COMMERCE DES GRANDS LACS
D'unnéé en année la région propre à la culture des céréales s'étend de plus en plus vers le nord. Le Dakota, le Minnesota, le Nebraska et le Manitoba produisent aujourd'hui d'immenses quantités de blé pour lesquelles le débouché le plus voisin est Duluth, à la tête du lac Supérieur, Entre Doluth et Parry Sound il v a six cent cinquante milles de navigation laeustre, pour des vaisseaux d'un tonnage beaneonp plus eonsidérable que eenx
qui vont à Boffalo où qui passent par le canal Welland,
De ee seul ehef les frais de transport «ec trouvent être de beaucoup moins élevés que par voie ferrée continue, où par eau et voie ferrée alternativement, comme «ur la route de Buffalo et de New-York, la distance se trouvant abrégée considérablement et le tonnage des vaisseaux
maintenu À son maximum. g
Le commerec qui se fait sur le lac Supérieur atteint déjà des proportions colossales, On a fait un relevé officiel de près de dix millions de tonnes passant par le sault Sainte-Marie, ce qui équivaut À dix fois tout le tonnage océanique du port de Montréal. Si à ce chiffre énorme nous ajontons le tonnage qui passe par le laë Michigan, par Chicagoet par Milwaukee, et qui est deux fois plus élevé que celui du lac Supérieur, nous verrons que si la nouvelle route de Parry Sound, si courte et «i économique comparativement, pouvait faire prendre à
du Lac Saint-Ÿean 79
une fraction seulement de ce prodigieux trafic une direction nouvelle, elle apporteruit à la voie du Saint-Laurent un tel développement ecommereial que tout le mouvement d'expédition, des deux ports de Québec et de Montréal réunis, ne serait rien en comparaison de ce que lon
verrait alors sur notre grand fleuve, !
Ramenons maintenant nos regards sur le théâtre des opérations qui nous intéressent le plus particulièrement, sur celui q'i est à proximité de nous, le plus à notre portée, et nous allons voir là encore combien de progrès accomplis et quelles espérances on peut, sans s’exalter,
concevoir pour l’avenir de la ligne du Grand-Nord,