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quel est le Canadien qui s’opposerait à ce qu’on y fasse des améliorations ? Qui songe même :u revenu que peuvent produire les péages des navires qui le fréquentent ?
C'est simplement un moyen d'attirer les navires du plus fort tonnage des lacs de l'Ouest dans le lac Ontario, et de permettre au Canada de faire concurrence aux Etats Unis pour l'expédition du grain en Europe. Rien west plus injuste que de parler de la dette contractée pour ces travaux, Comme si elle se renouvelait chaque année. L’honorable monsieur aurait dû parler franchement de la dette, qui, dit-il, s’est élevée de $77,706,000 en 1871, à $147.485,070 en 1879, ou de 89 pour cent environ.
Puis :l compare cette dette avec celles des Etats européens qui ont été contractées non pour des améliorations, mais pour des armements et des guerres destructives. Mais malgré cette augmentation, il n’en est pas moins vrai qu'on Calcule une dette d’après l'intérêt annuel qu'elle oblige à payer. Or, la vérité est que si notre dette a augmenté de 89 pour cent, l'intérêt annuel n’a augmenté que de 40 pour cent.
M. BLAKE: C'est ce que j'ai dit.
M. WHITE: Oui; mais l'honorable monsieur a mis tant d'emphase dans sa déclaration, que ce détail important n’a pas été remarqué. Tel est l'état des choses relativement à notre dette dont l'honorable monsieur a tant parlé.
Dans l'intérêt du pays, il n’était pas nécessaire, ce me semble, de tant parler de la grande augmentation de la dette, pour l'avantage des personnes qui veulent profiter de ce fait ; il n’était pas besoin de parler pour ceux qui suivent ce débat et utiliseront les paroles de l'honorable monsieur au détriment du pays, en Angleterre et dans toute l'Europe ; il m’était pas besoin de parler de l'augmentation de la dette de manière à en donner une fausse idée. Dans cette augmentation, il y à $14,000,000 des dettes des provinces assumées par le gouvernement fédéral. Ce n’est pas là une augmentation, mais un transfert de dette.
SIR RICHARD J. CARTWRIGHT : C’est là une erreur.
M. WHITE : L’honorable monsieur n’admet-il pas ce point de vue ?
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Sir RICHARD J. CARTWRIGHT : Certainement non.
M. WHITE : Je crois avoir raison; l'honorable monsieur ne saurait prétendre que les dettes des provinces, assumées par le gouvernement fédéral, constituent un surcroît de charges pour le peuple; c’est un simple transtert d'obligations, et les taxes sont payées par les mêmes contribuables.
L'honorable monsieur a parlé ensuite des dépenses annuelles du Canada qui représentent 86.69 par tête, tandis que les Etats-Unis ne dépensent que $6.13 par tête. Or, quelle est la vérité au sujet de nos dépenses? Il est bon que notre position relativement aux Etats-Unis soit bien comprise, puisque les honorables messieurs de la gauche ne semblent avoir qu’une chose au cœur : persuader aux émigrants qu’ils font bien mieux de s'établir aux Etats-Unis qu'au Canada.
L’honorable monsieur a parlé de la rapide réduction de la dette qui, heureusement, a lieu aux Etats-Unis, parce qu’il est bon que toutes les sociétés libres soient taxées aussi légèrement que possible. Mais l’honorcble monsieur n'aurait pas dû perdre de vue que les dépenses de la Confédération canadienne comprennent, en pratique, celles des provinces, et que l’item des subventions aux provinces doit toujours être considéré comme faisant partie des dépenses du Canada.
Quelles sont les dettes des Etats, individuellement, aux Etats-Unis ? Quelles sont les dettes, en dehors de la dette du gouvernement fédéral ? Le dernier recensement de 1870 fait voir que les dettes des comtés, des cités et des villes représentent la somme énorme de $868,676,758.
La somme prélevée par taxe directe, aux Etats-Unis, pour les dettes d'Etat, de comté, de cité et de ville, s'élève * $8280,591,521.
En 1850, les taxes directes, à part des taxes fédérales, à part du revenu du gouvernement fédéral, se sont élevées à $94,186,746, et, en 1870, ces taxes se sont montées à la somme de $280,591,521, soit une augmentation de $196,404,775 pendant cette période.
L'honorable monsieur nous dit : “ Voyez quelles sommes énormes vous prélevez pour droits de douanes!” Or, les droits de douane se montent à 19:62 pour cent de tous les articles, et c'est là une raison, je
suppose, pour laquelle les émigrants doivent se rendre aux Etats-Unis au lieu de venir «au Canada.
