHEIOE des RFA RUNIAre demandait | qui l’a retardée indéfiniment. à grands cris la constraction du che- £ dut k ich de fer‘des Piles. Notre province | Se Bar Bimbo VE an
“less Find : “la compagnie du chemin de fer de la: était alors en pleine ère de chemins de sd Nord'a, par an contrat fait et pas-
tre nor geo slaheral te eat Maître Hébeit, notaire à | “dela rive Nord venuit d’être for-, Qtébec, chargé M. Jéseph Edouard “mée et donnait les plus belles espéran- l'urcutte de eunstiuire le chemin de
ps on ; fer des Pile ti ées À, vi Che: "Le MäutCanada: étéit sillonné lfer des Piles äux eonditions poitées à
‘pplivemeies
"#1 ont {dans l’acte de 1857 ; mais on sait que” pas. & $ e # “ “ ] D D À : \
Di Du . RU W “1 fée Fi nt) diverses circonstances ont empêché N Je PAU OUEN de fs L ne l'exécution de ce eontrat et que le re-|A trés He , à 0) 10P ee DUPAR : en | gretié M. T'urcotte est descendu pré- parl PACA NOR ON dou 3,86 7, 400,00 | maturément dans la tombe avant d’aNË cord na: imployalt.à. euneloier, des: rails voir u réaliser un dans lea plu l dire croads, reliant ainsi entre elles 1outes Fa Te es X lea D
MB 4 * PR ds À La -#es principales villes et perçant en Fe lan din, ae . de fré “ous sens les forêts qui couvraient +n- | ae ee ; MUR à | Mare: sonicok R Aujourd’hui quelle est notre position | Le district des Trois-Rivières n’é.|à nous, habitants du district des Trois- | “tait pas aussi exigeant. Il ne deman- | Rivières ? La compagnie du chemin | de fer de la rive nord’ est ‘anéantie où A
ses terres incultes à seule fin de hâter abandonner l'entreprise qu'ils avaient, E projetée. A-t-on lié notre sort à celu & et de Maurice. ù de cette compagnie afin de nous fair # rait Le parlement canadien n’a pas son- Mourir ävee elle? Parce que Jef duc 6 à repousser une demande aussi lé- anciens partisatis du chemin de fer du une gitime, [llui a accordé la loi que | Nord out renoncé à leur projet, serons & enté nous venons d'analyser dans ses prin- | nous forcés de renôncer au nôtre ? par cipales clauses. Plus que jamais notre district tient C Mais, dans le but de mieux a-sure: | à la construction du chemin de fer de-sein la construction immédiate de ce ehe- | Piles ; plus que’ jamais il crcit ceticf ut cd min des Piles, il permit à la nouvelle |entreprise. nécessaire. à sa prospérité per compagnie de se fusionner ‘avec lu let indispensable à, l'avenir, de 1:f pro) compagnie du chemin de la rive Nord. | vallée du St. Maurice, Ce qu’il dé mo Cette dernière compagnie, je l’ai dit, mande, ce qu’on ne peut sans inju Z ses
ou Né
fe toafes TI %ice lui refuser, c’est qu’on sépare un le bien du paÿs däns l’impossibilité. ion a été WE projet plein de vie d’un projet qui ee | d'en nier désormais les avaniages. ar la loi. f/ianeurt; c’est que notre législature ,pro-| Nous allons 1âcher, dans une rapide. sion qui, | vinciale coupe le lien fatal qui attache |
i, [PQ he | esquisse, de mettre ces avantages si it, devait }"le sort du chernin de fer des. Piles au | bien en lumière que les aveugles seuls
cheinin | À sort du chemin de fer.dela rive Nord. | puissent encore ne es point voir.
ment ce%/',.En un mot ce qu’il demande, te qu'il| Le cheminde fer des Piles est avan-. Du | espère du patriotisme de notre cham-|tageux et nécessaire d’une double mabre 1860 À, bre locale, c’est que la fusion ouamal. | nière ; d’abord il favorisera et dévefer de lafl! gamation entre les deux compaguies | loppera dans une large msure la fait et pas- [| soit rappelée et que la compagnie .du | prospérité du district de Trois-Rivières, notaire à Î{ chemin de fer des Piles soit rétablie | ensuite il contribuera au bien général | Edouard aus lés droits que lui confère la loi|du pays.
