‹ Le Chemin de fer métropolitain de BerlinChapitre 20 sur 38 · TYPE · texte numérisé non relu

TYPE

Poids de la machine

Nombre des roues motrices

Nombre des essieux

ln»,594

Gm,580

10 atm.

lit ,500

lm,330

10 atm.

Poids sur chaque essieu

Diamètre des roues motrices. . . . .

Diamètre du cylindre

Course du piston

Pression limite

Ces machines comportent un frein à vide automatique, du système Hardy*.

1. Les trains des grandes lignes sont généralement pourvus de freins continus i air comprimé^ du système Carpenter.

Pour amener un poids égal à celuî des roues motrices sur la roue libre, on a donné un porte-à-faux assez cousidérable, qui n'a pas présenté jusqu'ici d'inconvénients, en raison de ce que la vitesse est peu accélérée (45 kil. au maximum) et aussi de ce que les pentes sont faibles.

Ces machines sont cliauffées au coke. Les machines des grandes lignes, chauffées à la briquette, produisent naturellement plus de fumée. Aussi une réglementation rigoureuse impose-t-elle aux mécaniciens de faire charger avant d'entrer en ville, de façon à répandre, dans le parcours métropolitain, le moins de fumée possible. Dans le même ordre d'idées, comme nous l'avons déjà dit

Fig. 35. — Machine du nouveau type.

ailleurs, les mécaniciens ne doivent se servir du sifflet à vapeur, qu'avec les plus grands ménagements.

Comme cela est indiqué plus loin, au chapitre du mouvement, les roulements de matériel (machines et voitures) sont communs aux services Stadtbahn et Ringbahn. Il n'y a donc pas de service de traction propre à la Stadtbahn.

Les dépôts [Locomotivenschuppen) sont aux extrémités de la Stadtbahn. Les plus importants sont dans les groupes de Schlesischer Bahnhof et de Grfmewald.

Voitures.

Dans un ordre d'idées de généralisation on pourrait concevoir les trains métropolitains composés de voitures d'une classe unique, où le public serait mélangé, comme dans nos bateaux et nos omni-

bus et tramways*. Mais on ne pouvait, en Allemagne, songer à une simplification aussi radicale; on s'est borné à réduire deux classes sur quatre : il ne reste plus que la 2® et la 3® classe.

Voitures de 2® classe. — La 2** classe correspond à' peu près, comme confortable, à nos anciennes voitures de 1" classe. Elles comportent cependant un peu moins de luxe.

La caisse est basse; il n'existe qu'un marchepied de hauteur moyenne pour monter dans la voiture. L'embarquement est facilité par une poignée horizontale, placée à l'intérieur de la portière juste au-dessous du châssis.

Le volume d'air du compartiment est augmenté par un lanterneau longitudinal.

La lumière y pénètre largement par les ouvertures des portières et les glaces de côté, fixes et rectangulaires. Les capitons ne montent pas plus haut que la tête du voyageur. La portière en est recouverte. Le reste des panneaux est recouvert de peinture ou de papier.

La voiture comporte quatre compartiments. Seule, la cloison du milieu est fermée jusqu'à la couverture; les autres sont interrompues à la hauteur du filet.

A l'intérieur, un levier très maniable permet d'ouvrir la portière sans baisser la glace. Les charnières de toutes les portières sont couvertes d'un garde-doigts.

Dans la maluvaise saison, les voitures sont chauffées par une circulation de vapeur venant de la machine. Le voyageur peut à volonté régler la température au moyen d'un levier qui commande l'admission de la vapeur. On peut également aérer à volonté au moyen de petits vasistas placés latéralement dans le lanterneau.

Dans chaque compartiment est affichée une carte du réseau métropolitain et de ses raccordements.

L'éclairage est fait au gaz d'huile (système Pintsch). Une seule lampe par compartiment, plongeant dans l'intérieur, donne une lumière très suffisante.

Les voitures de 2® classe (panneaux verts) ont quatre compartiments de huit places, soit trente-deux places.

Page 1