SUR LA PRÉCÉDENTE
Gomme on le voit, on ne peut pas encore formuler la loi suivant laquelle les recettes augmentent annuellement, la période d'observation de quatre années étant beaucoup trop restreinte. L'augmentation a été très rapide de 1882 à 1883. Il y avaitcettô année-là une exposition locale très suivie, à Berlin ; d'où un plus grand nombre de voyageurs et par suite augmentation des recettes. C'est un cas exceptionnel. Dans quelques années il sera plus facile de se rendre compta de la progression.
Le loyer des buffets dans les gares entre dans les recettes diverses pour les sommes suivantes :
\nnée
Loyer des buffets
Enfin la location des voûtes du viaduc rapporte à l'Etat des sommes qui vont en augmentant rapidement d'une année à l'autre. A mesure que s'ouvriront de nouvelles rues latérales, cette fraction des recettes prendra une importance plus grande.
Pendant Tannée 1885 les voûtes du viaduc ont rapporté
196 710 marks = 245 887^,50»
1. La note de la page 45 indique que le loyer annuel de la brasserie « Zum Franciskaner » (pour 6 voûtes). est de
36 100 marks = 45125 francs.
Un marchand de tabacs et cigares, sous la gare d'Alexanderplatz paye pour un très pçtit local un loyer annuel de
4 000 marks = 5 000 francs.
Comme comparaison, citons les prix suivants :
Un coiffeur^ Unter den Linden^ le quartier le plus riche de Berlin, paye pour un local de dimensions analogues ; un loyer de
5 000 marks == 6 250 francs.
Un appartement particulier de 6 pièces et dépendances, dans la Friedrichstrasse, se Uue annuellement :
au 1er étage, 2 600 marks = 3250 francs, au 2e et au 3» étage, 2 100 marks = 2625 francs.
Produit net.
En 1885 (1" avril 1888 au 1" avril 1886)
Les dépenses d'exploitation ont
été de 3 795 205 M,70 = 4 744007^,10
Les Recettes totales 2538257 M,I3 = 3172821^,4
Différencie enmoins 1 256 948 M,57 = 1 571 185^,70
A cette différence, il faut encore
ajouter les intérêts du capital
engagé dans les constructions.
Calculés à 5 p. i 00 ces intérêts se
montent à 3 354250 M = 4192 812^,50
L'État a donc à supporter annuellement une perte qui se monte à. 4 6 1 1 1 98 M,57 = 5 764 098^,20
Cette somme est considérable. Il fant remarquer toutefois que la plupart des trains de voyageurs des grandes lignes aboutissant à Berlin, circulent sur la. Stadêbahn. Ces grandes lignes sont toutes exploitées par TÉtat, et par suite ne payent pas de péage annuel à l'administration de la Stadtbahn. C'est donc dans les recettes de ces lignes, qui sont une source importante de revenus, qu^il faut chercher cette différence de 8 764 098^,20, puisque ces lignes, tirant profit de la communauté, doivent participer à ses charges.
Dans ces conditions, la situation financière du Métropolitain do Berlin, envisagé comme unité, est incertaine ; elle est satisfaisante si on le considère comme une communauté.