‹ Le chemin de fer du Lac Saint Jean [microforme]Chapitre 6 sur 47 · FORMATION DE LA COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER · texte numérisé non relu

FORMATION DE LA COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER

I faut ici que le lecteur sc reporte quelque peu en arrière s’il veut savoir combien furent difliciles les commencements, combien pénibles les étapes successives d’une entreprise que nous considérons comme la plus féconde de toutes celles qui aient été conçues pour la province de Québec, depuis un demi-siècle, et comme portant en elle d’incalculables résultats. La construction du chemin de fer du Lac Saint-Jean est une époque dans notre existence coloniale ; elle a été le point de départ d’un déploiement dont on peut suivre jour par jour le progrès ; elle a été l’idée-mère de projets grandioses dont quelques-uns sont dès maintenant en pleine voie d'exécution, et l’on peut dire d’elle qu'avec ses développements futurs elle a, pour la province de Québec, province aussi vaste qu’un grand

Etat du vieux monde, une importance au moins aussi grande que celle du chemin de fer du Pacifique pour le Dominion tout entier.

Il y a déjà quarante ans passés, en 1854, quelques personnes jetaient les bases d’une compagnie ayant pour objet de construire une voie ferrée allant de la capitale à la rivière Sainte-Anne, et devant être prolongée ensuite jusqu’au lac Saint-Jean. Mais cette compagnie ne réussit guère qu’à faire faire quelques explorations. En 1868, la question fut ramenée sur le tapis, et en 1869, la ‘“ Compagnie du chemin de fer de Québec et Gosford ” recevait de l’Assemblée Législative l'autorisation de construire une ligne de Québec au township Gosford, distance de vingt-six milles, en suivant la direction nécessaire pour atteindre le lac Saint-Jean, dans un avenir quelconque. Elle recevait en outre, de la même Assemblée Législative, une subvention de 1750 dollars par mille ; la ville de Québec, de son côté, prenait pour dix mille dollars de “stock”, et des souscriptions privées étaient ouvertes !

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