hemin de bS poitées }
lu 10 juin 1857. Ces droits sont anté-| Il y a qnelqnos années à peine, la. rieurs à la fusion et n’en dépendent | vallée du St. Maurice était à*peu près
m rait que pas. eu inconnue. On savait bien qu’il existait, empêche | Nous demandons à m'être pas frus-— sur la rive nord du fleuve St, Laurent que le re-|f trés du bénéfice d’une loi que l’ancien une immense étendue de forêts vierges,
endu pré- parlement du Canada-uni nous a ac-| mais c'était suivant l’e xpression qu’-
avant d'aM cordée dans sa justice : qui donc osera | emplayait un jour M. McGee devant
ux lea pl ( <dire que ce eont-là des prét-ntions la chambre. d'Assemblée une ferra
j Ÿ Es pe * jen et de exorbitantes ou Injustes À spin suis |incognila, servant de refuge aux bêtes !: La légitimité de cette loï a été re-| féroces et à quelques tribus sauvages,
ire position | connue encore en 1856, lorsque M. de, Ce n’est que vers 1850 que le gout des Trois- | Niverville, alors député au parlement vermement sentit la nécessité de faire du chemin M canadien pour la ville de Trois-Riviè- | explorer ces terres et que les commer-inéantie-où dt res demanda et obtint la prolongation | gants de bois y virent. un vaste champ recteurs de ? Jusqu'en 1872, des droits et privilèges | d'exploitation. Alors on eut quelques aux avanta- | vonférés par la charte d’incorporation. | améliorations sur la rivière St. Maurice, ét semblent ! amélivrations indispensables à la des-
‘ils avaien & En présence dé cet exposé wéridique | Cente des bois de construction. Les. soit à celu E et de ces titres irréfragables, il semble-| glissoires et les estacades remontent. à. e nous fair À rait inutile d’insister sur les avantages | Celte époque où nos hommes publics
re que le du chemin de fer des Piles. C’est là favorisaient avec tant d’ardeur et de pain de fer dn'À une question qui a été longuement dis- | triotisme les premiers élans de notre
ojét, serons. À cuiée avant 1857 et quinété résolue industrie nationale,
| nôtre ? par la loi du 10 juin. Ces travaux, pour le dire en paslistrict tfentË Comme beauconpde gets cependant | sant, ont élé largement payés par les: in de fer desBseinblent encore méconnaitre ces titres | revenus que le gouvernement en a re Leruit cette ut contester ‘ces données, qu’on, nous tirés. à prospérité f permette d'examiner en luismême le] En remontant le St, Maurice une enir de 1:9 projet du cheminde fer des Piles, d'en | chose frappa tous les voyageurs. Cette Ce qu’il. df monirer la nécessité ét de mettre tons | rivière, dont la navigation est si diffisans inju À as hommes qui désirent sincérement!cile et si souvent impossible das le
voisinage de son emboueh#re, devient : à cette région. Combien de colonies un peu plus haut parfaitement navi- | ont été fondées sur une bâse moins: gable. Après les rapides et les ebûtes | solide ! qui hérissent le lit de la rivière dans| Avec ces deux richesses productives ses dix ou douze pr'mières lieues on |à læ bâse, d’autres industries ne man— . trouve des eaux que les accidents de | queraient pas de naître qui assureraient Ja nature ne bouleversent pas et qui à la population gain et prospérité pour peuvent être aisément sillonnées |l’avenir.
par les bateaux-à-vapeur. Des Gran-| La colonisation de ce territoire est des Piles à la Tuque, soixante-dix- donc chose possible, facile même, à ‘milles de belle ct facile navigation.
