‹ Le chemin de fer du Lac Saint Jean [microforme]Chapitre 33 sur 47 · THÉORIE DE DA COLONISATION · texte numérisé non relu

THÉORIE DE DA COLONISATION

La construction d’une voie ferrée comme celle du Grand Nord n’est pas une de ces entreprises de pur lucre

et de compétition commerciale comme il en naît tous les

1—Pris dans son ensemble, le commerce qui se fait sur les cinq grands lacs réunis du continent nord-américain est de deux à trois fois plus grand que celui de tous les ports maritimes des Etats- Uuis, et dépasse de trois millions de ténacs cclui des ports de Londres et de Liverpool.

jours dans le cerveau des spéculateurs américains. C’est, sous des apparences très modestes, une conception colossale, dont nul ne peut calculer les résultats, parce que l'établissement de la plus vaste portion de notre territoire et Pavenir de toute une nationalité s'y confondent,— C'est le nord, en somme, qui est le fondement et la charpente osseuse de uotre superbe provinee. De ce côté-Hà, le domaine bas-canadien est illimité ; il ne s'arrête qu'à la zone farouche où toute végétation devient impossible, et, avant d'y parvenir, il faut franchir plusieurs centaines de milles d’une contrée presque déserte encore, mais dont les deux-tiers au moins peuvent donner à lhomme

généreusement en récompense de ses efforts.

Page 1