AVANT- PROPOS
APPELONS quelques dates. Rien ne proclame avec plus d'éloquence l'activité, l'énergie et la volonté avec lesquelles, à travers mille obstacles, a été menée l'entreprise du Congo.
1878, 25 novembre. Fondation du Comité d'études du haut
Congo, à Bruxelles.
La flottille de l'expédition, sous le commandement de Stanley, quitte Banana et remonte le Congo.
Fondation de Vivi.
Le premier bateau à vapeur, XEn Avant, est lancé sur le Stanley-Pool.
Fondation de la station des Stanley- Falls, par Stanley.
Fondation de la station de Loulonabourg, parWissmann.
Signature de l'acte général de la conférence de Berlin. L'Association internationale du Congo est reconnue « puissance souveraine »
par les quatorze États signataires.
Les Chambres belges autorisent le roi Léopold à prendre le titre de chef du nouvel Etat.
Le Roi proclame la constitution de YÉtat indépendant du Congo et annonce aux puissances son avènement à la souveraineté. 1886, 27 décembre. Fondation de la Compagnie du Congo
pour le commerce et l'industrie.
1879, 21 août.
1880, janvier.
1881, décembre.
1883, décembre.
1884, novembre.
1885, 26 février.
— 30 avril.
— 29 mai.
4887, février. Le D*" Junker confirme l'existence, à
travers l'État du Congo, de la route fluviale Oubangi-Ouellé menant au Soudan égyptien.
Il y a un an et demi, nous terminions par les lignes suivantes notre volume sur Le Congo au point de vue économique :
« Le jour où la flottille du Comité d'études a quitté le port de Banana, remontant le fleuve, a marqué la première grande étape de l'entreprise. Le lancement de YFn Avant sur les eaux du Stanley-Pool en a été la deuxième.
« Quand viendra la troisième?
« Le jour où le premier train de marchandises européennes, pavoisé aux drapeaux de toutes les nations civilisées, entrera dans la station de Léopoldville, ce jour-là, l'œuvre du roi des Belges aura reçu son fleuron terminal. »
La Compagnie du Congo pour le commerce et V industrie, qui vient de se fonder à Bruxelles, a pour objet principal l'étude et la construction du chemin de fer du Congo. D'ici à quelques mois, ses ingénieurs seront sur le terrain pour l'étude du tracé.
Il est probable que dans cinq ou six ans on pourra, à Bruxelles, prendre son ticket — aller et retour — pour Léopoldville.