‹ Le chemin de fer du Lac Saint Jean [microforme]Chapitre 47 sur 47 · AR AE · texte numérisé non relu

AR AE

La destinée et les événements ont singulièrement retardé jusqu'ici les progrès et la prospérité que semblait être en droit d'attendre un établissement comme celui de Ia Tuqne. Placé à la tête de la navigation, entouré d’un pays fertile, servant d’intermédiaire au commerce de la compagnie de la Baie d'Hudson avec les Trois-Rivières, À portée de communications faciles et assez rapprochées avec le Lac Saint-Jean par la rivière Croche, pourvu d’un incomparable pouvoir hydraulique et de grandes estacades pour retenir le bois de commerce amené parles tributaires du Saint-Maurice, le poste de La Tuque pouvait légitimement s'attendre À un rapide développement, à sa rapide transformation en une cité florissante. Malheureusement, l'abandon de la ligne de bateaux à vapeur, établie autrefois par la compagnie Norcross et Phillips, et l’abolition de la station des estacades du gouvernement, effectuée il y a quelques années, ont porté un coup fatal À &es espérances aisément réalisables.

Cependant, il y a tout lieu de croire qu’un avenir prochain accomplira ce que des circonstonces imprévues ont simplement entravé. (Grâce au rétablissement de communications régulières par bateaux à vapeur et à la divulgation de plus en plus grande des avantages et des ressources que possède le territoire du Saint-Maurice,

RE PEN RC A TN A 116 Le chemin de fer

ane ner een meme Re RES

nous pourrons contempler, avant la fin du siècle actuel, sur le parcours de cet impétueux tributaire du Saint- Laurent, des établissements populeux et prospères dans tous les endroits où l’industrie, le commerce ou la colonisation auront quelque chance de trouver un champ profitable, un libre développement.

}, 144 A ÉRRRT ep y l

pes

Page 1