‹ Le Chemin de fer du Pacifique [microforme]Chapitre 19 sur 20 · PACE · texte numérisé non relu

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M. WHITE: C'est ce que J'ai compris. Mais que voyons-nous ? Le gouvernement des Etats Unis a cédé aux compagnies de chemins de fer 192,308,311 acres, et jusqu’au 30 juin 1879, ces compagnies en avaient vendu 43,698,068. En 1877, treize compagnies américaines ont vendu 1,006,226 acres, et, en 1878, leur vente a été de 2,57),744 acres. Seize de ces compagnies ont vendu leurs terres au prix moyen de $5.70 l’acre. Cela prouve que ‘es compagnies de chemins de fer des Etats-Unis ont dépassé le gouvernement, que les émigrants se sont rendus vers l'Ouest et ont payé des prix élevés pour les réserves de chemins de fer, quand ils pouvaient obtenir des homesteads ou des préemptions pour rien ou presque rien; cela prouve les bons résultats de l’organisation parfaite grâce à laquelle ces compagnies ont été intéressées à coopérer à la colonisation du pays. Depuis le commencement du siècle, la vente des terres, aux Etats-Unis, a produit 5204,447,473.

Ces chiffres démontrent que ces terres ont été plus demandées d'année en année; que les ventes, et la concurrence ont toujours été en augmentant. Nous avons donc bien le droit d'espérer qu’à une époque rapprochée, une population considérable s’établira dans notre Nord- Ouest.

L'honorable député de Durham-Ouest a prétendu qu’une aitre raison pour laquelle nous ne pouvons espérer d’émigration au Nord- Ouest, c’est que le Canada est grevé d’une forte dette. La dette existe. Je regrette même beaucoup qu'elle soit aussi considérable.

Mais peut-être, au moment de notre plus grade faiblesse, nous prenons des obligations que nous n’aurons pas à renouveler pour des années. Nous faisons de grands travaux, comme ceux de notre système de canaux ; nous approfondissons nos rivières, nous érigeons des phares sur nos côtes, dans l'intérêt du grand commerce que l'avenir amènera vers notre pays. Ces dépenses augmentent certainement notre dette,

Mais si ces améliorations n'ajoutent pas directement à notre revenu —la seule compensation, suivant l'honorable monsieur, qu’une nation doit attendre pour ses dépenses—elles développent nos industries, notre commerce et cette prospérité générale qui vaut bien mieux qué quelques dollars provenant de péages sur ces constructions.

Voyez le canal Welland ; son revenu direct n’est pas considérable.

Et pourtant

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