‹ Le chemin de fer du Lac Saint Jean [microforme]Chapitre 20 sur 47 · PROMENADE MATINALE · texte numérisé non relu

PROMENADE MATINALE

Le lendemain, je m’éveillai À l’heure où la nature, encore engourdie, s’entr’ouvre avec effort aux premiers rayons du soleil d'automne. Une légère dentelle blanche,

comme un voile de gaze qu'aucun souffle n’agite, couvrait le sol dureci.

Je sortis, je marchaïi d’abord quelque temps au hasard, puis j'entrai dans l’usine pour voir travailler les machines qui réparent le matériel roulant ; je fis semblant d'y comprendre quelque chose, puis, sortant de nouveau, je me dirigeai successivement vers plusieurs log-houses où je

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fis parler les colons, et surtout leurs tendres épouses qui, jusqu’au fond des bois, ont la langue plus déliée que le sexe qu'on appelle laid, par pure antithèse,

Partout j’entendis les mêmes plaintes contre le gouvernement. Cela est de rigueur, du reste, Tous les colons, de tous les temps, se plaignent de l’administration publique. Les gouvernements sont faits pour être critiqués quand même et pour mécontenter tout le monde. Si tout le monde était content, il n’y aurait pas de gouvernements.

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