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VI. — Des billets d'aller et retour sont délivrés

(A). Valables deux jours pour les relations avec les gares de la Stadtbahn.

(B). Valables pour le jour de la délivrance par les gares de la Stadtbahn ci-* après : Schlesischer Bahnhof, Jannowitzbrûcke, Alexanderplatz, Bôrse, Friedrichstrasse et Lehrter Bahnhof, et de Potsdamer Bahnhof à destination des gares de Zoologischer Garten, Charlottenburg ou Westendx Le retour s'effectue à volonté par la station de départ ou bien de Westend sur Potsdamer Bahnhof; enfin, le coupon de 7'etour des billets d'aller et retour, délivrés au départ de Potsdamer Bahnhof, peut être employé pour une des gares de la Stadtbahn.

Les prix des billets sont les suivants :

Au départ de Schlesischer Bahnhof, Jannowitzbrûke et Alexanderplatz,

2« classe 1M,30

3* classe 1 M

(C). Valables pour le jour de la délivrance, des gares des Stadt et Bingbahn à destination de Grùnewald, et des gares de la Stadtbahn pour les stations au delà de Grùnewald jusqu'à Werder inclus.

La validité de deux jours, des billets d'aller et retour pour la

EXPLOITATION. Ho

banlieue, vient de ce qu'à Berlin le mouvement au dehors de la ville s'effectue dès la veille des dimanches et fêtes. Les rentrées sont échelonnées du dimanche au lundi.

La facilité d'effectuer son retour par une gare entre plusieurs existe également sur notre banlieue, pour les deux lignes de Versailles, par exemple. Nous n'avons pas lieu de nous y arrêter.

VIL — Des billets circulaires valables pour le jour de la délivrance existent au départ des gares de la Stadtbahn, de Friedrichstrasse et d' Alexanderplatz, au prix de \ M, 40 en 2® clause et de 1 M, 10 en 3* classe. Ces billets permettent, au delà de la Stadtbahn^ d'emprunter la partie No7*d ou la partie Sud de la Ringbahn pour rentrer à la station de départ.

Des billets circulaires de 2® et 3® classe également valables le jour de leur délivrance, existent au départ des gaines ci-après dénommées de la Stadtbahn : Schlesischer Bahnhof, Alexanderplatz, Friedrichstrasse et Potsdamer Bahnttof, ils donnent droit aux itinéraires suivants :

iV" 1. Aller: de Schlesischer Bahnhof, Alexanderplatz, Friednchstrasse à Gmnewald, ou de Potsdamer Bahnhof à Grûnewald.

Retour : de Zehlendorf, Schlachtensee, ou Wannsee à Potsdamer Bahnhof,

N° 2. Aller : de Potsdamer Bahnhof, ou inversement, à Zehlendorf, Schlachtensee ou Wannsee,

Retour : de Grûnewald à Anhaltei* Bahnhof, Friedrichstrasse, Alexanderplatz ou Schlesischer Bahnhof,

Ou de Grûnewald à Potsdamer Bahnhof.

Les billets coûtent, aller et retour :

Pour Zehlendorf,

20 classe . i M,20

30 classe 0M,80

SchJachtensee ou Wannsee :

2« classe 1M,60

3« classe iM,10

VIIL — L'administration de la Stadt et Ringbahn met à la disposition du public dans ses bureaux de l'Exploitation, 15 Neustàdtische Kirchstrasse, des cartes d'abonnement pour adultes et des billets par abonnement pour écoliers *.

1, Ces bureaux viennent d'être transférés, 51 Invalidenstrasse, dans l'ancienne gare de Hambourg (août 1886). )

IX. — Tout vovageur trouvé dans une des gares de la Stadt et Ringbahn sans billet ou sans billet valable, est passible d'une amende de 6 marks.

Un voyageur trouvé en 2® classe porteur d'un billet de 3® classe encourt la même pénalité. Le voyageur attardé, qui est monté sans billet, mais en fait la déclaration spontanée, devra acquitter, en dehors du prix de son billet, une surtaxe de 1 mark. Un voyageur, ayant suivi une fausse direction ou qui a dépassé sa destination par erreur devra verser le prix d'un billet pour le parcours supplémentaire réellement effectué, A cet effet, il existe des séries de billets de surtaxes auprixde^^^i^)^ M, 20, 1 mark et 6 marks. Les voyageurs qui ne sont pas en règle devront se pourvoir de billets de surtaxe, ils pourront ensuite passer à la sortie sur la présentation des dits billets de surtaxe.