IL aurait dû nous dire également que, sur toutes les importations, payant droits ou admises en franchise aux Etats-Unis, le trésor fédéral perçoit 29-44 pour cent; ou, encore, sil ne voulait parler que des marchandises sujettes aux droits, il aurait dû nous dire qu'en Canada, nous payons ?4 pour cent, tandis qu'aux Etats-Unis Le trésor fédéral reçoit 45°28 pour cent sur toutes les importations.
Tels sont les arguments qu’on emploie pour pronver qu'on peu! à peine vivre en Canada, que nous n'avons rien pour le présent, que l'avenir ne nous offre aucune perspective, et que les émigrants font bieu mieux de se rendre aux Etats Unis que de venir au Canada.
Maintenant, monsieur l’Orateur, j'en viens à la question de la Colombie britannique proprement dite. Il me semble que, d’un bout à l'autre du pays, on semb'e résolu de déprécier cette province. On nous a parlé de sa population de 12,000 âmes, de la représentation donnée, par une criante injustice, à cette population ; on nous a dit que la Colombie occasionne des dépenses énormes au trésor, sans rien nous rapporter ; que cette province nous est complètement inutile. Nous avons entendu d’'honorables députés nous dire, avec une sorte d’impudence que chacun doit regretter chez des hommes de leur position, que si la question du chemin de fer doit nous enlever la Colombie, qu'elle se sépare ! Ils ont presque dit: ‘Qu'elle se sépare, si le chemin de fer est construit ou s’il ne l’est pas!” Or, quels sont les faits relativement à à cette province ? Je ne mentionnerai pas les chiffres remarquables que l'honorable député de Victoria (monsieur DeCosmos) a cités dans son discours. Il nous a cité des chiffres qui éclaireront, je crois, l'opinion publique en ce qui concerne la Colombie.
Quels ont été, l'an dernier, les revenus de cette province, qu'on nous demande de regarder comme sans valeur, dont le développement West pas encore commencé, mais qui contient des richesses—j’allais dire des richesses cachées—qui, dans un avenir prochain, en feront une des provinces les plu, riches de la Confédération ? L'an dernier, les revenus
provenant des douanes, des saisies, de l’accise, des honoraires que paient les matelots, des timbres, etce., ont produit $8572,955,29. Et quelles
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ont été les dépenses, monsieur l’Orateur ? Je n’admets pas que l’on puisse justement imputer à la Colombie les dépenses des explorations.
Je suis sûr que les habitants de la Colombie auraient été satisfaits de voir commencer les travaux sans aucune exploration. Les frais d'exploration ont été faits pour le bien du Canada en général. Ils ont été faits en vue de trouver le tracé le plus avantageux et d’éviter des dépenses à l'avenir, et ne peuvent, par suite, être imputés seulement à cette province. Mais la subvention, les douanes, l’accise, les phares, l'exploration des côtes, les pêcheries, le traitement du lieutenant-gouverneur et du receveur-général, les pénitenciers, l'hôpital, les sauvages, l'administration de là justice, les travaux publics, le service de lä poste ont coûté ensemble $462,172, en sorte que, l’an dernier, il y a eu, en faveur du trésor fédéral, une balance de $110,782. Telle est la position de la Colombie britannique relativement au Canada.
M. BLAKE : Incluez-vous l'intérêt sur la dette et la subvention ? M. WHITE : La subvention seulement.
M. BLAKE: Et l’intérèt sur la part de la p'ovince dans la dette.
M. WHITE : Quel en est le chiffre? L’ex-ministre des finances aurait-il la bonté de nous le dire ?
SR RICHARD J. CARTWRIGHT : D'après le député ministre des finances, ce montant est de 897,000.
M. WHITE : Il reste donc encore une balance en faveur du trésor fédéral. Mais je veux signaler le fait que le revenu a été en augmentant dans cette province. Voici quel a été le revenu des dcuanes de 1874 à 1879 ; je n’ai pas eu le temps d'examiner d’autres détails :
AB rrnerrrerereseseer 8 306,436
AUD essovssescescers DUT AO ABTBnrrcrceseonossses 490,226 CE NN serres 405,650 ABB nsc eonoeossssses 426,607 AB sn stress BATT
Ce tableau montre qu’il y a eu augmentation régulière chaque année, si ce n’est en 1876, année où le revenu à augmenté de près de
$90,000, je ne sais pour quelle raison. A l’exception de cette année-là, l'augmentation a été régulière, de $8306,436 en 1874, à $517,261 en 1879.
