‹ Le Chemin de fer du Pacifique [microforme]Chapitre 8 sur 20 · LE · texte numérisé non relu

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“ Pour les pâturages le pays ne peut être surpassé, et les avantages que le sol offre pour lagrisulitre sont en plusieurs endroits très bons. À la crique Cachée et sur la rivière Bonaparte, il y a d'excellentes terres arables. Le pays que traverse le chemin de roulage jusqu’au lac Williains est un sol très bon, avec pas plus de bois qu'il n’en faut pour les opérations de la ferme. La terre arable est bornée par des collines basses, au delà desquelles s'étendent des prairies et des vallées. Ces collines sont onduleuses et leur vert tapis est couvert d’une infinité de fleurs sauvages.”

Je n’ai aucun doute que, lorsque mon honorable ami le ministre des travaux publics aura complété ses anéliorations, nous a.1:cit 100 à

150 milles de navigation jusque dans les régions minérales que l’on pourra utiliser.

M. BLAKE : Ce district rapportera-t il autant que l’île Vancouver ? SR CHARLES TUPPER : 11 ne dit rien à ce sujet.

M. MACKENZIE : C’est bien le moins, je crois.

SR CHARLES TUPPER : de crois que les honorables messieurs ne devraient pas déprécier l’île Vancouver après avoir consenti à y dépenser $4,000,000. Je puis dire que les chevaux que possède le gouvernement, dans le district de Kamloops, ont passé l'hiver en plein air, et ont été trouvés en bonne condition au printemps. Il n’est aucune partie de la Colombie britannique qui soit plus propre à la coloüisation que le district de Kamloops.

M. MACKENZIE : C’est la meilleure partie du pays.

SR CHARLES TUPPER: Il n’y a pas de doute sur ce point ; c’est précisément l’une des raisons qui nous ont fait adopter cette route pour le chemin de fer. Les honorables membres de la gauche ont exercé unc sage discrétion en s'engageant à construire les 125 milles maintenant donnés à l’entreprise, et qui nous mettront en communica

ee tion avec les bras nord et sud de la rivière Thompson, qui sont parfaite-

ment navigables, puis nous rendront comparativement facile l'accès des riches mines du Cariboo. Les mines d’or et de charbon seront

facilement accessibles par cette communication aisée et rapide qui nous

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permettra de développer, comme l’a dit l'honorable monsieur à ses électeurs à S2rnia, les parties inaccessibles renfermant des richesses

minérales inépuisables.

Nous résolümes de ne pas perdre notre temps à faire des explorations, et après avoir fait une étude rapide de la route de Port Simpson, nous entreprimes de suite la construction, conformément à l'engagement que nous avions pris envers le parlement. Après être venus à la conclusion que la route de Burrard Inlet était la meilleure, nous aurions failli à notre devoir et nous aurions sacritié les plus chers intérêts du pays si nous ne nous étions pas mis promptement à l’œuvre.

Je suis heureux de dire que les contrats que nous avons donnés

n’offrent pas les dangers que pourraient supposer les honorables È

membres de la gauche. Ils ont été adjugés d’après des quantités maximum, puis on a ajouté une somme extra de #1,000,000 pour toutes les dépenses imprévues possibles. Les contrats s'élèvent à $9,167,000, dont $1,000,000 pour les dépenses imprévues. L'ouvrage est donné à la verge; mais le gouvernement a constaté, de la façon la plus certaine, le maximum des quantités nécessaires pour la construction du chemin de fer de première classe, et il s’est réservé le pouvoir de réduire l'onvrage dans toute la mesure qu'il croirait praticable, puis de construire, en même temps, le chemin le plus éconemique possible de Kamloops à Yale. En exécutant avec soin ?ouvrage, en en surveillant attenti ‘ement la marche et en faisant les réductions possibles ; en augmentant les courbes et les pentes si cela est nécessaire, nous pouvons achever el éq iper le chemin pour un prix moindre que celui qui est mentionné dans le contrat. Nous nous sorimes aussi réservé le pouvoir d'inter rompre l’ouvrage en tout temps.

M. BLAKE : Pouvez-vous ie faire maintenant ?

Sir CHARLES TUPPER : J'espère pouvoir prouver à l'honorable député de Durham-Ouest qu'il ne serait pas de l'intérêt du Canada de discontinuer cette entrenrise, et de ternir la bonne réputation du Canada en déclarant que nous sommes prêts à répudier des engagements solennels, simplement parce qu’ils ont été conclus par nos prédécesseurs

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