Les billets de surtaxe seront exceptionnellement délivrés lorsque les places venant à manquer en 3® classe, les voyageurs de cette classe voudront profiter de places vides en 2* classe. On pourra prendre ces billets dans le kiosque sur le quai en payant la différence de prix entre les deux classes. Ces billets doivent être pris avant de monter en voiture et être remis à la sortie joints au billet principal,

La constatation du flagrant délit, pour des cas définis, entraîne, en Angleterre, en Autriche, et nous le voyons en Allemagne, une condamnation avec paiement immédiat.

Ce mode de répression purement pécuniaire est à tous les points de vue avantageux. Le service exploitant en a immédiatement terminé sans correspondance ni procès, souvent onéreux pour lui-même ; le coupable en est quitte à bon compte ; on peut même dire que l'équité y gagne, car cette procédure rapide supprime toutes les démarches un peu scandaleuses auxquelles ne manque pas de se livrer le voyageur sous le coup d'un procès-verbal. Il est indispensable que la sanction pénale soit simple et sommaire, que le voyageur connaisse bien la taxe de la peine encourue et soit bien assuré de l'encaissement de ce qu'il verse; la réglementation remplit ces conditions.

Nous devons enfin remarquer que Ja progression des amendes ou plutôt des forcements est très rationnelle.

ii7

Ci-dessous un type de billet de surtaxe (fig. 47 et 48).

On porte, comme on le voit sur le verso, le timbre humide de la gare de délivrance.

C'est la gare de Friedrichstrasse^dx exemple. Le billet est remi§ par Vassistant (chef de gare de service), qui taxe lui-même l'infraction, de façon à éviter toute discussion entre agent inférieur et voyageur.

FRIEDRICHSTRASSE Zuschlag-Billet

fur

Nachlôsung.

Fig. 47. Fig. 48.

Recto et verso d'un billet de surtaxe.

X. — Les voyageurs peuve7it emmener des chiens; il existe à cet effet des « billets de chiens » à des prix variant y sur la Stadt et Ringbahn, de 0M,10 à 0M.40. Pour la banlieue, les prix varient de 0M,10« 0M,70.

Pas d'observations, si ce n'est que l'admission dans les voitures a lieu d'office, le fourgon n'existant pas.

Cette question pourrait être fort discutée.

XI. — // n'y a aucun service de bagages et radmi?iistratio?i décline toute responsabilité pour les colis qui pourraient être mis, soit au fourgon, soit dans le compartiment réservé. Le voyageur doit pourvoir à la manutention, tant à l'arrivée qu'au départ.

La suppression des bagages dans un service aussi serré que l'est celui d'un Métropolitain semble obligatoire. L'arrêt ne dépasse pas 15" dans les gares, 10" dans les haltes. Pendant ce temps le conducteur doit surveiller le service fait par les voyageurs. Pour recevoir les bagages, il faudrait faire admettre l'existence d'un

fourgon et doubler le personnel existant. Somme toute, de grands frais et de fréquents retards sans avantages sérieux en retour. La tolérance des bagages à la main est la conséquence nécessaire de l'interdiction de leur transport officiel. Il n'y a pas à s'y arrêter.

Il existe dans toutes les gareS de IdiStadtbahn des Gepœcktrœger * ou porteurs de bagages, qui assistent les voyageurs dos salles d'attente aux quais et inversement, c'est la seule facilité donnée au public, qui n'a pas le droit de se faire accompagner au delà de la salle des Pas-Perdus par des domestiques ou garçons d'hôtel : ces derniers, pour toute contravention de ce genre, encourent une pénalité de 3 marks (3 fr. 75) au minimum.

XII. — La direction et le terminus des trains sont indiqués au public par des enseignes volantes très apparentes et très claires placées à r avant de la machine; sur le quai un poteau indicateur fournit ce même renseignement. Le départ des trains n'est pas rappelé dans les salles d'attente une fois que la cloche a sonné sur le quai.

On n'indique pas les places à prendre. Il appartient aux voyageurs de chercher leurs places, et en montant ou descendant d'ouvrir et de fermer eux-mêmes les portières.

