‹ Le chemin de fer des Piles [microforme]Chapitre 2 sur 2 · SE A · texte numérisé non relu

SE A

traiter avec antorité uge quesiion de de bois. qui: va, de Jolieite à Lano- :

cetie nature. Or, nous avuuons que raie... Demandez aux intéressés rer

nous ne connaissons les chemirs de;:qu’il vant.. Durant l'hiver d’abord, .

chambre provinciale, a fait récemment | pas ; nous estimons qu’il nous fautun: un voyage aux Etats-Unis dans Le but chemin qui.serve à tranporter les voya="

de visiterle Clifion Road, un chemin geurs et les articles de commerce, …

à lisses de bois qu’une association de |un.chemin qui fonctionne l’hiver com* capitalistes a fait construire pour l’ex-|me l'été. Ceux qui connaissent. la” ploitation «l’une mine. Le rapport de | quantité de voitures qui montent snx" M. Hermming, publié dans les jour- | Piles tous les jours savent fort biem, paux, a allumé un enthousiasme quiiqu'il y aura dequoi alimenter un, dure encore, Ce qui a particulière |chemin de fer. Le commerce est.en* ment séduit le lecteur, croyons-nous, |core, plus actif durant la saison d'hiver e’est le bon marché de ces chemins|que durant celle d’été.. Les commer: A l'instant, toutes les municipalités çanis de bois, tran-portent pour un un peu avides de progrès ont songé à montant. considérable de provisions! se munir d’un chemin de bois pour se grains, fourrages, pour l’usag: : dest methe en communication avec les vil- chantiers... IL ÿ a de. plos la compagnie les ou avec les grandes lignes de che- | de la Baie d'Hudson qni eruploie, une: mins de.fer. Une quinzaine de pro: douzaine de voitures tout l’hiver pour jets sont sur le tapis. charroyer dans le haut du St; Maurice Nous ne pouvons nous rendre comp-|les provisions de ses traitantsetsès ar: te de cet engouement ; nous. croyons |ticles de commerce. :C'est un item que ce beau feu s’éteindra eomune un |qui vaut la peine qu’on en fassc.men: {eu de paille. tion. Li Les chemins à lis#æs de bois ne sont| Um chemin qui ne fouctionnerait pa pas d'invention récente ; i:# ont même | l'hiver ne remplirait donc null:ren précédé les chemins de fer. L’Angle-|le but que nous nous proposons, n’au terre en possède encore plusieurs, |rait. pas Patilité que nous. en atten mais ils ne servent, la éomme aux dons. Il faudrait donc, avant de com Etats-Unis, que pour l'exploitation |mencer ici, à nos risques et périls,:une des mines de charbon ou des mines expérience douteuse, «’assurer que le de fer. Jamais on ne les emploie com- |eh-mins à lisses de bois peuvent mar me voie de, transport pour les voya-|cher, hiver comme été, dans nosrégion geurs, où le froid etteint souvent trente dé En Canada, nous avons le chemin 'gres et où la neige s’'lève jusqn!

Fe:

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précautions de ma nière à ne pas abou- ‘tir à un fiasco ?

Nous avons entendu pen de “à | pm compétentes exprimer J’opiion que le bois, sous une température trèr-froide, serait incapable de supportér le poids et le roulement des wagoss.

"Il y a aussi une autre objection que œous pouvons présenter sous une Îorme plus pozitive. Ilest naturel que ‘mous songions à faire communiquer de chemin des Piles avec l’embran- ‘ chement d’Arthabaska et la ligne du Gtand-Tronc qui nous mettrait en re- Jation directe avec toutes les voies fer- ées de l’Amérique du Nord. Sur l’emranchement d'Ottawa à Prescott, par exemple, les convois qui viennent de In capitale fédérale traversentle Saint- ‘Laurent sans transbordement, sur des “bateaux adaptés spécialement à cet objet. À Ogdensbourg, ils reprennent les lignes américaines pour aller à un marché quelconque des Etats-Unis.

"Grâce à cet arrangement, des retards 1! et des dépenses considérables sont NP Mépargnés aux négociants et ilen résul.

il" ‘te des avantages que les hommes d’af-

fl faires de notre district ne peuvent Ilffmanquer d'apprécier. Un chemin à (l ‘lisses de bois cr priverait de ces If evantages, car les wagons ne sont pas D inbrses, leur Inrgeur diffère, et ils ill ne pourraient s’adupter également à le de bois et à la lisse de fer.

("5 Depuis combien de temps songe-t-on . DURE

quatre et cinq pieds d'épaisseur. Nous à substituer un chemin de bois au

‘n’affirmons pas qieces obstacles soiént chemin de fer des Piles? Depuis * insarmontsbles ; seulement nous avons quelques mois, depuis quelques se- ‘doutes et nous n'avons ‘rién' vu maïines à p+ine. Avant la lettre de ad présent qui soit de: nature à M. Hemming, noùs étions unanimes di res doutes. Avant de tenter |à réclamer la construction d’un chemin une entreprise aussi couteuse, ne se- | de fer. Les deux représentants de noraitil pas raisonnable dé prendre nos

tre cité, M. MeDougall et M. Dumoulin, ont promis avec une égale force de travailler : pour la: construction du chemin de fer des Piles. R

Dans son adresse aux électeurs, M.

McDougall écrivait le 8 octobre 1868 :

‘, Sur toutes les questions d’améliorations locales, je serai activement dévoué aux intérôts du district ; et .sans entrer dans le ‘détail des améliorations maintenant projetées, je puis dire que je supporterai la construction du chemin de rer des Piles pour relier les eaux navigables du St. Maurice avec le fleuve St. Laurent afin d'ouvrir plus efficacement au commerce et à la colonisation le vaste, et riche territoire du St. Maurice.”

Le lendemain, 9 octobre, M. Dumoulin écrivait à son tour, dans son adresse aux électeurs :

# ‘Une des entreprises que je considère de la plus grande importance pour l’avanc ement de la ville de Trois-Rivières, c’est la construction du chemin de rer des Piles. L'avenir de notre localité repose sur le défriche-

ment et la colonisation de la vallée du £t..

Maurice à laquelle il est grandement temps que l’on songe. Quand nous aurons dans cette vallée de nombreuses paroisses exploitant le sol, profitant de-ses richesses, usant des agents naturels de production qu’elles présentent aux capitalistes, la ville des Trois-Rivières sera un marché considérable qui attirera non seulement l’attention du pays, mais même celle de l'étranger.

“ Le chemin de fer d’Arthabaska et le chemin de rer des Piles seront comme deux ailes ere qui permettront à la deuxième ville du Canada par son antiquité, de e son essor vers le progrès et de sortir de l'état

On le voit, il n’était pas alors ques-|tiendrons la position que nou tion d’un chemin de bois, on ne par-| prise, de concert avec l’immense r lait que d’an chemin de fer. Nos dé-| jorité de notre population. Cette putés avaient très-bien saisi le senti-|sition est forte, inattaorable, parcs. ment de leurs «lecteurs dans les pro- qe nous défendons une entrepr messes qu’ils faisaient à la veille de | dont la grande utilité est inconte:

leur élection. ble et incontestée et parce que nous Il nous semble que rien depuis cette | nous appuyons sur une ancience lot

époque n’a pu chaager les sentiments | du pariement canadien. S’ecarter

de la population trifluvienne. cette position ce serait affaiblir une En tous cas, notre opinion est restée | cause dont nous devons désirer le suc-

la même, Tant que nons ne serons | cès et mettre en péril une entreprise

‘pas mieux éclairés sur la possibilité : qui nous est chère, ;

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