Cette prernière observation faite la mette point d’entraves aux hommes même idée se présentait naturelle- | entreprenanfe qui ont foi dans l’avenir ment à l'ésprit de tous les hommes | de la vallée du St, Maurice. Que les äñtelligents : la nécessité de relier par |timides et les incrédules se tiennent à un chemin de fer l'embouchure du St. | l’écart, nous avons assez des patriotes Maurice à ces eaux navigables, la |entrepreaants pour eonduire l'affaire à nécessité d’établir une ligne de com-|bonne fin. munication non interrompue entre le tait fleuve St. Laurent et le haut de la val-| Il n’y a guère qu’une quinzaine lée du St Maurice. Au fur et à me-—|d’an#es que la vallée du St. Maurice sure que de nouvelles paroisses se | est ouverte, où plutôt est connue, et sont formées duns cette vallée, que déjà que de paroisses nouvelles ont |
les défrichements ont progressé, cette | surgi comme par enchanteinent ! Sur nécessité s’est revêlée avec un carac- |le côté Est nous trouvons St. Maurice, tére de plus en plus éclatant. riche et grande paroisse de 4,000 âmes, On peut différer d'opinion sur la! Mont Carmel, St. Tite ; sur le côté plus ou moins grande fertilité des ter- | Ouest, nous avons les Forges, St. Etienres du St. Maurice, mais il est une |ne, Shawenigan, Sie. Flore, St. Machose sur laquelle ïl faut nécessaire- |thieu. Autant d’établissertents dont la ment tomber d’accord. C’est qu’il y a | population s’accroit avec une rapidité dans cette vallée une proportion rai-|étonnante malgré tous les obstacles sonûable de terres propres à Pagricul- | qu’il faut combattre et renverser. Un ture et que les forêts renferment des|chemin de fer donnerait un développe-: richesses inépuisables. On peut affir-| ment inappréciable à toutes ces pamer que la région comprise entre le |roisses et la colonisation s’étendrait territoire du Saguenay et le territoire | bientôt à quarante et cinquante lieues de l'Otinwa peut contenir une pupula- | au-dessus des Grandes Piles. tion de plusieurs millions et lui donner, | La Tuque à 22 lieues au-dessus sinon la richesse dorée, du moins des Piles, est destinée à devenir un cette modeste aisance qu’un si grand | grand centre de commerce et de popunormbre de nos compatriotes vont de-|lation, Sa position géographique mander à laterre étrangère. L/Agri-|en fera certainement. un jour le princiculture et le commerce de bois sont | pal entrepôt du négoce entre la vallée deux éléments de prospérité assurés du Saguenay, la vallée du St. Mauri-
comdition que le gouvernement ne .
olouies moins
uctives > man— raient é pour
ire est me, à
pommes avenir Que les nent à atriotesæ faire à
nzaine laurice ue, et es ont t! Sur aurice,, âmes, > côté Etien- , Maont la ipidité stacles:
, : Un loppe- 8 pa— At lieues
dessus nir un
opu- Jnique rinci= vallée Mauri-
ent ne.
ce et la vallée del’Ottawa. Combien de Quel avantage du reste pour le co villes du Haut--Canadu et des Etats-|lon, le'inarchand et l'industriel" de
Unis ont grandi rapidement, quoique |poavoir en tôute saison de l'année ! dans une, position beaucoup moins | communiquer avec les ‘grands centrés : |
avantageuse ?
de population ! :A l’époque où nous
À l'heure: qu’il est les colons qui|sommes, là où l’on'n’entend pas crier :
sont établis le long du St. Maurice |le sifflet de la locomotive la vie estlan-
vendent très-bien leurs grains et leurs | goureuse et le commerce stagnant.
fourrages, grâce au voisinage des chan-
tiers, mais que sont ces produits. pour |ressentirait le bienfait du chemin de un nouveau colon dont laterre esten-|fer des Piles, les campagnes. non
Tout le district des Trois-Rivières
core couverte de bois de bout ? Il serait moins que la ville. Qu’on ne vienne
préférable pour lui de vendre moins |pas ici faire des distinctions aussi | blessantes . pour les citadins que pour
bien ses grains et ses fourrages et de pouvoir tirer profit de chaque arbre qu’il abat dans sa forêt. Presque tout le bois flottable a été glané le long de la rivière St. Maurice jusqu’à une grande distance, et aujourd’hui le dé fricheur est obligé de faire consumer sur place—et sans le moindre profit — les arbres qu’il abat ! Avec un chemin de fer,cette forêt serait une richesse pour le colon, qui en ferait d’excellent bois de chauffage ; en même temps qu’il fe:
rait de l’argent en vendant ce bois, il avancerait le défrichement de sa terre, Ainsi, chaque coup de hache que le colon donnerait lui rapporterait un double bénéfice.