L'annonce des trains, faite au moyen des enseignes volantes^ que supporte la traverse de la machine (caractères noirs, de 0"*,40 de haut, sur fond blanc) est l'objet d'un soin extrême.

Des inscriptions latérales placées sur les parois des voitures confirment les indications dans l'esprit de ceux que le trop brusque passage de la machine aurait surpris.

Enfin, au passage de chaque train, une potence à bras mobiles placée au milieu du quai commun aux deux voies, donne la direction des trains. Il y a un jeu d'enseignes correspondant au nombre des circuits. Ces indications sont les suivantes à Friedrichstrasse.

1. Le service de la consigne est compris d'une façon très pratique. Quand le voyageur donne aux mains d'un Gepsecktrœger un ou plusieurs colis^ ce dernier remet immédiatement un ticket en carton numérote à l'avance qu'il tire de sa poche, et sur lequel il porte au crayon-encre le nombre des colis reçus.

Dans un sens :

Zoologischer Garten,

CharlottenhurÇy

Westend,

Nordring par Westend,

Sùdring par Charlottenhurg,

Dans r autre sens :

Schlesischer Bahnhofy

Nordring par Stralau-Rùmmelsburg,

Sùdring par Stralau-RÉmmelsburg»

Ces pancartes sont peintes des deux côtés de façon à fournir l'indication à tout endroit du quai, en avant ou en arrière du plan dans lequel elles se meuvent. Le mécanisme est très simple : dans la position normale, la pancarte tombe dans le cartouche qui masque les indications; pour donner une direction, on appuie sur un levier, de façon à faire dévier la pancarte de 1/4 de cercle, on la fixe ensuite dans la coche correspondante au moyen d'une douille *.

Chaque support comporte les 8 pancartes désignées, plus un certain nombre de pancartes « d'attente ». Il mesure 2"", 50 de hauteur; les pancartes ont O'^jâB de surface, les caractères sont noirs sur fond blanc.

L'appel du départ n'est fait en réalité que pour les trains de grande ligne ou de [banlieue dans les salles d'attente-buffets, communs aux services locaux et de grande ligne. Un surveillant vient, casquette à la main, rappeler à Messieurs les voyageurs l'heure du départ, 3 ou 2 minutes avant le passage du train, et il agite une sonnette à main ad hoc.

L'annonce du départ des trains pour le service local, au moyen de la cloche, ainsi qu'il est dit au règlement, n'a pas reçu d'application dans la pratique; cette disposition a dû disparaître du jour où le service de banlieue, primitivement commun avec le service local, a été reporté au groupe de grande ligne.

1. Les dispositions adoptées pour ces sémaphores sont loin d'être nouyelles ; mais le type a été tellement étudié et la proportion est si heureuse qu'on ne peut se dispenser de les citer comme exemple.

XIII. — // n'est toléré de fumer en 2® classe que quand il existe des compartiments spéciaux pour fumeurs : il n'existe pas de compartiments pour dames seides.

La restriction de la tolérance de fumer est bien plus apparente que réelle; on rencontre des pipes partout où il y a des voyageurs.

La suppression des compartiments « dames seules » répond à la tendance générale de les négliger.

XIV. — Sur la demande d'un voyageur, on devra former la glace

. du côté d'où vient le vent.

Cette mesure, toute récente, de réglementer la fermeture des glaces est très bien comprise; elle peut sans doute mettre un terme à bien des discussions de voyageurs mécontents les uns des autres ; elle n'a aucune portée toutefois pour l'exploitant.

A ce sujet, il est bon de remarquer que si les glaces^ autres que celles de la portière, sont fixes partout, elles sont plus grandes et donnent beaucoup plus de lumière. La portière, dont l'ouverture est également beaucoup plus grande que les nôtres, donne tout l'air que l'on peut souhaiter; on a d'ailleurs la ressource d'ouvrir le vasistas de la galerie supérieure.

En général, en Allemagne, les voyageurs sont soigneusement classés par rapport au point de destination des voitures ; c'est ordinairement le conducteur qui place le voyageur, dans les conditions de bien-être les plus conformes à son désir. Dans le service local, le voyageur, abandonné à lui-même, doit chercher et son train et sa place, sans hésitation ni concours étranger. On ne garantit pas aux familles ou aux groupes d'amis de les placer dans un même compartiment, tant s'en faut.

