‹ Le chemin de fer [microforme]Chapitre 4 sur 5 · D ETES · texte numérisé non relu

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milles au. sud du lac Nepissing, il s'approche d'autant de Toronto et ullonge ncs lignes d'autant : aussi a-t-on discuté longuement sur ce point dans la Chambre fédérale. Ouvrons les votes,et délibérations de cette Chambre pour la sessionde 1672, séance du 31 Mai.

M. l'Orateur. Durant cetie discussion l’on. voit s'affirmer hautement ies prétentions des deux provinces rivales. Les <xtrémes Ontario si je puis m'exprimer de la sorte, proposent que ce terminus soit placé au sud. et à l'Ouest du lac Nepissing, loin de nous. Telle est la motion faite par l’hon. M. Mc- Kerzie, secondé par l’hon. M. Blake, chef de l'opposition, d’alurs. Les extrêmes Québec proposent que ce terminus soit placé à l’ouest de la rivière des Outaouais et non au sud du lac Nepissing ; près de nous, ainsi le voulaient MM. les hons, Dorien, Fournier, et mon honorable ami le membre pour Lotbinière. La discussion. dura. longtemps, je n'avais pas alors l’honneur de faire partie de la législature fédérale, mais je, me trouvais pour le moment présent à Ottawa. Ceux qui avec l’hon. membre pour Lotbinière trouvèrent que mêmes les rives du lac Nepissing étaient trop éloignées de nous, reviendront-ils avec leur projet de rapprocher le terrninus de l’Ottawa ?

Qù en sommes-nous maintenant ? Non seulement nous avons fui ou du moins on nous a fait fuir les bords du Lac Nepissing ; non-seulement la loi passée à la dernière session fédérale lit au sud du lac, mais l’hon. Premier-ministre nous déclare que sa ligne sera de trente-cinq milles éloignée du Lac. Et cependaut, la grande majorité de la chambre plaçait en 1872, ce terminus au sud-est du Lac. . Entre les deux vues extrêmes, l’on s'arrêtait à un juste milieu et l’on rendait justice à tout le monde. Aujourd’hui, l'Hon, Premier nous demande pourquoi nous parlons du Lac Nipissing ; qu'est-ce que nous pourrions y aller faire ; quel point important nous voudrions y toucher ? Il n'y a pas de commerce là, dit-il dans sa réponse à la délégation. Pourquoi nous parlons du Lac Nipissing ? pourquoi la législature fédérale l'a déjà choisi. comme le terminus ! Mais, M. l'Orateur, à cette époque, le Lac Nipissing n'était pas plus important qu’il l'est aujourd'hui, Nous en parlions alors, et

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nous en parlons aujourd’hui, parce qu’il se trouve sur la ligne qui nous est la plus favorable : parce que si vous reculez ce point, où toutes les lignes sont appelées à converger, vous'allongez les nôtres, pour raccourcir celle venant dé Toronto.

Nous demaadons à ces représentants qui comme mon honorablé ami pour Lotbinière ne voulaient point du Sud du Lac Nipissing en 1872, qui trouvaient alors Iés bords de ce Lac trop éloignés pour nous et qui indiquaient les rives de l'Outaouais même, comme leur point de prédilection pour lé rendez-vous de “toutes les lignes; nous leur demandons de vouloir bien se ressouvenir de leur manière de voir d'alors. Nous avons besoin de leur secours aujourd’hui si nous ne voulons pas voir prédominer tout-à-fait des vues diamétralement opposées à celles qu'ils ont alors consignées dans les journaux de la chambie, S'il peut arriver des changements dans les sphères potiliques, la topographie du pays elle demeure et ne change pas.

Que si l’on nous donne pour raison de ce qué la ligne raaintenant projetée passe à trente cinq milles au Sud du Lac Nepissing; que l'entreprise du chemin du Pacifiqne à subi dés transformations ; qu'il ne s'agit plus qué de relier la Büie Georgienne avec nos réseaux de chèmin de fer : nous indiquerons la réponse mème de l'honorable Prémiet où nous voyons qu’il continue les explorations au Nord du Lac Supérieur, nie rénonçant pas par conséquent à ce qu’il paraît, à la route construite entièrement sur le territoire’ canadien. L'entreprise resterait la même.

La route qué nous demandons de la rivière des Français sur la Baie Georgienne par le Lac Nepissing, la Matawan jusqu'à Aylmer dans le province de Québec est lu route nationale par excellence qui réunit le plus de suffrages qui rendrait justice à tous sans compter quo la nature mêmé l'indique.