Qu’on songe aux mines de fer que nous possédons en plusieurs endroits voisins du St. Maurice et on comprendra de quelle utilité serait un chemin de fer à cette branche importante de notre industrie. On pouvait lire dernièrement dans un rapport de l'ingénieur Hurlbert que le Clifton Road, aux Etats-Unis, a été construit uniquement pour favoriser l’ex-
les campagnards: nous avons tous,
que nous soyons de la ville ou de la.
campagne, les mêmes intérêts’; nous.
désirons tous également la, prospérité :
du district et nous devons travailler.
Lorsqu'il ÿ a de l’activité commercis-
le et industrielle dans un district tout le monde s’en ressent. Avec le che
de concert à son déveluppement.
min de fer des Piles ilest certain que Trois-Rivières, progresserait rapide | ment, que sa population augmenterait : »
etque son commerce prendrait un,
nouvel essor ; mais les campagnes environnantès ne. pourraient, Inanquér, |
d’en profiter, car la prospérité d’une ,
ville indique presque toujours la pros- |
périté des campagnes qui l’envirun- , :
nent,
Le commerce du St, Maurice, en |
passant à travers le comté.de Nicolet:
et une partie des cuntons de l'Est pour |!
ailer rejoindse la ligne du Grand-
Tronc, contribuerait encore au dévelop- de pement de ces paroisses. L’embranchement d’Arthabaska n’est qu'une LA
ploitation d’une minede fer, et l’expé-| étape vers la vallée du St. Maurice ” | C’est ainsi que l’ont toujours compris : :
la ville de Trois-Rivières et. feu M..
Turcotte qui ont le plus fait pour la construction de cet einbranchement..
rience a prouvé que c'était une bonne
spéculation. Pourquoi n’en serait-il
int de même dans notre district de rois-Rivières ?
ee À
f touci: d
Eppamn mors
Une autre considération qui doit nous | rallier les townships et le comté de Nicolet, c’est que; l'existence de cet|exorbitats comme ilen.: avait atteint | embranchement ne sera bien, assurée | l’année dernière, à Québec. ét surtout qu'avec le surplus de’ commeree -que|à Montréal, il ne serait pas d’un min-
IH Jai apporteru le chemin des Piles,
Aujourd’hui, l’embranchement d’Ar- |: thabaska n’a qu’une existence précai-- . 4e, le Grand-Tronc ne cache pas qu’il | y tent peuet quil est prêt à l’abaa- |. donner.
Il est prouvé surabondamment, croyons-nous, que le district de Trois- Rivières y gagnerait en importance, en richesse et en population. Il nous | reste à démontrer que le chemin de |}. fer des Piles sera profitable à toute la province de Québec. | : Nous pourrions faire observer d'abord
11 qu'ilen est des districts comme des
‘ pâroisses ; quand l’un prospère, les | autres s’en ressentent. C’est pourcette | raïson que Trois-Rivières a toujours
vuavecplaisirles grandes améliorations . pübliques qui ‘avaient pour but de venir en aide au développement des ressources de Montréal ou ‘de Québec. Le creusement du Lac St. Pierre, pour
[} ne citer qu’un exemple, est un travail
ontréal retire les I gros bénéfices et nous sommes loin de
: nous en plaindre. fci à Trois-Riviè- | resnous sommes jnsqu’à un certain LL point les cliertts et les acheteurs habi- |! ‘tuels de Québecet de Montréal. C’est
H gigantesque dont
. à peu près tout notre commerce. Si le | chiffré de notre population s’élève, si . notré commerce s’accroit, elles seront - des premières à eu ressentir les heu- Lreux effets.
