‹ Le Chemin de fer métropolitain de BerlinChapitre 38 sur 38 · DIFFÉRENCE · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCE

de la

I" déc. 1880

I"-- déc. 1885

différence.

Berlin-Côln, Dorotheenstadt.

Friedrichstadt. .

Friedrichs u. SchOiieberger

Vorstadt.

Friedrichs u. Tempelhofer

Vorstadt.

Luisenstadt, jenseits des Canals,

westl.

Luisenstadt, jenseits des Canals,

ôstl.

Luisenstadt, diesseits des Canals.

Siralauer Viertei, westl.

id. ôstl.

KOnigs viertei.

Spandauerviertel .

Rosenthaler Vorstadt, sûdl.

id. nOrdl.

Oranienburger Vorstadt.

Friedrich- Wilhelmstadt-Moabit.

Wedding.

Dans le tableau ci-dessus nous comparons la population des différents quartiers {Siandesamt-Bezirke) au 1" décembre 1880, avant

la création de la Stadtbahn et au d" décembre 1885, alors que la ligne fonctionnait depuis près de quatre ans.

Les deux seuls quartiers dont la population ait diminué sont ceux de Dorotheenstadt et de Friedrichstadt, c'est-à-dire le centre même de Berlin. Au contraire, ce sont les faubourgs et surtout les faubourgs ouvriers, comme Moàbit, Luisenstadt, Tempelhof^ Schoneberg^ etc. dont la population s'est accrue dans la plus notable proportion.

Il ressort de là, de la façon la plus claire, que la population de Berlin subit un mouvement centrifuge, comme c'est le cas pour toutes les villes qui sont en période d'accroissement. Mais ce mouvement, qu'aucune enceinte fortifiée ou fiscale ne venait entraver, a été accéléré, à Berlin, par la création de la Stadtbahn, qui par ses raccordements avec la Rùujbahn dessert tous les faubourgs et les communes voisines. L'ouvrier, le commis, le petit employé, qui logeait jadis au contre de la ville, à l'étroit dans un appartement malsain, s'est empressé de profiter de la facilité qui lui était oiïerte, pour prendre un logement salubre et à bon marché, en dehors do l'agglomération urbaine. Et ce mouvement vers l'oxlérieur n'est pas seulement le fait de la classe pauvre. La bourgeoisie de Berlin, elle aussi, a émigré en grand nombre. Les rives si pittoresques de la Sprée, de la Havel, se couvrent de coquettes habitations, où l'industriel, le financier, le professeur, vient, le soir, rejoindre sa famille.

Ainsi, abstraction faite de son importance stratégique, le Mé* Iropolitain est devenu, en peu d'années, indispensable à Berlin. Si, un jour, le service de la Stadtbahn cessait de fonctionner ce serait un malheur qui frapperait la population entière.

Dans ces conditions, peut-on regretter la construction de la ligne, même si son exploitation est une charge pour l'Etat? — Nous ne le croyons pas. Il nous semble même que les résultats obtenus à Berlin sont de ceux que l'on doit chercher à obtenir chez nous.

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