Par cette route de la Matawan et du lac Nipissing notre habile et impartial ingénieur, M. Legge, affirme publiquement qu'il se fait fort de construire une voie ferrée de première classe. Il donnerait des cautions à la satisfaction du gouvernement fédéral, et ilne demanderait que trente mille piastres par mille. A ce prix, il fera, dit-il, un excellent profit. : Si

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l'on veut parler de difficultés sur notre route, que n’accepte-om cet offre ? M. Legge affirme également qu'aucun contracteur sérieux n'osera faire de soumissions pour la construction du chemin par la route maintenant choisie par le gouvernement à un prix moindre que $40,000 par mille. Il faut, dit-il, que l’on se donne de la marge pour pouvoir faire face aux éncrmes travaux que l’entreprise du gouvernement peut tenir cachés dans son sein. On ne sait ce qui peut survenir sur cette route dont on ne connaît ni le plan ni le profil; combien de verges cubes de sol,de roc, etc., à enlever sur tel parcours, quelle quantité de matériaux à apporter pour £mbler les dépressions survenant dans tel autre endroit, etc. etc. Tout est inconnu sur cette route. Un ingénieur l’a parcouru plus où moins sans prendre de niveaux, sans rien mesurer. Le gouvernement, cependant, demande des soumissions quand il ne peut être arrèté sur l’exacte route à suivre.

Nous avons pu, durant l'été dernier, explorer et localiser la ligne depuis Aylmer jusqu’à la Matawan, 200 milles; et pour cela, en tenant compte des lignes expérimentales, il nous à fallu faire tracer par nos instruments une distance d’au delà de 300 milles. On n'avait pas une plus longue route à explorer entre la rivière des Français sur la Baie Georgienne et Renfrew ou Pembrooke. Que ne l’a-t-on fait. Or saurait exactement à quoi s’en tenir maintenant sur les nivaux que nous sommes en droit de reprocher à la ligne du gouvernement.

Je voyais dans une annonce publiée dernièrement dans le journal l'Evénement, de cette ville, que le dé’1i fixé pour la réception des soumissions pour la construction de la voie entreprise par le gouvernement était expiré le 26 ou ls 21 novembre dernier.

Je ne puis me persuader, M. l'Orateur, que l’hon. M. Mac- Kenzie, qui est éminemment un homme &’affaire, procédera avec autant de précipitation. Nous sommes grandement interessés à ce qu'il y regarde à deux fois ; car plus ilexaminera, plus nos chances seront bonnes.

Aujourd’hui, au moment où les contrats pour la ligne du gouvernement vont se donner, nul ne sait, du public du moins, où

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cette ligue va frapper sur la Baie Georgienne. On dit, à la Rivière des Français ; mais la Rivière des Français : son embouchure ou plustôt, ses embouchures, car elle se bifurque en plusieurs branches, couvrent une grande etendue sur la côte, de quinze à vingt milles peut-être. Heureux les mortels qui tran-

quilement et sans bruit peuvent maintenant se renseigner sur

l'endroit exact où la ligne du gouvernement arrivera aux eaux de la Baie Georgienne: A cet endroitse feront tous les transbordements nécessités par le transport des grains de l'Ouest ; des élévateurs surgiront comme par enchantement ; une grande ville s’asseoira là sur les rives de la baie, émule et rivale de la cité américaine Buffalo. Et la ligne du chemin incertaine, flottante, non tracée, sans un seul jalon qui puisse indiquer le berceau de la ville future ne dit rien au public de l’endroit où l’on verra toutes ces grandes choses s'exécuter !

Le pays n'a-t.il pas droit à de plus amples renseignements ?

Je ne dirai rien de la position difficile dans laquelle va se touver le gouvernement s’il se décide à donner le contrat sans ligne localisée, sans connaitre le profit de la route et ayant à r'ansiger avec des contracteurs ne s’y connaissant pas d’avantage et qui s'engageront à ex/cuter une œuvre dont ils ne connaissent nullement l’étendue et le coût.

Dans son mémoire, là députation disait à l'Hon. Premier qu'au moment où l’on semblait disposé à favoriser de subsides trois lignes dans la province d'Ontario, pour mettre le Pacifique en communication avec les chemins des provinces; il n'était que juste que sur ces trois, une au moins fut construite autant que possible dans la province de Québec. Surtout si nous offrons la route la plus courte, ajouterons nous maintonant.

À cette annonce de trois routes subventionnées dans Ontario, l’'Hon. Premier nous demanda avec étonnement quelles étaient les deux autres à part le Canada Central laquelle tombe à Renfrew.

Je vais dire à cette chambre comment nous arrivons en effet à trouver ces deux autres Chemins subventionnés dans Ontario.

Par i’acte du chemin de fer du Pacifique passé à la dernière

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