. Ilest cependantune chose qui les fera
une manière plus direcie aux
| - avec ces deux villes que nous Pile)
bienfaits du chemin des Piles. Lors. que leboisde chauffage atteint des prix
.Ce avantage aux habitants de ces deux | grandes villes d’avoir ün chemin de | er qui viendrait jusqu’à proximité | des immences forêts du St. Maurice ct | leur apnorierait d'excellents bois à des be raisonnables, On :a vu le bois,
’hiver dernier, se vendre sur le marchè de Montréal jusqu’à 15, 18 «et 20 piastres la corde.
Et.qu’on le remarque bien, les forêts s’éloignant de plus en plus des grandes villes, le prix du bois né peut qu’augmenter, si l’on n’y prerd garde et il atteindra bien vite un taux inaccessible aux classes ouvrières, Moins favorisés sous ce rapport que d’autres pays, nous ne pouvons le rem placer aisément par le charbon de terre. Le moyen d’obvier à cet inconvénient, c’est d’ouvrir des voies de communication comme celles que nous
| proposons. Les colons du St. Maurice ne demanderont pas mieux que de bûcher, tout en nettoyant leur terre, du bois de corde qu sur les marchés de Trois-Rivières, Québec et Montréal et qu’ils vendront nécessairement à très bas prix.
Il y a des personnes bien intentionnées sans doute qui, sans contester aucun des avantages que nous venons de repasserbrièvement,trouvent qu'unrnil.
lion et demi d’âcres de 1erre est un cadeau disproportionné avec le coût et le rendement d’une telle entreprise.
D'abord nous pourrions faire observer qu’au mômient même où nous écrivons (12 décembre) la chambre d’assem-
ils expédieront
blée l'opp d’âct pour Baie pas ( recl:
men
terr me la < con d'à ne!
A, OP PT EE ARTE rl 2e TRI AE EL TES SF AE rte ci x RARE MR TE à a M ILE Lt: ' FN UE Ur POS ASP RAP SEM PAS GEO PE Ra VONT END AE ALU
£ Fe 7 TA « * ï <
blée de la Province d’Ontario discute }temps ; ne remcttez pas notre cause Popportanité de donner dix millions | l’année en ‘année jusqu’à la fatale d’âcres de terre à la compagnie fonnée ‘échéance de :1872. De deux ‘choses pour le creusement du canal de la l’une : ce million et demi d'âcres res : Baie St. George. Ensuite il ne faut | présente une somme ‘suffisante à la pas oublier que ce cadeau que nous |construetion du chernin de fer des Pireclamons a déjà été fait parle parle- | les ou il neda représente pas: S’ilne ment du Canada et que des mesures | la représente pas, pourquoi la provinont été prises en conséquence, ce hésiterait elle à accepter les offres
des Considérons un peu dans quel es- d’une compagnie? s’il représente. bois, 1 prit a été faite la loi de 1857. Il est plus que la somme nécessaire, c’est ar dit dans cette loi que le million.et de- |que les terres de la vallée du St. Mau:
t 20 mi, d’âcres de terre sera accordé detel-'rice augmenteraient de valeur et le sorte que après chaque étendue de | alors c'est un signe que ce chemin
s fo- dix milles de front sur vingt de pro-!produirait un grand bien et qu’il est 1 des fondeur donnée à la compagnie, une | indispensable qu'il soit construit par né étendue égale sera réservée au domai- | Pierre ou par Paul, par une compa: rerd ne public. Pourquoi cette condi‘ion ? |gnie où par le gouvernement, ” taux C’est que lu chambre comprenait par-| Voilà ce qhe nous dirions à nos mi: êres, faitement que la construction du che- nistres, #i nous pouvions être entem * que min de fer augmenterait la valeur des | du d’eux. Ég. | SHEAR rem terres et elle voulait que le gouverne-| Ou bien, nous leur dirions encore: de ment put en ponte autant que |faités comme nous, allez visiter les: con À la compagnie. ailleurs il faut tenir populations qui bordent le St. Maurice, s de | compte que sur ce million et demi |allez voir avec quelle hâte et quelle” nous . d’âcres de terre il s’en trouvera certai- | impatience elles attendent la constrne: auri- #. nement une portion considérable