NA DER
Il était un peu plus de cinq heures du matin quand nous laissimes le Windsor pour continuer notre route. Mais il convient, avant d’aller plus loin, de donner au lecteur quelque notion topographique des lieux qu’il parcourt avec nous, pour lui épargner de se poser à chaque instant des points d'interrogation et d’avancer toujours, en ouvrant inutilement des yeux démesurés.
La rivière Batiscan, que le chemin de fer traverse pour la première fois, en face du Windsor, prend sa source sous le 47°, 46 de latitude, à la ligne de faîte qui sépare les eaux courant vers le lac Saint-Jean, de celles qui tombent dans notre grand fleuve.
Après une course de quelques milles, la Batiscan entre
du Lac Saint-Ÿean 55
dans le lac Edouard, en resort quatre à cinq milles plus bas et descend tout le long de l’île du lac Edouard: Le) ?
jusqu’à ce qu’elle reçoive les eaux de la rivière Jeannotte, qui a longé la rive opposée de l’île, à partir dela décharge du luc. C’est donc, à proprement parler, le cours de ces deux rivières qui forme l’île du lac Edouard, en y ajoutant cette partie du lac qui s'étend depuis la sortie de la Batiscan jusqu’à la décharge du lac dans la rivière , 5 Jeannotte. Iîle, comme nous venons de le voir, a une longueur de vingt-six milles; sa largeur extrème est de (=) D ) Le] huit milles. Quant au lac, il a quinze milles de longueur ; l 5 sur une largeur maxima de deux milles et demi.
Au milieu du lac se trouve l’île Belisle, d’une longueur de deux milles environ, ainsi que d’autres petits ilôts ; mais si le lac lui-même contient des îles, en revanche l’île du lac renferme à son tour d’autres lacs, tels que le lac Rognon, le lac Long, le lac du Centre... tous renommés pour l’abondance et la taille de leurs truites.
La station Beaudet, que nous venons de laisser, est à une distance de 86 milles de Québec et se trouve juste en face du lac du Centre, dans l’île du lac Edouard. Le site qu'elle occupe est un des plus pittoresques et des plus séduisants qu'il y ait dans notre pays, pourtant si fécond en beautés naturelles ; j'ose prédire qu'avant longtemps, il y aura là invasion de touristes, de pêcheurs et de familles désireuses de passer un mois ou deux au sein de la véritable nature, loin des exigences, de l’ennui bruyant, des plaisirs
forcés et de toute cette gêne soi-disant sans façon, qui ont rendu nos stations d’eau À peu près insupportables. Mais onn’y verra pas de chasseurs. Chose étrange ! Dans cette région, qui s'étend jusqu’au lac Bouchette, quinze milles en deça du lac Saint-Jean, il y a en quantité des fauves, des caribous, des martes, des visons, ..,; mais on n’y voit jamais un seul gibier À plumes, on n’y trouve ni une fleur ni un fruit sauvages ; en revanche, les corbeaux, les pique-bois, les moineaux et les meat-birds ? y sont nombreux, surtout ceux-ci, espèce d'oiseaux gros comme des grives, engeance gloutonne, qui se tient toujours dans le voisinage des chantiers pour dévorer les rebuts de
viande qu’on y jette.
Nous allons parcourir assez prestement, à travers l’île, les dix à douze milles qui nous séparent de l'extrémité inférieure du lac Edouard, puis nous côtoierons le lac luimême jusqu'au bout de la ligne, tout en le perdant souvent de vue, mais en y revenant aussitôt, tant les courbes, nombreuses et brusques, le dérobent et le laissent apercevoir tour à tour par échappées, et multiplient en quelques instants les aspects indéfiniment variés du paysage. Nous allons traverser encore trois fois la Batiscan : elle est sortie toute petite du lac, comme un ruisseau timide, fuyant À travers les arbrisseaux naïns, les gros cailloux, les troncs
Lo
n D bn à, Yon DORA PTTERUM |
LA
HO Poux OT Et uit es tt RAT bai 1 ‘disant “it Tuto qui ont
rendu tros etations d'en à pus pbès ineupportables, Mais
on n'y verra pus de 6 bite Choss étrange ! Dans cutte région, qui otre bye Ganichetie, quinze milles en duen du ni” ty Yi ch srantité des fauves, des vus | din, ihfis ON y Vail pe le hip vote gen à pts ù N'y rouve fil une tlone ee tn tegait antvages 5 eh revanche, ke corbeaux, ls piétons, Tes moinimux 04 lus métis y sont :
héubreux, surtout coux4i, copbec loreaux gro comm vx FM LANEER LL PA EN (h gloutonne, qui ÊTRE tient toujours dus le voisinage des chantiers pour dévorer lés rebuts de
viande qu'on y jette,
Nous alla partwenir Ansoz prostotmmout, à travors l'ile, les dix À douse haslox qui nous séparent de lextivimité iuférioure du fac Edonurd, puis nons côtoicrons le lac uimême jusqu'au bout de fa ligne, tout eu le perdant souvent de vue, mais en y revenant aussilôt, tant Les courbes, nombreuses et brusqnes, le dérobent ot le luiseent apercevoit tour à four par échappées, et multiplient vs quelques inatants lus aspects indélinimeut variés du paysage, Nous allons traverser encore trois fois la Batiseun + elle post sortie toute petite du la, comme uu rnisseau timide, favant à
travers les arbrisswaux nains, les gros callioux, les troncs
LAC EPOUARD.
4 rio
< L : 12 Hi ea A D RE |
er rs % y ser Mure ie "ii an AA
’ " ji »
: ' PH Eu L LTÉE | Gi TA UMP ne ® ( ” (APN pal Ver de) L : li Une y MEL ALLOET 4 NUE:
Î {y MAN E PCM G "1 h : m ( [IN TAN 7” y 19 y \ | TEL ON mn: À r. ar DOUN 110 à Li L à l PONius< i 4 :
: 1 . en : 11 «fi VR 1° - | (JR Ti “ Û 7 , Tr A ( DNA r h 1 TLTDLEX (0 CR 4 (| k ei : 0 DL ! CCATON je # ? 1 ï : L ol nr OU | L j \ * ' Ê # = ÉC - Tr - | : ô | 1 5 : u LR L ; : { . TT) l ' (EL ( CRI ‘ { 5 | à : [ Ê ù | 3 ' re | :
. | nm :
| La) re ‘ y L: ! L ! . VT 5 #) : nl ÿ : + i n Ù 21 ; CRT ô ( & :
(Déc “nf ; - = Ü | sl] de ; 0 e :! ; : \ ' - ù