Un autre détail indique, selon moi, que la population de la Colombie est dans la voie du progrès: je veux parler du revenu de la poste. Je constate que, l’an dernier, les revenus de la poste, à la Colombie, ent donné $18,438, tandis qu’à l'Ile du Prince-Edouard, avec ses cent mille habitants, cette province que nous admirons tous comme le jardin du Canada, les recettes de la poste n’ont donné que 820,840, excédant de $2,400 seulement sur la Colombie britannique, dont la population n’est que de 12,000 âmes. Cela indique, chez la population de la Colombie, un esprit d'entreprise, une intelligence qui font bien augurer de l'avenir de cette province. Pourquoi ne pas espérer que cette section du chemin de fer, à la Colombie, rapportera des revenus directs au trésor fédéral ?
Chacun peut constater, à la bibliothèque, qu'en 1860, 1861 et 1862, tout le monde écrivait des livres sur la Colombie britannique pour démontrer que cette province a des ressources égales à celles d'aucune autre partie du Canada. Rien de plus erroné que de calculer les ressources d’un pays par son aptitude à produire du grain. Nous pouvons cultiver le grain dans notre région de prairies; à la Nouvelle-Ecosse, nous avons de virhes mines de charbon et de fer qui rendront cette province très riche à l'avenir; au Nouveau-Brunswick, nous avons des forêts et la construction des navires qui est une industrie distinctive de cette province; et à la Colombie, nous avons de grandes richesses, particulièrement en mines de charbon, de fer et autres minéraux, richesses qui ont fait tous les Etats puissants et qui rendront la Colombie une des plus riches provinces de la Confédération.
Ainsi donc, à part de toute considération d'honneur national, considération bien puissante selon moi, considération que les honorables messieurs de la gauche ne cessaient de faire valoir quand ils siégeaient à droite, et à laquelle ils ne peuvent plus se soustraire, je dis qu'en vue: du développement matériel et du bien-être du pays, nous devons travailler au développement de cette province.
L'autre soir, l'honorable député de Norfolk-Nord parlait d’une dépense de 830,000,000 à la Colombie. On ne demande point à la
nnée-là, en 1879.
olombie ste. Je ibie, ent nt mille ardin du édant de ion n’est olombie, l'avenir | chemin fédéral
et 1862, ue pour d'aucune r les respouvons e-Ecosse, ont cette vons des
ctive de ses, parichesses
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nal, counorables égeaient ‘en vue’ ons tra-
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Chambre de sanctionner pareille dépense actuellement. , Voici, tel que je ie comprends, le programme de l'administration :
Les honorables messieurs de la gauche admettent que nous devons achever la partie de la ligne donnée à contrat de la baie du Tonnerre à la rivière Rouge, et les 200 milles à l’ouest de la rivière Rouge. le ‘gouvernement veut, en outre, construire, à la Colombie, 125 milles du chemin qui ouvriront la meilleure partie de cette province, ainsi qu'un grand parcours de n2vigation; puis il se nrcpase de compléter la ligne, dans la région des prairies, à mesure que les besoins de la colonisation l’exigeront.
La Colombie n’a pas besoin d’une ligne sur le versant Est des Montagnes-Rocheuses, tant que la section des prairies ne sera pas terminée. Mais à mesure que l’on construira cette section, la région se peuplera, et quand nous commencerons à en ressentir les avantages, il sera temps de relier la section de la Colombie, et ce sera alors une question importante pour tout le Canada. Cette question n’a pas d’importance actuellement, et l'honorable député de Norfolk-Nord n’a pas lieu de parler d’une dépense de $30,000,000 à la Colombie. Si le programme annoncé est bien rerapli ; si l’on construit la ligne avec le moins de frais possible, sans nuire à son fonctionnement ; si l’on prend tous les moyens d'attirer des colons dans la région des prairies; si nous travaillons au développement de la Colombie, je crois que, comme résultat, nous arriverons à compléter toutes ces grandes entreprises. Les honorables messieurs de la gauche ne veulent pas cela ; ils disent : “ Halte !” Ils ne tiennent pas compte des obligations que nous avons contractées. Mais je comprends bien mal le sentiment public, ou un parti n’établira
jamais son succès en répudiant nos engagements au préjudice de l’honneur national.