cou |truction du chemin de fer des Piles, e de. verte d’eau et une autre portion im-|et come nous vous reviendrez conerre, à propre à la culture, ce qui dimiauera | vaincu de sa nécessité. Ce chemin ést ront KN d’autant les revenus de La compagnie. |en quelque surié l'espoir suprême d’un res, Ù | Et l’on a dù voir dans la loi que tou- | grand nombre de colons. S'il devientun ront . tes les précautions sont prises pour que | jour évident que le gouvernement ré | Ja compagnie qui entreprendra la|fuse d’autoriser l'ouverture de’ cette: construction du chemin n’obtienne pas | voic ferrée, aassitôt ils abandonneront un seul pouce de terre tant qu’il ne se- leurs terres et s’en iront aux Etats: 5 ra pas complètement terminé à la sa [Unis. ls sont las d’être ainsi bloqués | si tisfaction du gouvernement. durant la plus grande partie de Paud Si les mimstres de notre gouverne-|née, tandis que les autre: districts de . cars ment no: disaient aussi qu’ils trou-|la province sont tous munis de che: vent ce million et demi d’âcres de |mins de fer qui activent leur cominer* ep terre trop élevé, nous leur dirions : ce et développent leur hs (ra pas ‘ Eh bien, coustuisez le chemin! Il s’agit, pour notre législature lea: mr vous-même, au nom de la province, le, de décider si elle veut Ph ve. mais, de grâce, consiruisez-le ; ne |colonisatien dans la vallée du St, prit | pt nous laissez pas languir plus long |rice ou bien si elle préfère voir l'Em
, 2 AA A QUE NDERE NE re 7 rm Aane-o— he bem ar Re ue +: = z PAST PIE ss — eve “, L tn sd Q :
gration aux Etats-Unis continuer dans
uñe p oportion plus considérable que Jamais.
ération, c’est une conviction bien formée en nous que le chemin des Piles est une question de vie on de
Mort pourla colonie du St. Maurice.}
Et c’est notre parlement pre vincialqui
va prononcer surson sort. Nous l’aver-
ticsons de la gravité de la sentence qu’il va rendre, afin qu’il £: puisse plaider ignorance. Nous avons dé-
montiè les titres que le district de
Trois-Rivières a sur le million et derni d’acres de terre et nous noùs sommes efforcé de prouver que le chemin de fer des Piles serait utile, non seulenent à la vallée du St. Maurice, mais à toute la province de Québec.
Il ne nous reste plus, en attendant le verdict de la législature, qu’à repousser les objections que nous n’avons pu prévoir et qui pourraient être soulevées par les rares aûversaires de cette œuvre nationale et politique.
Au moment où l’on annonce la réunion prochaine de nos chambres provinciales, nous avons cru qu’il serait bon de soumettre ces nppréciations à nos députés &1 1 publicen général.
Et maintenaui, :: l'un nous perinet de faire une su 2ts1i00, nous dirons qu’il ust de la plu: haute importance pour
notre distric: de nontrer qu’'iltient à cette entreprise, }! 4 10 ioyen constitutionnél d’insister directcinent pour obtenir justice. Qui signe des pétitions en irasse et qui lv: cnvoie à Québec- Que chaque :0 1e chaque parois-
se s’en mél: octivoucnt de telle soie que les pétii '…1s soient couvertes de signatures ei nur: jarlement ne pourra résister à uue pareille manifestation.
Que la ville commence et qu’elle don. .
ne aux campagnes un exemple digne
Car nous le disons, sans exa-| d’être suivi.
nes en mt
L'Onjection principale.
Si nous ne nous abusons, nous avons parfaitement établi la légalité de nos réclamations au suist du chemiu de
| fer des Piles ; nous avons démontré,
par des citations empruntées au Statut, que la loi de 1857 avait bien réellement pour but d’accorder un million et demi d’acres de terre et que ce million et demi d’acres de terre étaient bien réellement appropriés au cheinia des Piles. Nous croyons aussi n’avoir plus besoin d’insister sur le fait que, comme entreprise nationale et comme mesure d’intérêt local, la construction de ce chemin est grandement désirabte.
