‹ Le chemin de fer du Lac Saint Jean [microforme]Chapitre 19 sur 47 · MAISON DE PENSION DANS LA FORÊT · texte numérisé non relu

MAISON DE PENSION DANS LA FORÊT

Mais la maison de St. Onge ne pouvait plus suflire à loger les employés du chemin de fer, les nombreux travailleurs et les voyageurs même qui commençaient à populariser la ligne. Il s’établit donc en face de la sienne une autre maison, mais celle-ci beaucoup plus spacieuse, comprenant de grandes pièces, deux ou trois chambrettes privées pour les dames de passage, et un véritable dortoir, contenant une demi-douzaïne de lits, sur lesquels on ne pouvait s’allonger sans pendre de toutes ses jambes en dehors, ni se retourner sans dégringoler de son long sur le plancher, dont les madriers laissaient er ‘re eux des intervalles d’un demi-pouce, par lesquels on pouvait voir

ou être vu à discrétion, Une cloison, absolument semblable au plancher, séparait le dortoir des autres parties de la maison, en sorte que les gens quelque peu gênés préféraient s'étendre tant bien que mal dans la grande pièce du bas, qui était tout ce que l’on veut, un vestibule, une cuisine, ou enfin une salle d’attente ou de réunion pour les passants et les journaliers, et dont on aurait pu au besoin faire une salle de conférences.

Depuis plusieurs années maintenant cette ébauche d’auberge forestière a été détruite par le feu et, en face, s’est élevée une très jolie et très coquette petite station, la première qui ait été construite sur la ligne et quia servi de type à toutes celles qui l’ont été par la suite.

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