XV. — Un billet ne donne pas droit à s'arrêter en route. Tout voyageur qui descend à une station intermédiaire ne peut remonter qu'avec un nouveau billet.

La défense de l'interruption du voyage vise surtout la fraude. Supposons en effet, que l'on prenne à Friedrichstrasse un billet Sûdring ou Nordnng, 2® classe, 4 M,40. Avec ce billet on peut faire

le parcours Stadtbahn et Nordnngy revenir à Friedrichstrasse, descendre, puis reprendre un train de Sûdring, vous ramenant au même point et continuer ce même manège à volonté.

Mais ce sont là des cas absolument particuliers. Ce paragraphe n'a par suite qu'un intérêt limité.

XVI. — Les voyageurs du Sûdring dafis la direction de Rixdorf, Tempelhof vers Wilmersdorf, Friedenau et au delà, peuvent soit descendre à Schôneberg et y attendre le retour de Potsdamer Bahnhof, soit continuer jusqu'à Potsdamer Bahnhof pour s'en retourner,

La faculté donnée aux voyageurs parcourant dans un sens quelconque le Sûdring, de descendre ou de rester dans le train à Schôneberg, tandis qu'il court à Potsdamer Bahnhof et en revient, n'a pas d'autre intérêt particulier que celui d'un train aboutissant dans un terminus, repartant après un séjour limité à une minute, pour changement de machine, sans transbordement. C'est le pendant du service exécuté à Londres [Charing-Cross) pour la banlieue de la Tamise, avec arrêt à Camion street, qui est aussi à la fois un terminus et un point intermédiaire.

A Potsdamer Bahnhof, la machine ne change pas de bout ; elle est coupée à la tête du train, tandis que la machine du train précédent se met à l'autre extrémité, devenue la tête du train.

Disposition additionnelle. — Le public doit préparer à l'avance la monnaie correspondant exactement à la valeur du billet,

La mesure prise, qui semble calquée sur les règlements de l'État belge, est évidemment très avantageuse pour l'exploitant. Tout est mis en œuvre pour simplifier la tâche des agents : une table circulaire sert de guide aux voyageurs, qui, tout en suivant la queue devant le bureau des recettes, préparent leur monnaie. Ils l'étaient une fois au guichet, sur des rayons en bois, qui permettent un maniement plus facile; enfin tous les prix, ainsi que l'établit bien le barème, sont invariablement arrondis par dix. Le calcul et le comptage est ainsi complètement simplifié du haut en bas de l'échelle.

Tarifs.

PRIX DES PLACES (3« classe).

IM [Ces prix SimM ^xprùnés en pfennigs = -j^ = 0^"" , 01 28)

Westend.

Charlottenburg.

Zoologischer Garten

Bellevue.

Lehrter Bahnhof.

Friedrichstrasse

Bôrse

Alexanderplatz.

Jannowitzbrucke .

Schlesischer Bahnhof.

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Les prix de 2® classe comportent une nïajoration de 0M,10 sur ces prix.

— (îe tarif est en réalité tarif général. Il n'est cependant pas le résultat de Tapplication de bases fixes {taxes de péage, de traction, etc.)\ c'est une série de prix fermes arrondis à 0M,40; c'est une exception avantageuse pour tous, mais une exception.

Le procédé graphique que nous employons évite d'indiquer les taxes par double emploi au départ d'un même point.

EXPLOjITATION. 123

Ainsi, 3° classe, de Westend à Zool, Gart,, 0",20, c'est-à-dire prix de Westend à Bellemie et réciproquement (cas de la gare intermédiaire).

De Westend à Lehrter Bahnhof. 0M,30 \

id. à Friedrichstrasse , OÙ, 30 | et réciproquement. id. à Bbrse 0M,30 )

— L'augmentation de 0M,10 pour passer de la 3* classe à la 2® classe, quelle que soit la distance, est excessive ou bien très minime. C'est là un compromis qui n'a été évidemment souscrit que dans le but de simplifier la comptabilité.

— Ces mesures un peu arbitraires nous montrent combien les Allemands, qui sont cependant si soigneux du détail, ont attaché un prix considérable à des expressions simples.

— Il existe 6 autres tarifs que le tarif I, ou Stadtbahn :

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