… Personne n’osera plus prétendre, espérons le, que le million et demi d’a.
cres de terre avaient été dans le principe donnés pour le chemin de fer des Piles et le chemin de fer dela Rive- Nord. Ilsuffit de lire la loi de 1857 pour se convaincre du contraire. Îl est vrai que depuis 1858 les deux compagnies sont fusionnées, mais si cette fusion entrave aujourd’hui notre liberté d'action, clle ne change rien au caractère primitif de l’appropriation qui
était faite uniquement pour la premiè-
re de ces entreprises. C’est pourquoi nous souhaitons qu’on fasse revivre dans leur intégrité les droits et priviléges concédés par la charte de 1857.
Mais il s’est trouvé, parait-il, parmi les membres du comité des chemins de fer, un député qui‘aurait dit : ‘* si ‘ancien parlement du Canada-uni a
avons
e nos iu de Dntré, tatut, éelleillion e milaient emnia ’avoir que, omme iction ésira-
re, eÿli d’a.
priner des Rive- Il est mpacette liberu ca- A qui emiès rquoi vivre iviléarmi mins «6 si ni a
sm Ÿf —
appartient de les corriger.” Quelques | vendre.est-elle relativement petite, Les journaux, à l’époque de la dernière | ots ainsi pourvus, à même la caisse session de notre législature provincia- | publique, d’uñe bonne voie de commu le ont aussi prétendu que donner un:cation, se’ vendent tr2nte cents l’âcre
million et demi d’acres de terre pour | avec des délais.
la construction du chemin de f:r desi C'est là un fait que tout homme de
Piles serait commettre une injustice, [bonne volonté peut constater comme un vol au détriment du trésur public. | nous en jetant un coup d’œil sur les Des naïfs ont été jusqu’à dire que la | rapports des agenis domaine puconstruction du chemin ne eoûterait :blic. |
pas plus que #1,500,000 et que les ter-} Outre les travaux nécessités pour
res raçporteraient au moins le double, | l’ouverture des chemins, il faut tenir.
ee qui laisse une marge éncrme pour | compte des lots de nrontagne et des les entrepreneurs et les spécalateurs. | lots couverts d’eau qui se vendent au
En fixant à #1,500,000 le cout du | rabais ou qui ne se vendent pas du chemin des Piles on n’est peut-être tout. Quand on songe que dansla valpas trop loin de la vérité, mais on s’a- | lée du St. Maurice les lace etles rivièbuse évidemment sur la valeur des res couvrent prés d’un tiers du sol et
terres. On ie comprendra aisément | que des montaghes arides le traversent
en raisonnant un peu froidement. en plusieurs endroits on comprend qu’- Chas-ons d’abord ce fantôme de la spé- | il soit nécessaire d’en tenircompte dans culation qui trouble l’esprit à tant de | des calculs comme ceux que provoqué: tnondé. Laissons aux enfants ces la presente discussion. frayeurs puériles et comme des hom-| Cependant, afin de ne pas complimes pratiques voyons un peu quels sont | quer hotre raisonnement, ne disons rien les faits que nous avons à considérer. |de ces déductious, et nous verrons La vallée du St. Maurice renferme | qu’un million et demi d’acres de terre douze à quinze millions d’âcres de | vendus aux conditions d’aprèslesquelterres. Nous demandons que confor-| les le gouvernement est heureux de méinent à la loi de 1857 un million et | vendre aujourd’hui, ne feraient touäemi soit approprié pour les fins d’une | jours que 1,500,000 trente cents, soit entreprise qui contribuera puissam-|@450,000. Que les amateurs de chif: ment, on le reconnait, au développe- | fres fassent maintenant les déduetions ment de cette immense vallée. que nous avons indiquées et l’on ver- Quel est aujourd’hui le prix ordinai- | ra ce qu’il restera.
te des terres ? Au-dessus des paroisses | Mais ajoute-t-on, et l’on croit avoir
déjà formées, les terres n’ont pour ain- trouvé uu argument iniésistible, ‘‘ les sidire aucune valeur ; sauf dans le terres croitront en valeur.” Coux qui voisinage immédiat de la colonisation | parlent ainsi ne se doatent-ils pas qu’ils of né trouverait pas un spéculateur |plaident notre cause ? Plus on nous
qui voulut en douner dix cents de PA: | dira que les terres augmenteront de. cre, Pour vendre ses terres incultes | prix et plus nous aurons raison de ré:
le gouvernement est obligé d'y faire | péter qu’une entreprise appelée à prodes chemins, d’y construire des ponts, |duire une telle augmentation dans la
fait de mauvaises lois, c’està fous qu’il |et encore la quantité qu'il parvient à
valeur de la propriété est une entreprise utile à ja richesse nationale st né- .‘cessaire à notre avancement local.
{faut bien remarquer d’ailleurs qne si les terres:croissent ainsi-en valeur la Compagnie en possession de ce million et demi d’âcres ne::sera pas seule à | profiter decet avantage. Le gouver- * nement sera de moitié dans cette spé- . Gulation préparée aux risques de sim- :. ples particuliers. La loi de 1857 dé- Crète que les lots de la compaguie, de dix milles de front sur ‘vingt de profondeur, alterneront avec une égale étendue laissée au demaine public.
Aiosi lesiterres de la compagnie ne pourront pas augmenter de valeur sans que les terres du gouvernement augtentent dans la même proportion.
Nous necontestons pas cetteaugmen-
. tation ; nous y cro. ons au contraire et
! w’est pourquoi nous maintenons que la
" province de Québec, en oonsentant à
’appropriation demandée, bien loin de
slappauvrir, ferait un placement avantageux et remunératif.
Pour la même raison, nous n’admettans pas qu’on vienne mous parler de la pauvreté de notre province, dela né- D. ecesité de lui conserver toutes ses rour- HN ces de revenu. Mais à quoi sert au
gouvernement de déienir d'immenses étendues de ‘terre qu’il ne vend pas æt qu’il re pourrait vendre que dans un : venir très -éloigné ? A quoi bou ces richesses inproductives ? Ne vaut-il pas mieux qu’il en abandonue une partie afm de vendre le reste plus tôt et plus cher? C’est là de da sagesse la plus vulgaire et de l’éconounie politique élémentaire,
laura
Le Bois vs. le Fer
Il me se rencontre plus un seul homme qui ose. parler ‘contre. le chemin des Piles, qui ait l’audace de nier les immaenses avantages qui: en résulteraient pour le pays en général et pour noire distriet en particulier.
Seulement il, se trouve quelques per.
sonnes qui manifestent leur préférence pour un chemin à lisses de bois contre
jan chemin de fer. Les partisans du chemin à li-ses de bois se divisent en deux catégories. Il # a d’abord ceux qui se prétendent em faveur d’un chemin de bois, afin de mieux donner le croc-en-jsmbe à la grande entreprise que réclame l'opinion publique de notre district et qu’ils n’ont pas la franchise de combattre ouvertement. A ces adversaires cachés de nos vyérita:
bles intérêts locaux et nationaux,
{ nous n'avons absolument rien à dire, il est'inutile de ‘chercher à modifier Jeur opinion. Du moment qu’ils n’osent avouer sincèrement leurs objections
| on ae peut espérer les réfuter.
Mais il y a aussi, parmi les partisans du chemia de bois, ceux qui ont été éblouis par les relations couleur de rose de M. Hemming et d’une partie de la presse, ou qui croient qu’il sera beaucoup plus facile d'obtenir du gouvernement une gratification en terres iscuites pour un chemin de bois que pour un chemin de fer.
Nous respectons toutes les opinions sincères et nous n’avons rien à dire contre ceux qui mettent toute leur confiance dans un chemin de bois de prférence à un chemin de fer.
Il faudrait, du reste, un homme qui it fait des Ctades spécia'es pour
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